Fiche de révision : Introduction aux suites géométriques

Plan du Cours

  1. Définition des suites géométriques
  2. Reconnaissance et raison
  3. Formule explicite
  4. Sens de variation
  5. Somme des termes
  6. Exercices d'application

1. Définition des suites géométriques

Notions clés & Définitions

  • Suite géométrique : Une suite est géométrique s’il existe un réel q tel que chaque terme soit obtenu en multipliant le précédent par q.
  • Raison q : La raison q est le réel constant qui multiplie un terme par le terme suivant.
  • Premier terme u0 : Le premier terme u0 est la valeur initiale qui fixe toute la suite géométrique via la raison q.

Points essentiels

  • Une suite (un) est géométrique s’il existe q tel que, pour tout n, on ait un+1 = q×un.
  • Si q = 2 et u0 = 5, alors un = 5×2^n et la suite vaut 5, 10, 20, 40 pour n = 0 à 3.
  • Si les intérêts annuels sont 4% alors le capital est multiplié par 1,04 chaque année, donc la suite est géométrique de raison 1,04.

Astuce mémo

Raison = multiplicateur fixe : un+1 = q un.

2. Reconnaissance et raison

Notions clés & Définitions

  • Quotient un+1/un : Le quotient un+1 sur un sert à vérifier si une suite peut s’écrire avec un même facteur multiplicatif constant.
  • Méthode de reconnaissance : On reconnaît une suite géométrique en calculant un+1/un et en testant si ce rapport reste constant.

Points essentiels

  • Pour prouver qu’une suite est géométrique, on calcule un+1/un et on montre que le résultat ne dépend pas de n.
  • Pour un = 3^n/2, on obtient un+1/un = 3, donc la raison vaut q = 3.
  • La suite un = 4n n’est pas géométrique, car elle correspond à une progression arithmétique et ne donne pas un rapport constant un+1/un.

3. Formule explicite

Notions clés & Définitions

  • Formule explicite un : La formule explicite exprime un directement à partir du premier terme et de la raison de la suite géométrique.
  • Première formule avec u0 : Quand la suite a pour premier terme u0, le terme un s’écrit en utilisant q^n.
  • Formule généralisée avec up : La formule généralisée relie un à un+ partir d’un autre rang p via une puissance de la raison.

Points essentiels

  • Si la suite géométrique a premier terme u0 et raison q, alors un = u0×q^n pour tout n.
  • Si on connaît un+1 = q^n−? alors on peut aussi écrire un = up×q^(n−p) pour tous entiers n et p.
  • Exemple : u0 = 10 et q = −2 donnent u5 = 10×(−2)^5 = −320.
  • Exemple : u6 = 2 et u9 = 54 donnent 54 = 2×q^3, donc q = 3.

Astuce mémo

Changer de rang : on remplace n par n−p et on part de up.

4. Sens de variation

Notions clés & Définitions

  • Sens de variation : Le sens de variation décrit si la suite augmente, diminue, ou reste constante selon les valeurs de u0 et de q.
  • Cas q positif : Quand q est positif, le signe de u0 et la valeur relative de q par rapport à 1 déterminent l’évolution.
  • Cas q négatif : Quand q est négatif, la suite peut alterner et n’est en général ni strictement croissante ni strictement décroissante.

Points essentiels

  • Si u0 > 0 et q > 1, alors la suite est strictement croissante.
  • Si u0 > 0 et 0 < q < 1, alors la suite est strictement décroissante.
  • Si u0 < 0 et 0 < q < 1, alors la suite est strictement croissante.
  • Si q < 0, alors la suite n’est ni croissante ni décroissante.
  • Exemple : un = −5×(2/3)^n a raison 2/3 dans ]0 ; 1[ et u0 < 0, donc (un) est strictement décroissante.

Astuce mémo

Regarder deux choses : signe de u0 et taille de q par rapport à 1.

5. Somme des termes

Notions clés & Définitions

  • Somme partielle S : La somme partielle regroupe les n premiers termes d’une suite géométrique sous une seule quantité S.
  • Formule 1 + q + … + q^n : La somme des puissances successives d’une raison q ≠ 1 s’écrit avec un terme correctif de q^(n+1).
  • Somme des termes d’une suite géométrique : La somme d’une suite géométrique de premier terme u0 s’obtient en multipliant u0 par la somme des puissances de q.

Points essentiels

  • Pour q ≠ 1, on a 1 + q + q^2 + … + q^n = (1 − q^(n+1)) / (1 − q).
  • Si (un) est géométrique de raison q ≠ 1, alors S = u0 + u1 + … + un = u0×(1 − q^(n+1)) / (1 − q).
  • Exemple : 1 + 2^2 + … + 2^9 = (1 − 2^10)/(1 − 2) = 1023.
  • Exemple : u4 = 6 et q = 1/2 donnent u0 = 6×(2^4) = 96 puis S = 96×(1 − (1/2)^5)/(1 − 1/2) = 1864/4 = 186.

Astuce mémo

Somme fermée : 1− q^(n+1) sur 1−q.

6. Exercices d'application

Notions clés & Définitions

  • Reconnaître une suite géométrique : Dans les exercices, on valide la géométrie en repérant un rapport constant entre deux termes consécutifs.
  • Utiliser la formule du terme général : Pour calculer un terme précis, on remplace un par la formule un = u0×q^n ou un = up×q^(n−p).
  • Calculer une somme géométrique : Pour additionner des termes, on applique S = u0×(1 − q^(n+1)) / (1 − q) avec q ≠ 1.

Points essentiels

  • Exercice 1 : un = −3×0,5^n est géométrique de raison q = 0,5 et premier terme u0 = −3.
  • Exercice 2 : si v4 = 5 et v5 = −7,5 alors q = v5/v4 = −1,5.
  • Exercice 4 : avec u0 = 250 et un+1 = 1,1×un, la suite est géométrique de raison q = 1,1 et u27 = 250×1,1^27 ≈ 3277.
  • Exercice 7 : avec u0 = 20 et un+1 = 0,8×un + 1, la suite n’est ni arithmétique ni géométrique, mais en posant vn = un − 5 on obtient vn+1 = 0,8×vn donc un = 5 + 15×0,8^n.

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre progression arithmétique et géométrique : une suite géométrique vérifie un+1/un constant, pas un+1−un constant.
  2. Oublier que la formule explicite dépend de la raison q : un = u0×q^n, pas u0 + q^n.
  3. Se tromper de puissance lors de la formule avec un = up×q^(n−p), notamment quand on utilise des indices comme n = 9 et p = 6.
  4. Étudier le sens de variation sans tenir compte du signe de u0 : selon u0 et q, on peut obtenir croissance ou décroissance inversées.
  5. Chercher un comportement de somme quand q = 1 : la formule donnée impose q ≠ 1.
  6. Dans l’exercice du médicament, essayer d’imposer directement une forme géométrique à u_n sans transformer u_n − 5 en suite géométrique.

Checklist Examen

  1. Savoir donner la définition d’une suite géométrique via l’existence d’une raison q telle que un+1 = q×un.
  2. Savoir reconnaître une suite géométrique en calculant le quotient un+1/un et en vérifiant qu’il est constant.
  3. Être capable d’indiquer u0 et la raison q à partir d’une expression de un comme a×b^n ou comme produit avec un+1/un constant.
  4. Savoir utiliser un = u0×q^n pour calculer un terme comme u5 ou u7.
  5. Savoir utiliser la relation un = up×q^(n−p) quand on connaît un terme d’indice différent.
  6. Savoir déterminer le sens de variation selon les cas en fonction de u0 et de q par rapport à 1.
  7. Savoir traiter le cas q < 0 : conclure “ni croissante ni décroissante”.
  8. Savoir appliquer la formule de somme 1 + q + … + q^n = (1 − q^(n+1))/(1 − q) quand q ≠ 1.
  9. Savoir en déduire la somme S = u0 + … + un = u0×(1 − q^(n+1))/(1 − q).
  10. Savoir résoudre des situations concrètes à taux multiplicatif constant (intérêts, augmentation annuelle) et identifier q (ex. 1,04 ou 1,1).
  11. Savoir gérer un terme avec ajout constant (ex. médicament) en introduisant une nouvelle suite (ici v_n = u_n − 5) pour obtenir une géométrique.
  12. Savoir conclure sur la décroissance et la limite dans le cas de la suite médicament via un = 5 + 15×0,8^n.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux suites géométriques avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle condition caractérise une suite géométrique ?

2. Dans une suite géométrique de premier terme u0 et de raison q, quelle relation vérifie-t-on pour tout n ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction aux suites géométriques avec 12 flashcards interactives.

Suite géométrique — définition ?

Suite avec un+1 = q×un, q constant.

Raison q — rôle ?

Multiplicateur fixe entre termes.

Formule explicite — expression ?

un = u0×q^n.

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