QCM : IRM : signal, codage et contraste — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’IRM est-elle considérée comme une technique non irradiante ?

Elle utilise des rayons X de faible intensité pour produire les images
Elle produit des images grâce à des particules radioactives injectées
Elle repose sur des ultrasons transmis à travers les tissus
Elle utilise un champ magnétique et des radiofréquences sans rayons X

Elle utilise un champ magnétique et des radiofréquences sans rayons X

Explication

L’IRM forme ses images à l’aide d’un champ magnétique et de radiofréquences, sans employer de rayons X. La radiographie et le scanner, contrairement à l’IRM, utilisent des rayons X.

2. Quelle caractéristique décrit correctement le champ magnétique principal B0 produit par l’aimant supraconducteur d’une IRM clinique ?

Il est constant et permanent, souvent de 1,5 ou 3 T
Il est alternatif et transitoire, généralement inférieur à 1 T
Il varie rapidement selon chaque radiofréquence appliquée
Il est produit par des rayons X pendant l’acquisition

Il est constant et permanent, souvent de 1,5 ou 3 T

Explication

L’aimant supraconducteur produit un champ principal B0 constant et permanent, souvent égal à 1,5 ou 3 T en pratique clinique. Le champ B1 est plutôt associé à une excitation alternative transitoire.

3. Que signifie le phénomène de résonance en physique ?

L’orientation spontanée de tous les noyaux dans une direction commune
La création d’une force magnétique entre deux matériaux de nature différente
La disparition d’une oscillation lorsque sa fréquence devient plus élevée
L’accumulation d’énergie sous une excitation périodique proche de la fréquence propre

L’accumulation d’énergie sous une excitation périodique proche de la fréquence propre

Explication

La résonance correspond à une accumulation d’énergie lorsqu’une excitation périodique est proche de la fréquence propre du système. L’attraction ou la répulsion entre matériaux relève plutôt du magnétisme.

4. À quoi le magnétisme nucléaire fait-il principalement référence ?

À la production de rayons X par les électrons accélérés dans un tube
Aux forces exercées entre des objets ou matériaux observables à l’échelle macroscopique
À l’amplification d’une oscillation par une excitation périodique adaptée
Aux propriétés magnétiques des noyaux atomiques, notamment des protons

Aux propriétés magnétiques des noyaux atomiques, notamment des protons

Explication

Le magnétisme nucléaire concerne les propriétés magnétiques des noyaux atomiques, en particulier celles des protons d’hydrogène. Les forces entre objets ou matériaux correspondent au magnétisme classique, tandis que l’amplification par excitation périodique décrit la résonance.

5. Pourquoi les protons des noyaux d’hydrogène de l’eau sont-ils particulièrement étudiés en IRM humaine ?

Parce que l’eau transforme directement les radiofréquences en rayons X
Parce que les protons d’hydrogène sont absents des tissus adipeux
Parce que l’hydrogène possède une masse supérieure à celle des autres noyaux
Parce que le corps humain contient environ 70 % d’eau

Parce que le corps humain contient environ 70 % d’eau

Explication

Le corps humain étant constitué d’environ 70 % d’eau, les protons d’hydrogène de cette eau fournissent une source majeure de signal pour l’IRM. Leur intérêt ne vient pas d’une masse nucléaire particulièrement élevée ni d’une production de rayons X.

6. Quelle relation relie le moment magnétique nucléaire élémentaire μ au moment cinétique S ?

μ=γ+S\mu = \gamma + S
μ=Sγ\mu = \frac{S}{\gamma}
μ=γS\mu = \gamma S
μ=γS2\mu = \gamma S^2

$$\mu = \gamma S$$

Explication

Le moment magnétique nucléaire élémentaire est proportionnel au moment cinétique selon la relation μ=γS\mu = \gamma S, où γ\gamma est le rapport gyromagnétique. Une division, une addition ou un carré ne correspondent pas à cette relation.

7. Comment les orientations des spins et la somme des moments magnétiques se comparent-elles avec et sans champ B0 ?

Sans B0, tous les spins sont parallèles ; sous B0, leurs orientations deviennent aléatoires
Sans B0, les orientations sont aléatoires et la somme est nulle ; sous B0, les spins s’orientent parallèlement ou antiparallèlement
Sans B0, les spins sont antiparallèles ; sous B0, ils adoptent une orientation perpendiculaire
Sans B0, la somme est maximale ; sous B0, les moments magnétiques s’annulent

Sans B0, les orientations sont aléatoires et la somme est nulle ; sous B0, les spins s’orientent parallèlement ou antiparallèlement

Explication

En l’absence de champ appliqué, les orientations aléatoires se compensent et la somme des moments magnétiques est nulle. Sous B0, les spins prennent des orientations parallèles ou antiparallèles au champ.

8. Quelle situation explique la formation d’une aimantation longitudinale nette M sous B0 ?

Un excès de protons antiparallèles crée M perpendiculairement à B0
Un léger excès de protons parallèles au champ crée M dans la direction de B0
Une répartition égale des protons parallèles et antiparallèles crée M perpendiculairement à B0
La précession annule les moments parallèles et conserve une aimantation transversale

Un léger excès de protons parallèles au champ crée M dans la direction de B0

Explication

Sous B0, un nombre légèrement plus grand de protons s’aligne parallèlement au champ, ce qui produit une aimantation longitudinale nette orientée selon B0. Une aimantation perpendiculaire au champ serait transversale, et non longitudinale.

9. Selon la relation de Larmor, comment obtient-on la fréquence de précession ν0 à partir du champ B0 ?

ν0=γ+2πB0\nu_0 = \gamma + 2\pi B_0
ν0=B02πγ\nu_0 = \frac{B_0}{2\pi\gamma}
ν0=γB02π\nu_0 = \frac{\gamma B_0}{2\pi}
ν0=2πγB0\nu_0 = 2\pi\gamma B_0

$$\nu_0 = \frac{\gamma B_0}{2\pi}$$

Explication

La relation de Larmor donne ν0=ω02π=γB02π\nu_0 = \frac{\omega_0}{2\pi} = \frac{\gamma B_0}{2\pi}, après avoir défini ω0=γB0\omega_0 = \gamma B_0. La vitesse angulaire et la fréquence diffèrent par le facteur 2π2\pi.

10. Quelle caractéristique décrit correctement le champ B1B_1 utilisé en résonance magnétique nucléaire ?

C’est un champ alternatif parallèle à B0B_0, produit par une bobine parcourue par un courant continu
C’est un champ constant perpendiculaire à B0B_0, produit par une bobine parcourue par un courant alternatif
C’est un champ constant parallèle à B0B_0, produit par un aimant permanent
C’est un champ alternatif perpendiculaire à B0B_0, produit par une bobine parcourue par un courant alternatif

C’est un champ alternatif perpendiculaire à $$B_0$$, produit par une bobine parcourue par un courant alternatif

Explication

Le champ B1B_1 est alternatif et perpendiculaire au champ statique B0B_0; il est créé par un courant alternatif dans une bobine. La confusion fréquente consiste à attribuer à B1B_1 les propriétés de B0B_0, qui est constant et permanent.

11. À quelle fréquence faut-il régler l’excitation des protons dans une IRM utilisant un champ B0B_0 de 3 T3\ \mathrm{T} ?

127,8 MHz127{,}8\ \mathrm{MHz}
85,2 MHz85{,}2\ \mathrm{MHz}
14,2 MHz14{,}2\ \mathrm{MHz}
42,6 MHz42{,}6\ \mathrm{MHz}

$$127{,}8\ \mathrm{MHz}$$

Explication

La fréquence de résonance est obtenue en multipliant 3 T3\ \mathrm{T} par 42,6 MHz/T42{,}6\ \mathrm{MHz/T}, ce qui donne 127,8 MHz127{,}8\ \mathrm{MHz}. La valeur 42,6 MHz42{,}6\ \mathrm{MHz} correspond à une intensité de champ de 1 T1\ \mathrm{T}.

12. Que se passe-t-il après l’arrêt d’une impulsion B1B_1 de 9090^\circ ?

L’aimantation longitudinale bascule progressivement dans le plan transversal
L’aimantation parallèle à B0B_0 augmente instantanément jusqu’à sa valeur d’équilibre
L’aimantation transversale revient progressivement vers l’axe parallèle à B0B_0
L’aimantation reste dans le plan transversal tant qu’un nouveau champ B1B_1 n’est pas appliqué

L’aimantation transversale revient progressivement vers l’axe parallèle à $$B_0$$

Explication

L’impulsion de 9090^\circ bascule l’aimantation dans le plan transversal, puis son arrêt permet le retour progressif vers l’axe de B0B_0. Le champ B1B_1 provoque le basculement initial, tandis que la relaxation assure le retour.

13. Quelle évolution mathématique décrit respectivement les relaxations longitudinale et transversale ?

Mz(t)=Mz(0)(1et/T2)M_z(t)=M_z(0)\left(1-e^{-t/T_2}\right) et Mxy(t)=Mxy(0)et/T1M_{xy}(t)=M_{xy}(0)e^{-t/T_1}
Mz(t)=Mz(0)et/T1M_z(t)=M_z(0)e^{-t/T_1} et Mxy(t)=Mxy(0)(1et/T2)M_{xy}(t)=M_{xy}(0)\left(1-e^{-t/T_2}\right)
Mz(t)=Mz(0)et/T2M_z(t)=M_z(0)e^{-t/T_2} et Mxy(t)=Mxy(0)(1et/T1)M_{xy}(t)=M_{xy}(0)\left(1-e^{-t/T_1}\right)
Mz(t)=Mz(0)(1et/T1)M_z(t)=M_z(0)\left(1-e^{-t/T_1}\right) et Mxy(t)=Mxy(0)et/T2M_{xy}(t)=M_{xy}(0)e^{-t/T_2}

$$M_z(t)=M_z(0)\left(1-e^{-t/T_1}\right)$$ et $$M_{xy}(t)=M_{xy}(0)e^{-t/T_2}$$

Explication

La composante longitudinale MzM_z récupère selon une loi en 1et/T11-e^{-t/T_1}, tandis que la composante transversale MxyM_{xy} décroît selon et/T2e^{-t/T_2}. Les autres expressions échangent les constantes ou inversent la nature de la récupération et de la décroissance.

14. Que désigne le Free Induction Decay, ou FID, en RMN ?

L’augmentation du signal enregistrée lorsque l’aimantation rejoint l’axe de B0B_0
La récupération progressive de MzM_z pendant l’application continue de B1B_1
Le basculement initial de l’aimantation provoqué pendant l’application de B1B_1
La décroissance du signal enregistrée après l’arrêt de B1B_1, lorsque MxyM_{xy} diminue

La décroissance du signal enregistrée après l’arrêt de $$B_1$$, lorsque $$M_{xy}$$ diminue

Explication

Le FID est la décroissance du signal observée après l’arrêt de l’impulsion de radiofréquence, pendant la diminution de MxyM_{xy}. Le basculement initial de l’aimantation est provoqué par B1B_1, mais il ne constitue pas le FID.

15. Comment le signal détectable est-il produit après l’arrêt de B1B_1 ?

La diminution de MxyM_{xy} induit un courant alternatif dans une antenne perpendiculaire à B0B_0
Le champ B1B_1 maintenu après l’impulsion crée un courant alternatif dans une antenne transverse
L’augmentation de MzM_z induit un courant continu dans une antenne parallèle à B0B_0
La diminution de MzM_z induit un courant alternatif dans une antenne parallèle à B0B_0

La diminution de $$M_{xy}$$ induit un courant alternatif dans une antenne perpendiculaire à $$B_0$$

Explication

La variation de l’aimantation transverse MxyM_{xy} induit un courant alternatif dans une antenne placée perpendiculairement à B0B_0, et ce courant forme le signal détecté. La composante MzM_z augmente pendant la relaxation, mais elle n’est pas mesurée directement par cette antenne transverse.

16. Quelle forme caractérise le signal FID dans le temps ?

Un signal constant dont l’amplitude augmente tandis que les fréquences restent stables
Une impulsion brève sans oscillation dont la fréquence augmente progressivement
Une sinusoïde dont la fréquence diminue tandis que l’amplitude reste constante
Une sinusoïde dont l’amplitude diminue tandis que les fréquences restent stables

Une sinusoïde dont l’amplitude diminue tandis que les fréquences restent stables

Explication

Le FID est une oscillation sinusoïdale amortie : son amplitude diminue avec le temps, alors que ses fréquences restent stables car elles dépendent des tissus. Une variation de fréquence n’est donc pas la caractéristique principale du FID.

17. Quelle propriété distingue correctement le FID dans le contexte de la RMN ?

Son amplitude et ses fréquences augmentent ensemble après l’impulsion de radiofréquence
Son amplitude diminue avec le temps, tandis que ses fréquences d’oscillation restent stables
Son amplitude augmente avec le temps, tandis que ses fréquences d’oscillation restent stables
Son amplitude reste constante, tandis que ses fréquences d’oscillation diminuent avec le temps

Son amplitude diminue avec le temps, tandis que ses fréquences d’oscillation restent stables

Explication

Le FID correspond à une décroissance libre dont l’amplitude s’atténue au cours du temps, alors que les fréquences d’oscillation demeurent stables. La diminution de l’amplitude ne signifie donc pas que les fréquences disparaissent ou diminuent.

18. Que représente la constante T2T_2 pour la composante transversale MxyM_{xy} ?

Le temps caractéristique correspondant au basculement initial de MzM_z dans le plan transversal
Le temps caractéristique correspondant à la disparition de 37 %37\ \% de MxyM_{xy}
Le temps caractéristique correspondant à la disparition de 63 %63\ \% de MxyM_{xy}
Le temps caractéristique correspondant à la repousse de 63 %63\ \% de MzM_z

Le temps caractéristique correspondant à la disparition de $$63\ \%$$ de $$M_{xy}$$

Explication

À t=T2t=T_2, la relaxation transversale a entraîné la disparition de 63 %63\ \% de MxyM_{xy}, tandis qu’il en reste environ 37 %37\ \%. La repousse de MzM_z relève de la constante T1T_1, et non de T2T_2.

19. Que réalise la transformée de Fourier appliquée à un signal FID ?

Elle convertit l’amplitude en fonction du temps en amplitude en fonction de la fréquence et sépare les composantes fréquentielles
Elle transforme les fréquences du signal en valeurs de relaxation et mesure directement la constante T1T_1
Elle convertit l’amplitude en fonction de la fréquence en amplitude en fonction du temps et supprime les oscillations
Elle remplace le signal temporel par une aimantation longitudinale et calcule directement la valeur de B0B_0

Elle convertit l’amplitude en fonction du temps en amplitude en fonction de la fréquence et sépare les composantes fréquentielles

Explication

La transformée de Fourier représente le signal selon la fréquence et permet de dissocier les fréquences qui le composent. Elle ne convertit pas ces fréquences en constantes de relaxation et ne mesure pas directement T1T_1.

20. Quel est le rôle principal du codage spatial en IRM ?

Convertir l’amplitude du signal en niveaux de gris pour former l’image
Mesurer la durée séparant l’excitation radiofréquence et la réception de l’écho
Déterminer l’origine spatiale du signal grâce à des gradients qui modifient localement la fréquence de résonance
Séparer les différentes fréquences du signal grâce à une transformée mathématique

Déterminer l’origine spatiale du signal grâce à des gradients qui modifient localement la fréquence de résonance

Explication

Le codage spatial détermine l’origine spatiale du signal en faisant varier localement la fréquence de résonance au moyen de gradients. La transformée de Fourier sert principalement à séparer les fréquences, et non à assurer directement la localisation spatiale.

21. Comment le gradient de sélection de coupe identifie-t-il la zone anatomique étudiée ?

Il transforme chaque amplitude mesurée en une valeur de niveau de gris
Il associe une fréquence de résonance différente à chaque coupe
Il conserve un déphasage différent pour chaque position après sa désactivation
Il code la coordonnée x pendant toute la mesure du signal

Il associe une fréquence de résonance différente à chaque coupe

Explication

Le gradient de sélection de coupe attribue une fréquence de résonance distincte aux différentes coupes, ce qui permet de sélectionner la zone anatomique étudiée. Le déphasage conservé concerne le gradient de phase, tandis que la coordonnée x relève du gradient de fréquence.

22. À quel moment le gradient de fréquence Gω code-t-il la coordonnée x ?

Avant la sélection de coupe, en attribuant une fréquence distincte à chaque coupe
Pendant la mesure du signal, en imposant des vitesses de rotation différentes selon la position
Après la mesure, en conservant les phases acquises durant l’excitation
Après l’assemblage des voxels, en convertissant leur amplitude en niveaux de gris

Pendant la mesure du signal, en imposant des vitesses de rotation différentes selon la position

Explication

Le gradient de fréquence Gω est appliqué pendant la mesure et code x en faisant varier la vitesse de rotation des protons selon leur position. Le codage par conservation du déphasage correspond au gradient de phase, tandis que la sélection des coupes utilise un autre gradient.

23. Quelle succession décrit correctement l’application du gradient de phase Gφ ?

Il est appliqué après la sélection de coupe et avant la mesure, puis le déphasage est conservé après sa disparition
Il est appliqué avant la sélection de coupe et attribue une fréquence propre à chaque coupe
Il est appliqué après la reconstruction et convertit les positions en intensités d’image
Il est appliqué pendant la mesure et modifie les vitesses de rotation selon la coordonnée x

Il est appliqué après la sélection de coupe et avant la mesure, puis le déphasage est conservé après sa disparition

Explication

Le gradient de phase intervient après la sélection de coupe et avant la mesure; lorsque le gradient disparaît, les protons conservent le déphasage acquis. La variation des vitesses pendant la mesure caractérise plutôt le gradient de fréquence.

24. Quelle expression représente le signal sinusoïdal recueilli en IRM ?

A=A0sin(ωtφ)A=A_0\sin(\omega t-\varphi)
A=A0cos(ωt+φ)A=A_0\cos(\omega t+\varphi)
A=ωt+A0φA=\omega t+A_0\varphi
A=A0cos(ω+φt)A=A_0\cos(\omega+\varphi t)

$$A=A_0\cos(\omega t+\varphi)$$

Explication

Le signal recueilli s’écrit comme une amplitude multipliée par le cosinus de la phase instantanée, soit A=A0cos(ωt+φ)A=A_0\cos(\omega t+\varphi). Les autres expressions modifient la relation entre l’amplitude, la fréquence, le temps et la phase.

25. Que représente l’amplitude A0A_0 dans le signal IRM ?

La durée entre l’impulsion radiofréquence et la mesure du signal
La position spatiale du voxel, déterminée par la paire fréquence-phase
La fréquence de rotation des protons imposée par le gradient de lecture
L’intensité de l’aimantation transversale, convertie ensuite en niveau de gris

L’intensité de l’aimantation transversale, convertie ensuite en niveau de gris

Explication

L’amplitude A0A_0 traduit l’intensité de l’aimantation transversale et devient une valeur de niveau de gris dans l’image. La localisation spatiale repose sur la fréquence et la phase, non sur l’amplitude.

26. Pourquoi une paire de valeurs fréquence-phase permet-elle de localiser une information IRM ?

Elle mesure l’intervalle entre l’excitation et la formation de l’écho
Elle détermine le niveau de gris sans fournir d’information de position
Elle constitue une signature de position propre à une localisation spatiale
Elle indique directement l’intensité de l’aimantation transversale

Elle constitue une signature de position propre à une localisation spatiale

Explication

La combinaison d’une fréquence et d’une phase fournit une signature permettant d’associer le signal à une position dans l’espace. L’intensité de l’aimantation est plutôt représentée par l’amplitude, qui est convertie en niveau de gris.

27. Quelle séquence d’opérations correspond au déroulement général d’une séquence IRM ?

Impulsion radiofréquence, codage de fréquence, sélection de coupe, recueil du signal, puis codage de phase
Codage de phase, recueil du signal, sélection de coupe, impulsion radiofréquence, puis codage de fréquence
Sélection de coupe, recueil du signal, codage de fréquence, impulsion radiofréquence, puis codage de phase
Sélection de coupe, impulsion(s) radiofréquence, codage de phase, codage de fréquence, puis recueil du signal

Sélection de coupe, impulsion(s) radiofréquence, codage de phase, codage de fréquence, puis recueil du signal

Explication

Une séquence IRM enchaîne la sélection de coupe, une ou plusieurs impulsions radiofréquence, le gradient de phase, le gradient de fréquence, puis le recueil du signal. Le gradient de phase code y, tandis que le gradient de fréquence, ou gradient de lecture, code x.

28. Quelle différence d’excitation distingue l’écho de gradient de l’écho de spin ?

L’écho de gradient utilise deux impulsions à 180°, tandis que l’écho de spin utilise une impulsion à 90°
L’écho de gradient utilise une impulsion à 180°, tandis que l’écho de spin utilise deux impulsions à 90°
L’écho de gradient utilise une impulsion à 90°, tandis que l’écho de spin ajoute une impulsion à 180°
L’écho de gradient utilise deux impulsions à 90°, tandis que l’écho de spin ajoute une impulsion à 180°

L’écho de gradient utilise une impulsion à 90°, tandis que l’écho de spin ajoute une impulsion à 180°

Explication

L’écho de gradient repose sur une seule impulsion radiofréquence à 90°, alors que l’écho de spin ajoute une impulsion à 180° après l’excitation initiale. Cette impulsion supplémentaire permet notamment de corriger le déphasage systématique lié aux inhomogénéités de B0.

29. Pourquoi le temps T2* est-il plus court que T2 dans une séquence d’écho de gradient ?

La mesure du signal intervient avant l’application de l’impulsion radiofréquence à 90°
L’impulsion à 180° accélère le déphasage en inversant les moments magnétiques
Le gradient de sélection de coupe supprime la composante transversale du signal
Le déphasage dû aux inhomogénéités de B0 s’ajoute au déphasage tissulaire

Le déphasage dû aux inhomogénéités de B0 s’ajoute au déphasage tissulaire

Explication

Dans l’écho de gradient, les inhomogénéités de B0 ajoutent leur déphasage au déphasage propre des tissus, ce qui accélère la perte de cohérence et produit un T2* plus court que T2. L’impulsion à 180° est caractéristique de l’écho de spin et peut compenser ce déphasage systématique.

30. Quel est l’effet de l’impulsion à 180° dans une séquence d’écho de spin ?

Elle convertit l’amplitude transversale en niveaux de gris lors de la reconstruction
Elle impose des vitesses de rotation différentes pour coder la coordonnée x
Elle attribue une fréquence différente à chaque coupe afin de sélectionner la région étudiée
Elle inverse les moments magnétiques afin que les protons rapides rattrapent les protons lents

Elle inverse les moments magnétiques afin que les protons rapides rattrapent les protons lents

Explication

L’impulsion à 180° inverse les moments magnétiques; les protons rapides peuvent alors rattraper les protons lents, ce qui annule le déphasage systématique dû aux inhomogénéités de B0. La sélection de coupe et le codage de x reposent sur des gradients, tandis que les niveaux de gris proviennent de l’amplitude.

31. Quel paramètre détermine le temps laissé à l’aimantation longitudinale MzM_z pour repousser entre deux répétitions d’une séquence ?

La constante de relaxation T1
Le temps de répétition TR
La constante de relaxation T2
Le temps d’écho TE

Le temps de répétition TR

Explication

Le TR est l’intervalle entre deux répétitions et contrôle la repousse de MzM_z. Le TE concerne plutôt la mesure de l’écho et la décroissance transversale.

32. Que sonde principalement le temps d’écho TE lors de l’acquisition d’une image IRM ?

La décroissance transversale selon T2
La repousse longitudinale selon T1
La répétition des impulsions d’excitation
La durée d’injection du produit de contraste

La décroissance transversale selon T2

Explication

Le TE correspond au délai entre l’excitation et la mesure de l’écho, ce qui permet de sonder l’évolution selon T2. La repousse selon T1 dépend plutôt du TR.

33. Quelle distinction décrit correctement T1, T2, TR et TE ?

T1 et TE sont des paramètres techniques, tandis que T2 et TR sont des propriétés biologiques
T1 et T2 sont propres aux tissus, tandis que TR et TE sont choisis pour l’acquisition
T1 et T2 sont choisis par l’opérateur, tandis que TR et TE appartiennent aux tissus
T1 et TR décrivent la relaxation longitudinale, tandis que T2 et TE décrivent les tissus

T1 et T2 sont propres aux tissus, tandis que TR et TE sont choisis pour l’acquisition

Explication

T1 et T2 sont des paramètres physiques caractéristiques des tissus, alors que TR et TE sont réglés techniquement pour les étudier. Confondre T1 avec TR revient à mélanger une propriété tissulaire et un paramètre d’acquisition.

34. Quels réglages favorisent une image pondérée en T2 ?

Un TR court et un TE long
Un TR court et un TE court
Un TR long et un TE long
Un TR long et un TE court

Un TR long et un TE long

Explication

La pondération T2 utilise un TR long et un TE long afin de laisser les différences de décroissance transversale s’exprimer. Un TR et un TE courts favorisent plutôt la pondération T1.

35. Quel aspect caractérise la graisse et l’eau dans les pondérations T1 et T2 ?

La graisse est sombre en T1 et l’eau devient sombre en T2
La graisse est claire dans les deux cas et l’eau reste sombre
La graisse est sombre dans les deux cas et l’eau reste claire
La graisse est claire en T1 et l’eau devient claire en T2

La graisse est claire en T1 et l’eau devient claire en T2

Explication

En T1, la graisse apparaît en hypersignal, tandis qu’en T2 l’eau apparaît en hypersignal. L’eau est donc sombre en T1 mais devient claire en T2.

36. Comment l’eau et l’air se distinguent-ils selon la pondération utilisée ?

Ils ont un aspect similaire en T1, mais l’eau est claire et l’air sombre en T2
Ils ont un aspect similaire en T2, mais l’eau est sombre et l’air clair en T1
Ils sont différenciés en T1, mais deviennent tous deux clairs en T2
Ils sont tous deux sombres en T1, puis présentent le même signal en T2

Ils ont un aspect similaire en T1, mais l’eau est claire et l’air sombre en T2

Explication

En T1, l’eau et l’air ont un aspect similaire. En T2, l’eau présente un hypersignal tandis que l’air présente un hyposignal, ce qui les différencie.

37. Quel est le rôle du gadolinium injecté par voie veineuse en IRM ?

Remplacer l’impulsion d’excitation afin de former l’écho
Régler le TR et le TE afin de sélectionner une séquence
Modifier la relaxation T1 afin d’augmenter le contraste
Modifier la relaxation T2 afin de supprimer le signal de l’eau

Modifier la relaxation T1 afin d’augmenter le contraste

Explication

Le gadolinium est un agent paramagnétique qui modifie la relaxation T1 et augmente ainsi le contraste de l’image. Le TR et le TE sont des paramètres d’acquisition réglés indépendamment du produit injecté.

38. Quelle différence oppose la formation de l’écho de gradient à celle de l’écho de spin ?

L’écho de gradient utilise deux impulsions à 90°, tandis que l’écho de spin utilise une impulsion à 180°
L’écho de gradient utilise une impulsion à 180°, tandis que l’écho de spin repose sur une impulsion à 90°
L’écho de gradient et l’écho de spin utilisent chacun une impulsion unique à 180°
L’écho de gradient utilise une impulsion à 90°, tandis que l’écho de spin ajoute une impulsion à 180°

L’écho de gradient utilise une impulsion à 90°, tandis que l’écho de spin ajoute une impulsion à 180°

Explication

L’écho de gradient est formé après une seule impulsion à 90°, alors que l’écho de spin associe une impulsion à 90° puis une impulsion à 180°. L’impulsion à 180° est donc caractéristique de l’écho de spin dans cette distinction.

39. Pourquoi associe-t-on généralement des pondérations T1 et T2 dans une image IRM complète ?

Parce que leurs réponses complémentaires améliorent la différenciation des tissus
Parce qu’elles produisent deux images identiques avec un signal renforcé
Parce que la pondération T1 corrige les artefacts produits par la pondération T2
Parce que la pondération T2 détermine les paramètres techniques de la pondération T1

Parce que leurs réponses complémentaires améliorent la différenciation des tissus

Explication

Les pondérations T1 et T2 apportent des informations complémentaires sur les tissus, ce qui améliore leur différenciation. Une seule pondération fournit une information plus limitée et ne remplace pas l’autre.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 81 flashcards sur IRM : signal, codage et contraste.

En quelle année Felix Bloch et Edward Mills Purcell ont-ils découvert la RMN ?

En 1947.

Qui a découvert la RMN en 1947 ?

Felix Bloch et Edward Mills Purcell.

Dans quelle année Felix Bloch et Edward Mills Purcell ont-ils reçu le prix Nobel pour la RMN ?

En 1962.

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