QCM : La mer d’Aral — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise un lac endoréique ?

Il reçoit des eaux marines par un détroit naturel
Il communique avec plusieurs bassins par des canaux
Il évacue ses eaux par un fleuve jusqu’à l’océan
Il n’a aucune sortie vers la mer ou l’océan

Il n’a aucune sortie vers la mer ou l’océan

Explication

Un lac endoréique est un lac fermé dont les eaux ne rejoignent ni la mer ni l’océan. Un lac qui évacue ses eaux par un fleuve appartient au contraire à un système ouvert.

2. Entre quels territoires la mer d’Aral était-elle située en Asie centrale ?

Entre le Tadjikistan au nord et le Turkménistan au sud
Entre le Kazakhstan au nord et l’Ouzbékistan au sud
Entre le Turkménistan à l’est et le Kirghizistan à l’ouest
Entre l’Ouzbékistan au nord et le Kazakhstan au sud

Entre le Kazakhstan au nord et l’Ouzbékistan au sud

Explication

La mer d’Aral se trouvait entre le Kazakhstan au nord et l’Ouzbékistan au sud. Inverser ces positions géographiques conduit à une localisation erronée du lac.

3. Quelle était la superficie approximative de la mer d’Aral dans les années 1960 ?

Environ 68 000 km², ce qui en faisait le quatrième plus grand lac
Environ 38 000 km², ce qui en faisait le cinquième plus grand lac
Environ 7 000 km², ce qui en faisait un lac régional
Environ 120 000 km², ce qui en faisait le deuxième plus grand lac

Environ 68 000 km², ce qui en faisait le quatrième plus grand lac

Explication

Dans les années 1960, la mer d’Aral couvrait environ 68 000 km² et occupait le quatrième rang mondial par sa superficie. Les valeurs de 38 000 km² et de 7 000 km² renvoient à d’autres données de la catastrophe, pas à sa superficie initiale.

4. Quelle décision a lancé la culture massive du coton en Asie centrale dans les années 1950-1960 ?

Les autorités locales ont remplacé le coton par une culture moins exigeante
L’URSS, sous la décision de Staline, a planifié cette production
L’Ouzbékistan a abandonné l’agriculture vivrière pour protéger le lac
Le Kazakhstan indépendant a imposé cette production pour développer ses ports

L’URSS, sous la décision de Staline, a planifié cette production

Explication

L’URSS, sous la décision de Staline, a planifié une production massive de coton appelé « or blanc ». Les autres propositions attribuent cette orientation à des acteurs ou à des objectifs qui ne correspondent pas au fait établi.

5. Pourquoi la culture du coton nécessitait-elle une irrigation intensive ?

Parce que l’irrigation servait principalement à refroidir les installations industrielles
Parce que le climat régional fournissait une humidité suffisante aux champs de coton
Parce que cette culture devait maintenir la salinité naturelle des fleuves
Parce que ses besoins en eau étaient élevés pour soutenir l’industrie textile et la fabrication de poudre à canon

Parce que ses besoins en eau étaient élevés pour soutenir l’industrie textile et la fabrication de poudre à canon

Explication

L’URSS développait le coton pour soutenir son industrie textile et la fabrication de poudre à canon, mais cette culture exigeait beaucoup d’eau. Le climat ne suffisait pas à assurer sa production, ce qui explique le recours massif à l’irrigation.

6. Comment le détournement des deux fleuves a-t-il modifié le débit annuel arrivant à la mer d’Aral ?

Il l’a fait passer de 7 à 55 km³ par an
Il l’a fait passer de 55 à 7 km³ par an
Il l’a fait passer de 100 à 10 km³ par an
Il l’a fait passer de 10 à 100 km³ par an

Il l’a fait passer de 55 à 7 km³ par an

Explication

Le détournement du Syr-Daria et de l’Amou-Daria a réduit le débit annuel entrant de 55 à 7 km³. La valeur de 55 km³ correspond à la situation initiale, tandis que 7 km³ correspond à la situation après le détournement.

7. Quel enchaînement décrit correctement les effets de l’irrigation du coton sur la mer d’Aral ?

Détournement des fleuves, réduction des apports, évaporation de l’eau douce, accumulation des sels
Accumulation des sels, retour des fleuves, hausse du niveau, restauration des espèces aquatiques
Réduction de l’évaporation, remplissage du lac, baisse des sels, expansion des zones humides
Augmentation des apports, dilution des sels, refroidissement de l’eau, enrichissement du réseau trophique

Détournement des fleuves, réduction des apports, évaporation de l’eau douce, accumulation des sels

Explication

L’irrigation a détourné les fleuves, diminué les apports au lac, favorisé l’évaporation de l’eau douce et concentré les sels. Les autres enchaînements inversent les effets observés ou décrivent une restauration qui ne s’est pas produite.

8. Sur les 24 espèces de poissons d’eau douce présentes à l’origine, combien ont totalement disparu de la mer d’Aral ?

10 espèces
20 espèces
4 espèces
24 espèces

20 espèces

Explication

Vingt des vingt-quatre espèces de poissons d’eau douce d’origine ont totalement disparu. Les quatre autres espèces ne sont pas comptées comme disparues dans cette donnée, et le total initial était de vingt-quatre.

9. Quelles conditions ont directement détruit l’écosystème aquatique et rompu le réseau trophique de la mer d’Aral ?

La salinité accrue et le manque d’oxygène dans l’eau
La baisse des poussières et l’extension des zones humides
Le refroidissement de l’eau et l’augmentation des apports fluviaux
La diminution des sels et la multiplication des espèces de poissons

La salinité accrue et le manque d’oxygène dans l’eau

Explication

L’augmentation de la salinité et le manque d’oxygène ont dégradé l’écosystème aquatique et brisé les relations alimentaires. Ces phénomènes sont des causes de la rupture du réseau trophique, et non des conséquences de la disparition des poissons.

10. Comment l’ancien fond asséché de la mer d’Aral est-il appelé, et quelle est sa superficie ?

Le Moynaq, un désert rocheux d’environ 7 000 km²
L’Aralkum, un désert de sel d’environ 38 000 km²
L’Aralsk, une plaine agricole d’environ 120 000 km²
Le Karakoum, une steppe humide d’environ 68 000 km²

L’Aralkum, un désert de sel d’environ 38 000 km²

Explication

L’ancien fond asséché est devenu l’Aralkum, un désert de sel couvrant environ 38 000 km². Le Karakoum est un autre espace géographique, tandis que Moynaq et Aralsk désignent des villes de la région.

11. Quelle quantité de poussières toxiques les tempêtes de l’Aralkum emportent-elles chaque année ?

Environ 1 milliard de tonnes contenant principalement de l’eau salée
Environ 100 millions de tonnes chargées d’engrais et de pesticides
Environ 38 millions de tonnes provenant surtout des roches du fond
Environ 10 millions de tonnes composées principalement de sable naturel

Environ 100 millions de tonnes chargées d’engrais et de pesticides

Explication

Les tempêtes de l’Aralkum emportent chaque année environ 100 millions de tonnes de poussières toxiques chargées d’engrais et de pesticides. Elles ne transportent donc pas principalement du sable naturel, des roches ou de l’eau salée.

12. Quel projet a été réalisé en 2005 pour sauver la Petite Aral au Kazakhstan, avec l’appui de la Banque mondiale et un coût de 86 millions de dollars ?

La plantation de saxavoul sur le fond marin
Le détournement de l’Amou-Daria vers le nord
La création d’une réserve de flamants roses
La construction du barrage de Kokaral

La construction du barrage de Kokaral

Explication

Le barrage de Kokaral a été construit en 2005 au Kazakhstan avec l’aide de la Banque mondiale pour préserver la Petite Aral. La plantation de saxavoul concerne plutôt la fixation des sables toxiques de la Grande Aral, tandis que les deux autres mesures ne correspondent pas au projet décrit.

13. Quel effet le barrage de Kokaral a-t-il eu sur la salinité de la Petite Aral ?

Elle est restée proche de 30 g/L.
Elle a diminué d’environ 30 à 0 g/L.
Elle est passée d’environ 8 à 30 g/L.
Elle est passée d’environ 30 à 8 g/L.

Elle est passée d’environ 30 à 8 g/L.

Explication

Le barrage a permis de faire baisser la salinité de la Petite Aral de 30 à 8 g/L, favorisant ainsi le retour de conditions plus favorables à la vie aquatique. Une hausse, une stabilité ou une disparition totale du sel ne correspondent pas au résultat observé.

14. Quelle évolution caractérise la pêche dans la Petite Aral après les actions de restauration ?

Les captures ont atteint 7 000 tonnes en 2016 puis 8 500 tonnes en 2019.
Les captures sont restées proches de 7 000 tonnes pendant les deux années.
Les captures ont atteint 8 500 tonnes en 2016 puis 7 000 tonnes en 2019.
Les captures ont dépassé 8 500 tonnes dès le début de la restauration.

Les captures ont atteint 7 000 tonnes en 2016 puis 8 500 tonnes en 2019.

Explication

La pêche a repris dans la Petite Aral, avec 7 000 tonnes en 2016 puis 8 500 tonnes en 2019, ce qui traduit une amélioration progressive. L’ordre inversé et la stabilité des captures contredisent les données, tandis qu’un dépassement immédiat de 8 500 tonnes n’est pas indiqué.

15. Quelle situation distingue la Grande Aral de la Petite Aral après les opérations de restauration ?

La Grande Aral et la Petite Aral ont connu une restauration équivalente dans les deux régions.
La Grande Aral, au sud en Ouzbékistan, reste un désert malgré la restauration de la Petite Aral au nord.
La Grande Aral, au sud en Ouzbékistan, a retrouvé une pêche comparable à celle de la Petite Aral.
La Grande Aral, au nord au Kazakhstan, a été restaurée grâce au barrage de Kokaral.

La Grande Aral, au sud en Ouzbékistan, reste un désert malgré la restauration de la Petite Aral au nord.

Explication

La Grande Aral se trouve au sud, en Ouzbékistan, et demeure désertique, alors que la Petite Aral au nord a bénéficié des travaux de restauration. Les autres propositions confondent les deux parties de la mer d’Aral ou exagèrent les résultats obtenus au sud.

16. Pourquoi l’avenir de la Grande Aral reste-t-il compromis sur le plan politique ?

Parce que l’Ouzbékistan continue d’utiliser l’eau de l’Amou-Daria pour l’agriculture, sans coopération suffisante avec le Kazakhstan.
Parce que le Kazakhstan détourne l’eau de la Petite Aral vers les cultures ouzbèkes sans soutien international.
Parce que la baisse de la salinité de la Petite Aral augmente les prélèvements agricoles au sud.
Parce que les plantations de saxavoul empêchent la circulation de l’eau entre les deux bassins.

Parce que l’Ouzbékistan continue d’utiliser l’eau de l’Amou-Daria pour l’agriculture, sans coopération suffisante avec le Kazakhstan.

Explication

Le manque de coopération entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan bloque les progrès, notamment parce que l’Ouzbékistan prélève encore l’eau de l’Amou-Daria pour l’agriculture. Les autres réponses attribuent à tort ce blocage au Kazakhstan, aux plantations ou à la restauration de la Petite Aral.

17. Que montre la résilience de la mer d’Aral dans le bilan environnemental ?

Un écosystème restauré dépend principalement de la disparition des activités agricoles.
Un écosystème dégradé retrouve spontanément son état initial après l’arrêt des activités humaines.
Une catastrophe écologique devient irréversible dès qu’une espèce disparaît du milieu.
Un écosystème dégradé peut retrouver une capacité de récupération grâce à des actions de réparation.

Un écosystème dégradé peut retrouver une capacité de récupération grâce à des actions de réparation.

Explication

La résilience désigne la capacité d’un écosystème détruit ou dégradé à récupérer lorsque des actions de réparation sont mises en place. Elle ne signifie ni un retour spontané garanti, ni une irréversibilité automatique, ni la simple suppression de l’agriculture.

18. Que révèle principalement la catastrophe de la mer d’Aral sur le fonctionnement des écosystèmes ?

Les variations naturelles de salinité expliquent principalement la disparition des espèces aquatiques.
Les réseaux trophiques restent relativement indépendants des prélèvements humains en eau.
La restauration d’un plan d’eau entraîne automatiquement le retour de toutes les espèces disparues.
Les activités humaines peuvent modifier directement la biodiversité et les réseaux trophiques.

Les activités humaines peuvent modifier directement la biodiversité et les réseaux trophiques.

Explication

La catastrophe illustre l’effet direct des activités humaines sur la biodiversité et les relations alimentaires entre les organismes. Les autres propositions minimisent l’influence des prélèvements ou présentent comme automatiques des évolutions qui dépendent des conditions de restauration.

19. Quelle combinaison est nécessaire pour assurer une gestion durable des ressources dans le cas de la mer d’Aral ?

Favoriser les accords politiques en renonçant aux interventions scientifiques.
Privilégier les ouvrages techniques sans modifier les accords entre les États.
Limiter les prélèvements locaux sans coordonner les décisions entre les pays.
Associer des solutions scientifiques à une entente politique globale.

Associer des solutions scientifiques à une entente politique globale.

Explication

Une gestion durable exige à la fois des réponses scientifiques, comme les dispositifs de restauration, et une coopération politique entre les États concernés. Une seule de ces dimensions ne suffit pas lorsque les ressources en eau sont partagées entre plusieurs pays.

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Mémorisez les réponses avec 35 flashcards sur La mer d’Aral.

Qu'est-ce qu'un lac endoréique ?

Un lac fermé sans sortie vers la mer ou l'océan.

Où se situe la mer d'Aral ?

En Asie centrale, entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud.

Quel rang occupait la mer d'Aral parmi les plus grands lacs mondiaux dans les années 1960 ?

Le 4ᵉ plus grand lac de la planète.

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