QCM : La perception et ses mécanismes — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle activité permet à l’organisme de connaître son environnement et d’y agir en détectant puis en organisant les informations reçues ?

La locomotion
La perception
La mémoire
La motivation

La perception

Explication

La perception organise les informations détectées par les systèmes perceptifs afin de permettre à l’organisme de comprendre son environnement et d’y agir. La mémoire conserve et récupère des informations, mais elle ne désigne pas l’ensemble de cette activité perceptive.

2. Dans quelle situation la fonction de la perception est-elle directement illustrée ?

Réciter une définition apprise la veille
Éprouver une émotion après une bonne nouvelle
Éviter un obstacle en marchant vers une porte
Classer des souvenirs selon leur ancienneté

Éviter un obstacle en marchant vers une porte

Explication

La perception sert notamment à détecter l’environnement pour se déplacer et coordonner des gestes adaptés, comme éviter un obstacle. La récitation et le classement de souvenirs relèvent davantage de processus mnésiques.

3. Comment la perception d’autrui aide-t-elle à adapter son comportement ?

En évaluant ses propres caractéristiques physiques et psychologiques
En identifiant ses intentions et ses émotions grâce à des signaux notamment non verbaux
En mémorisant les événements vécus avec cette personne
En mesurant la distance qui sépare cette personne de l’observateur

En identifiant ses intentions et ses émotions grâce à des signaux notamment non verbaux

Explication

La perception d’autrui permet d’inférer ses intentions et ses émotions à partir de signaux, notamment non verbaux, afin d’ajuster son comportement. L’évaluation de ses propres caractéristiques correspond plutôt à la perception de soi.

4. Laquelle décrit correctement la différence entre stimulus distal et stimulus proximal ?

Le stimulus distal est une attente mentale, tandis que le stimulus proximal est une connaissance mémorisée.
Le stimulus distal est l’objet physique, tandis que le stimulus proximal est l’information sensorielle qu’il produit chez le récepteur.
Le stimulus distal est l’influx nerveux, tandis que le stimulus proximal est l’objet physique situé dans l’environnement.
Le stimulus distal est une réponse motrice, tandis que le stimulus proximal est une émotion déclenchée par l’objet.

Le stimulus distal est l’objet physique, tandis que le stimulus proximal est l’information sensorielle qu’il produit chez le récepteur.

Explication

Le stimulus distal désigne l’objet physique éloigné de l’observateur, tandis que le stimulus proximal correspond à l’image ou à l’information véhiculée par les énergies captées par les récepteurs. L’influx nerveux constitue une étape physiologique ultérieure et ne définit pas le stimulus distal.

5. Une personne reconnaît rapidement un objet partiellement caché grâce à ses connaissances antérieures : quel traitement intervient principalement ?

Le traitement top-down, qui utilise les souvenirs, les connaissances et les attentes
Le traitement réflexe, qui déclenche une réponse sans interprétation du stimulus
Le traitement bottom-up, qui part des énergies physiques reçues par les récepteurs
Le traitement moteur, qui transforme directement l’objet en mouvement

Le traitement top-down, qui utilise les souvenirs, les connaissances et les attentes

Explication

Le traitement top-down enrichit l’interprétation sensorielle en mobilisant les souvenirs, les connaissances et les attentes. Le traitement bottom-up commence plutôt par les énergies physiques qui stimulent les récepteurs.

6. Selon l’effet McGurk, que peut percevoir une personne qui entend « ba » tout en voyant un visage articuler « ga » ?

Le son « ba », car l’information auditive détermine directement le percept
Le son « ga », car l’information visuelle remplace entièrement l’audition
Un silence, car les deux informations sensorielles s’annulent mutuellement
Le son « da », issu de la fusion des informations auditive et visuelle

Le son « da », issu de la fusion des informations auditive et visuelle

Explication

L’effet McGurk montre que le cerveau fusionne les informations auditive et visuelle pour produire un percept unique, ici « da ». La perception ne reproduit donc pas nécessairement séparément le son entendu ou le mouvement des lèvres observé.

7. Quels sont les cinq sens classiquement admis ?

La respiration, la locomotion, l’ouïe, la vue et l’odorat
La proprioception, l’équilibre, la vue, le goût et l’odorat
L’ouïe, la douleur, la température, le toucher et la vue
L’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat

L’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat

Explication

Les cinq sens classiquement admis sont l’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat. La proprioception et le système vestibulaire sont bien des systèmes perceptifs, mais ils ne font pas partie de cette classification traditionnelle des cinq sens.

8. Quelle définition correspond aux systèmes perceptivo-moteurs associés à Gibson ?

Des modalités qui remplissent simultanément une fonction perceptive et une fonction motrice
Des organes qui reçoivent des signaux sensoriels sans participer à l’action
Des mécanismes qui produisent des mouvements indépendamment de toute information perceptive
Des catégories qui regroupent les cinq sens selon la nature de leurs récepteurs

Des modalités qui remplissent simultanément une fonction perceptive et une fonction motrice

Explication

Les systèmes perceptivo-moteurs associent simultanément la perception et l’action, car ils permettent de recueillir des informations tout en contribuant au contrôle moteur. Ils ne se limitent donc ni à la réception sensorielle ni à la classification des cinq sens.

9. Que désigne le contraste dans une scène visuelle ?

Une répétition régulière de bandes dans une image
Une différence entre les propriétés de zones adjacentes
Une propriété lumineuse propre à une zone isolée
Une variation de couleur indépendante du voisinage

Une différence entre les propriétés de zones adjacentes

Explication

Le contraste correspond à une différence entre des zones voisines, ce qui permet de les distinguer. L’idée d’une propriété propre à une zone isolée confond le contraste avec une caractéristique locale indépendante de son environnement.

10. Comment définit-on la fréquence spatiale d’une image ?

Par le nombre de cycles par unité de distance angulaire
Par la distance séparant deux objets visibles
Par l’intensité moyenne de la lumière dans une zone
Par la quantité de couleurs présentes dans une scène

Par le nombre de cycles par unité de distance angulaire

Explication

La fréquence spatiale mesure le nombre de cycles, chaque cycle étant une paire de bandes sombre et claire, par unité de distance angulaire. Elle ne correspond donc ni à l’intensité moyenne ni au nombre de couleurs.

11. Quelle information est principalement portée par les hautes fréquences spatiales dans une scène visuelle ?

Les contours et les détails fins
La direction générale des mouvements
La couleur dominante de chaque région
Les grandes zones d’ombre et de lumière

Les contours et les détails fins

Explication

Les hautes fréquences spatiales décrivent les variations rapides de luminance associées aux contours et aux détails. Les grandes zones lumineuses ou sombres relèvent plutôt des basses fréquences spatiales.

12. Quelle différence caractérise le mieux la vision centrale par rapport à la vision périphérique ?

Elle permet une perception fine des détails, des couleurs et des hautes fréquences
Elle détecte rapidement les mouvements tout en fournissant une image grossière
Elle analyse les grandes zones lumineuses sans distinguer les couleurs
Elle localise les stimuli sans permettre la reconnaissance de leurs formes

Elle permet une perception fine des détails, des couleurs et des hautes fréquences

Explication

La vision centrale, assurée par la fovéa et riche en cônes, offre une perception précise des détails, des couleurs et des hautes fréquences. La détection du mouvement et la perception grossière sont davantage associées à la vision périphérique.

13. Quel trajet suit l’information provenant du champ visuel droit ?

Elle est traitée par l’hémisphère gauche après le croisement des fibres nasales
Elle est traitée par l’hémisphère droit après le croisement des fibres temporales
Elle est répartie également entre les deux hémisphères cérébraux
Elle reste dans l’œil droit sans passer par le chiasma optique

Elle est traitée par l’hémisphère gauche après le croisement des fibres nasales

Explication

Le champ visuel droit est traité par l’hémisphère gauche, car les fibres concernées se réorganisent au niveau du chiasma optique, les fibres nasales croisant alors que les fibres temporales ne croisent pas. L’erreur fréquente consiste à attribuer le croisement aux fibres temporales.

14. Quelle fonction caractérise principalement le système sous-cortical par rapport au système cortical ?

Identifier les détails fins nécessaires à la lecture
Reconnaître les objets en analysant précisément leurs formes
Localiser rapidement un stimulus et orienter le corps vers lui
Discriminer les motifs complexes présentés dans une image

Localiser rapidement un stimulus et orienter le corps vers lui

Explication

Le système sous-cortical sert à localiser rapidement un stimulus et à orienter la tête ou le corps vers celui-ci. L’analyse détaillée des formes, la reconnaissance des objets et la discrimination des motifs relèvent plutôt du système cortical.

15. Quelle association entre les voies visuelles et leurs fonctions est correcte ?

La voie ventrale localise les stimuli, tandis que la voie dorsale analyse leurs couleurs
La voie ventrale détecte le mouvement, tandis que la voie dorsale discrimine les formes
La voie ventrale sert à reconnaître, tandis que la voie dorsale sert à guider l’action
La voie ventrale guide les mouvements, tandis que la voie dorsale reconnaît les objets

La voie ventrale sert à reconnaître, tandis que la voie dorsale sert à guider l’action

Explication

La voie ventrale correspond à une vision destinée à la perception et à la reconnaissance des formes et des objets, tandis que la voie dorsale guide l’action vers ces objets. Les autres associations inversent ou attribuent incorrectement leurs fonctions.

16. Quelle distinction oppose correctement les seuils sensoriels absolu et différentiel ?

Le seuil absolu concerne les couleurs, tandis que le seuil différentiel concerne les mouvements
Le seuil absolu mesure la reconnaissance d’un objet, tandis que le seuil différentiel mesure sa localisation
Le seuil absolu concerne une différence entre stimulations, tandis que le seuil différentiel concerne une stimulation isolée
Le seuil absolu concerne la détection d’un stimulus, tandis que le seuil différentiel concerne la détection d’un changement

Le seuil absolu concerne la détection d’un stimulus, tandis que le seuil différentiel concerne la détection d’un changement

Explication

Le seuil absolu est la plus petite énergie nécessaire pour détecter une stimulation, tandis que le seuil différentiel est le plus petit écart perceptible entre deux stimulations. Les autres propositions confondent ces deux types de seuils avec des fonctions visuelles particulières.

17. À quelle condition une valeur de stimulus correspond-elle au seuil absolu ?

Elle est distinguée de la suivante dans 75 % des présentations
Elle est reconnue comme un objet dans toutes les présentations
Elle est comparée à une stimulation plus intense dans 25 % des présentations
Elle est détectée dans 50 % des présentations

Elle est détectée dans 50 % des présentations

Explication

Le seuil absolu est défini par la valeur d’un stimulus détectée dans la moitié des présentations. Il concerne donc la détection d’une stimulation, et non la comparaison entre deux intensités.

18. Que mesure le seuil différentiel, ou JND ?

L’écart minimal entre deux stimulations perçu dans 50 % des cas
La différence maximale entre deux stimulations reconnue sans erreur
La plus faible stimulation détectée dans 50 % des présentations
La quantité moyenne d’énergie nécessaire pour identifier une stimulation

L’écart minimal entre deux stimulations perçu dans 50 % des cas

Explication

Le JND correspond au plus petit écart entre deux valeurs de stimulation qui est perçu dans 50 % des cas. La plus faible stimulation détectable définit plutôt le seuil absolu.

19. Deux objets ont la même taille physique, mais l’un est plus éloigné et présente une taille angulaire plus petite : quel phénomène permet de les percevoir comme ayant une taille identique ?

Le gradient de densité de texture
La parallaxe de mouvement
La constance de taille
La disparité rétinienne

La constance de taille

Explication

La constance de taille permet de percevoir comme identiques des objets de même taille physique malgré des tailles angulaires différentes liées à leur distance. La disparité rétinienne concerne plutôt la perception de la profondeur à partir de la différence entre les images reçues par les deux yeux.

20. Quel mécanisme binoculaire utilise la différence entre les images reçues par deux yeux séparés en moyenne de 6 cm pour percevoir la profondeur ?

La vision stéréoscopique
La perspective visuelle
L’accommodation cristallinienne
Le flou différentiel

La vision stéréoscopique

Explication

La vision stéréoscopique exploite la disparité rétinienne entre les deux yeux pour produire une perception de la profondeur. L’accommodation et le flou différentiel sont des indices monoculaires, tandis que la perspective visuelle est un indice pictural.

21. Lorsqu’un observateur se déplace, quelle différence de mouvement rétinien permet de distinguer un objet proche d’un objet éloigné ?

L’objet proche se déplace plus rapidement sur la rétine que l’objet éloigné.
L’objet éloigné se déplace plus rapidement sur la rétine que l’objet proche.
La vitesse rétinienne dépend de la taille physique plutôt que de la distance.
Les deux objets produisent une vitesse rétinienne équivalente.

L’objet proche se déplace plus rapidement sur la rétine que l’objet éloigné.

Explication

La parallaxe de mouvement indique qu’un objet proche possède une vitesse apparente plus importante sur la rétine lors du déplacement de l’observateur. L’objet éloigné semble se déplacer plus lentement, même si sa taille physique peut être comparable.

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Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur La perception et ses mécanismes.

Qu'est-ce que la perception permet à l'organisme ?

De connaître son environnement et d'y agir.

À quoi sert la perception dans le déplacement et les gestes ?

À détecter l'environnement pour se déplacer et agir.

Comment la perception d'autrui influence-t-elle le comportement ?

Elle permet d'adapter le comportement en identifiant intentions et émotions.

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