QCM : Le titrage direct (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe permet à un titrage direct de déterminer la concentration de l’espèce recherchée ?

Une seule réaction avec un réactif de concentration connue
Plusieurs réactions successives avec des réactifs connus
Une seule réaction avec un réactif de concentration inconnue
Une mesure physique sans réaction avec l’espèce recherchée

Une seule réaction avec un réactif de concentration connue

Explication

Le titrage direct détermine la concentration grâce à une seule réaction entre l’espèce recherchée et un réactif de concentration connue. Plusieurs réactions successives, un réactif titrant inconnu ou une mesure sans réaction ne correspondent pas à ce principe.

2. Une réaction de titrage atteint rapidement son état final et consomme entièrement le réactif limitant, mais une réaction parasite consomme aussi le réactif titré. Quelle condition nécessaire au titrage n’est pas respectée ?

Le caractère total, car une réaction parasite consomme un réactif
La rapidité, car une réaction parasite consomme un réactif
La stœchiométrie, car une réaction parasite consomme un réactif
L’unicité, car une réaction parasite consomme un réactif

L’unicité, car une réaction parasite consomme un réactif

Explication

La réaction doit être unique : aucune réaction parasite ne doit consommer les réactifs A ou B, sans quoi la relation entre leurs quantités de matière est faussée. La rapidité concerne l’atteinte de l’état final, tandis que le caractère total concerne la consommation du réactif limitant.

3. Pour titrer un volume précis d’une solution inconnue, quel montage faut-il préparer ?

Le titrant dans la burette et le volume mesuré au verre gradué dans le bécher
La solution à titrer dans la burette et le titrant dans le bécher
Le titrant dans la burette et le volume prélevé à la pipette jaugée dans le bécher
Le titrant dans le bécher et le volume prélevé à la pipette jaugée dans la burette

Le titrant dans la burette et le volume prélevé à la pipette jaugée dans le bécher

Explication

Le montage comprend une burette contenant la solution titrante et un bécher ou un erlenmeyer contenant un volume précis de solution à titrer, prélevé à la pipette jaugée. Inverser les solutions ou remplacer la pipette jaugée par un verre gradué ne respecte pas cette disposition.

4. Un titrage suit une réaction acido-basique en mesurant l’évolution du pH. Quelle méthode de suivi convient ?

La colorimétrie
La volumétrie
La conductimétrie
La pH-métrie

La pH-métrie

Explication

La pH-métrie suit l’évolution du pH lors d’une réaction acido-basique. La conductimétrie mesure la conductivité lorsque les concentrations ioniques évoluent, tandis que la colorimétrie convient lorsqu’un changement de teinte net est attendu à l’équivalence.

5. À l’équivalence d’un titrage, que signifie l’égalité des quantités de matière corrigées par les coefficients stœchiométriques ?

Les produits formés sont présents dans les mêmes proportions que les réactifs consommés.
Les réactifs titré et titrant ont été introduits dans les proportions de l’équation et sont consommés.
Le réactif titrant est présent en excès et sa quantité détermine la concentration recherchée.
Les quantités initiales des deux réactifs sont identiques, quels que soient leurs coefficients.

Les réactifs titré et titrant ont été introduits dans les proportions de l’équation et sont consommés.

Explication

À l’équivalence, les quantités de matière des réactifs respectent les coefficients de l’équation, ce qui correspond à leur consommation complète dans les proportions stœchiométriques. L’égalité des quantités initiales n’est pas exigée, car les coefficients peuvent différer.

6. Lors du titrage de HO⁻ par H₃O⁺, quelle évolution de la conductivité est attendue autour de l’équivalence ?

Elle reste presque constante avant l’équivalence, puis diminue après l’équivalence.
Elle diminue avant l’équivalence, atteint un minimum, puis reste constante après l’équivalence.
Elle augmente avant l’équivalence, atteint un maximum, puis diminue après l’équivalence.
Elle diminue avant l’équivalence, atteint un minimum, puis augmente après l’équivalence.

Elle diminue avant l’équivalence, atteint un minimum, puis augmente après l’équivalence.

Explication

Avant l’équivalence, les ions HO⁻ sont remplacés par les ions Cl⁻, moins conducteurs ; après l’équivalence, H₃O⁺ et Cl⁻ s’accumulent et la conductivité augmente. Une hausse avant l’équivalence ne correspond pas au remplacement de HO⁻ par Cl⁻.

7. Quel est le rôle de la courbe dérivée dpH/dVdpH/dV dans le repérage pH-métrique de l’équivalence ?

Son minimum permet de mesurer la concentration du titrant.
Sa pente permet de déterminer le pH initial de la solution.
Son aire permet de calculer le volume de solution titrée.
Son extremum permet de déterminer le volume équivalent.

Son extremum permet de déterminer le volume équivalent.

Explication

L’abscisse de l’extremum de la courbe dpH/dVdpH/dV donne le volume équivalent, et une verticale issue de cet extremum repère le point équivalent sur la courbe de pH. Le pH initial, contrairement au volume équivalent, se lit directement sur la courbe pH=f(V)pH=f(V).

8. Quelle distinction décrit correctement la zone de virage d’un indicateur coloré et son rôle dans le choix de l’indicateur pour un titrage acido-basique ?

La zone de virage est le pH exact de l’équivalence, et elle doit coïncider avec le pH initial.
La zone de virage mesure l’acidité de l’indicateur, et elle doit se situer après le pH à l’équivalence.
La zone de virage indique la quantité d’indicateur nécessaire, et elle doit correspondre au volume équivalent.
La zone de virage est l’intervalle où les deux teintes sont perceptibles, et elle doit contenir le pH à l’équivalence.

La zone de virage est l’intervalle où les deux teintes sont perceptibles, et elle doit contenir le pH à l’équivalence.

Explication

La zone de virage correspond à l’intervalle de pH où les deux teintes de l’indicateur sont perceptibles, et un indicateur convient si cet intervalle contient le pH à l’équivalence. La zone n’est pas le pH exact de l’équivalence, mais un intervalle qui permet d’en repérer visuellement le voisinage.

9. Si l’incertitude-type d’une moyenne est estimée à partir de mesures répétées, quel effet produit le quadruplement du nombre de mesures, toutes réalisées dans les mêmes conditions ?

L’incertitude-type sur la moyenne est divisée par deux.
L’incertitude-type sur la moyenne est multipliée par deux.
L’incertitude-type sur la moyenne est divisée par quatre.
L’incertitude-type sur la moyenne reste inchangée.

L’incertitude-type sur la moyenne est divisée par deux.

Explication

L’incertitude-type de type A sur la moyenne vaut l’écart-type expérimental divisé par la racine carrée du nombre de mesures ; multiplier ce nombre par quatre divise donc l’incertitude par deux. La division par quatre confond la diminution de l’incertitude avec le rapport entre les nombres de mesures.

10. Après avoir déterminé le volume équivalent d’un titrage, vous devez calculer la concentration de la solution initiale, qui a été diluée avant le dosage. Quelle démarche permet d’obtenir cette concentration ?

Calculer la concentration à partir du seul volume équivalent, puis diviser le résultat par le volume de la solution initiale.
Établir la relation stœchiométrique à l’équivalence, calculer la concentration de la solution diluée, puis appliquer le facteur de dilution.
Appliquer le facteur de dilution au volume équivalent, puis déterminer la concentration sans écrire de relation stœchiométrique.
Utiliser les volumes de titrant et de solution dosée sans tenir compte des coefficients de l’équation équilibrée.

Établir la relation stœchiométrique à l’équivalence, calculer la concentration de la solution diluée, puis appliquer le facteur de dilution.

Explication

La concentration de la solution diluée se déduit de la relation stœchiométrique à l’équivalence, puis la concentration initiale s’obtient en multipliant par le facteur de dilution. Omettre ce facteur donnerait la concentration après dilution plutôt que celle de la solution de départ.

11. Quelles propriétés doit réunir la réaction utilisée pour qu’un titrage direct soit quantitatif ?

Elle doit être totale, rapide et accompagnée d’une réaction parasite mesurable.
Elle doit être totale, rapide et unique, sans réaction parasite consommant les réactifs.
Elle doit être rapide et réversible, avec un réactif titrant présent en excès à l’état final.
Elle doit être lente, réversible et unique, afin d’atteindre progressivement un équilibre.

Elle doit être totale, rapide et unique, sans réaction parasite consommant les réactifs.

Explication

Une réaction quantitative doit être totale, rapide et unique : le réactif limitant est consommé et l’état final est atteint dès l’ajout. Une réaction parasite invaliderait cette condition, même si la réaction principale est rapide et totale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Le titrage direct.

Qu’est-ce qu’un dosage par titrage direct ?

Il détermine une concentration grâce à une seule réaction avec un réactif de concentration connue.

Quels éléments contiennent respectivement la solution titrante et la solution à titrer dans un montage de titrage ?

La burette graduée contient la solution titrante, et le bécher ou erlenmeyer contient un volume précis VaV_a de solution à titrer, prélevé à la pipette jaugée.

Pourquoi un titrage est-il une méthode destructive ?

La réaction consomme l’espèce à doser, rendant l’échantillon irrécupérable.

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