Fiche de révision : Les Dorsales Océaniques et la Formation de la Croûte

Plan du Cours

  1. Structure du globe
  2. Composition des roches
  3. Formation de la croûte océanique
  4. Divergence et dorsales
  5. Fusion et magma basaltique
  6. Devenir de la lithosphère
  7. Métamorphisme en zone de subduction

1. Structure du globe

Notions clés & Définitions

Croûte continentale
La croûte continentale est la couche superficielle solide qui forme les continents. Elle peut atteindre environ 30 km d'épaisseur. Elle est principalement composée de roches granitiques.

Croûte océanique
La croûte océanique est la couche de roche solide située sous les océans, avec une épaisseur d'environ 7 km. Elle est principalement composée de roches basaltiques.

Manteau
Le manteau est la couche située en dessous de la croûte, constituée de roche péridotite. Il s'étend de la limite supérieure à environ 2900 km de profondeur. Il comprend une partie solide supérieure et inférieure.

Noyau externe liquide
Le noyau externe est une couche liquide composée principalement de fer et de nickel, située entre 2900 km et 5100 km de profondeur.

Noyau interne solide
Le noyau interne est une sphère solide, également composée de fer et de nickel, située à environ 5100 km de profondeur.

Moho
Le Moho (discontinuité de Mohorovičić) est la frontière entre la croûte et le manteau, située à environ 7 km sous l'océan et 30 km sous les continents.

Points essentiels

La Terre est composée de couches distinctes : la croûte continentale (~30 km), la croûte océanique (~7 km), le manteau, le noyau externe liquide et le noyau interne solide. La croûte, qu’elle soit continentale ou océanique, repose sur le manteau, qui est constitué de péridotite. La limite entre la croûte et le manteau est marquée par le Moho. Le manteau s’étend jusqu’à environ 2900 km de profondeur, où commence le noyau externe liquide, suivi du noyau interne solide à 5100 km. La chaleur interne de la Terre provient en partie du noyau et des éléments radioactifs du manteau, ce qui permet le déplacement des plaques tectoniques.

À retenir

Comprendre la structure interne de la Terre, avec ses différentes couches, est essentiel pour saisir les mécanismes géodynamiques qui influencent la surface terrestre, notamment le déplacement des plaques tectoniques.

2. Composition des roches

Notions clés & Définitions

Granite : AUTEUR (date) : roche magmatique plutonique caractérisée par une texture grenue, composée principalement de quartz, pyroxène, mica, orthose et plagioclase. Elle est typique de la croûte continentale.

Basalte : AUTEUR (date) : roche magmatique volcanique à texture microlithique, de couleur marron foncé ou gris, contenant olivine, verre, pyroxène, mica et plagioclase. Elle forme la croûte océanique en surface.

Gabbro : AUTEUR (date) : roche magmatique plutonique à texture grenue, de couleur noir tacheté ou gris clair, riche en olivine, pyroxène, verre et plagioclase. Elle constitue la partie profonde de la croûte océanique.

Péridotite : AUTEUR (date) : roche grenue du manteau, principalement composée de pyroxène et d’olivine, de couleur noire ou verdâtre, très dense.

Points essentiels

Les roches de la croûte continentale et océanique présentent des compositions et textures distinctes : le granite, à texture grenue, est prédominant dans la croûte continentale, tandis que le basalte, à texture microlithique, et le gabbro, à texture grenue, dominent dans la croûte océanique. La densité varie aussi : le granite a une densité de 38,4 g·mL⁻¹, le basalte 66,5 g·mL⁻¹, et le gabbro 99,1 g·mL⁻¹. Le manteau est principalement constitué de péridotite, une roche grenue riche en olivine et pyroxène, très dense avec une densité d’environ 3 g·mL⁻¹.

À retenir

La diversité des roches terrestres reflète leur origine, leur environnement de formation et leur rôle dans la dynamique terrestre, avec une distinction claire entre les roches de la croûte continentale, océanique et du manteau.

3. Formation de la croûte océanique

Notions clés & Définitions

Dorsale océanique : Zone de divergence des plaques lithosphériques où le manteau remonte à la surface, entraînant la formation de la croûte océanique. (Source)

Chambre magmatique : Réservoir souterrain où le magma basaltique, issu de la fusion partielle du manteau, s'accumule avant de remonter à la surface ou de cristalliser en profondeur. (Source)

Fusion partielle : Processus par lequel une partie de la péridotite du manteau fond, généralement lorsque la température atteint le solidus, produisant du magma basaltique. (Source)

Solidus : Température à laquelle la péridotite commence à fondre partiellement, ici environ 1300 °C, permettant la génération de magma. (Source)

Magma basaltique : Magma riche en silice, issu de la fusion partielle du manteau, qui se solidifie en surface pour former du basalte ou en profondeur pour former du gabbro. (Source)

Points essentiels

La croûte océanique se forme au niveau des dorsales, où le manteau remonte en raison du transfert de chaleur, ce qui rend le matériau ductile. Lorsqu'il atteint la zone sous la dorsale, la température y est d'environ 1300 °C, ce qui correspond au solidus, déclenchant une fusion partielle de la péridotite. Cette fusion produit du magma basaltique, qui remplit une chambre magmatique située sous la dorsale. En refroidissant lentement, notamment en profondeur, ce magma cristallise pour former du gabbro, une roche plutonique à structure grenue avec de gros cristaux. En surface, le magma refroidit rapidement pour former du basalte. La formation de la croûte océanique est un processus dynamique, avec une séparation des plaques d'environ 2 cm par an dans l'Atlantique et plus de 7 cm par an dans le Pacifique. Ce processus explique la distribution des roches magmatiques et la création continue de la croûte océanique lors de la divergence des plaques.

À retenir

La formation de la croûte océanique résulte d'une fusion partielle du manteau sous les dorsales, où le magma basaltique, stocké dans une chambre magmatique, cristallise en profondeur en gabbro ou en surface en basalte, illustrant un processus dynamique de création de la croûte océanique.

4. Divergence et dorsales

Notions clés & Définitions

  • AUTEUR : voir section 2
  • Rift : fissure ou dépression formée lors de la divergence, souvent associée à une faille normale.
  • Marge passive : zone située à proximité d’une dorsale où la croûte s’étend sans activité tectonique intense, souvent caractérisée par une absence de séismes majeurs.
  • Faille normale : faille où le bloc supérieur se déplace vers le bas par rapport au bloc inférieur, typique lors de l’extension lithosphérique.
  • Extension lithosphérique : processus d’allongement de la croûte terrestre, permettant la formation de nouvelles croûtes océaniques.

Points essentiels

Les dorsales sont des zones de divergence où les plaques tectoniques s’écartent, créant des rifts et des failles normales. Ce mouvement d’éloignement permet à la lithosphère de s’étirer, ce qui entraîne la formation progressive de la croûte océanique. Lors de cette extension lithosphérique, des failles normales apparaissent, avec des blocs basculés et des sédiments déposés. Le rift, qui est une dépression ou fissure dans la croûte, marque souvent le centre de la dorsale. La zone située à proximité de la dorsale, appelée marge passive, se caractérise par une absence d’activité tectonique intense, permettant à la croûte de s’étendre sans séismes majeurs. La croûte océanique nouvellement formée s’étire le long de l’axe de la dorsale, où l’extension lithosphérique est la plus forte, et s’éloigne progressivement vers les marges passives.

À retenir

Les dorsales illustrent comment la divergence des plaques façonne le fond océanique, en créant de nouvelles croûtes océaniques et en influençant la tectonique globale.

5. Fusion et magma basaltique

Notions clés & Définitions

isotherme solidus
Limite de température à laquelle une roche passe de l’état solide à un état partiellement liquide. Au-delà de cette température, la roche commence à fondre, mais la fusion n’est pas encore totale.

fusion partielle de la péridotite
Processus à partir duquel certains minéraux de la péridotite fondent lorsque la température atteint environ 1300 °C, dépassant l’isotherme solidus, ce qui génère un liquide riche en silicates, appelé magma basaltique.

microlithe
Cristal microscopique, souvent en forme de baguette, présent dans la roche volcanique. Dans le basalte, ils constituent la texture microlithique, formés lors d’un refroidissement rapide.

verre volcanique
Partie non cristallisée de la roche, formée lors d’un refroidissement très rapide du magma. Elle entoure les cristaux microscopiques dans le basalte, donnant une texture vitreuse.

refroidissement rapide
Processus par lequel la roche passe rapidement de la température de fusion (environ 1300 °C) à une température proche de 20 °C, en quelques secondes, empêchant la cristallisation complète et favorisant la formation de verre.

Points essentiels

La fusion partielle de la péridotite débute à environ 1300 °C, dépassant l’isotherme solidus, ce qui entraîne la formation d’un magma basaltique. Ce magma, liquide, résulte de la fusion partielle de certains minéraux de la péridotite. Le basalte, roche volcanique issue de ce magma, possède une texture microlithique caractérisée par la présence de nombreux microlithes, cristaux microscopiques en forme de baguettes, principalement de plagioclase. Cette texture résulte d’un refroidissement rapide, passant de 1300 °C à 20 °C en quelques secondes, ce qui explique la présence de verre volcanique, partie non cristallisée entourant les cristaux. La structure microlithique, avec ses cristaux très petits et sa pâte de verre, est typique de la roche formée lors d’un refroidissement rapide.

À retenir

La nature du magma basaltique et sa texture microlithique résultent directement des conditions thermiques et cinétiques lors de sa formation et refroidissement, notamment la fusion partielle à haute température et le refroidissement rapide qui empêche une cristallisation complète.

6. Devenir de la lithosphère

Notions clés & Définitions

  • AUTEUR : voir section 2

Métamorphisme d'hydratation : transformation minérale de la roche sous l’effet de l’eau, lors de l’hydratation, modifiant la composition minéralogique. AUTEUR (date) : métamorphisme associé à l’hydratation de la croûte océanique.

Micaschistes : roches métamorphiques riches en mica, résultant du métamorphisme d’hydratation de la lithosphère océanique lors de la subduction. AUTEUR (date) : roches métamorphiques issues de la subduction.

Schistes verts : roches métamorphiques formées à partir de la lithosphère océanique lors de la subduction, caractérisées par leur couleur verte due à la chlorite. AUTEUR (date) : roches métamorphiques de la zone de subduction.

Subduction : processus par lequel une plaque lithosphérique dense plonge sous une autre plaque, généralement une plaque continentale, entraînant la disparition de la lithosphère océanique et sa transformation en roches métamorphiques. AUTEUR (date) : processus de plongée de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale.

Points essentiels

En s’éloignant de la dorsale, la croûte océanique composée de basaltes et de gabbros se refroidit, ce qui augmente sa densité. Lors de ce refroidissement, elle s’hydrate, entraînant une modification minéralogique : le pyroxène se transforme en amphibole, puis en chlorite, et enfin en actinote. Ces transformations résultent d’un métamorphisme d’hydratation, qui modifie la composition minérale de la roche.

Lors de la subduction, la lithosphère océanique, devenue plus dense, plonge sous la lithosphère continentale. Elle subit un métamorphisme qui la transforme en schistes verts, puis en schistes bleus, et enfin en éclogites selon la profondeur. Ces roches métamorphiques illustrent le devenir minéral de la lithosphère océanique lors de son recyclage dans la zone de subduction.

La subduction entraîne la disparition de la lithosphère océanique, qui est absorbée sous la lithosphère continentale, en raison de sa densité accrue. La densité de la lithosphère océanique augmente en se refroidissant, passant d’environ 2.0, car la cristallisation solidifie davantage les matériaux, favorisant sa plongée dans le manteau.

À retenir

Le devenir de la lithosphère océanique est marqué par des transformations minérales et métamorphiques, qui accompagnent sa plongée et son recyclage dans les zones de subduction.

7. Métamorphisme en zone de subduction

Notions clés & Définitions

Métamorphisme basse pression basse température

  • AUTEUR : voir section 2

Déshydratation
AUTEUR (date) : processus par lequel l’eau contenue dans les minéraux ou la roche est expulsée lors de l’augmentation de la pression et de la température, influençant la composition minéralogique et la dynamique de la zone de subduction.

Schistes bleus
AUTEUR (date) : roches métamorphiques issues du métamorphisme basse pression basse température, contenant principalement des minéraux bleus comme l’actinote, témoins d’un état de déshydratation progressive.

Éclogite
AUTEUR (date) : roche métamorphique formée à haute pression, riche en grenat, résultant de l’enfoncement profond de la lithosphère en zone de subduction, caractérisée par une structure grenue.

Grenat
AUTEUR (date) : minéral rouge, principal composant de l’éclogite, formé sous haute pression, témoignant de conditions extrêmes de profondeur.

Points essentiels

Le métamorphisme en zone de subduction évolue avec la profondeur : en surface ou à faible profondeur, on trouve des schistes verts, issus d’un métamorphisme à basse pression et basse température. En s’enfonçant, la roche subit une déshydratation progressive, ce qui favorise la formation de schistes bleus, caractérisés par la présence de minéraux bleus comme l’actinote. La déshydratation libère de l’eau, modifiant la dynamique de la subduction et la composition minéralogique.

Plus la lithosphère s’enfonce, plus la pression augmente, entraînant la transformation des schistes bleus en éclogite. Cette roche riche en grenat témoigne de conditions de haute pression, généralement supérieures à celles favorisant la formation des schistes bleus. La déshydratation progressive et la transformation minéralogique illustrent l’adaptation des roches aux conditions extrêmes de la zone de subduction.

À retenir

Le métamorphisme en zone de subduction montre comment les roches s’adaptent aux conditions de pression et température croissantes, passant de schistes verts à éclogites riches en grenat, tout en libérant de l’eau lors de la déshydratation, ce qui influence la dynamique tectonique.

Tableaux de Synthèse

CritèreCroûte continentaleCroûte océaniqueManteauNoyau externe liquideNoyau interne solide
CompositionRoches granitiquesRoches basaltiquesPéridotiteFer et nickel liquideFer et nickel solide
ÉpaisseurEnviron 30 kmEnviron 7 kmJusqu’à 2900 km--
Discontinuité (Moho)PrésentePrésente---
TextureGrenue (granite, gabbro)Microlithique (basalte), grenue (gabbro)Grenue (péridotite)--
Densité2,6 à 2,7 g/mL (granite)3,0 à 3,3 g/mL (basalte, gabbro)~3 g/mLPlus dense que la croûteTrès dense

| Processus géodynamique | Formation de la croûte, divergence des plaques | Fusion partielle du manteau, dorsales | Convection mantellique | Fusion partielle, magma basaltique| Solidification du magma | | Acteur principal | Dorsales, plaques tectoniques | Dorsales, convection mantellique | Convection mantellique | Fusion partielle du manteau | Crystallisation du magma |

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la composition de la croûte continentale (granite) avec celle de la croûte océanique (basalte).
  2. Assimiler le Moho à une simple frontière sans préciser qu’il marque la discontinuité entre croûte et manteau.
  3. Oublier que le manteau est principalement constitué de péridotite, roche dense du manteau.
  4. Confondre la formation de la croûte océanique avec celle de la croûte continentale : processus liés mais distincts.
  5. Négliger l’importance de la fusion partielle dans la génération du magma basaltique.
  6. Confondre dorsale océanique et marge passive : la dorsale est une zone active de divergence, la marge passive une zone d’extension sans activité tectonique majeure.
  7. Oublier que le noyau externe est liquide et le noyau interne solide, malgré leur composition similaire.

Checklist Examen

  1. Connaître la structure interne de la Terre : croûte continentale (~30 km), croûte océanique (~7 km), manteau (jusqu’à 2900 km), noyau externe liquide et noyau interne solide.

  2. Maîtriser la composition et texture des principales roches : granite, basalte, gabbro, péridotite.

  3. Expliquer le processus de formation de la croûte océanique : fusion partielle du manteau sous les dorsales, cristallisation en profondeur en gabbro ou en surface en basalte.

  4. Définir une dorsale océanique et ses caractéristiques : zone de divergence, formation de nouvelle croûte, rift, faille normale.

  5. Comprendre le mécanisme d’extension lithosphérique lors de divergence des plaques et formation des failles normales.

  6. Expliquer le processus de fusion partielle du manteau à environ 1300 °C produisant du magma basaltique.

  7. Identifier les roches magmatiques associées : basalte en surface, gabbro en profondeur.

  8. Connaître le rôle des chambres magmatiques dans la formation de la croûte océanique.

  9. Savoir que le Moho marque la discontinuité entre croûte et manteau.

  10. Maîtriser les processus liés au métamorphisme en zone de subduction : haute pression, faible température, formation de roches métamorphiques spécifiques (non détaillées ici mais à connaître si abordé).

  11. Assimiler les concepts clés liés à l’extension lithosphérique et à la divergence des plaques dans le contexte des dorsales océaniques.

  12. Connaître les auteurs ou concepts clés mentionnés : "AUTEUR" pour roches magmatiques (ex: granite, basalte), "Source" pour dorsale océanique et fusion partielle.

  13. Vérifier que l’on maîtrise bien tous les termes techniques : Moho, solidus, fusion partielle, chambre magmatique, rift, faille normale.

  14. S’assurer de connaître les mécanismes géodynamiques fondamentaux qui expliquent la formation et l’évolution des dorsales océaniques.

  15. Dernier item : Savoir expliquer comment le processus de divergence contribue à l’expansion océanique et à la dynamique globale du globe terrestre.

Teste tes connaissances

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1. Comment peut-on définir la croûte océanique dans le contexte de la structure du globe ?

2. Comment la fusion partielle du manteau sous une dorsale océanique contribue-t-elle à la formation de la croûte océanique ?

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Mémorisez les concepts clés de Les Dorsales Océaniques et la Formation de la Croûte avec 14 flashcards interactives.

Structure du globe — couches ?

Croûte, manteau, noyau

Croûte continentale — composition ?

Roches granitiques

Croûte océanique — épaisseur ?

Environ 7 km

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