QCM : Les dynamiques intergroupes et conflits — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année Samuel Stouffer a-t-il publié sa théorie sur la déprivation relative ?

1961
1949
1959
1940

1949

Explication

Samuel Stouffer a publié ses travaux sur la déprivation relative en 1949, année durant laquelle il a mis en évidence que le sentiment de privation provient de comparaisons sociales et peut influencer le comportement social.

2. Selon la théorie des conflits réels de Sherif, quel est l’effet de la mise en place de buts supra-ordonnés sur la relation entre groupes en conflit ?

Elle augmente la compétition et la hostilité entre groupes
Elle n’a aucun impact sur les relations intergroupes
Elle réduit la tension et favorise la coopération intergroupe
Elle renforce les stéréotypes négatifs et l’exclusion

Elle réduit la tension et favorise la coopération intergroupe

Explication

La théorie de Sherif indique que la mise en place de buts supra-ordonnés, nécessitant la coopération entre groupes, cause une réduction de la tension et favorise une relation plus pacifique et coopérative, diminuant ainsi la discrimination.

3. Comment peut-on appliquer concrètement la théorie psycho-dynamique pour comprendre la persistance de comportements discriminatoires dans un groupe ?

En observant la capacité d’un groupe à coopérer sur des objectifs communs, selon Sherif
En analysant les croyances dogmatiques et la rigidité mentale des individus, selon Rokeach
En mesurant la déprivation relative et la perception d’injustice, selon Stouffer
En identifiant une personnalité autoritaire et en comprenant le processus de soumission à l’autorité, selon Adorno

En identifiant une personnalité autoritaire et en comprenant le processus de soumission à l’autorité, selon Adorno

Explication

La théorie psycho-dynamique, notamment selon Adorno, met en avant que la personnalité autoritaire, caractérisée par une soumission à l’autorité et une rigidité mentale, facilite le maintien de comportements discriminatoires. Appliquer cette théorie consiste à analyser ces traits de personnalité pour comprendre la persistance de la discrimination.

4. Qui est crédité de la formulation de la théorie des conflits réels ?

Carl Jung
Muzafer Sherif
Henri Tajfel
Jean Piaget

Muzafer Sherif

Explication

Muzafer Sherif est l'auteur principal de la théorie des conflits réels, qui explique que la discrimination intergroupe naît de buts incompatibles ou d'intérêts en compétition. Les autres noms, comme Jung, Tajfel ou Piaget, sont associés à d’autres champs ou théories en psychologie, mais pas à cette théorie spécifique.

5. En quoi la compétition intergroupe et la coopération sur des buts communs diffèrent-elles dans le cadre de la théorie des conflits réels de Sherif ?

La compétition favorise la hostilité, tandis que la coopération la réduit.
La compétition est liée à des intérêts matériels, alors que la coopération concerne uniquement des valeurs symboliques.
La compétition unit les groupes, alors que la coopération les divise.
La compétition n’affecte pas les relations intergroupes, alors que la coopération la détruit.

La compétition favorise la hostilité, tandis que la coopération la réduit.

Explication

Selon Sherif, la compétition entre groupes augmente la hostilité et la méfiance, tandis que la coopération sur des buts communs favorise la réconciliation et la réduction des tensions.

6. Quelle caractéristique essentielle de l'expérience de la caverne aux voleurs illustre la formation des groupes ?

L'absence de développement d'une identité collective
L'apparition immédiate de comportements hostiles entre groupes
La mise en place de normes sociales et de rôles au sein des groupes
La résolution rapide des conflits par la coopération

La mise en place de normes sociales et de rôles au sein des groupes

Explication

La phase de formation dans l'expérience de Sherif montre que les groupes développent des normes sociales, des rôles, et une identité collective. La mise en place de ces éléments est une caractéristique centrale de la formation des groupes, contrairement à l'apparition immédiate de comportements hostiles ou à l'absence de développement identitaire, qui interviennent dans d'autres phases ou contextes.

7. Comment peut-on définir une norme sociale dans le cadre de la formation d’un groupe selon les études sur les interactions intergroupes?

Une exigence formelle imposée par un leader du groupe
Un comportement individuel conforme aux attentes personnelles
Une règle implicite ou explicite partagée par les membres du groupe qui régule leurs comportements
Une règle qui s’applique uniquement aux membres du groupe lors d’un conflit

Une règle implicite ou explicite partagée par les membres du groupe qui régule leurs comportements

Explication

Une norme sociale est une règle ou un code de conduite, implicite ou explicite, que les membres d’un groupe adoptent collectivement pour réguler leurs comportements et maintenir la cohésion. Elle émerge lors de la formation du groupe, notamment dans le cadre des activités, de l’organisation ou de la socialisation, comme illustré par l’expérience de Sherif.

8. À quelle étape, dans la chronologie des recherches sur la décision de groupe et la polarisation, Sherif a-t-il montré que les groupes établissent des normes et renforcent leur cohésion ?

Après la mise en place d’activités coopératives visant la réduction des tensions
Après avoir observé la polarisation des opinions en groupe
Pendant la phase de délibération finale du groupe
Avant d’étudier la formation de normes et la cohésion dans ses expériences

Avant d’étudier la formation de normes et la cohésion dans ses expériences

Explication

Sherif a d'abord étudié la formation de normes et la cohésion au sein des groupes lors de ses expériences, notamment dans la phase de formation et d'établissement des règles sociales. C'est avant que la polarisation ou la déviation extrême des opinions ne soit observée, ce qui en fait une étape chronologique préalable essentielle dans la compréhension de la dynamique de décision de groupe.

9. Quel est le rôle principal de la compétition intergroupe selon la théorie des conflits réels de Sherif (1961) ?

Elle permet d’expliciter la genèse des comportements hostiles et de la discrimination entre groupes.
Elle sert à renforcer la cohésion interne des groupes en leur donnant un objectif commun.
Elle contribue à la création de normes sociales favorables à la coopération.
Elle facilite la communication et la résolution pacifique des différends.

Elle permet d’expliciter la genèse des comportements hostiles et de la discrimination entre groupes.

Explication

Selon la théorie des conflits réels de Sherif, la compétition intergroupe est un mécanisme permettant d’expliciter comment et pourquoi les groupes développent des comportements hostiles, de la déshumanisation et de la discrimination, en raison d’intérêts ou de buts incompatibles. Elle n’est pas principalement destinée à renforcer la cohésion interne (option 0), ni à favoriser la communication ou la résolution pacifique (option 2), ni à créer des normes coopératives (option 3). Sa fonction centrale est d’établir le lien entre la rivalité pour des ressources ou objectifs et la manifestation de tensions et hostilité intergroupes.

10. En quelle année Sherif et ses collègues ont-ils réalisé l'expérience de la caverne aux voleurs pour étudier la réduction des tensions par coopération ?

1980
1955
1961
1970

1961

Explication

L'expérience de la caverne aux voleurs a été menée par Sherif et al. en 1961, ce qui constitue un fait précis et essentiel pour situer cette étude dans son contexte historique. Cette date est largement documentée dans la littérature sur la psychologie sociale et la résolution des conflits intergroupes.

11. Quelles sont les principales critiques formulées à l’encontre de l’approche intergroupe ?

Elle tend à considérer la compétition comme la seule cause de conflit intergroupe, en négligeant d’autres facteurs.
Elle ne prend pas en compte l’influence des normes sociales sur le comportement intergroupe.
Elle sous-estime l’impact de la catégorisation sociale dans la discrimination.
Elle privilégie uniquement la coopération comme moyen de réduire les tensions sans tenir compte des enjeux psychologiques.

Elle tend à considérer la compétition comme la seule cause de conflit intergroupe, en négligeant d’autres facteurs.

Explication

La critique principale de l’approche intergroupe est qu’elle tend à survaloriser la compétition comme cause unique ou principale des conflits, tout en négligeant d’autres mécanismes comme l’identité, la catégorisation ou les facteurs psychologiques plus profonds. Les autres options abordent des aspects moins centraux ou sont incorrectes dans le contexte de la critique principale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Les dynamiques intergroupes et conflits.

Déprivation relative — définition ?

Sentiment d’injustice perçu par comparaison sociale.

Standard de vie mérité — rôle ?

Perception de ce qu’on devrait recevoir ou atteindre.

Comparaison sociale — mécanisme ?

Évaluation de sa situation par rapport à autrui.

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