Fiche de révision : Les enjeux des COP et la transition énergétique

Plan du Cours

  1. Lien climat énergie environnement et COP
  2. Convention climat de 1992 et COP successives
  3. Accord de Paris 2015 et neutralité carbone
  4. COP 28 et COP 29 enjeux et controverses
  5. COP 30 feuille de route et tensions géopolitiques
  6. Acteurs pétroliers étatiques et stratégies OPEP
  7. Rôle de l’AIE et débats sur le pic pétrolier
  8. Stratégies des majors privées après l’accord de Paris
  9. Résilience des énergies fossiles et facteurs de blocage
  10. Accord commercial USA Union européenne et énergie fossile
  11. Europe et énergie décarbonée face aux contraintes

1. Lien climat énergie environnement et COP

Notions clés & Définitions

  • COP : COP désigne la conférence des États parties à une convention internationale sur un sujet donné, notamment le climat.
  • États parties : Les États parties sont les pays qui ont ratifié et signé une convention internationale, devenant membres de celle-ci.
  • Convention-cadre des Nations unies sur les changements clim… : La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est le texte de référence à partir duquel les COP se tiennent dans le monde.
  • Accord de Paris : L’Accord de Paris est le texte mondial issu de la COP 21, servant de cadre pour l’action contre le changement climatique.
  • Neutralité carbone : La neutralité carbone correspond à un bilan où des émissions restantes sont compensées par des moyens de captage, stockage ou autres actions pour atteindre le zéro net.

Points essentiels

  • COP signifie Conference Of Parties et renvoie aux États parties à une convention internationale.
  • Signer une convention relève du pouvoir exécutif, tandis que ratifier relève du pouvoir législatif.
  • La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques date de 1992 et lance le cycle des COP dans le monde.
  • COP 1 a eu lieu en 1995 à Berlin et on compte ensuite environ 30 COP issues de cette première.
  • COP 21 s’est tenue en décembre 2015 à Paris et a débouché sur l’Accord de Paris, texte clé mondial sur le climat.
  • L’objectif est d’empêcher l’augmentation des températures mondiales, avec une cible de moins de 1,5 °C d’ici la seconde moitié du siècle environ, via l’application de l’Accord de Paris depuis la COP 21.

Astuce mémo

Signer (exécutif) puis Ratifier (législatif) : Exé→Légi, comme une chaîne de validation.

2. Convention climat de 1992 et COP successives

Notions clés & Définitions

  • Convention climat de 1992 : Traité-cadre international lancé en 1992 pour coordonner l’action des États contre le réchauffement climatique via des négociations régulières.
  • COP : Conférence des Parties réunissant des États pour négocier et faire évoluer les engagements climatiques au fil des années.
  • Président de la COP : Responsable de la COP chargé d’organiser les travaux, dont le choix peut susciter des controverses liées à son pays d’origine.
  • ADNOC : Entreprise publique des Émirats arabes unis citée dans le contexte d’un président de COP, associée au secteur pétrolier et gazier.
  • Masdar : Organisation des Émirats citée comme liée aux énergies renouvelables, mentionnée dans le contexte du président de COP.

Points essentiels

  • 193 pays participent aux COP, ce qui pousse à organiser les négociations pour impliquer l’ensemble des parties.
  • Les COP doivent évoluer dans leur organisation et leurs priorités pour faire avancer la transition face aux émissions liées aux énergies fossiles.
  • Aux Émirats arabes unis, le président de COP est un Émir et est présenté comme président de l’ADNOC, ce qui crée un conflit d’intérêt potentiel.
  • Le président cité est aussi associé à Masdar et aux énergies renouvelables, ce qui peut freiner ou orienter l’évolution des discussions.
  • COP 28 : le bilan de l’accord de Paris est jugé insuffisant et la transition énergétique implique des besoins financiers de milliers de milliards de dollars par an.
  • COP 28 : la justice climatique est posée comme enjeu, avec un fonds pour compenser les inégalités subies par les pays moins développés.

Astuce mémo

COP = « Parties qui se déplacent » : plus il y a de pays, plus la COP doit changer de place et de méthode pour faire avancer l’accord.

3. Accord de Paris 2015 et neutralité carbone

Notions clés & Définitions

  • Accord de Paris 2015 : Traité international visant à coordonner l’action des pays contre le réchauffement climatique via des engagements nationaux.
  • Neutralité carbone : Objectif consistant à équilibrer les émissions de gaz à effet de serre restantes par des absorptions équivalentes.
  • Taxe carbone : Mécanisme de prix qui fait payer aux émetteurs le coût climatique de leurs émissions de CO2.
  • Marché de permis d’émissions : Système où des entreprises achètent et vendent des droits d’émettre, avec un plafond global d’émissions.
  • CDN contributions déterminées au niveau national : Programme que chaque pays soumet pour progresser vers les objectifs climatiques, mis à jour au fil des années.

Points essentiels

  • La taxe carbone et le marché de permis sont deux leviers économiques pour influencer les entreprises très émettrices.
  • Le marché de vente de permis d’émissions de carbone a été évoqué avec une COP 30 au Brésil, à Belém, mais la COP a été jugée difficile.
  • Le retrait américain de l’accord de Paris de 2015 a été présenté comme un facteur de blocage.
  • La Chine s’est proclamée pays en développement pour payer moins de taxes, ce qui n’a pas convaincu les États-Unis.
  • Les pays pétro-gaziers accueillant les COPS ont été mis en avant, avec 195 pays et les principaux producteurs cités : États-Unis, Arabie Saoudite, Russie.
  • Sans les COPS, la trajectoire aurait mené à un réchauffement d’environ +4,5 °C, mais des progrès ont été attribués à environ 2000 milliards d’investissements dans les énergies propres.

Astuce mémo

CDN = feuille de route nationale : chaque pays soumet sa trajectoire, puis l’actualise.

4. COP 28 et COP 29 enjeux et controverses

Notions clés & Définitions

  • Tropical Forest Forever Facility : Mécanisme de financement visant à protéger les forêts, soutenir la reforestation et aider les pays à conserver leurs forêts.
  • Financement de l’adaptation : Objectif chiffré de financement annuel de l’adaptation au changement climatique, avec une cible à tripler d’ici 2035.
  • Brésil : Pays présenté comme porteur d’objectifs climatiques ambitieux tout en restant un acteur majeur du pétrole et du gaz.
  • OPEP : Organisation regroupant des pays exportateurs de pétrole, créée en 1960 et basée à Vienne.
  • OPEP+ : Alliance créée en 2016 qui regroupe l’OPEP et d’autres producteurs, formant un ensemble de 22 pays.

Points essentiels

  • La Tropical Forest Forever Facility vise la protection des forêts, la reforestation et le financement des pays pour conserver leurs forêts, avec 6,7 milliards mobilisés.
  • L’objectif associé est de tripler le financement de l’adaptation d’ici 2035, en partant d’un niveau actuel de 40 milliards par an.
  • Le Brésil affiche des engagements de réduction des hydrocarbures tout en ayant des objectifs climatiques ambitieux et une activité pétrolière/gazière importante.
  • Le Brésil est décrit comme le 7e pays pétrolier et gazier, avec un forage en cours au large d’Amapa.
  • Les acteurs pétroliers étatiques sont présentés comme centrés sur les enjeux énergétiques, avec une vision où le charbon est vu comme le pire et le pétrole/gaz comme le moins mauvais pour les émissions.

Astuce mémo

Forêts = TFFF (Forever) ; Adaptation = 40→120 d’ici 2035 ; Brésil = objectifs + pétrole (7e) ; OPEP = 12 (Vienne, 1960) ; OPEP+ = 22 (2016).

5. COP 30 feuille de route et tensions géopolitiques

Notions clés & Définitions

  • OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole qui défend une vision de la transition énergétique compatible avec la poursuite des hydrocarbures.
  • Saudi Aramco : Compagnie nationale pétrolière saoudienne qui insiste sur une transition réaliste et sur le rôle durable des énergies fossiles.
  • CPI Compagnie Pétrolière Internationale : Compagnie pétrolière privée, distincte des structures nationales, mentionnée pour illustrer l’écosystème des acteurs du secteur.
  • CPN Compagnie Pétrolière Nationale : Compagnie pétrolière dont l’État est actionnaire principal, présentée comme acteur central du secteur.
  • AIE Agence Internationale de l'énergie : Agence internationale basée à Paris qui regroupe 30 pays développés et publie des rapports sur les trajectoires énergétiques.

Points essentiels

  • La transition énergétique, pour l’OPEP, ne signifie pas l’abandon du pétrole mais la poursuite d’investissements dans les hydrocarbures.
  • L’OPEP prévoit une hausse de la consommation pétrolière mondiale jusqu’en 2050.
  • Saudi Aramco affirme que négliger les énergies fossiles pourrait provoquer des crises majeures.
  • Saudi Aramco défend une transition réaliste, opposée à une approche jugée utopique en Europe.
  • Saudi Aramco relie la transition à l’identification des besoins des pays en développement et au développement de technologies comme le captage du carbone.
  • Amin Naser présente la transition comme une addition d’énergies plutôt qu’un remplacement, avec l’idée que réduire les émissions est plus efficace que substituer gaz et charbon.

Astuce mémo

Transition OPEP = « pas de fin du pétrole, mais nouveaux investissements » ; Naser = « addition, pas substitution » ; AIE = « Net Zero = division par 4 ».

6. Acteurs pétroliers étatiques et stratégies OPEP

Notions clés & Définitions

  • Agence Internationale de l’énergie : Institution basée à Paris qui regroupe des pays développés et publie des scénarios sur l’avenir énergétique.
  • OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole qui défend ses propres analyses et stratégies face aux autres acteurs.
  • Forum des pays exportateurs de Gaz : Forum réunissant des pays exportateurs de gaz, dont certains liés à l’OPEP ou à l’OPEP+.
  • OPEP+ : Cadre de coopération associant des pays producteurs autour de décisions communes sur le pétrole et/ou le gaz.
  • Sommet d’Alger : Rencontre tenue en mars 2024 où des positions sur les investissements gaziers ont été réaffirmées.

Points essentiels

  • L’AIE publie en 2021 le rapport Net Zero by 2050, qui propose de diviser par 4 la production mondiale de pétrole.
  • Le monde produit et consomme environ 100 millions de barils par jour, soit environ 5 milliards de tonnes de pétrole pour fonctionner.
  • L’OPEP n’est pas d’accord avec l’approche de l’AIE et les désaccords ont dégradé les liens entre les deux organisations.
  • Le FPEG (Doha) réunit 12 pays membres, dont certains de l’OPEP ou de l’OPEP+.
  • Les hydrocarbures représentent 55% de la consommation mondiale d’énergie, mentionné juste après la COP 28.
  • Au Sommet d’Alger (mars 2024), le rejet du prétexte de transition vise à empêcher la baisse des investissements dans le gaz au nom de la transition énergétique.

Astuce mémo

AIE = Paris + Net Zero (diviser par 4) ; OPEP = désaccord + “pas avant 2050” (sur le pic) ; FPEG = Doha + gaz ; Alger 2024 = “transition” rejetée pour protéger les investissements gaz.

7. Rôle de l’AIE et débats sur le pic pétrolier

Notions clés & Définitions

  • AIE : Institution internationale qui analyse l’énergie et publie des projections utiles pour anticiper les trajectoires énergétiques.
  • Pic pétrolier : Moment où la production de pétrole atteint un maximum avant de décliner, ce qui alimente des débats sur l’avenir des approvisionnements.
  • OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole qui produit des estimations sur l’évolution de la demande et de l’offre mondiales.
  • Accord Abraham : Accord de 2020 visant à rapprocher des pays arabes d’Israël, avec des effets géopolitiques régionaux.
  • Vision 2030 Arabie Saoudite : Plan saoudien de transformation économique qui vise à diversifier l’économie au-delà du pétrole.

Points essentiels

  • Les projections sur la consommation de pétrole avant 2030 sont incertaines, et l’OPEP estime plutôt un horizon après 2050.
  • Le manque de certitude sur les chiffres conduit à éviter de donner des dates précises sur l’évolution du pétrole.
  • Le nucléaire est jugé délicat dans le contexte américain car les États-Unis ne soutiennent pas la prolifération militaire du nucléaire.
  • L’Accord Abraham de 2020 vise à rapprocher des pays arabes d’Israël, ce qui modifie les dynamiques régionales.
  • La Vision 2030 de l’Arabie Saoudite cherche à diversifier l’économie via pétrochimie, ressources minières (dont le lithium), tourisme, défense, finance, numérique, commerce, infrastructures et santé.
  • Les débats sur le pic pétrolier opposent des visions de calendrier et de trajectoire, mais convergent sur l’idée que l’incertitude est forte.

Astuce mémo

Incertitude = prudence : OPEP repousse (après 2050) et AIE/analyses évitent les dates trop nettes.

8. Stratégies des majors privées après l’accord de Paris

Notions clés & Définitions

  • Accord de Paris 2015 : Accord international visant à limiter le réchauffement climatique, qui oriente les objectifs et les investissements des grandes compagnies énergétiques.
  • Majors privées : Grandes entreprises pétrolières et gazières qui contrôlent une part majeure de la production et de la distribution d’énergie à l’échelle mondiale.
  • Gaz naturel : Énergie fossile dont la combustion émet moins de polluants que le pétrole et le charbon, ce qui en fait une cible privilégiée après 2015.
  • Énergies renouvelables et électricité : Ensemble des sources comme le solaire, l’éolien, la biomasse et la production électrique, utilisées pour réduire la dépendance aux fossiles.
  • CSC capture et stockage du carbone : Technique visant à empêcher le CO₂ d’atteindre l’atmosphère en le capturant à la sortie des installations puis en le stockant.

Points essentiels

  • Après 2015, les majors cherchent à produire davantage d’énergie tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
  • Elles privilégient des projets pétroliers à coûts bas et à faibles émissions pour rester compatibles avec les objectifs de l’accord de Paris.
  • Le gaz naturel est favorisé car il est moins polluant que le pétrole ou le charbon, et il peut aussi remplacer le charbon.
  • Certaines stratégies visent à gagner des parts de marché au charbon, en utilisant des infrastructures de transport similaires pour acheminer différents gaz.
  • Les majors se transforment en groupes énergétiques : elles élargissent vers les renouvelables, l’électricité et l’hydrogène, plutôt que vers le nucléaire ou l’hydroélectricité.
  • Total se distingue par une trajectoire chiffrée à 2050 : baisse du pétrole à 20%, hausse du gaz à 40% et montée des ENR & électricité à 40%.

Astuce mémo

Paris 2015 → 6 leviers : bas coûts + bas CO₂, gaz (remplace charbon), renouvelables/élec/hydrogène, et CSC pour “retenir” le carbone.

9. Résilience des énergies fossiles et facteurs de blocage

Notions clés & Définitions

  • Stockage du carbone (CSC) : Le stockage du carbone est une approche visant à empêcher le CO₂ de rejoindre l’atmosphère en le capturant puis en le confinant à la sortie des installations industrielles.
  • Prix du carbone : Le prix du carbone est un mécanisme économique qui rend l’émission de CO₂ coûteuse afin d’inciter les acteurs à réduire leurs émissions.
  • Taxe carbone remplaçable : La taxe carbone remplaçable est une préférence exprimée pour un dispositif de tarification du carbone pouvant être ajusté ou remplacé plutôt qu’un cadre figé.
  • Minerais stratégiques de la transition : Les minerais stratégiques de la transition sont des ressources clés recherchées pour produire les technologies bas carbone, notamment dans les chaînes d’approvisionnement.
  • Poids des énergies fossiles : Le poids des énergies fossiles désigne la part dominante des combustibles fossiles dans la consommation mondiale d’énergie, ce qui rend la transition plus difficile.

Points essentiels

  • Le CSC vise à capturer le carbone à la sortie de l’usine pour empêcher son départ vers l’atmosphère.
  • Un prix carbone est présenté comme un levier pour réduire le carbone atmosphérique via des incitations à investir dans la baisse des émissions.
  • Les acteurs favorables à un prix carbone dans les grands marchés misent sur le fait qu’une taxe pousse à réduire les émissions pour limiter les pertes financières.
  • ExxonMobil préfère une taxe carbone remplaçable plutôt qu’un dispositif considéré comme non ajustable.
  • La recherche de minerais stratégiques pour la transition concerne notamment le lithium, le graphite et le cobalt.
  • La consommation mondiale d’énergie reste majoritairement fossile, avec environ 80% de la consommation mondiale couverte par les énergies fossiles.

Astuce mémo

CSC = Capture Sortie, puis confinement pour que le CO₂ ne parte pas.

10. Accord commercial USA Union européenne et énergie fossile

Notions clés & Définitions

  • Saudi Aramco : Entreprise saoudienne de référence dans l’industrie pétrolière, citée pour illustrer la logique de croissance de la consommation d’énergie fossile.
  • Poids des pays non-OCDE : Ensemble de pays dont la demande énergétique augmente, ce qui maintient la hausse de la consommation de pétrole, gaz et charbon.
  • Pétrochimie : Secteur utilisant le pétrole comme matière première, rendant le retrait du pétrole plus difficile car il est intégré à de nombreux usages quotidiens.
  • Projet Anchor : Projet pétrolier offshore mentionné pour illustrer l’exploration et l’exploitation en grande profondeur malgré la transition énergétique.

Points essentiels

  • La hausse de la consommation d’énergie fossile est décrite comme un empilement plutôt qu’une réduction, avec l’exemple de Saudi Aramco.
  • La consommation de pétrole atteint 55% pour les pays non-OCDE, 56% pour le gaz et 85% pour le charbon.
  • L’Asie représente 80% de la consommation mondiale de charbon, renforçant la dépendance au charbon.
  • Les transports lourds sont évoqués avec des alternatives possibles (biocarburants, gaz naturel, carburant de synthèse) mais la question reste ouverte.
  • La pétrochimie rend l’abandon du pétrole plus difficile car le pétrole est omniprésent dans la vie quotidienne via les plastiques.
  • Des découvertes continuent d’alimenter l’offre, avec l’exemple du pétrole ExxonMobil au Guyana depuis 2015.

Astuce mémo

Non-OCDE = Pétrole 55 / Gaz 56 / Charbon 85 (plus c’est non-OCDE, plus ça pèse).

11. Europe et énergie décarbonée face aux contraintes

Notions clés & Définitions

  • Accord commercial UE–USA : Accord politique entre l’Union européenne et les États-Unis qui encadre des achats de produits énergétiques en échange d’ajustements douaniers.
  • Droits de douane de 15% : Taux douanier mentionné comme base de calcul des échanges entre l’UE et les États-Unis dans le contexte de l’accord commercial.
  • Objectif de décarbonation 2050 : Capacité énergétique visée par l’Europe consistant à réduire fortement les émissions tout en transformant son mix énergétique d’ici 2050.
  • Dépendance au pétrole russe : Situation de l’Europe où l’approvisionnement en pétrole russe doit être remplacé après la guerre en Ukraine, ce qui impose de nouvelles sources.
  • Report des véhicules thermiques 2035 : Position évoquée en Allemagne visant à repousser l’interdiction de vente de nouveaux véhicules thermiques jusqu’en 2035.

Points essentiels

  • Le remplacement des énergies fossiles est présenté comme compliqué, lent et très coûteux.
  • Trump prévoit une hausse des droits de douane en juin 2025, ce qui sert de contexte à l’accord UE–USA.
  • L’UE s’engage à acheter 750 milliards de dollars de produits énergétiques aux États-Unis sur 2026–2028.
  • Avec des droits de douane de 15%, l’accord est présenté comme une tentative de remplacer le pétrole russe en Europe.
  • Le texte indique que l’accord est un accord politique non contraignant et que l’UE n’est pas responsable car les entreprises privées choisissent.
  • L’Europe souhaite une trajectoire décarbonée d’ici 2050 tout en privilégiant le nucléaire et une énergie non renouvelable décarbonée, mais la guerre en Ukraine complique l’approvisionnement russe.

Astuce mémo

Accord UE–USA : 750 → 2026-2028, pour compenser le pétrole russe ; 2050 : nucléaire + décarbonation, mais Ukraine + prix freinent la transition.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1992Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (texte de référence des COP)
1995COP 1 à Berlin
Décembre 2015COP 21 à Paris, débouchant sur l’Accord de Paris
Automne 2023COP 28 à Dubaï
2020Accord Abraham (rapprochement des pays arabes d’Israël)
2021Rapport AIE « Net Zero by 2050 »
2015Accord de Paris (référence pour les stratégies des majors et le retrait américain évoqué)
2016Création de l’OPEP+ (alliance)
mars 2024Sommet d’Alger (rejet du prétexte de transition pour réduire les investissements en gaz)
2024Mention de nouveaux producteurs (ex. Sénégal en 2024)

Tableaux de synthèse

COP : objectifs et controverses (repères)

COPLieuEnjeux/controverses
COP 28DubaïBilan de l’accord de Paris jugé pas assez suffisant ; transition énergétique et justice climatique ; conflit d’intérêt lié au président
COP 29Bakou (Azerbaïdjan)Multiplier par 3 les investissements pour les pays en développement d’ici 2035 ; idée d’un prix du carbone (taxe/marché de permis)
COP 30Brésil (Belém)Feuille de route jugée décevante : pas de sortie des énergies fossiles ; opposition de Russie/Chine/Inde/Arabie Saoudite ; retrait américain et tensions UE

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre signer et ratifier : signer relève du pouvoir exécutif, ratifier du pouvoir législatif.
  2. Croire que la neutralité carbone signifie « zéro émissions » : le cours précise des émissions restantes compensées (captage/stockage) pour viser le zéro net.
  3. Penser que les COP se tiennent « tous les ans » à partir de n’importe quelle date : le cours relie le démarrage au texte de 1992 (convention-cadre).
  4. Mélanger COP et OPEP : COP = conférence climat des États parties, OPEP = organisation de pays exportateurs de pétrole (et OPEP+ = alliance).
  5. Croire que l’OPEP soutient une sortie du pétrole : le cours insiste sur « pas de début de la fin » et de nouveaux investissements jusqu’en 2050.
  6. Confondre taxe carbone et marché de permis : la taxe fixe un prix, le marché organise l’achat/vente de droits d’émettre avec un plafond global.
  7. Réduire la stratégie des majors à « arrêter les fossiles » : le cours décrit une logique de produire plus tout en réduisant les émissions, avec gaz et CSC, et des ENR/électricité selon les entreprises.

Checklist Examen

  1. Définir COP, États parties, et expliquer le lien avec la convention-cadre de 1992.
  2. Expliquer la différence signer (exécutif) / ratifier (législatif) et relier cela au fonctionnement des COP.
  3. Citer les repères chronologiques : COP 1 (1995 Berlin) et COP 21 (Décembre 2015 Paris) et le rôle de l’Accord de Paris.
  4. Décrire l’objectif climatique : empêcher l’augmentation des températures, viser moins de 1,5 °C dans la 2e moitié du siècle, et viser la neutralité carbone vers 2050.
  5. Expliquer pourquoi COP 28 est controversée : conflit d’intérêt du président (ADNOC/Masdar) et enjeux (bilan Paris, transition financière, justice climatique).
  6. Présenter COP 29 : lieu (Bakou) et l’idée de multiplier par 3 les investissements d’ici 2035, ainsi que le « prix du carbone » (taxe et marché de permis).
  7. Présenter COP 30 : lieu (Brésil/Belém), pourquoi elle est jugée difficile (retrait américain, tensions) et l’enjeu de la feuille de route (sortie des fossiles non mentionnée).
  8. Expliquer le rôle des pays pétro-gaziers dans l’organisation des COP (193 pays, puis 195 pays et principaux producteurs cités).
  9. Définir CDN (contributions déterminées au niveau national) et rappeler le problème évoqué : de nombreux États n’avaient pas proposé de programme.
  10. Décrire les 3 catégories d’acteurs pétroliers étatiques et détailler la catégorie « pays producteurs/exportateurs » : OPEP (12, 1960, siège Vienne) et OPEP+ (2016, 22).
  11. Expliquer la vision OPEP de la transition (pas se débarrasser du pétrole, nouveaux investissements, hausse de la consommation jusqu’en 2050) et les positions d’Amin Naser (addition vs substitution).
  12. Expliquer la vision de l’AIE (basée à Paris, rapport Net Zero by 2050 en 2021, division par 4) et le désaccord avec l’OPEP.
  13. Décrire les stratégies des majors privées après l’Accord de Paris : 6 points (coûts bas/faibles émissions, gaz, substitution charbon, parts au charbon, devenir groupes énergétiques, ENR/électricité/hydrogène, CSC) et l’«

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les enjeux des COP et la transition énergétique avec 22 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Que désigne principalement la COP dans le domaine climatique ?

2. Quel énoncé décrit correctement la neutralité carbone ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les enjeux des COP et la transition énergétique avec 21 flashcards interactives.

COP — définition ?

Conférence des Parties à une convention climatique.

États parties — rôle ?

Membres signataires et ratifiants d'une convention.

Convention de 1992 — objectif ?

Coordonner l’action mondiale contre le réchauffement climatique.

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