📋 Plan du Cours
- Lien climat énergie environnement et COP
- Convention climat de 1992 et COP successives
- Accord de Paris 2015 et neutralité carbone
- COP 28 et COP 29 enjeux et controverses
- COP 30 feuille de route et tensions géopolitiques
- Acteurs pétroliers étatiques et stratégies OPEP
- Rôle de l’AIE et débats sur le pic pétrolier
- Stratégies des majors privées après l’accord de Paris
- Résilience des énergies fossiles et facteurs de blocage
- Accord commercial USA Union européenne et énergie fossile
- Europe et énergie décarbonée face aux contraintes
📖 1. Lien climat énergie environnement et COP
🔑 Notions clés & Définitions
- COP : COP désigne la conférence des États parties à une convention internationale sur un sujet donné, notamment le climat.
- États parties : Les États parties sont les pays qui ont ratifié et signé une convention internationale, devenant membres de celle-ci.
- Convention-cadre des Nations unies sur les changements clim… : La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est le texte de référence à partir duquel les COP se tiennent dans le monde.
- Accord de Paris : L’Accord de Paris est le texte mondial issu de la COP 21, servant de cadre pour l’action contre le changement climatique.
- Neutralité carbone : La neutralité carbone correspond à un bilan où des émissions restantes sont compensées par des moyens de captage, stockage ou autres actions pour atteindre le zéro net.
📝 Points essentiels
- COP signifie Conference Of Parties et renvoie aux États parties à une convention internationale.
- Signer une convention relève du pouvoir exécutif, tandis que ratifier relève du pouvoir législatif.
- La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques date de 1992 et lance le cycle des COP dans le monde.
- COP 1 a eu lieu en 1995 à Berlin et on compte ensuite environ 30 COP issues de cette première.
- COP 21 s’est tenue en décembre 2015 à Paris et a débouché sur l’Accord de Paris, texte clé mondial sur le climat.
- L’objectif est d’empêcher l’augmentation des températures mondiales, avec une cible de moins de 1,5 °C d’ici la seconde moitié du siècle environ, via l’application de l’Accord de Paris depuis la COP 21.
💡 Astuce mémo
Signer (exécutif) puis Ratifier (législatif) : Exé→Légi, comme une chaîne de validation.
📖 2. Convention climat de 1992 et COP successives
🔑 Notions clés & Définitions
- Convention climat de 1992 : Traité-cadre international lancé en 1992 pour coordonner l’action des États contre le réchauffement climatique via des négociations régulières.
- COP : Conférence des Parties réunissant des États pour négocier et faire évoluer les engagements climatiques au fil des années.
- Président de la COP : Responsable de la COP chargé d’organiser les travaux, dont le choix peut susciter des controverses liées à son pays d’origine.
- ADNOC : Entreprise publique des Émirats arabes unis citée dans le contexte d’un président de COP, associée au secteur pétrolier et gazier.
- Masdar : Organisation des Émirats citée comme liée aux énergies renouvelables, mentionnée dans le contexte du président de COP.
📝 Points essentiels
- 193 pays participent aux COP, ce qui pousse à organiser les négociations pour impliquer l’ensemble des parties.
- Les COP doivent évoluer dans leur organisation et leurs priorités pour faire avancer la transition face aux émissions liées aux énergies fossiles.
- Aux Émirats arabes unis, le président de COP est un Émir et est présenté comme président de l’ADNOC, ce qui crée un conflit d’intérêt potentiel.
- Le président cité est aussi associé à Masdar et aux énergies renouvelables, ce qui peut freiner ou orienter l’évolution des discussions.
- COP 28 : le bilan de l’accord de Paris est jugé insuffisant et la transition énergétique implique des besoins financiers de milliers de milliards de dollars par an.
- COP 28 : la justice climatique est posée comme enjeu, avec un fonds pour compenser les inégalités subies par les pays moins développés.
💡 Astuce mémo
COP = « Parties qui se déplacent » : plus il y a de pays, plus la COP doit changer de place et de méthode pour faire avancer l’accord.
📖 3. Accord de Paris 2015 et neutralité carbone
🔑 Notions clés & Définitions
- Accord de Paris 2015 : Traité international visant à coordonner l’action des pays contre le réchauffement climatique via des engagements nationaux.
- Neutralité carbone : Objectif consistant à équilibrer les émissions de gaz à effet de serre restantes par des absorptions équivalentes.
- Taxe carbone : Mécanisme de prix qui fait payer aux émetteurs le coût climatique de leurs émissions de CO2.
- Marché de permis d’émissions : Système où des entreprises achètent et vendent des droits d’émettre, avec un plafond global d’émissions.
- CDN contributions déterminées au niveau national : Programme que chaque pays soumet pour progresser vers les objectifs climatiques, mis à jour au fil des années.
📝 Points essentiels
- La taxe carbone et le marché de permis sont deux leviers économiques pour influencer les entreprises très émettrices.
- Le marché de vente de permis d’émissions de carbone a été évoqué avec une COP 30 au Brésil, à Belém, mais la COP a été jugée difficile.
- Le retrait américain de l’accord de Paris de 2015 a été présenté comme un facteur de blocage.
- La Chine s’est proclamée pays en développement pour payer moins de taxes, ce qui n’a pas convaincu les États-Unis.
- Les pays pétro-gaziers accueillant les COPS ont été mis en avant, avec 195 pays et les principaux producteurs cités : États-Unis, Arabie Saoudite, Russie.
- Sans les COPS, la trajectoire aurait mené à un réchauffement d’environ +4,5 °C, mais des progrès ont été attribués à environ 2000 milliards d’investissements dans les énergies propres.
💡 Astuce mémo
CDN = feuille de route nationale : chaque pays soumet sa trajectoire, puis l’actualise.
📖 4. COP 28 et COP 29 enjeux et controverses
🔑 Notions clés & Définitions
- Tropical Forest Forever Facility : Mécanisme de financement visant à protéger les forêts, soutenir la reforestation et aider les pays à conserver leurs forêts.
- Financement de l’adaptation : Objectif chiffré de financement annuel de l’adaptation au changement climatique, avec une cible à tripler d’ici 2035.
- Brésil : Pays présenté comme porteur d’objectifs climatiques ambitieux tout en restant un acteur majeur du pétrole et du gaz.
- OPEP : Organisation regroupant des pays exportateurs de pétrole, créée en 1960 et basée à Vienne.
- OPEP+ : Alliance créée en 2016 qui regroupe l’OPEP et d’autres producteurs, formant un ensemble de 22 pays.
📝 Points essentiels
- La Tropical Forest Forever Facility vise la protection des forêts, la reforestation et le financement des pays pour conserver leurs forêts, avec 6,7 milliards mobilisés.
- L’objectif associé est de tripler le financement de l’adaptation d’ici 2035, en partant d’un niveau actuel de 40 milliards par an.
- Le Brésil affiche des engagements de réduction des hydrocarbures tout en ayant des objectifs climatiques ambitieux et une activité pétrolière/gazière importante.
- Le Brésil est décrit comme le 7e pays pétrolier et gazier, avec un forage en cours au large d’Amapa.
- Les acteurs pétroliers étatiques sont présentés comme centrés sur les enjeux énergétiques, avec une vision où le charbon est vu comme le pire et le pétrole/gaz comme le moins mauvais pour les émissions.
💡 Astuce mémo
Forêts = TFFF (Forever) ; Adaptation = 40→120 d’ici 2035 ; Brésil = objectifs + pétrole (7e) ; OPEP = 12 (Vienne, 1960) ; OPEP+ = 22 (2016).
📖 5. COP 30 feuille de route et tensions géopolitiques
🔑 Notions clés & Définitions
- OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole qui défend une vision de la transition énergétique compatible avec la poursuite des hydrocarbures.
- Saudi Aramco : Compagnie nationale pétrolière saoudienne qui insiste sur une transition réaliste et sur le rôle durable des énergies fossiles.
- CPI Compagnie Pétrolière Internationale : Compagnie pétrolière privée, distincte des structures nationales, mentionnée pour illustrer l’écosystème des acteurs du secteur.
- CPN Compagnie Pétrolière Nationale : Compagnie pétrolière dont l’État est actionnaire principal, présentée comme acteur central du secteur.
- AIE Agence Internationale de l'énergie : Agence internationale basée à Paris qui regroupe 30 pays développés et publie des rapports sur les trajectoires énergétiques.
📝 Points essentiels
- La transition énergétique, pour l’OPEP, ne signifie pas l’abandon du pétrole mais la poursuite d’investissements dans les hydrocarbures.
- L’OPEP prévoit une hausse de la consommation pétrolière mondiale jusqu’en 2050.
- Saudi Aramco affirme que négliger les énergies fossiles pourrait provoquer des crises majeures.
- Saudi Aramco défend une transition réaliste, opposée à une approche jugée utopique en Europe.
- Saudi Aramco relie la transition à l’identification des besoins des pays en développement et au développement de technologies comme le captage du carbone.
- Amin Naser présente la transition comme une addition d’énergies plutôt qu’un remplacement, avec l’idée que réduire les émissions est plus efficace que substituer gaz et charbon.
💡 Astuce mémo
Transition OPEP = « pas de fin du pétrole, mais nouveaux investissements » ; Naser = « addition, pas substitution » ; AIE = « Net Zero = division par 4 ».
📖 6. Acteurs pétroliers étatiques et stratégies OPEP
🔑 Notions clés & Définitions
- Agence Internationale de l’énergie : Institution basée à Paris qui regroupe des pays développés et publie des scénarios sur l’avenir énergétique.
- OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole qui défend ses propres analyses et stratégies face aux autres acteurs.
- Forum des pays exportateurs de Gaz : Forum réunissant des pays exportateurs de gaz, dont certains liés à l’OPEP ou à l’OPEP+.
- OPEP+ : Cadre de coopération associant des pays producteurs autour de décisions communes sur le pétrole et/ou le gaz.
- Sommet d’Alger : Rencontre tenue en mars 2024 où des positions sur les investissements gaziers ont été réaffirmées.
📝 Points essentiels
- L’AIE publie en 2021 le rapport Net Zero by 2050, qui propose de diviser par 4 la production mondiale de pétrole.
- Le monde produit et consomme environ 100 millions de barils par jour, soit environ 5 milliards de tonnes de pétrole pour fonctionner.
- L’OPEP n’est pas d’accord avec l’approche de l’AIE et les désaccords ont dégradé les liens entre les deux organisations.
- Le FPEG (Doha) réunit 12 pays membres, dont certains de l’OPEP ou de l’OPEP+.
- Les hydrocarbures représentent 55% de la consommation mondiale d’énergie, mentionné juste après la COP 28.
- Au Sommet d’Alger (mars 2024), le rejet du prétexte de transition vise à empêcher la baisse des investissements dans le gaz au nom de la transition énergétique.
💡 Astuce mémo
AIE = Paris + Net Zero (diviser par 4) ; OPEP = désaccord + “pas avant 2050” (sur le pic) ; FPEG = Doha + gaz ; Alger 2024 = “transition” rejetée pour protéger les investissements gaz.
📖 7. Rôle de l’AIE et débats sur le pic pétrolier
🔑 Notions clés & Définitions
- AIE : Institution internationale qui analyse l’énergie et publie des projections utiles pour anticiper les trajectoires énergétiques.
- Pic pétrolier : Moment où la production de pétrole atteint un maximum avant de décliner, ce qui alimente des débats sur l’avenir des approvisionnements.
- OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole qui produit des estimations sur l’évolution de la demande et de l’offre mondiales.
- Accord Abraham : Accord de 2020 visant à rapprocher des pays arabes d’Israël, avec des effets géopolitiques régionaux.
- Vision 2030 Arabie Saoudite : Plan saoudien de transformation économique qui vise à diversifier l’économie au-delà du pétrole.
📝 Points essentiels
- Les projections sur la consommation de pétrole avant 2030 sont incertaines, et l’OPEP estime plutôt un horizon après 2050.
- Le manque de certitude sur les chiffres conduit à éviter de donner des dates précises sur l’évolution du pétrole.
- Le nucléaire est jugé délicat dans le contexte américain car les États-Unis ne soutiennent pas la prolifération militaire du nucléaire.
- L’Accord Abraham de 2020 vise à rapprocher des pays arabes d’Israël, ce qui modifie les dynamiques régionales.
- La Vision 2030 de l’Arabie Saoudite cherche à diversifier l’économie via pétrochimie, ressources minières (dont le lithium), tourisme, défense, finance, numérique, commerce, infrastructures et santé.
- Les débats sur le pic pétrolier opposent des visions de calendrier et de trajectoire, mais convergent sur l’idée que l’incertitude est forte.
💡 Astuce mémo
Incertitude = prudence : OPEP repousse (après 2050) et AIE/analyses évitent les dates trop nettes.
📖 8. Stratégies des majors privées après l’accord de Paris
🔑 Notions clés & Définitions
- Accord de Paris 2015 : Accord international visant à limiter le réchauffement climatique, qui oriente les objectifs et les investissements des grandes compagnies énergétiques.
- Majors privées : Grandes entreprises pétrolières et gazières qui contrôlent une part majeure de la production et de la distribution d’énergie à l’échelle mondiale.
- Gaz naturel : Énergie fossile dont la combustion émet moins de polluants que le pétrole et le charbon, ce qui en fait une cible privilégiée après 2015.
- Énergies renouvelables et électricité : Ensemble des sources comme le solaire, l’éolien, la biomasse et la production électrique, utilisées pour réduire la dépendance aux fossiles.
- CSC capture et stockage du carbone : Technique visant à empêcher le CO₂ d’atteindre l’atmosphère en le capturant à la sortie des installations puis en le stockant.
📝 Points essentiels
- Après 2015, les majors cherchent à produire davantage d’énergie tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
- Elles privilégient des projets pétroliers à coûts bas et à faibles émissions pour rester compatibles avec les objectifs de l’accord de Paris.
- Le gaz naturel est favorisé car il est moins polluant que le pétrole ou le charbon, et il peut aussi remplacer le charbon.
- Certaines stratégies visent à gagner des parts de marché au charbon, en utilisant des infrastructures de transport similaires pour acheminer différents gaz.
- Les majors se transforment en groupes énergétiques : elles élargissent vers les renouvelables, l’électricité et l’hydrogène, plutôt que vers le nucléaire ou l’hydroélectricité.
- Total se distingue par une trajectoire chiffrée à 2050 : baisse du pétrole à 20%, hausse du gaz à 40% et montée des ENR & électricité à 40%.
💡 Astuce mémo
Paris 2015 → 6 leviers : bas coûts + bas CO₂, gaz (remplace charbon), renouvelables/élec/hydrogène, et CSC pour “retenir” le carbone.
📖 9. Résilience des énergies fossiles et facteurs de blocage
🔑 Notions clés & Définitions
- Stockage du carbone (CSC) : Le stockage du carbone est une approche visant à empêcher le CO₂ de rejoindre l’atmosphère en le capturant puis en le confinant à la sortie des installations industrielles.
- Prix du carbone : Le prix du carbone est un mécanisme économique qui rend l’émission de CO₂ coûteuse afin d’inciter les acteurs à réduire leurs émissions.
- Taxe carbone remplaçable : La taxe carbone remplaçable est une préférence exprimée pour un dispositif de tarification du carbone pouvant être ajusté ou remplacé plutôt qu’un cadre figé.
- Minerais stratégiques de la transition : Les minerais stratégiques de la transition sont des ressources clés recherchées pour produire les technologies bas carbone, notamment dans les chaînes d’approvisionnement.
- Poids des énergies fossiles : Le poids des énergies fossiles désigne la part dominante des combustibles fossiles dans la consommation mondiale d’énergie, ce qui rend la transition plus difficile.
📝 Points essentiels
- Le CSC vise à capturer le carbone à la sortie de l’usine pour empêcher son départ vers l’atmosphère.
- Un prix carbone est présenté comme un levier pour réduire le carbone atmosphérique via des incitations à investir dans la baisse des émissions.
- Les acteurs favorables à un prix carbone dans les grands marchés misent sur le fait qu’une taxe pousse à réduire les émissions pour limiter les pertes financières.
- ExxonMobil préfère une taxe carbone remplaçable plutôt qu’un dispositif considéré comme non ajustable.
- La recherche de minerais stratégiques pour la transition concerne notamment le lithium, le graphite et le cobalt.
- La consommation mondiale d’énergie reste majoritairement fossile, avec environ 80% de la consommation mondiale couverte par les énergies fossiles.
💡 Astuce mémo
CSC = Capture Sortie, puis confinement pour que le CO₂ ne parte pas.
📖 10. Accord commercial USA Union européenne et énergie fossile
🔑 Notions clés & Définitions
- Saudi Aramco : Entreprise saoudienne de référence dans l’industrie pétrolière, citée pour illustrer la logique de croissance de la consommation d’énergie fossile.
- Poids des pays non-OCDE : Ensemble de pays dont la demande énergétique augmente, ce qui maintient la hausse de la consommation de pétrole, gaz et charbon.
- Pétrochimie : Secteur utilisant le pétrole comme matière première, rendant le retrait du pétrole plus difficile car il est intégré à de nombreux usages quotidiens.
- Projet Anchor : Projet pétrolier offshore mentionné pour illustrer l’exploration et l’exploitation en grande profondeur malgré la transition énergétique.
📝 Points essentiels
- La hausse de la consommation d’énergie fossile est décrite comme un empilement plutôt qu’une réduction, avec l’exemple de Saudi Aramco.
- La consommation de pétrole atteint 55% pour les pays non-OCDE, 56% pour le gaz et 85% pour le charbon.
- L’Asie représente 80% de la consommation mondiale de charbon, renforçant la dépendance au charbon.
- Les transports lourds sont évoqués avec des alternatives possibles (biocarburants, gaz naturel, carburant de synthèse) mais la question reste ouverte.
- La pétrochimie rend l’abandon du pétrole plus difficile car le pétrole est omniprésent dans la vie quotidienne via les plastiques.
- Des découvertes continuent d’alimenter l’offre, avec l’exemple du pétrole ExxonMobil au Guyana depuis 2015.
💡 Astuce mémo
Non-OCDE = Pétrole 55 / Gaz 56 / Charbon 85 (plus c’est non-OCDE, plus ça pèse).
📖 11. Europe et énergie décarbonée face aux contraintes
🔑 Notions clés & Définitions
- Accord commercial UE–USA : Accord politique entre l’Union européenne et les États-Unis qui encadre des achats de produits énergétiques en échange d’ajustements douaniers.
- Droits de douane de 15% : Taux douanier mentionné comme base de calcul des échanges entre l’UE et les États-Unis dans le contexte de l’accord commercial.
- Objectif de décarbonation 2050 : Capacité énergétique visée par l’Europe consistant à réduire fortement les émissions tout en transformant son mix énergétique d’ici 2050.
- Dépendance au pétrole russe : Situation de l’Europe où l’approvisionnement en pétrole russe doit être remplacé après la guerre en Ukraine, ce qui impose de nouvelles sources.
- Report des véhicules thermiques 2035 : Position évoquée en Allemagne visant à repousser l’interdiction de vente de nouveaux véhicules thermiques jusqu’en 2035.
📝 Points essentiels
- Le remplacement des énergies fossiles est présenté comme compliqué, lent et très coûteux.
- Trump prévoit une hausse des droits de douane en juin 2025, ce qui sert de contexte à l’accord UE–USA.
- L’UE s’engage à acheter 750 milliards de dollars de produits énergétiques aux États-Unis sur 2026–2028.
- Avec des droits de douane de 15%, l’accord est présenté comme une tentative de remplacer le pétrole russe en Europe.
- Le texte indique que l’accord est un accord politique non contraignant et que l’UE n’est pas responsable car les entreprises privées choisissent.
- L’Europe souhaite une trajectoire décarbonée d’ici 2050 tout en privilégiant le nucléaire et une énergie non renouvelable décarbonée, mais la guerre en Ukraine complique l’approvisionnement russe.
💡 Astuce mémo
Accord UE–USA : 750 → 2026-2028, pour compenser le pétrole russe ; 2050 : nucléaire + décarbonation, mais Ukraine + prix freinent la transition.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1992 | Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (texte de référence des COP) |
| 1995 | COP 1 à Berlin |
| Décembre 2015 | COP 21 à Paris, débouchant sur l’Accord de Paris |
| Automne 2023 | COP 28 à Dubaï |
| 2020 | Accord Abraham (rapprochement des pays arabes d’Israël) |
| 2021 | Rapport AIE « Net Zero by 2050 » |
| 2015 | Accord de Paris (référence pour les stratégies des majors et le retrait américain évoqué) |
| 2016 | Création de l’OPEP+ (alliance) |
| mars 2024 | Sommet d’Alger (rejet du prétexte de transition pour réduire les investissements en gaz) |
| 2024 | Mention de nouveaux producteurs (ex. Sénégal en 2024) |
📊 Tableaux de synthèse
COP : objectifs et controverses (repères)
| COP | Lieu | Enjeux/controverses |
|---|
| COP 28 | Dubaï | Bilan de l’accord de Paris jugé pas assez suffisant ; transition énergétique et justice climatique ; conflit d’intérêt lié au président |
| COP 29 | Bakou (Azerbaïdjan) | Multiplier par 3 les investissements pour les pays en développement d’ici 2035 ; idée d’un prix du carbone (taxe/marché de permis) |
| COP 30 | Brésil (Belém) | Feuille de route jugée décevante : pas de sortie des énergies fossiles ; opposition de Russie/Chine/Inde/Arabie Saoudite ; retrait américain et tensions UE |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre signer et ratifier : signer relève du pouvoir exécutif, ratifier du pouvoir législatif.
- Croire que la neutralité carbone signifie « zéro émissions » : le cours précise des émissions restantes compensées (captage/stockage) pour viser le zéro net.
- Penser que les COP se tiennent « tous les ans » à partir de n’importe quelle date : le cours relie le démarrage au texte de 1992 (convention-cadre).
- Mélanger COP et OPEP : COP = conférence climat des États parties, OPEP = organisation de pays exportateurs de pétrole (et OPEP+ = alliance).
- Croire que l’OPEP soutient une sortie du pétrole : le cours insiste sur « pas de début de la fin » et de nouveaux investissements jusqu’en 2050.
- Confondre taxe carbone et marché de permis : la taxe fixe un prix, le marché organise l’achat/vente de droits d’émettre avec un plafond global.
- Réduire la stratégie des majors à « arrêter les fossiles » : le cours décrit une logique de produire plus tout en réduisant les émissions, avec gaz et CSC, et des ENR/électricité selon les entreprises.
✅ Checklist Examen
- Définir COP, États parties, et expliquer le lien avec la convention-cadre de 1992.
- Expliquer la différence signer (exécutif) / ratifier (législatif) et relier cela au fonctionnement des COP.
- Citer les repères chronologiques : COP 1 (1995 Berlin) et COP 21 (Décembre 2015 Paris) et le rôle de l’Accord de Paris.
- Décrire l’objectif climatique : empêcher l’augmentation des températures, viser moins de 1,5 °C dans la 2e moitié du siècle, et viser la neutralité carbone vers 2050.
- Expliquer pourquoi COP 28 est controversée : conflit d’intérêt du président (ADNOC/Masdar) et enjeux (bilan Paris, transition financière, justice climatique).
- Présenter COP 29 : lieu (Bakou) et l’idée de multiplier par 3 les investissements d’ici 2035, ainsi que le « prix du carbone » (taxe et marché de permis).
- Présenter COP 30 : lieu (Brésil/Belém), pourquoi elle est jugée difficile (retrait américain, tensions) et l’enjeu de la feuille de route (sortie des fossiles non mentionnée).
- Expliquer le rôle des pays pétro-gaziers dans l’organisation des COP (193 pays, puis 195 pays et principaux producteurs cités).
- Définir CDN (contributions déterminées au niveau national) et rappeler le problème évoqué : de nombreux États n’avaient pas proposé de programme.
- Décrire les 3 catégories d’acteurs pétroliers étatiques et détailler la catégorie « pays producteurs/exportateurs » : OPEP (12, 1960, siège Vienne) et OPEP+ (2016, 22).
- Expliquer la vision OPEP de la transition (pas se débarrasser du pétrole, nouveaux investissements, hausse de la consommation jusqu’en 2050) et les positions d’Amin Naser (addition vs substitution).
- Expliquer la vision de l’AIE (basée à Paris, rapport Net Zero by 2050 en 2021, division par 4) et le désaccord avec l’OPEP.
- Décrire les stratégies des majors privées après l’Accord de Paris : 6 points (coûts bas/faibles émissions, gaz, substitution charbon, parts au charbon, devenir groupes énergétiques, ENR/électricité/hydrogène, CSC) et l’«
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