QCM : Limites planétaires et transition (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle alerte le rapport « Les limites à la croissance » a-t-il formulée en 1972 ?

La mesure des empreintes nationales permet de maintenir les ressources mondiales à un niveau stable.
Une croissance illimitée entraîne des conséquences dans un monde aux ressources finies.
Les prélèvements humains peuvent augmenter sans risque si les écosystèmes restent productifs.
La croissance économique dépend principalement de la capacité des écosystèmes à absorber les déchets.

Une croissance illimitée entraîne des conséquences dans un monde aux ressources finies.

Explication

Meadows et ses collègues ont averti qu’une croissance illimitée aurait des conséquences dans un monde où les ressources sont finies. L’idée que la productivité des écosystèmes suffit à rendre les prélèvements sans risque ne correspond pas à cette alerte.

2. Que compare l’empreinte écologique élaborée par Wackernagel et Rees ?

La quantité de ressources prélevées et le nombre de processus biophysiques influencés par les activités humaines.
La demande humaine sur les écosystèmes et la capacité de la biosphère à régénérer les ressources et absorber les déchets.
La stabilité des conditions climatiques et la fréquence des perturbations dans les écosystèmes.
Les rejets produits par les sociétés et les seuils mondiaux associés aux neuf processus biophysiques.

La demande humaine sur les écosystèmes et la capacité de la biosphère à régénérer les ressources et absorber les déchets.

Explication

L’empreinte écologique met en regard la demande humaine et la capacité de la biosphère à renouveler les ressources et à absorber les déchets. Le nombre de processus biophysiques relève du cadre des limites planétaires, et non de cette comparaison.

3. Un pays a une empreinte écologique supérieure à sa biocapacité : quelle situation cela indique-t-il ?

Une résilience écologique, car les écosystèmes peuvent revenir à leur état initial.
Une zone d’incertitude, car un point de bascule est susceptible d’être franchi.
Un déficit écologique, car la demande dépasse la capacité écologique disponible.
Une réserve écologique, car la demande reste inférieure à la capacité écologique disponible.

Un déficit écologique, car la demande dépasse la capacité écologique disponible.

Explication

Lorsque l’empreinte écologique dépasse la biocapacité, la demande excède la capacité disponible et indique un déficit écologique. Une réserve correspond au cas inverse, où l’empreinte est inférieure à la biocapacité.

4. Quel est l’objectif des limites planétaires ?

Définir des seuils mondiaux à ne pas dépasser afin de préserver un espace sûr pour l’humanité et d’éviter des changements brutaux difficiles à prévoir.
Mesurer le niveau de résilience des écosystèmes afin de garantir leur retour à un état initial après toute perturbation.
Repérer les variations environnementales graduelles afin de prévoir avec précision les changements affectant le système Terre.
Fixer des plafonds nationaux de prélèvement afin de répartir les ressources entre les sociétés et les secteurs économiques.

Définir des seuils mondiaux à ne pas dépasser afin de préserver un espace sûr pour l’humanité et d’éviter des changements brutaux difficiles à prévoir.

Explication

Les limites planétaires visent à maintenir l’humanité dans un écosystème sûr en évitant des modifications environnementales brutales, non linéaires et difficiles à prévoir. La mesure du retour à l’état initial correspond à la notion de résilience plutôt qu’à l’objectif général de ces limites.

5. Quel organisme a proposé le cadre des limites planétaires en 2009 ?

Le Programme des Nations unies pour l’environnement.
Le Global Footprint Network.
Le Stockholm Resilience Center.
Le Club de Rome.

Le Stockholm Resilience Center.

Explication

Le cadre des limites planétaires a été proposé en 2009 par le Stockholm Resilience Center. Le Global Footprint Network est associé au calcul des empreintes écologiques, et non à la proposition de ce cadre.

6. Combien de processus biophysiques globaux le cadre des limites planétaires retient-il ?

Neuf processus décrivant la capacité des écosystèmes à se remettre d’une perturbation donnée.
Douze processus servant à répartir les ressources disponibles entre les différentes sociétés humaines.
Neuf processus importants pour le fonctionnement du système Terre et potentiellement affectés par les activités humaines.
Douze processus importants pour le fonctionnement du système Terre et potentiellement affectés par les activités humaines.

Neuf processus importants pour le fonctionnement du système Terre et potentiellement affectés par les activités humaines.

Explication

Le cadre retient neuf processus biophysiques globaux importants pour le fonctionnement du système Terre et susceptibles d’être affectés par les activités humaines. Le nombre douze est associé aux scénarios du rapport de Meadows, et non aux processus de ce cadre.

7. Dans quelle séquence les limites planétaires sont-elles mises en œuvre pour évaluer l’état d’un processus ?

Identifier le processus, lui attribuer un ou plusieurs indicateurs, puis définir des valeurs seuils.
Repérer une perturbation, déterminer l’état holocène, puis fixer un indicateur de prélèvement.
Définir une valeur seuil, mesurer la résilience, puis sélectionner les processus concernés.
Attribuer un indicateur aux rejets, établir une zone de risque, puis calculer la biocapacité.

Identifier le processus, lui attribuer un ou plusieurs indicateurs, puis définir des valeurs seuils.

Explication

La démarche consiste à identifier les processus biophysiques, à leur associer un ou plusieurs indicateurs, puis à définir des seuils d’évaluation. Établir d’abord une zone de risque et calculer la biocapacité ne décrit pas cette séquence.

8. Un écosystème perturbé retrouve son état initial après un bouleversement : quelle capacité illustre-t-il ?

La bascule, soit le franchissement d’un seuil qui entraîne l’évolution vers un nouvel état.
La résilience, soit la capacité à se remettre d’une perturbation et à revenir à l’état initial.
La stabilité holocène, soit la persistance de conditions environnementales semblables au cours du temps.
La biocapacité, soit la capacité à régénérer les ressources et à absorber les déchets.

La résilience, soit la capacité à se remettre d’une perturbation et à revenir à l’état initial.

Explication

La résilience désigne la capacité d’un écosystème ou d’un sociosystème à se remettre d’une perturbation et à revenir à son état initial. Un point de bascule correspond au contraire à l’évolution vers un nouvel état après le franchissement d’un seuil.

9. Qu’arrive-t-il lorsqu’un écosystème franchit un point de bascule ?

Il conserve son état tout en absorbant davantage de déchets.
Il évolue vers un nouvel état après le dépassement d’un seuil.
Il entre dans une période de conditions environnementales stables.
Il revient à son état initial après la disparition d’une perturbation.

Il évolue vers un nouvel état après le dépassement d’un seuil.

Explication

Un point de bascule est un seuil au-delà duquel un écosystème ou un sociosystème évolue vers un nouvel état. Le retour à l’état initial après une perturbation décrit la résilience, et non le franchissement d’un point de bascule.

10. Quelle période sert d’état de référence pour les limites planétaires ?

Le Pléistocène, une période de conditions environnementales stables commencée il y a plus de 11 700 ans BP.
L’Holocène, une période de conditions environnementales stables commencée il y a environ 2 000 ans BP.
L’Anthropocène, une période de conditions environnementales stables commencée il y a plus de 11 700 ans BP.
L’Holocène, une période de conditions environnementales stables commencée il y a plus de 11 700 ans BP.

L’Holocène, une période de conditions environnementales stables commencée il y a plus de 11 700 ans BP.

Explication

L’état de référence est l’Holocène, période de conditions environnementales stables qui a commencé il y a plus de 11 700 ans BP. Le Pléistocène est une période distincte, et l’Anthropocène ne constitue pas la référence indiquée.

11. Quelle eau douce est dite « bleue » dans le cycle de l’eau ?

L’humidité du sol disponible pour la végétation
L’eau présente dans les organismes vivants et leurs tissus
L’eau retenue dans l’atmosphère sous forme de vapeur
L’eau circulant dans les rivières, les lacs et les nappes

L’eau circulant dans les rivières, les lacs et les nappes

Explication

L’eau bleue correspond à l’eau douce circulante des rivières, des lacs et des nappes, qui contribue à l’intégrité des écosystèmes aquatiques. L’humidité du sol disponible pour les plantes est plutôt appelée eau verte.

12. Sur quoi repose la limite de perturbation du cycle de l’eau douce ?

Le volume annuel d’eau douce consommé par les ménages et les industries
La proportion des précipitations qui s’écoule vers les océans chaque année
La quantité d’eau souterraine renouvelée par les précipitations à l’échelle mondiale
La proportion de surface terrestre où les eaux de surface et l’humidité des sols s’écartent de leur variabilité naturelle

La proportion de surface terrestre où les eaux de surface et l’humidité des sols s’écartent de leur variabilité naturelle

Explication

Cette limite s’appuie sur la part des terres où les eaux de surface et l’humidité des sols s’écartent de leur variabilité naturelle. Le volume d’eau consommé ne correspond pas, à lui seul, à l’indicateur décrit.

13. Un bassin versant est concerné par l’indicateur de l’eau bleue lorsqu’une condition donnée est remplie. Laquelle ?

Le débit des cours d’eau reste inférieur à sa moyenne historique durant une saison entière
L’humidité du sol dans la zone racinaire s’écarte de sa variabilité naturelle pendant au moins un mois par an
Les précipitations annuelles dépassent l’évaporation potentielle pendant au moins un mois par an
Les prélèvements non restitués dépassent le débit environnemental de référence pendant au moins un mois par an

Les prélèvements non restitués dépassent le débit environnemental de référence pendant au moins un mois par an

Explication

L’indicateur de l’eau bleue repère les bassins où les prélèvements non restitués dépassent le débit environnemental de référence pendant au moins un mois par an. L’écart d’humidité du sol dans la zone racinaire relève de l’indicateur de l’eau verte.

14. Que désignent les cycles biogéochimiques ?

Les processus par lesquels un élément chimique circule entre plusieurs compartiments terrestres
Les transferts d’énergie entre organismes au sein d’un réseau alimentaire
Les transformations des roches qui se déroulent dans la croûte terrestre
Les échanges d’eau entre océans et continents au cours du cycle hydrologique

Les processus par lesquels un élément chimique circule entre plusieurs compartiments terrestres

Explication

Les cycles biogéochimiques décrivent la circulation d’éléments chimiques entre des compartiments comme la biosphère, l’atmosphère, l’hydrosphère, la pédosphère et la lithosphère. Les transferts d’énergie dans les réseaux alimentaires ne décrivent pas cette circulation des éléments.

15. Un lac se dégrade après avoir reçu un apport excessif d’azote et de phosphore. Quel phénomène décrit cette dégradation ?

L’acidification du milieu aquatique par des dépôts atmosphériques
La sédimentation du milieu aquatique par érosion des berges
L’eutrophisation du milieu aquatique
La salinisation du milieu aquatique par évaporation intense

L’eutrophisation du milieu aquatique

Explication

L’eutrophisation est la dégradation d’un milieu aquatique causée par un apport excessif d’azote et de phosphore. L’acidification est un phénomène distinct, qui n’est pas défini par cet apport nutritif.

16. Quel est le rôle du procédé Haber-Bosch dans le cycle de l’azote ?

Extraire le phosphore des roches pour fabriquer des engrais phosphatés
Transformer les oxydes d’azote issus de la combustion en ammoniac atmosphérique
Convertir les nitrates des sols en azote atmosphérique utilisable par les plantes
Produire de l’ammoniac destiné notamment à fabriquer des engrais azotés

Produire de l’ammoniac destiné notamment à fabriquer des engrais azotés

Explication

Le procédé Haber-Bosch produit de l’ammoniac, qui sert notamment à fabriquer des engrais azotés. La conversion des nitrates en azote atmosphérique correspond à une autre transformation du cycle de l’azote.

17. Quelle distinction décrit correctement les rôles de l’ozone stratosphérique et de l’ozone troposphérique ?

Les deux formes d’ozone présentent un risque respiratoire, mais seule la forme troposphérique absorbe les UV
L’ozone stratosphérique absorbe les UV, tandis que l’ozone troposphérique présente un risque respiratoire
Les deux formes d’ozone absorbent les UV, mais seule la forme stratosphérique se forme en présence de COV
L’ozone stratosphérique présente un risque respiratoire, tandis que l’ozone troposphérique absorbe les UV

L’ozone stratosphérique absorbe les UV, tandis que l’ozone troposphérique présente un risque respiratoire

Explication

L’ozone stratosphérique absorbe les rayonnements UV, tandis que l’ozone troposphérique est associé à des risques sanitaires respiratoires. L’absorption des UV est attribuée à l’ozone stratosphérique, et non à l’ozone troposphérique.

18. Pourquoi les CFC utilisés comme gaz frigorigènes sont-ils associés à l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique ?

Ils augmentent la production d’ozone stratosphérique et ont réduit le trou au-dessus de l’Antarctique dans les années 1980
Ils détruisent l’ozone troposphérique et ont contribué à une hausse des risques respiratoires en Antarctique
Ils détruisent l’ozone stratosphérique et ont contribué au trou observé au-dessus de l’Antarctique dans les années 1980
Ils absorbent les rayonnements UV et ont modifié la concentration d’ozone au-dessus de l’Antarctique dans les années 1980

Ils détruisent l’ozone stratosphérique et ont contribué au trou observé au-dessus de l’Antarctique dans les années 1980

Explication

Les CFC détruisent l’ozone stratosphérique et ont contribué à l’apparition d’un trou dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique dans les années 1980. Leur effet décrit ici concerne l’ozone stratosphérique, pas la destruction de l’ozone troposphérique.

19. Quelle mesure le protocole de Montréal a-t-il adoptée en 1987 pour lutter contre l’appauvrissement de l’ozone ?

Fixer une concentration minimale mondiale d’ozone exprimée en unités Dobson
Imposer une réduction des émissions de dioxyde de carbone issues de l’énergie
Interdire l’utilisation de tout produit contenant de l’ozone troposphérique
Interdire la production de substances appauvrissant la couche d’ozone

Interdire la production de substances appauvrissant la couche d’ozone

Explication

En 1987, le protocole de Montréal a interdit la production de substances qui appauvrissent la couche d’ozone. La fixation d’une concentration minimale en unités Dobson relève de la mesure de l’ozone, et non de cette interdiction.

20. Qu’est-ce qui caractérise les nouvelles entités au sens géologique ?

Ce sont des organismes qui se déplacent vers de nouveaux habitats sans intervention humaine.
Ce sont des ressources extraites puis stockées sans être introduites dans l’environnement.
Ce sont des entités produites, mises en circulation et rejetées dans l’environnement par les activités humaines.
Ce sont des substances naturelles dont les concentrations varient sous l’effet des cycles géologiques.

Ce sont des entités produites, mises en circulation et rejetées dans l’environnement par les activités humaines.

Explication

Les nouvelles entités comprennent notamment des substances de synthèse, de nouvelles formes de substances existantes et des formes de vie modifiées issues d’activités humaines. Les variations de substances naturelles ne suffisent pas à les définir, car le critère central est leur production et leur rejet par les humains.

21. Pourquoi considère-t-on que la limite des nouvelles entités est dépassée malgré l’absence de valeur quantifiée ?

Les substances concernées sont mesurées avec une précision qui empêche de fixer un seuil.
Les entités persistent dans l’environnement, mais leur production est faible et bien suivie.
Les rejets sont répartis de façon homogène et restent sous les seuils de contrôle établis.
Les volumes produits et rejetés sont trop importants pour permettre des contrôles efficaces.

Les volumes produits et rejetés sont trop importants pour permettre des contrôles efficaces.

Explication

La limite est jugée dépassée parce que la production et les rejets sont trop importants pour être contrôlés, même si aucun seuil n’est quantifié. La persistance de certaines substances peut être préoccupante, mais c’est l’ampleur des flux incontrôlables qui motive ce jugement.

22. Quelle durée d’observation permet de caractériser le climat d’une région ?

Une période de plusieurs siècles, pour inclure les changements géologiques du milieu régional.
Une période de quelques semaines, pour mesurer les épisodes météorologiques les plus fréquents.
Une période d’environ un an, pour décrire les variations saisonnières des conditions atmosphériques.
Une période suffisamment longue, d’environ trente ans, pour établir les conditions atmosphériques moyennes.

Une période suffisamment longue, d’environ trente ans, pour établir les conditions atmosphériques moyennes.

Explication

Le climat correspond aux conditions atmosphériques moyennes observées dans une région sur une période assez longue, de l’ordre de trente ans. Une année renseigne davantage sur les conditions d’une période particulière et ne suffit pas à établir ces moyennes climatiques.

23. Que met en équilibre le bilan radiatif terrestre ?

L’énergie solaire reçue par la Terre et l’énergie qu’elle réémet.
Les précipitations reçues par les régions et l’eau évaporée vers l’atmosphère.
La chaleur produite par les océans et celle dissipée par les continents.
Le carbone absorbé par les végétaux et celui rejeté par les sols.

L’énergie solaire reçue par la Terre et l’énergie qu’elle réémet.

Explication

Le bilan radiatif décrit l’équilibre entre l’énergie solaire reçue et l’énergie réémise par la Terre. Les échanges de carbone entre les écosystèmes sont importants, mais ils ne définissent pas le bilan radiatif.

24. Une région accroît la combustion d’énergies fossiles et l’élevage : quel effet ces activités ont-elles en commun sur le climat ?

Elles émettent des gaz à effet de serre, notamment du CO₂ ou du CH₄.
Elles libèrent principalement des ions carbonates qui neutralisent les gaz atmosphériques.
Elles diminuent les gaz à effet de serre en renforçant l’absorption océanique.
Elles modifient le bilan radiatif en réduisant directement l’énergie solaire reçue.

Elles émettent des gaz à effet de serre, notamment du CO₂ ou du CH₄.

Explication

La combustion des énergies fossiles et l’élevage font partie des activités humaines qui émettent des gaz à effet de serre, tels que le CO₂ et le CH₄. La réduction de l’énergie solaire reçue n’est pas le mécanisme décrit pour ces émissions.

25. Quels indicateurs sont utilisés pour suivre la limite climatique ?

La concentration de méthane dans les sols et le bilan radiatif des continents.
La quantité de précipitations annuelles et la superficie des biomes terrestres.
La température moyenne des océans et le taux mondial de déforestation.
La concentration atmosphérique de CO₂ et le forçage radiatif anthropique total.

La concentration atmosphérique de CO₂ et le forçage radiatif anthropique total.

Explication

Le suivi de la limite climatique s’appuie sur la concentration atmosphérique de CO₂ et le forçage radiatif anthropique total. La température océanique et la déforestation sont des variables pertinentes pour le climat, mais elles ne sont pas les deux indicateurs énoncés pour cette limite.

26. Que mesure le pH dans un milieu aquatique ?

La concentration en CO₂ dissous, selon la relation pH=−log⁡[CO2]pH = -\log[CO_2].
La concentration en ions carbonates, selon la relation pH=−log⁡[CO32−]pH = -\log[CO_3^{2-}].
La concentration en ions H⁺, selon la relation pH=−log⁡[H+]pH = -\log[H^+].
La quantité d’oxygène dissous, selon la relation pH=−log⁡[O2]pH = -\log[O_2].

La concentration en ions H⁺, selon la relation $$pH = -\log[H^+]$$.

Explication

Le pH mesure la concentration en ions H⁺ dans un milieu aquatique à l’aide de la relation indiquée. La concentration en carbonates est liée à l’acidification océanique, mais elle n’est pas la grandeur directement définie par le pH.

27. Si le CO₂ atmosphérique augmente, quelle évolution chimique de l’océan est attendue ?

Le pH océanique augmente tandis que la concentration en ions carbonates diminue.
Le pH océanique et la concentration en ions carbonates augmentent.
Le pH océanique et la concentration en ions carbonates diminuent.
Le pH océanique diminue tandis que la concentration en ions carbonates augmente.

Le pH océanique et la concentration en ions carbonates diminuent.

Explication

L’augmentation du CO₂ atmosphérique entraîne à la fois une baisse du pH océanique et une diminution de la concentration en ions carbonates. Une baisse du pH accompagnée d’une hausse des carbonates ne correspond pas à cette évolution.

28. Quel ensemble de conséquences est associé à l’acidification des océans ?

Elle fragilise les coraux, mais stimule le phytoplancton et accroît la pompe océanique à carbone.
Elle favorise le développement des organismes calcifiants et des coraux, tout en renforçant la pompe océanique à carbone.
Elle fragilise plusieurs organismes, dont les calcifiants et les coraux, et réduit la pompe océanique à carbone.
Elle réduit la pompe océanique à carbone, mais améliore la formation des organismes calcifiants.

Elle fragilise plusieurs organismes, dont les calcifiants et les coraux, et réduit la pompe océanique à carbone.

Explication

L’acidification fragilise le développement des organismes calcifiants, du phytoplancton et des coraux, tout en réduisant la pompe océanique à carbone. L’idée qu’elle favorise les organismes calcifiants inverse l’effet décrit sur leur développement.

29. Quel énoncé caractérise le mieux les aérosols atmosphériques ?

Ce sont des fragments rocheux déposés au sol après une éruption volcanique.
Ce sont des gaz dissous dans les nuages, comme la vapeur d’eau ou le dioxyde de carbone.
Ce sont de fines particules en suspension dans l’atmosphère, comme les embruns ou les pollens.
Ce sont des gouttelettes qui tombent des nuages sous forme de pluie ou de neige.

Ce sont de fines particules en suspension dans l’atmosphère, comme les embruns ou les pollens.

Explication

Les aérosols sont de fines particules en suspension dans l’atmosphère, d’origine naturelle ou autre. Les gouttelettes de précipitation, contrairement aux particules en suspension, tombent des nuages vers le sol.

30. Quelle situation illustre une augmentation d’aérosols atmosphériques liée aux activités humaines ?

La combustion de combustibles fossiles produit des suies, tandis que des sols dégradés peuvent libérer des poussières.
La condensation de la vapeur d’eau produit des suies, tandis que les cultures réduisent les poussières en suspension.
La fonte des glaciers libère des cendres, tandis que les précipitations déposent des particules minérales.
La croissance des forêts accroît les pollens, tandis que l’évaporation des océans forme des embruns.

La combustion de combustibles fossiles produit des suies, tandis que des sols dégradés peuvent libérer des poussières.

Explication

Les activités humaines accroissent les aérosols par les suies de combustion et par le soulèvement de poussières sur les sols nus ou dégradés. Les embruns et les pollens sont des exemples d’aérosols, mais ne décrivent pas les mécanismes anthropiques visés ici.

31. Si l’on compare la profondeur optique des aérosols entre les deux hémisphères, comment calcule-t-on la différence définie comme nord moins sud ?

ΔAOD=AODNord−AODSud\Delta AOD = AOD_{Nord} - AOD_{Sud}
ΔAOD=AODSud−AODNord\Delta AOD = AOD_{Sud} - AOD_{Nord}
ΔAOD=AODNord×AODSud\Delta AOD = AOD_{Nord} \times AOD_{Sud}
ΔAOD=AODNord+AODSud\Delta AOD = AOD_{Nord} + AOD_{Sud}

$$\Delta AOD = AOD_{Nord} - AOD_{Sud}$$

Explication

La différence est obtenue en soustrayant la valeur de l’hémisphère Sud à celle de l’hémisphère Nord. Inverser les termes donnerait la même comparaison avec le signe opposé.

32. Une forêt naturelle est convertie en terres cultivées et en zones urbaines : quel concept décrit cette transformation ?

La succession écologique, c’est-à-dire le remplacement spontané d’une communauté par une autre au fil du temps.
La restauration écologique, c’est-à-dire le rétablissement des conditions d’un écosystème dégradé.
La désertification, c’est-à-dire la dégradation des terres dans les régions arides et semi-arides.
L’anthropisation, c’est-à-dire la transformation d’écosystèmes naturels en surfaces aménagées par les humains.

L’anthropisation, c’est-à-dire la transformation d’écosystèmes naturels en surfaces aménagées par les humains.

Explication

L’anthropisation désigne la transformation d’écosystèmes terrestres naturels en cultures, pâturages, zones urbaines ou infrastructures. La restauration écologique vise au contraire à rétablir un écosystème dégradé.

33. Pourquoi les écosystèmes terrestres naturels contribuent-ils à la régulation globale de l’environnement ?

Ils régulent le climat et l’eau, mais leur rôle dans la biodiversité et les cycles biogéochimiques est limité.
Ils fournissent surtout des matières premières, tandis que les cycles de l’eau et du carbone sont réglés par les océans.
Ils influencent la biodiversité locale, mais les cycles biogéochimiques et le climat sont indépendants des écosystèmes.
Ils participent à la régulation du climat et de l’eau, aux cycles biogéochimiques et au maintien de la biodiversité.

Ils participent à la régulation du climat et de l’eau, aux cycles biogéochimiques et au maintien de la biodiversité.

Explication

Les écosystèmes terrestres naturels participent à plusieurs régulations globales, notamment celles du climat, du cycle de l’eau, des cycles biogéochimiques et de la biodiversité. Réduire leur rôle à la production de matières premières omet ces fonctions régulatrices.

34. Quelles conséquences écologiques sont directement associées à la conversion d’écosystèmes naturels ?

Une hausse de la biodiversité et une continuité accrue des habitats.
Une perte de biodiversité et une fragmentation des habitats.
Une expansion des habitats naturels et une baisse de leur fragmentation.
Une stabilisation des habitats et une diminution des espèces introduites.

Une perte de biodiversité et une fragmentation des habitats.

Explication

La conversion des écosystèmes naturels entraîne une perte de biodiversité et fragmente les habitats. Elle ne rend donc pas les habitats plus continus, même si certains espaces convertis peuvent accueillir des espèces.

35. Quelle définition correspond à la biosphère ?

La couche de l’atmosphère où se produisent les phénomènes météorologiques et climatiques.
L’ensemble des espaces terrestres et aquatiques, à l’exclusion de l’atmosphère.
L’ensemble des organismes vivants, sans les milieux qu’ils occupent.
L’ensemble des zones terrestres, aquatiques et atmosphériques où la vie est présente.

L’ensemble des zones terrestres, aquatiques et atmosphériques où la vie est présente.

Explication

La biosphère englobe les zones terrestres, aquatiques et atmosphériques où la vie est présente. La limiter aux organismes vivants exclurait les milieux qui font partie de cette définition.

36. Quel ensemble de fonctions les organismes et processus biologiques assurent-ils dans la biosphère ?

La production d’énergie solaire, la création des roches, la circulation des marées et la formation des vents dominants.
La régulation des marées, la production des minéraux, la formation des reliefs et le contrôle des séismes.
La filtration de l’eau et la structuration des sols, mais pas les cycles des éléments ni la régulation du climat.
Les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore, la régulation du climat, la filtration de l’eau et la structuration des sols.

Les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore, la régulation du climat, la filtration de l’eau et la structuration des sols.

Explication

Les organismes vivants et les processus biologiques assurent des fonctions régulatrices comme les cycles d’éléments, la régulation du climat, la filtration de l’eau et la structuration des sols. La production d’énergie solaire relève de processus physiques, et non de ces fonctions biologiques.

37. Quels indicateurs permettent de suivre les dimensions génétique et fonctionnelle de l’intégrité de la biosphère ?

La diversité des habitats et la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone.
Le taux d’extinction par million d’espèces-années et l’appropriation humaine de la production primaire nette (HANPP).
Le nombre d’espèces présentes et la quantité totale de carbone stockée dans les sols.
La superficie des aires protégées et le taux annuel de déforestation.

Le taux d’extinction par million d’espèces-années et l’appropriation humaine de la production primaire nette (HANPP).

Explication

La diversité génétique est notamment suivie par le taux d’extinction, tandis que l’intégrité fonctionnelle est notamment évaluée par la HANPP. La superficie des aires protégées et la déforestation peuvent renseigner sur l’état des milieux, mais ne sont pas les indicateurs cités ici.

38. Comment peut-on expliquer l’apparition d’un feu de forêt en reliant plusieurs limites planétaires ?

La combinaison du changement climatique, d’une sécheresse liée au cycle de l’eau douce et de la déforestation liée au changement d’affectation des sols.
La combinaison de l’appauvrissement de l’ozone stratosphérique, de l’extraction minière et de l’augmentation des aérosols marins.
La combinaison de l’acidification des océans, de la pollution chimique et de la diminution de la couche d’ozone stratosphérique.
La combinaison de l’érosion côtière, de la pêche intensive et de la hausse de la salinité des eaux souterraines.

La combinaison du changement climatique, d’une sécheresse liée au cycle de l’eau douce et de la déforestation liée au changement d’affectation des sols.

Explication

Un feu de forêt peut résulter conjointement du changement climatique, d’une sécheresse associée au cycle de l’eau douce et de la déforestation liée au changement d’affectation des sols. Les autres choix associent des phénomènes qui ne sont pas donnés comme facteurs conjoints de cet exemple.

39. Quelle approche les limites planétaires adoptent-elles pour étudier les processus du système Terre ?

Elles étudient les interactions entre les processus sociaux en écartant les mécanismes biophysiques.
Elles regroupent les processus en un indicateur unique qui remplace l’analyse des phénomènes biophysiques.
Elles examinent chaque processus tout en tenant compte des interactions entre les processus biophysiques du système Terre.
Elles évaluent les processus indépendamment afin de distinguer leurs effets sans intégrer leurs interactions.

Elles examinent chaque processus tout en tenant compte des interactions entre les processus biophysiques du système Terre.

Explication

L’approche examine chaque processus, mais intègre aussi les interactions entre les processus biophysiques du système Terre. Une analyse indépendante des processus négligerait précisément ces interactions.

40. Dans le modèle du donut, que désignent le plafond environnemental et le plancher social ?

Le plafond correspond aux ressources financières disponibles et le plancher aux objectifs de production; l’espace entre les deux fixe un niveau d’investissement.
Le plafond correspond aux neuf limites planétaires et le plancher aux besoins essentiels humains; l’espace entre les deux est sûr et juste pour l’humanité.
Le plafond correspond aux émissions de carbone et le plancher aux services publics; l’espace entre les deux indique le niveau de consommation.
Le plafond correspond aux besoins essentiels humains et le plancher aux neuf limites planétaires; l’espace entre les deux mesure la croissance économique.

Le plafond correspond aux neuf limites planétaires et le plancher aux besoins essentiels humains; l’espace entre les deux est sûr et juste pour l’humanité.

Explication

Le donut représente un espace sûr et juste situé entre les neuf limites planétaires, qui forment le plafond environnemental, et les besoins essentiels humains, qui forment le plancher social. Inverser ces deux fonctions confond les limites écologiques et les besoins humains.

41. Quel lien l’approche du donut établit-elle entre deux grands enjeux du développement ?

Elle relie les enjeux de justice sociale aux enjeux environnementaux.
Elle relie les enjeux de gouvernance locale aux enjeux de commerce international.
Elle relie les enjeux de productivité agricole aux enjeux de progrès technologique.
Elle relie les enjeux de croissance démographique aux enjeux de sécurité militaire.

Elle relie les enjeux de justice sociale aux enjeux environnementaux.

Explication

L’approche du donut met en relation la justice sociale et les enjeux environnementaux. La gouvernance locale peut être un usage territorial du modèle, mais ce n’est pas le lien central défini ici.

42. Quel constat distingue la situation des pays industrialisés de celle des pays en développement dans le cadre du donut ?

Les pays industrialisés et les pays en développement respectent tous deux le plafond environnemental, mais diffèrent par leur niveau de croissance économique.
Les pays industrialisés respectent le plafond environnemental, tandis que les pays en développement satisfont déjà les besoins essentiels humains.
Les pays industrialisés présentent les déficits de besoins essentiels humains les plus importants, tandis que les pays en développement contribuent le plus au dépassement du plafond environnemental.
Les pays industrialisés contribuent le plus au dépassement du plafond environnemental, tandis que les pays en développement présentent des déficits de besoins essentiels humains.

Les pays industrialisés contribuent le plus au dépassement du plafond environnemental, tandis que les pays en développement présentent des déficits de besoins essentiels humains.

Explication

Le constat associe une contribution plus importante des pays industrialisés au dépassement environnemental et des déficits de besoins essentiels dans les pays en développement. Le distracteur qui inverse ces rôles attribue à chaque groupe la situation de l’autre.

43. Combien des neuf limites planétaires sont indiquées comme dépassées ?

Six limites planétaires sont dépassées.
Huit limites planétaires sont dépassées.
Cinq limites planétaires sont dépassées.
Sept limites planétaires sont dépassées.

Sept limites planétaires sont dépassées.

Explication

Le constat donné est que sept des neuf limites planétaires sont dépassées. Les valeurs voisines proposées modifient ce décompte.

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Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Limites planétaires et transition.

Qui a publié « Les limites à la croissance » en 1972 ?

Meadows et al.

Quel problème le rapport « Les limites à la croissance » alerte-t-il sur ?

Les conséquences d’une croissance illimitée dans un monde aux ressources finies.

Quel outil Wackernagel et Rees développent-ils en 1996 ?

L’empreinte écologique.

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