QCM : L’homme en société (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une société, quel rôle les valeurs jouent-elles dans les jugements et les comportements de ses membres ?

Elles fournissent des principes moraux et des idéaux servant à évaluer les actes.
Elles décrivent les habitudes individuelles sans proposer de critères d’évaluation.
Elles établissent des règles juridiques assorties de sanctions officielles.
Elles organisent les échanges matériels sans orienter les conduites morales.

Elles fournissent des principes moraux et des idéaux servant à évaluer les actes.

Explication

Les valeurs sont des principes moraux partagés qui définissent des idéaux et des critères pour juger les actes. Les règles juridiques peuvent traduire certaines exigences, mais elles ne constituent pas la définition générale des valeurs.

2. Comment les normes se relient-elles aux valeurs au sein d’une collectivité ?

Elles expriment des idéaux sans préciser de conduite attendue dans le groupe.
Elles traduisent les valeurs en règles de conduite qui structurent l’action collective.
Elles recensent les actes individuels sans former de règles communes.
Elles remplacent les valeurs par des sanctions décidées par les autorités publiques.

Elles traduisent les valeurs en règles de conduite qui structurent l’action collective.

Explication

Les normes sont des règles de conduite fondées sur les valeurs et constituent la grammaire d’action d’un groupe. Les idéaux sans règle de conduite correspondent davantage à la fonction des valeurs qu’à celle des normes.

3. Une personne respecte les règles de politesse, mais dépasse une limitation de vitesse inscrite dans la loi : quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

Une règle de politesse est nécessairement une loi, alors qu’une limitation de vitesse est une convention sociale.
Les normes sociales et les lois ont le même statut, mais s’appliquent à des lieux différents.
Une limitation de vitesse est une valeur morale, tandis que la politesse est une sanction sociale.
Une norme sociale peut ne pas être légale, alors qu’une limitation de vitesse relève de la loi.

Une norme sociale peut ne pas être légale, alors qu’une limitation de vitesse relève de la loi.

Explication

La politesse constitue une norme sociale qui n’est pas nécessairement réglementée, tandis que la limitation de vitesse est une règle légale. La confusion entre ces deux catégories consiste à traiter toute norme sociale comme une loi.

4. Une salariée reçoit une prime pour son travail et un collègue est rappelé à l’ordre pour une infraction : comment classer ces sanctions ?

La prime est une sanction négative et le rappel à l’ordre une sanction positive.
Les deux sont des sanctions négatives puisqu’elles sont liées au travail.
Les deux sont des sanctions positives puisqu’elles renforcent les normes.
La prime est une sanction positive et le rappel à l’ordre une sanction négative.

La prime est une sanction positive et le rappel à l’ordre une sanction négative.

Explication

Une prime récompense un comportement et relève des sanctions positives, tandis qu’un rappel à l’ordre est une sanction négative. Le fait que les deux renforcent les normes ne les classe pas dans la même catégorie.

5. Comment une personne construit-elle son identité au sein d’un groupe ?

En obtenant la reconnaissance sociale sans apprendre les règles du groupe.
En recevant une identité entièrement définie par sa place dans la famille.
En apprenant les règles du groupe et en recherchant autrui par intériorisation.
En se séparant des règles collectives et en évitant les interactions avec autrui.

En apprenant les règles du groupe et en recherchant autrui par intériorisation.

Explication

Dans un groupe, l’identité se construit par l’apprentissage des règles et la recherche d’autrui au moyen de l’intériorisation. La reconnaissance d’autrui participe à la vie sociale, mais ne remplace pas ces processus de construction.

6. Quel effet la reconnaissance réciproque d’autrui peut-elle avoir sur les relations sociales ?

Elle remplace l’apprentissage des règles par une relation de dépendance.
Elle active l’identité humaine et contribue à réduire méfiance, peur et domination.
Elle renforce les instincts individuels et accroît la méfiance entre les membres du groupe.
Elle transforme l’identité sociale en conformité aux règles légales du groupe.

Elle active l’identité humaine et contribue à réduire méfiance, peur et domination.

Explication

La reconnaissance réciproque active l’identité humaine et contribue à écarter la méfiance, la peur et la domination. L’apprentissage des règles participe à la construction de l’identité, mais ne décrit pas l’effet propre de cette reconnaissance.

7. Une personne parvient à appréhender autrui et à entrer en relation avec lui : quelle conséquence sociale est favorisée ?

La séparation de l’individu d’avec le groupe afin de préserver son autonomie.
La disparition de son identité sociale au profit des règles de la communauté.
La réalisation de son identité sociale et son insertion dans un groupe ou une communauté.
La réduction de son identité à son développement corporel et familial.

La réalisation de son identité sociale et son insertion dans un groupe ou une communauté.

Explication

L’appréhension réussie d’autrui permet la réalisation de l’identité sociale et favorise l’insertion dans un groupe ou une communauté. Le développement corporel et familial fait partie d’un autre aspect du développement, et non de cette conséquence sociale.

8. Quelle différence caractérise la reproduction des sociétés animales et humaines ?

Les sociétés animales et humaines reproduisent leurs formes à l’identique, mais selon des rythmes différents.
Les sociétés animales reproduisent leurs formes à l’identique, tandis que les sociétés humaines se transforment socialement.
Les sociétés animales se transforment par transmission sociale, tandis que les sociétés humaines reproduisent leurs formes à l’identique.
Les sociétés animales évoluent par règles sociales, tandis que les sociétés humaines sont régulées mécaniquement.

Les sociétés animales reproduisent leurs formes à l’identique, tandis que les sociétés humaines se transforment socialement.

Explication

Les sociétés animales sont décrites comme régulées mécaniquement et reproduites à l’identique, tandis que les sociétés humaines se reproduisent par transformation sociale. L’idée d’une reproduction humaine à l’identique inverse la distinction centrale.

9. Comment le cours distingue-t-il le comportement animal de la nature humaine ?

L’animal et l’humain sont définis par la primauté de l’instinct, malgré des milieux différents.
L’animal apprend principalement par les règles sociales, tandis que l’humain dépend de son instinct biologique.
L’animal est associé à la stimulation des instincts, tandis que chez l’humain l’acquis prime sur l’inné.
L’animal est associé à la primauté de l’acquis, tandis que chez l’humain l’instinct détermine les conduites.

L’animal est associé à la stimulation des instincts, tandis que chez l’humain l’acquis prime sur l’inné.

Explication

La distinction oppose la stimulation des instincts chez l’animal à la double nature biologique et sociale de l’être humain, chez qui l’acquis prime sur l’inné. Attribuer la primauté de l’acquis à l’animal inverse précisément cette opposition.

10. Que désigne le statut d’un individu dans un espace social ?

Une relation temporaire entre des individus sans droits ni devoirs socialement reconnus
Une position associée à des relations distinctes et à des attributs reconnus, comme des droits et des devoirs
Un ensemble de normes partagées qui règle les conduites de tous les membres d’un groupe
Une manière personnelle d’interpréter les attentes liées à une situation sociale

Une position associée à des relations distinctes et à des attributs reconnus, comme des droits et des devoirs

Explication

Le statut correspond à une position sociale à laquelle sont associés des relations et des attributs reconnus, notamment des droits et des devoirs. La manière personnelle d’interpréter les attentes relève du rôle joué, et non du statut.

11. Dans l’analyse des rôles sociaux, quel lien unit un statut et les rôles ?

Un rôle prescrit détermine la position sociale et crée le statut
Un statut commande un ou plusieurs rôles correspondants
Les rôles sociaux sont indépendants des statuts occupés
Un individu reçoit un statut uniquement après avoir joué plusieurs rôles

Un statut commande un ou plusieurs rôles correspondants

Explication

Un statut commande un ou plusieurs rôles qui lui correspondent. L’idée que le rôle prescrit crée le statut inverse le lien établi entre ces deux notions.

12. Un entourage attend d’une personne qu’elle adopte une conduite conforme aux normes associées à son statut : de quoi s’agit-il ?

D’une relation sociale, qui décrit les droits et devoirs de la personne
Du statut, qui correspond à la manière dont la personne agit concrètement
Du rôle prescrit, qui correspond au modèle de conduite attendu
Du rôle joué, qui correspond à l’interprétation personnelle des attentes

Du rôle prescrit, qui correspond au modèle de conduite attendu

Explication

Le rôle prescrit est le modèle de conduite attendu par l’entourage en fonction d’un statut et des normes partagées. Le rôle joué désigne plutôt la façon dont l’individu interprète ces attentes.

13. Une personne adapte à sa manière les attentes liées à son statut, tout en en respectant certaines : quel concept décrit cette conduite ?

Le statut, qui désigne la position sociale de la personne
Le rôle prescrit, qui fixe le modèle attendu par l’entourage
Le rôle joué, qui traduit l’interprétation individuelle des attentes
Le devoir social, qui définit une conduite identique pour tous

Le rôle joué, qui traduit l’interprétation individuelle des attentes

Explication

Le rôle joué désigne la manière dont une personne interprète son rôle et se conforme plus ou moins aux attentes d’autrui. Le rôle prescrit renvoie au modèle attendu, plutôt qu’à son interprétation individuelle.

14. Quel objet d’étude définit la sociologie ?

L’étude des décisions économiques isolées
L’étude des faits sociaux
L’étude des normes juridiques formelles
L’étude des dispositions biologiques individuelles

L’étude des faits sociaux

Explication

La sociologie est définie comme l’étude des faits sociaux. L’étude de dispositions biologiques individuelles ne rend pas compte de cet objet proprement social.

15. Pourquoi la sociologie cherche-t-elle à prendre ses distances avec les préjugés et les lieux communs ?

Parce que ces prénotions constituent des résultats démontrés de l’analyse sociale
Parce que ces prénotions décrivent les intérêts particuliers des individus
Parce que ces prénotions font obstacle à la connaissance des faits sociaux
Parce que ces prénotions expliquent les phénomènes par les structures sociales

Parce que ces prénotions font obstacle à la connaissance des faits sociaux

Explication

Les prénotions, comme les préjugés et les lieux communs, entravent la connaissance que la sociologie cherche à produire. Les traiter comme des résultats démontrés empêcherait précisément de les examiner avec distance.

16. Une analyse explique un phénomène social en partant des intérêts des individus et conçoit l’intérêt général comme leur somme : quelle approche mobilise-t-elle ?

L’étude des rôles, qui part des attentes liées aux statuts
L’individualisme méthodologique, qui part des individus
Le holisme, qui part des structures sociales
L’analyse des prénotions, qui part des lieux communs

L’individualisme méthodologique, qui part des individus

Explication

L’individualisme méthodologique explique les phénomènes sociaux à partir des individus et rapporte l’intérêt général à la somme des intérêts particuliers. Le holisme privilégie au contraire l’influence des structures sociales.

17. Pour expliquer des comportements individuels, une étude met en avant l’influence des structures sociales : quelle approche adopte-t-elle ?

L’analyse des rôles, qui explique les conduites par l’interprétation personnelle
L’individualisme méthodologique, qui part des intérêts individuels
L’étude des prénotions, qui explique les conduites par les lieux communs
Le holisme, qui explique les conduites par les structures sociales

Le holisme, qui explique les conduites par les structures sociales

Explication

Le holisme explique les comportements individuels par l’influence des structures sociales et considère les phénomènes sociaux comme construits à partir de celles-ci. L’individualisme méthodologique prend plutôt les individus comme point de départ.

18. Quel caractère relève de l’inné ?

Une caractéristique culturelle acquise par l’environnement après la naissance
Une habitude apprise au cours des interactions avec autrui
Un caractère biologique ou psychologique présent à la naissance, ou un instinct
Une règle de conduite transmise par les normes d’un groupe social

Un caractère biologique ou psychologique présent à la naissance, ou un instinct

Explication

L’inné désigne les caractères biologiques ou psychologiques présents à la naissance, ainsi que les instincts. Une caractéristique acquise par l’environnement après la naissance relève plutôt de l’acquis.

19. Une caractéristique sociale et culturelle se développe sous l’effet de l’environnement après la naissance : comment la qualifie-t-on ?

D’instinctive, car elle relève d’un comportement présent à la naissance
D’acquise, car elle dépend de l’environnement social et culturel
D’héréditaire, car elle est transmise biologiquement par les parents
D’innée, car elle caractérise l’individu dès sa naissance

D’acquise, car elle dépend de l’environnement social et culturel

Explication

L’acquis rassemble les caractéristiques sociales et culturelles, notamment celles qui dépendent de l’environnement après la naissance. Le terme inné concerne au contraire les caractères présents à la naissance.

20. Quelle condition la double constitution humaine, à la fois innée et acquise, implique-t-elle pour la survie ?

L’indépendance de l’individu à l’égard de son environnement social
L’existence d’une communauté nécessaire à la survie humaine
La transmission biologique de tous les comportements humains
La disparition des caractères innés au cours de la socialisation

L’existence d’une communauté nécessaire à la survie humaine

Explication

La double constitution humaine suppose l’existence d’une communauté nécessaire à la survie de l’être humain. Elle n’implique pas que tous les comportements soient transmis biologiquement.

21. Quelle idée Aristote exprime-t-il en affirmant que l’être humain est un « animal politique » ?

La vie en société transforme les caractères acquis en instincts innés
L’être humain peut accomplir sa nature en dehors de toute communauté
L’être humain ne peut accomplir sa nature qu’en société
La vie politique dépend principalement des caractères biologiques hérités

L’être humain ne peut accomplir sa nature qu’en société

Explication

Pour Aristote, l’être humain est un animal politique parce qu’il ne peut accomplir sa nature qu’en société. Cette idée ne signifie pas que l’individu peut se réaliser en dehors de toute communauté.

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Que sont les valeurs dans une société ?

Des principes moraux fixant des idéaux et des critères pour juger les actes.

Que sont les normes au sein d’un groupe ?

Des règles de conduite fondées sur des valeurs, formant sa grammaire d’action.

Quelle différence distingue les normes sociales des règles légales ?

Les normes sociales ne sont pas toujours réglementées par la loi.

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