QCM : Maladies infectieuses équines — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les maladies infectieuses :

Un virus peut être l’agent responsable d’une maladie infectieuse.
Un parasite peut provoquer une maladie infectieuse chez un animal ou un humain.
Elles résultent de la pénétration d’un agent pathogène vivant dans l’organisme.
Un champignon vivant peut être à l’origine d’une maladie infectieuse.
Une toxine produite par une bactérie constitue un agent pathogène vivant.

Un virus peut être l’agent responsable d’une maladie infectieuse. · Un parasite peut provoquer une maladie infectieuse chez un animal ou un humain. · Elles résultent de la pénétration d’un agent pathogène vivant dans l’organisme. · Un champignon vivant peut être à l’origine d’une maladie infectieuse.

Explication

Une maladie infectieuse résulte de la transmission ou de la pénétration d’un agent pathogène vivant, notamment un virus, un parasite ou un champignon. Une toxine produite par une bactérie n’est pas, en elle-même, un agent pathogène vivant.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les maladies infectieuses, transmissibles et contagieuses, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une maladie transmissible nécessite un contact indirect entre individus.
Une maladie contagieuse se transmet directement entre animaux ou humains.
Une maladie infectieuse peut ne pas être transmissible entre individus.
Une maladie transmissible peut se propager avec l’intervention d’un vecteur.
Une maladie contagieuse inclut les transmissions réalisées par un vecteur.

Une maladie contagieuse se transmet directement entre animaux ou humains. · Une maladie infectieuse peut ne pas être transmissible entre individus. · Une maladie transmissible peut se propager avec l’intervention d’un vecteur.

Explication

Une maladie infectieuse n’est pas nécessairement transmissible. Une maladie transmissible peut utiliser un vecteur ou se propager directement entre animaux ou humains, tandis qu’une maladie contagieuse correspond à une transmission directe et exclut la transmission vectorielle.

3. L’immunité spécifique comprend :

Une protection dont la durée et l’intensité peuvent varier.
Une protection pouvant être naturellement acquise par l’organisme.
Une protection pouvant être obtenue grâce à une vaccination prophylactique.
Une protection dirigée contre un agent pathogène donné.
Une protection développée après une vaccination thérapeutique.

Une protection dont la durée et l’intensité peuvent varier. · Une protection pouvant être naturellement acquise par l’organisme. · Une protection pouvant être obtenue grâce à une vaccination prophylactique. · Une protection dirigée contre un agent pathogène donné.

Explication

L’immunité spécifique protège contre un agent pathogène déterminé, avec une intensité et une durée variables. Elle peut être acquise naturellement ou produite artificiellement par une vaccination prophylactique ; une vaccination thérapeutique ne correspond pas à la définition retenue ici.

4. Concernant les catégories de maladies animales définies par la LSA de 2021, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La catégorie A vise une éradication immédiate dans l’Union européenne.
La catégorie E correspond à une surveillance des mouvements entre États membres.
La catégorie D impose des restrictions aux mouvements entre États membres.
La catégorie B correspond à une éradication obligatoire.
La catégorie C impose une surveillance sans objectif d’éradication.

La catégorie A vise une éradication immédiate dans l’Union européenne. · La catégorie D impose des restrictions aux mouvements entre États membres. · La catégorie B correspond à une éradication obligatoire.

Explication

La catégorie A concerne l’éradication immédiate dans l’Union européenne et la catégorie B l’éradication obligatoire. La catégorie C relève d’une éradication volontaire, la catégorie D impose des restrictions aux mouvements entre États membres et la catégorie E est soumise à surveillance.

5. À propos de l’HVE-1, quelles sont les réponses exactes au sujet de ses manifestations ?

L’expression rhinopneumonie désigne principalement les formes liées à l’HVE-1.
L’HVE-1 est responsable de formes abortives chez les étalons.
L’HVE-1 peut être responsable de formes neurologiques infectieuses.
L’HVE-1 peut provoquer des formes oculaires chez les équidés.
L’HVE-1 peut provoquer des formes respiratoires chez les équidés.

L’HVE-1 peut être responsable de formes neurologiques infectieuses. · L’HVE-1 peut provoquer des formes oculaires chez les équidés. · L’HVE-1 peut provoquer des formes respiratoires chez les équidés.

Explication

L’HVE-1 est associé à des formes respiratoires, abortives, neurologiques et oculaires chez les équidés. Les formes abortives concernent la jument, tandis que l’expression « rhinopneumonie » est désormais réservée à l’HVE-4.

6. Le cycle infectieux de l’HVE-1 comprend :

Une phase de latence dépourvue de toute possibilité de réactivation.
Une phase aiguë caractérisée par une réplication virale.
Une latence précède la phase aiguë de virémie cellulaire.
Une virémie cellulaire au cours de la phase aiguë.
Des réactivations possibles après une phase de latence.

Une phase aiguë caractérisée par une réplication virale. · Une virémie cellulaire au cours de la phase aiguë. · Des réactivations possibles après une phase de latence.

Explication

Le cycle de l’HVE-1 comprend une phase aiguë de réplication et de virémie cellulaire, suivie d’une phase de latence. Cette latence peut être interrompue par des réactivations et ne précède pas la phase aiguë.

7. Concernant la transmission de l’HVE-1, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’homme peut agir comme vecteur mécanique par ses mains ou son matériel.
Les avortons peuvent participer à la transmission de l’HVE-1.
Des surfaces souillées peuvent contribuer à la diffusion du virus.
La transmission de l’HVE-1 se fait principalement par des insectes vecteurs.
L’HVE-1 peut se transmettre par des aérosols.

L’homme peut agir comme vecteur mécanique par ses mains ou son matériel. · Les avortons peuvent participer à la transmission de l’HVE-1. · Des surfaces souillées peuvent contribuer à la diffusion du virus. · L’HVE-1 peut se transmettre par des aérosols.

Explication

L’HVE-1 se transmet par aérosols, par les avortons et les produits post-avortement, ainsi que par des surfaces souillées. Les mains et le matériel humains peuvent assurer une transmission mécanique ; les insectes vecteurs ne constituent pas le mode décrit.

8. Un programme de vaccination contre l’HVE-1 permet notamment :

De protéger principalement contre les formes neurologiques.
D’empêcher toute infection par l’HVE-1 chez les chevaux vaccinés.
De participer à la maîtrise épidémiologique de l’infection.
De contribuer à limiter la propagation du virus dans les populations.
De protéger surtout contre les formes respiratoires de l’infection.

De participer à la maîtrise épidémiologique de l’infection. · De contribuer à limiter la propagation du virus dans les populations. · De protéger surtout contre les formes respiratoires de l’infection.

Explication

La vaccination contre l’HVE-1 protège surtout contre les formes respiratoires et contribue à limiter la propagation virale. Elle n’empêche pas toute infection et sa protection principale ne concerne pas les formes neurologiques.

9. Concernant la fièvre de West-Nile :

La transmission au cheval implique des moustiques du genre Culex.
La fièvre de West-Nile est une maladie vectorielle non contagieuse.
Il s’agit d’une arbovirose virale zoonotique.
La maladie est due à un flavivirus.
La transmission habituelle s’effectue directement entre chevaux infectés.

La transmission au cheval implique des moustiques du genre Culex. · La fièvre de West-Nile est une maladie vectorielle non contagieuse. · Il s’agit d’une arbovirose virale zoonotique. · La maladie est due à un flavivirus.

Explication

La fièvre de West-Nile est une arbovirose zoonotique due à un flavivirus transmis au cheval par des moustiques Culex. Elle est vectorielle et non contagieuse, de sorte que la transmission directe entre chevaux ne constitue pas le mécanisme habituel.

10. Un cheval infecté par le virus West-Nile :

Constitue habituellement une source efficace de virus pour les moustiques.
Est considéré comme un hôte accidentel et un cul-de-sac épidémiologique.
Est généralement asymptomatique après l’infection.
Peut présenter des signes neurologiques dans certains cas.
Représente le principal réservoir du virus dans le cycle naturel.

Est généralement asymptomatique après l’infection. · Peut présenter des signes neurologiques dans certains cas.

Explication

Les chevaux infectés sont généralement asymptomatiques, mais certains peuvent développer des signes neurologiques. Ils sont des hôtes accidentels et des culs-de-sac épidémiologiques, contrairement aux oiseaux réservoirs ; ils ne constituent donc habituellement pas une source efficace pour les moustiques.

11. Parmi les manifestations de la fièvre de West-Nile chez les équidés, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Tous les équidés infectés développent une atteinte neurologique.
Des signes cliniques apparaissent chez environ 5 à 20 % des équidés infectés.
Les signes cliniques se limitent à un syndrome pseudo-grippal.
L’ataxie constitue une manifestation principalement respiratoire.
La paralysie n’appartient pas aux formes cliniques décrites.

Des signes cliniques apparaissent chez environ 5 à 20 % des équidés infectés.

Explication

Des signes cliniques sont observés chez environ 5 à 20 % des équidés infectés. Ils vont d’un état pseudo-grippal à des manifestations neurologiques telles que l’ataxie, la parésie, les tremblements ou la paralysie ; l’ataxie n’est donc pas une manifestation respiratoire.

12. Concernant la prévention et le traitement de la fièvre de West-Nile, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La vaccination peut être mise en œuvre en périphérie des foyers.
Le traitement repose principalement sur un antiviral spécifique.
L’isolement des cas peut contribuer à limiter la diffusion de l’infection.
La limitation des déplacements des cas participe aux mesures de contrôle.
La lutte contre les moustiques constitue un axe majeur de prévention.

La vaccination peut être mise en œuvre en périphérie des foyers. · L’isolement des cas peut contribuer à limiter la diffusion de l’infection. · La limitation des déplacements des cas participe aux mesures de contrôle. · La lutte contre les moustiques constitue un axe majeur de prévention.

Explication

La prévention associe notamment la lutte contre les moustiques, l’isolement et la limitation des déplacements des cas, ainsi que la vaccination en périphérie des foyers. Le traitement est symptomatique et non fondé principalement sur un antiviral spécifique.

13. Concernant la leptospirose équine, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La leptospirose est une maladie virale limitée aux régions tropicales.
La leptospirose équine peut associer des atteintes rénales, reproductives et oculaires.
Les manifestations équines principales de la leptospirose sont respiratoires, neurologiques et cutanées.
La leptospirose est une zoonose mondiale due à des bactéries du genre Leptospira.
Les manifestations équines principales de la leptospirose sont rénales, abortives et oculaires.

La leptospirose équine peut associer des atteintes rénales, reproductives et oculaires. · La leptospirose est une zoonose mondiale due à des bactéries du genre Leptospira. · Les manifestations équines principales de la leptospirose sont rénales, abortives et oculaires.

Explication

La leptospirose est une zoonose mondiale bactérienne due au genre Leptospira, avec des manifestations rénales, abortives et oculaires. Elle n’est ni virale ni limitée aux régions tropicales, et son tableau principal n’est pas respiratoire, neurologique et cutané.

14. Parmi les propositions suivantes concernant la transmission de la leptospirose, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les chevaux représentent les principaux réservoirs naturels des leptospires.
Les rongeurs constituent les principaux réservoirs naturels de la leptospirose.
Les leptospires sont principalement transmis par les morsures de rongeurs infectés.
Les leptospires sont principalement disséminés dans l’environnement par les selles des rongeurs.
L’eau souillée contamine les autres espèces après une transmission aérienne directe.

Les rongeurs constituent les principaux réservoirs naturels de la leptospirose.

Explication

Les rongeurs sont les principaux réservoirs naturels et disséminent les leptospires par leurs urines. L’eau souillée assure ensuite la contamination d’autres espèces ; les selles, la transmission aérienne et les morsures ne correspondent pas au mécanisme décrit.

15. À propos des conséquences équines de la leptospirose, quelles sont les réponses exactes ?

La leptospirose peut provoquer une uvéite récurrente chez le cheval.
La leptospirose peut entraîner des avortements tardifs durant les trois derniers mois.
La leptospirose peut être associée à une prématurité ou une mort néonatale.
L’uvéite récurrente constitue une manifestation oculaire de la leptospirose équine.
Les avortements liés à la leptospirose surviennent principalement durant les trois premiers mois.

La leptospirose peut provoquer une uvéite récurrente chez le cheval. · La leptospirose peut entraîner des avortements tardifs durant les trois derniers mois. · La leptospirose peut être associée à une prématurité ou une mort néonatale. · L’uvéite récurrente constitue une manifestation oculaire de la leptospirose équine.

Explication

La leptospirose équine peut provoquer une uvéite récurrente, des avortements tardifs, une prématurité et une mort néonatale. L’uvéite relève de l’atteinte oculaire, tandis que l’avortement tardif relève de l’atteinte reproductive ; la période indiquée dans la dernière proposition est incorrecte.

16. Concernant le tétanos chez le cheval :

Les neurotoxines produites provoquent une hypertonie et des spasmes musculaires.
Le tétanos est une toxi-infection tellurique due à Clostridium tetani.
La contamination tétanique nécessite une transmission directe entre chevaux.
Clostridium tetani pénètre généralement par une plaie ou une microlésion.
Le tétanos équin se transmet facilement d’un cheval malade à un autre.

Les neurotoxines produites provoquent une hypertonie et des spasmes musculaires. · Le tétanos est une toxi-infection tellurique due à Clostridium tetani. · Clostridium tetani pénètre généralement par une plaie ou une microlésion.

Explication

Le tétanos est une toxi-infection tellurique non contagieuse due à Clostridium tetani, inoculé par une plaie ou une microlésion. Ses neurotoxines entraînent une hypertonie et des spasmes ; la transmission directe entre chevaux caractérise plutôt une maladie contagieuse comme la gourme.

17. Le syndrome piro-like correspond à :

Une situation clinique dans laquelle aucune étiologie précise n’est identifiée initialement.
Une fièvre dont la cause reste indéterminée après l’anamnèse et l’examen clinique.
Un syndrome fébrile équin caractérisé par une fièvre isolée d’origine inconnue.
Une maladie parasitaire équine causée par Theileria equi et Babesia caballi.
Une infection bactérienne équine transmise principalement par l’urine des rongeurs.

Une situation clinique dans laquelle aucune étiologie précise n’est identifiée initialement. · Une fièvre dont la cause reste indéterminée après l’anamnèse et l’examen clinique. · Un syndrome fébrile équin caractérisé par une fièvre isolée d’origine inconnue.

Explication

Le syndrome piro-like désigne une fièvre isolée d’origine inconnue après l’anamnèse et l’examen clinique. Theileria equi et Babesia caballi causent la piroplasmose, tandis que la transmission par l’urine des rongeurs concerne notamment la leptospirose.

18. Concernant la démarche diagnostique du syndrome piro-like, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’anamnèse détaillée intervient après les examens complémentaires dans l’évaluation du cheval.
L’approche diagnostique repose d’abord sur les examens complémentaires avant toute collecte d’informations.
Les examens complémentaires précèdent l’anamnèse et l’examen clinique dans la démarche diagnostique.
L’examen clinique approfondi est réalisé après les examens complémentaires et non avant eux.
La démarche associe successivement anamnèse détaillée, examen clinique et examens complémentaires.

La démarche associe successivement anamnèse détaillée, examen clinique et examens complémentaires.

Explication

La démarche diagnostique suit une succession comprenant l’anamnèse détaillée, l’examen clinique approfondi, puis les examens complémentaires. Les autres propositions inversent cet ordre et placent les examens complémentaires trop précocement.

19. Parmi les caractéristiques de la piroplasmose équine, quelles sont les réponses exactes ?

La piroplasmose équine est une maladie parasitaire transmise par des tiques ixodidés.
Theileria equi constitue l’un des deux agents de la piroplasmose équine.
La piroplasmose équine est une maladie bactérienne transmise par l’urine des rongeurs.
Babesia caballi constitue l’un des deux agents de la piroplasmose équine.
La transmission de la piroplasmose implique des vecteurs appartenant aux tiques ixodidés.

La piroplasmose équine est une maladie parasitaire transmise par des tiques ixodidés. · Theileria equi constitue l’un des deux agents de la piroplasmose équine. · Babesia caballi constitue l’un des deux agents de la piroplasmose équine. · La transmission de la piroplasmose implique des vecteurs appartenant aux tiques ixodidés.

Explication

La piroplasmose est une maladie parasitaire vectorielle transmise par des tiques ixodidés. Ses deux agents sont Theileria equi et Babesia caballi ; la maladie bactérienne transmise notamment par l’urine des rongeurs est la leptospirose.

20. Chez un cheval présentant une piroplasmose aiguë, quelles manifestations peuvent être observées ?

Une anémie peut être observée au cours de la phase aiguë.
Une hyperthermie supérieure à 40 °C peut accompagner la phase aiguë.
La phase aiguë se résume habituellement à une fièvre isolée sans atteinte sanguine.
Une hémoglobinurie peut parfois compléter le tableau clinique aigu.
Un ictère peut être présent lors de la phase aiguë de la maladie.

Une anémie peut être observée au cours de la phase aiguë. · Une hyperthermie supérieure à 40 °C peut accompagner la phase aiguë. · Une hémoglobinurie peut parfois compléter le tableau clinique aigu. · Un ictère peut être présent lors de la phase aiguë de la maladie.

Explication

La phase aiguë de la piroplasmose associe typiquement une hyperthermie supérieure à 40 °C, une anémie et un ictère, avec parfois une hémoglobinurie. Elle ne correspond donc pas à une simple fièvre isolée sans atteinte sanguine.

21. Concernant la définition de l’avortement chez la jument, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’avortement correspond à une interruption de gestation après l’organogenèse fœtale.
Il implique l’expulsion d’un fœtus mort ou non viable entre 40 et 300 jours.
L’avortement correspond à l’expulsion d’un fœtus viable entre 40 et 300 jours.
La période de l’avortement chez la jument commence après 300 jours de gestation.
L’avortement désigne une interruption survenant avant l’achèvement de l’organogenèse.

L’avortement correspond à une interruption de gestation après l’organogenèse fœtale. · Il implique l’expulsion d’un fœtus mort ou non viable entre 40 et 300 jours.

Explication

L’avortement survient après l’achèvement de l’organogenèse et correspond à l’expulsion d’un fœtus mort ou non viable entre 40 et 300 jours. Avant cette période, on parle de résorption embryonnaire, tandis qu’après 300 jours la prématurité est concernée ; le fœtus expulsé n’est pas viable.

22. Parmi les propositions suivantes concernant l’origine des avortements chez la jument, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Environ un tiers des avortements chez la jument sont d’origine infectieuse.
En France, les champignons causent 13 à 19 % des pertes fœtales.
Les avortements infectieux chez la jument sont causés par des parasites mais pas par des bactéries.
Les avortements infectieux peuvent impliquer des bactéries, des virus ou des champignons.
Les causes infectieuses représentent une proportion importante mais minoritaire des avortements équins.

Environ un tiers des avortements chez la jument sont d’origine infectieuse. · Les avortements infectieux peuvent impliquer des bactéries, des virus ou des champignons. · Les causes infectieuses représentent une proportion importante mais minoritaire des avortements équins.

Explication

Environ un tiers des avortements chez la jument sont d’origine infectieuse, ce qui représente une proportion importante mais minoritaire. Ces avortements peuvent impliquer des bactéries, des virus ou des champignons. Les champignons sont responsables d’environ 2 % des pertes fœtales en France, et non de 13 à 19 %.

23. Après un avortement chez une jument, quelles mesures sanitaires sont indiquées ?

Un périmètre de sécurité doit être établi autour de la situation d’avortement.
La quarantaine de la jument avortée est limitée à huit jours après l’événement.
Les lieux et les personnes concernés doivent être désinfectés.
La jument avortée doit être isolée pendant trois semaines.
L’utilisation d’un matériel dédié est recommandée après l’avortement.

Un périmètre de sécurité doit être établi autour de la situation d’avortement. · Les lieux et les personnes concernés doivent être désinfectés. · La jument avortée doit être isolée pendant trois semaines. · L’utilisation d’un matériel dédié est recommandée après l’avortement.

Explication

Après un avortement, l’isolement dure trois semaines, avec établissement d’un périmètre de sécurité, désinfection des lieux et des personnes, et utilisation de matériel dédié. La durée de huit jours concerne la poursuite de l’examen clinique, et non la quarantaine.

24. Le diagnostic étiologique d’un avortement chez la jument repose sur l’examen :

Du placenta et des autres annexes fœtales.
Du fœtus expulsé lors de l’avortement.
De la mère et du fœtus, sans examen des annexes fœtales.
Du cordon ombilical, de l’amnios et de l’allantochorion.
De la mère ayant subi l’avortement.

Du placenta et des autres annexes fœtales. · Du fœtus expulsé lors de l’avortement. · Du cordon ombilical, de l’amnios et de l’allantochorion. · De la mère ayant subi l’avortement.

Explication

Le diagnostic étiologique combine l’examen de la mère, du fœtus et des annexes fœtales. Ces annexes comprennent notamment le placenta, le cordon ombilical, l’amnios et l’allantochorion ; elles ne doivent donc pas être exclues de l’exploration.

25. Parmi les propositions suivantes concernant la métrite chez la jument, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une métrite peut s’accompagner d’inappétence et de fièvre.
Une métrite peut évoluer vers une fourbure ou une septicémie.
La métrite reste habituellement limitée à des signes utérins discrets.
La métrite survient généralement après le poulinage.
La métrite apparaît généralement après la saillie ou l’insémination.

Une métrite peut s’accompagner d’inappétence et de fièvre. · Une métrite peut évoluer vers une fourbure ou une septicémie. · La métrite survient généralement après le poulinage.

Explication

La métrite survient généralement après le poulinage et peut provoquer fièvre et inappétence. Elle peut aussi entraîner une fourbure ou une septicémie ; l’endométrite physiologique post-saillie ou post-insémination est la confusion proposée, et la métrite peut avoir des conséquences systémiques.

26. Les caractéristiques de l’endométrite chez la jument comprennent :

L’endométrite physiologique apparaît généralement avant le poulinage.
L’endométrite constitue la première cause d’infertilité chez la jument.
L’endométrite physiologique post-saillie persiste habituellement pendant plusieurs semaines.
L’endométrite physiologique post-saillie dure généralement moins de vingt-quatre heures.
L’endométrite physiologique post-partum dure normalement plusieurs mois.

L’endométrite constitue la première cause d’infertilité chez la jument.

Explication

L’endométrite est la première cause d’infertilité chez la jument. La réponse inflammatoire physiologique survient après la saillie ou le poulinage et dure normalement 48 à 72 heures, plutôt qu’avant le poulinage, plusieurs semaines, moins de vingt-quatre heures ou plusieurs mois.

27. Concernant le traitement de la métrite et de l’endométrite, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les lavages utérins permettent d’abord d’évacuer le contenu inflammatoire.
L’évacuation du contenu inflammatoire constitue la première étape thérapeutique.
Les antibiotiques sont prescrits après les lavages en cas de bactériologie importante positive.
Une bactériologie positive importante peut justifier une antibiothérapie après lavage.
Le traitement initial repose sur une antibiothérapie avant toute évacuation utérine.

Les lavages utérins permettent d’abord d’évacuer le contenu inflammatoire. · L’évacuation du contenu inflammatoire constitue la première étape thérapeutique. · Les antibiotiques sont prescrits après les lavages en cas de bactériologie importante positive. · Une bactériologie positive importante peut justifier une antibiothérapie après lavage.

Explication

Le traitement commence par l’évacuation du contenu inflammatoire grâce aux lavages utérins. Une antibiothérapie peut ensuite être prescrite si la bactériologie est fortement positive ; elle ne constitue pas l’étape initiale avant les lavages.

28. À propos de la diarrhée chez le cheval adulte :

La diarrhée équine adulte correspond habituellement à une affection de l’intestin grêle.
Une colite ou une typhlocolite peut être à l’origine de la diarrhée.
La diarrhée traduit généralement une affection du gros intestin.
La typhlocolite désigne une inflammation limitée au jéjunum et à l’iléon.
La colite segmentaire concerne principalement l’estomac et le duodénum.

Une colite ou une typhlocolite peut être à l’origine de la diarrhée. · La diarrhée traduit généralement une affection du gros intestin.

Explication

Chez le cheval adulte, la diarrhée est généralement liée au gros intestin. Elle peut correspondre à une colite ou à une typhlocolite, cette dernière concernant le cæcum et le côlon ascendant, et non l’intestin grêle ou l’estomac.

29. Quelles sont les réponses exactes au sujet des causes infectieuses de diarrhée équine ?

Les diarrhées à coronavirus équin correspondent à une parasitose.
La fièvre du Potomac est provoquée par un coronavirus équin.
La salmonellose équine est due à une bactérie appelée Salmonella enterica.
La clostridiose équine est due à Neorickettsia risticii.
La cyathostomose équine est une affection bactérienne du côlon.

La salmonellose équine est due à une bactérie appelée Salmonella enterica.

Explication

La salmonellose est due à la bactérie Salmonella enterica. La cyathostomose est parasitaire, la clostridiose est liée à Clostridium difficile, la fièvre du Potomac à Neorickettsia risticii et les diarrhées à coronavirus sont virales.

30. Concernant la stratégie diagnostique d’un cheval présentant une diarrhée, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La recherche fécale repose exclusivement sur la microscopie électronique.
La stratégie diagnostique peut inclure des analyses sanguines.
L’échographie abdominale fait partie des examens diagnostiques possibles.
Une radiographie abdominale permet de remplacer la recherche fécale d’agent pathogène.
La culture et la PCR ne permettent pas d’identifier les agents fécaux.

La stratégie diagnostique peut inclure des analyses sanguines. · L’échographie abdominale fait partie des examens diagnostiques possibles.

Explication

Les analyses sanguines et l’échographie abdominale font partie de la stratégie diagnostique, avec la radiographie et la recherche de l’agent ou de ses toxines dans les selles. Cette recherche peut utiliser culture, PCR, microscopie électronique ou immuno-essais, et ne se limite donc pas à une seule méthode.

31. Les objectifs du traitement d’une diarrhée infectieuse équine comprennent :

Le traitement cherche à accélérer l’inflammation du côlon pour éliminer l’agent.
Le traitement consiste principalement à interrompre les apports hydriques.
La prise en charge vise à limiter l’inflammation colique et l’endotoxémie.
La restauration d’une flore normale est exclue des objectifs thérapeutiques.
Le traitement vise à rétablir l’hydratation et l’équilibre électrolytique.

La prise en charge vise à limiter l’inflammation colique et l’endotoxémie. · Le traitement vise à rétablir l’hydratation et l’équilibre électrolytique.

Explication

La prise en charge vise à corriger la déshydratation et les déséquilibres électrolytiques, puis à limiter l’inflammation colique et l’endotoxémie. Elle comprend aussi la restauration d’une flore normale ; aggraver l’inflammation ou interrompre les apports hydriques serait contraire à ces objectifs.

32. Concernant la définition d’un syndrome nerveux :

Un syndrome nerveux regroupe des symptômes liés à un dysfonctionnement neurologique.
Il correspond à un dysfonctionnement du système nerveux central.
Un syndrome nerveux désigne une inflammation limitée à l’encéphale.
Il exclut les dysfonctionnements du système neuromusculaire.
Il peut concerner le système nerveux central, périphérique ou neuromusculaire.

Un syndrome nerveux regroupe des symptômes liés à un dysfonctionnement neurologique. · Il peut concerner le système nerveux central, périphérique ou neuromusculaire.

Explication

Un syndrome nerveux est un ensemble de symptômes liés à un dysfonctionnement du système nerveux. Il peut concerner les systèmes nerveux central, périphérique ou neuromusculaire ; il ne correspond donc pas à la seule atteinte centrale, à une inflammation limitée à l’encéphale, ni à une définition excluant le système neuromusculaire.

33. Parmi les propositions suivantes concernant les agents des inflammations infectieuses du système nerveux central équin, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Des virus peuvent provoquer une inflammation du système nerveux central.
Des bactéries peuvent provoquer une inflammation significative du système nerveux central.
Les protozoaires sont dépourvus de rôle dans les inflammations neurologiques équines.
Les agents infectieux neurologiques équins comprennent des virus, des bactéries et des champignons.
Les maladies neurologiques infectieuses sont causées par des parasites helminthes.

Des virus peuvent provoquer une inflammation du système nerveux central. · Des bactéries peuvent provoquer une inflammation significative du système nerveux central.

Explication

Des virus et des bactéries peuvent provoquer une inflammation significative du système nerveux central équin, et les protozoaires peuvent également y contribuer. Les agents responsables ne se réduisent donc pas à des virus, à des champignons ou à des parasites helminthes.

34. Le diagnostic différentiel d’une maladie nerveuse équine prend en compte :

L’environnement du cheval ne participe pas à l’orientation diagnostique.
Le diagnostic différentiel dépend du contexte épidémiologique de la lésion.
La localisation anatomique de la lésion guide le diagnostic différentiel.
Le mode de vie et les interactions du cheval sont sans intérêt épidémiologique.
Le contexte épidémiologique du cheval contribue à orienter les hypothèses.

La localisation anatomique de la lésion guide le diagnostic différentiel. · Le contexte épidémiologique du cheval contribue à orienter les hypothèses.

Explication

La localisation anatomique de la lésion et le contexte épidémiologique du cheval orientent le diagnostic différentiel. Ce contexte inclut l’environnement, le mode de vie et les interactions du cheval ; il ne se confond pas avec le contexte propre à la lésion et l’environnement ne peut être écarté.

35. Concernant la méningo-encéphalite herpétique équine :

La transmission directe par aérosol se limite à une distance de deux mètres.
La maladie provoque habituellement une diarrhée comme signe neurologique principal.
L’infection herpétique équine épargne les nerfs crâniens et la continence urinaire.
L’herpèsvirus équin de type 1 peut provoquer une méningo-encéphalite.
La transmission indirecte peut se faire par les avortons et les enveloppes fœtales.

L’herpèsvirus équin de type 1 peut provoquer une méningo-encéphalite. · La transmission indirecte peut se faire par les avortons et les enveloppes fœtales.

Explication

La méningo-encéphalite herpétique est due à l’herpèsvirus équin de type 1 et peut se transmettre par aérosol jusqu’à 15 mètres. Une transmission indirecte par les avortons et les enveloppes fœtales est également décrite ; l’ataxie, le décubitus, l’incontinence et l’atteinte des nerfs crâniens font partie des signes possibles.

36. Concernant le contrôle du risque infectieux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La mondialisation des échanges favorise la circulation internationale des animaux et les épizooties.
Le contrôle du risque infectieux devient secondaire lorsque les échanges internationaux augmentent.
Un plan de contrôle du risque infectieux concerne l’accueil des nouveaux bovins.
La circulation internationale des animaux limite généralement l’apparition des épizooties.
Les épizooties sont favorisées par une diminution des échanges entre pays.

La mondialisation des échanges favorise la circulation internationale des animaux et les épizooties.

Explication

La mondialisation des échanges facilite la circulation internationale des animaux, ce qui favorise les épizooties et rend le contrôle du risque infectieux primordial. Un plan de contrôle prévoit notamment des protocoles à l’accueil des nouveaux équidés ; les échanges internationaux croissants ne rendent donc pas ce contrôle secondaire et ne limitent pas les épizooties.

37. Parmi les propositions suivantes concernant un plan de contrôle du risque infectieux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un plan identifie les zones présentant un risque infectieux.
Un plan comprend l’application de mesures préventives adaptées.
Un plan exclut l’évaluation des zones à risque avant l’arrivée des équidés.
Un plan prévoit des protocoles de contrôle à l’accueil des nouveaux équidés.
Un plan se limite à désinfecter les locaux après l’apparition d’une infection.

Un plan identifie les zones présentant un risque infectieux. · Un plan comprend l’application de mesures préventives adaptées. · Un plan prévoit des protocoles de contrôle à l’accueil des nouveaux équidés.

Explication

Un plan de contrôle repose sur l’identification des zones à risque, le contrôle à l’accueil des nouveaux équidés et les mesures préventives. La désinfection après infection ne constitue pas à elle seule un plan complet, et l’évaluation préalable des zones en fait partie.

38. Les zones utilisées lors d’une épizootie comprennent :

La zone orange désigne une zone saine sans contrôle particulier.
La zone verte correspond à une zone saine.
La zone rouge est réservée à l’isolement des animaux concernés.
Le zonage est établi sans périmètre de sécurité défini ni signalé.
La zone verte correspond à une zone d’isolement.

La zone verte correspond à une zone saine. · La zone rouge est réservée à l’isolement des animaux concernés.

Explication

Le zonage distingue une zone verte saine, une zone orange contrôlée et une zone rouge d’isolement, avec un périmètre de sécurité défini et signalé. La zone verte n’est pas une zone d’isolement, la zone orange est contrôlée et un périmètre de sécurité est prévu.

39. Concernant les critères imposant l’isolement d’un cheval, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Une fièvre isolée impose l’isolement dans tous les cas cliniques.
Une fièvre d’origine inconnue ne constitue pas un motif d’isolement.
Un cheval suspect de gourme doit être isolé avec une fièvre d’au moins 40 °C et un écoulement nasal purulent.
Un cheval présentant fièvre, neutropénie et diarrhée doit être isolé.
Deux signes parmi fièvre, neutropénie et diarrhée justifient l’isolement.

Un cheval suspect de gourme doit être isolé avec une fièvre d’au moins 40 °C et un écoulement nasal purulent. · Un cheval présentant fièvre, neutropénie et diarrhée doit être isolé. · Deux signes parmi fièvre, neutropénie et diarrhée justifient l’isolement.

Explication

L’isolement s’impose en présence d’au moins deux des trois signes suivants : fièvre, neutropénie ou diarrhée ; trois signes remplissent donc ce critère. Il s’impose aussi chez un cheval suspect de gourme présentant une fièvre d’au moins 40 °C avec écoulement nasal purulent, ou en cas de fièvre d’origine inconnue. Une fièvre isolée ne suffit pas dans tous les cas.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Maladies infectieuses équines.

Qu'est-ce qu'une maladie infectieuse ?

Une maladie causée par un agent pathogène vivant pénétrant l'organisme.

Qu'est-ce qui différencie une maladie infectieuse d'une maladie transmissible ?

La maladie infectieuse n'est pas forcément transmissible entre individus.

Qu'exclut la définition d'une maladie contagieuse ?

Les maladies transmises par vecteur.

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