QCM : Bases théoriques du programme Réduction-PFE — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation les fonctions exécutives deviennent-elles particulièrement utiles ?

Lorsqu’une tâche familière peut être réalisée sans ajustement cognitif
Lorsqu’une situation nouvelle ou complexe dépasse les habiletés automatisées
Lorsqu’une information doit être conservée durablement en mémoire
Lorsqu’une réponse motrice doit être répétée à vitesse constante

Lorsqu’une situation nouvelle ou complexe dépasse les habiletés automatisées

Explication

Les fonctions exécutives facilitent l’adaptation lorsque les habiletés cognitives sur-apprises ne suffisent pas face à une situation nouvelle ou complexe. La réalisation fluide d’une tâche familière sans ajustement sollicite davantage des automatismes que ces processus de haut niveau.

2. À quels patients le programme Réduction-PFE est-il principalement destiné ?

À des patients présentant principalement une perte durable des souvenirs anciens
À des patients dont les difficultés concernent surtout la perception visuelle
À des patients présentant des dysfonctionnements exécutifs dans la vie quotidienne
À des patients ayant des troubles moteurs sans difficulté cognitive associée

À des patients présentant des dysfonctionnements exécutifs dans la vie quotidienne

Explication

Le programme vise les patients dont les dysfonctionnements exécutifs perturbent la vie quotidienne, notamment ceux présentant un TDAH avec ou sans hyperactivité. Une atteinte de la mémoire ancienne, de la perception ou de la motricité ne constitue pas le ciblage principal décrit pour ce programme.

3. Sur quelles fonctions cognitives le programme Réduction-PFE s’appuie-t-il principalement ?

La reconnaissance des visages, le langage et la coordination motrice
La vigilance, l’imagerie mentale et la mémoire autobiographique
L’inhibition, la planification et la mémoire de travail
La perception, la mémoire à long terme et la vitesse de lecture

L’inhibition, la planification et la mémoire de travail

Explication

Le programme Réduction-PFE s’appuie principalement sur l’inhibition, la planification et la mémoire de travail. Les autres ensembles regroupent des fonctions cognitives qui ne correspondent pas aux trois fonctions centrales indiquées pour ce programme.

4. Quelle capacité caractérise le mieux l’inhibition en tant que fonction exécutive ?

Maintenir une information active afin de la manipuler pendant quelques secondes
Changer de stratégie lorsqu’une première manière de résoudre le problème échoue
Découper une tâche complexe en étapes ordonnées avant de l’exécuter
Maîtriser une réponse automatique malgré une distraction ou une réponse attendue

Maîtriser une réponse automatique malgré une distraction ou une réponse attendue

Explication

L’inhibition permet de contrôler les comportements et pensées automatiques, de résister aux distractions et de bloquer une réponse attendue. Le découpage d’une tâche relève de la planification, le maintien manipulé de la mémoire de travail et le changement de stratégie de la flexibilité.

5. Que permet principalement la planification ?

Transformer une action complexe en étapes simples, ordonnées et exécutables
Bloquer une réponse dominante lorsqu’une distraction apparaît dans l’environnement
Inférer une règle implicite à partir de comportements observés
Maintenir temporairement une information pour la modifier mentalement

Transformer une action complexe en étapes simples, ordonnées et exécutables

Explication

La planification consiste à décomposer une action complexe en actions simples et ordonnées, puis à former, maintenir et exécuter un plan. Les autres propositions décrivent respectivement l’inhibition, la mémoire de travail et la déduction de règle.

6. Quelle distinction décrit correctement la mémoire de travail par rapport à la mémoire à long terme ?

La mémoire de travail change de stratégie tandis que la mémoire à long terme bloque les distractions
La mémoire de travail maintient et manipule temporairement l’information pour un usage immédiat
La mémoire de travail conserve durablement les informations sans les transformer mentalement
La mémoire de travail infère les règles implicites tandis que la mémoire à long terme organise les actions

La mémoire de travail maintient et manipule temporairement l’information pour un usage immédiat

Explication

La mémoire de travail conserve temporairement des informations et permet de les manipuler afin de les utiliser immédiatement. La conservation durable relève de la mémoire à long terme, tandis que le changement de stratégie, le contrôle des distractions et l’inférence de règles correspondent à d’autres fonctions exécutives.

7. Comment Harnishfeger distingue-t-elle l’inhibition cognitive de l’inhibition comportementale ?

La première concerne les représentations, tandis que la seconde concerne la programmation motrice
La première concerne les souvenirs durables, tandis que la seconde concerne les règles implicites
La première est automatique, tandis que la seconde est nécessairement consciente et verbalisée
La première organise les étapes d’une action, tandis que la seconde maintient une information active

La première concerne les représentations, tandis que la seconde concerne la programmation motrice

Explication

Selon Harnishfeger, l’inhibition cognitive porte sur les représentations, alors que l’inhibition comportementale porte sur la programmation motrice des réponses. Le caractère conscient ou automatique constitue une autre distinction du modèle, et les autres couples proposés renvoient à des fonctions différentes.

8. Quelle opposition Harnishfeger établit-elle entre deux formes d’inhibition ?

Une inhibition temporaire s’oppose à une conservation durable des informations en mémoire
Une inhibition représentative s’oppose à une inhibition motrice dans la programmation des réponses
Une inhibition contrôlée et consciente s’oppose à une inhibition automatique et non consciente
Une inhibition planifiée s’oppose à une déduction implicite des règles de comportement

Une inhibition contrôlée et consciente s’oppose à une inhibition automatique et non consciente

Explication

Harnishfeger oppose l’inhibition contrôlée et consciente à l’inhibition automatique et non consciente. La distinction entre représentations et programmation motrice concerne une autre dimension de son modèle, tandis que les deux dernières propositions mélangent l’inhibition avec d’autres fonctions cognitives.

9. Quelles sont les trois fonctions de l’inhibition distinguées par Hasher et ses collaborateurs ?

La sélection, la mémorisation et la généralisation
La préparation, la répétition et la récupération
La perception, la planification et la verbalisation
L’accès, la suppression et la suspension

L’accès, la suppression et la suspension

Explication

Hasher et ses collaborateurs distinguent les fonctions d’accès, de suppression et de suspension. La préparation, la récupération ou la planification peuvent intervenir dans d’autres processus cognitifs, mais elles ne constituent pas les trois fonctions d’inhibition retenues dans ce modèle.

10. Dans le modèle de Norman et Shallice, quelle différence oppose une situation familière à une situation nouvelle nécessitant une décision ?

La première active automatiquement des schémas, tandis que la seconde mobilise un contrôle supérieur.
La première exige une stratégie consciente, tandis que la seconde repose sur une réponse réflexe.
La première mobilise un contrôle supérieur, tandis que la seconde active automatiquement des schémas.
La première dépend de la mémoire à long terme, tandis que la seconde dépend de la mémoire sensorielle.

La première active automatiquement des schémas, tandis que la seconde mobilise un contrôle supérieur.

Explication

Les situations familières peuvent déclencher automatiquement des schémas de pensée ou d’action, alors que les situations nouvelles ou décisionnelles sollicitent un contrôle supérieur. L’idée inverse confond précisément le fonctionnement automatique des situations familières avec celui des situations nouvelles.

11. Quel rôle caractérise le système attentionnel superviseur dans le modèle de Norman et Shallice ?

Il conserve durablement les informations nécessaires aux souvenirs épisodiques.
Il sélectionne les schémas selon leur activation et le contexte immédiat.
Il sélectionne des schémas complexes, maintient les buts et modifie la stratégie si nécessaire.
Il déclenche automatiquement les réponses associées aux situations familières.

Il sélectionne des schémas complexes, maintient les buts et modifie la stratégie si nécessaire.

Explication

Le système attentionnel superviseur contrôle les stratégies complexes, maintient les buts à long terme et peut changer de stratégie lorsque cela devient nécessaire. La sélection des schémas selon leur activation et le contexte relève plutôt du gestionnaire des conflits.

12. Quelle progression décrit la stratégie initiale de résolution de problème appelée « Think aloud » ?

Elle conduit de la mémorisation d’une règle jusqu’à l’exécution d’une réponse automatique.
Elle conduit de la sélection d’un schéma jusqu’au maintien d’un but à long terme.
Elle conduit de l’identification du problème jusqu’à l’évaluation du résultat.
Elle conduit de la formulation de cinq questions jusqu’à la comparaison des stratégies.

Elle conduit de l’identification du problème jusqu’à l’évaluation du résultat.

Explication

La stratégie initiale « Think aloud » accompagne l’enfant depuis l’identification du problème jusqu’à l’évaluation du résultat. La formulation de cinq questions caractérise plutôt la stratégie Réduction-PFE, et non cette stratégie initiale.

13. Combien de questions distinctes le programme Réduction-PFE utilise-t-il pour formaliser la planification ?

Trois questions distinctes
Quatre questions distinctes
Cinq questions distinctes
Six questions distinctes

Cinq questions distinctes

Explication

Le programme Réduction-PFE formalise la planification au moyen de cinq questions distinctes. Le nombre de quatre est associé à la stratégie initiale « Think aloud », ce qui constitue la confusion la plus probable.

14. Quelle propriété distingue la mémoire de travail de la mémoire à long terme ?

Elle stocke temporairement et manipule simultanément les informations pendant une tâche complexe.
Elle conserve durablement les informations sans les traiter pendant l’activité cognitive.
Elle relie des éléments multisensoriels pour former des souvenirs épisodiques riches.
Elle déclenche automatiquement des schémas appris dans les situations familières.

Elle stocke temporairement et manipule simultanément les informations pendant une tâche complexe.

Explication

La mémoire de travail maintient temporairement des informations tout en les manipulant pour réaliser des tâches cognitives complexes. La conservation durable correspond davantage à la mémoire à long terme, tandis que la liaison multisensorielle relève du buffer épisodique.

15. Quels composants appartiennent au modèle de la mémoire de travail de Baddeley ?

Un calepin visuo-spatial, une mémoire à long terme, un registre lexical et un buffer moteur.
Un administrateur central, un calepin visuo-spatial, une boucle phonologique et un buffer épisodique.
Une boucle phonologique, un système exécutif, une mémoire autobiographique et un registre perceptif.
Un administrateur central, une mémoire sensorielle, une mémoire sémantique et une mémoire procédurale.

Un administrateur central, un calepin visuo-spatial, une boucle phonologique et un buffer épisodique.

Explication

Le modèle comprend un administrateur central et trois systèmes esclaves : le calepin visuo-spatial, la boucle phonologique et le buffer épisodique. Les autres ensembles mélangent des composants qui ne font pas partie de cette architecture ou remplacent certains systèmes par des types de mémoire.

16. Lorsqu’une personne conserve les informations pertinentes d’un problème et remplace progressivement celles qui ne le sont plus, quelle capacité de mémoire de travail utilise-t-elle ?

Le stockage sensoriel
La récupération autobiographique
La sélection d’un schéma moteur
La mise à jour

La mise à jour

Explication

La mise à jour consiste à maintenir les informations pertinentes et à évacuer celles qui ne le sont plus pendant le traitement. Le stockage sensoriel concerne une autre fonction, tandis que les deux autres réponses ne décrivent pas ce mécanisme de renouvellement.

17. Selon Barkley, quel rôle la mémoire de travail joue-t-elle parmi les fonctions exécutives dans le TDA/H ?

Elle constitue une fonction exécutive de base et figure parmi les composantes les plus essentielles avec l’inhibition.
Elle intervient surtout dans la perception visuelle et complète les mécanismes de vigilance attentionnelle.
Elle représente une habileté secondaire qui dépend principalement de la planification et du contrôle moteur.
Elle sert principalement à réguler les émotions et intervient après les capacités d’inhibition et de flexibilité.

Elle constitue une fonction exécutive de base et figure parmi les composantes les plus essentielles avec l’inhibition.

Explication

Barkley décrit la mémoire de travail comme une fonction exécutive de base, particulièrement essentielle avec l’inhibition. La perception visuelle, la régulation émotionnelle et le contrôle moteur ne correspondent pas au rôle central attribué ici à la mémoire de travail.

18. Comment les difficultés organisationnelles observées chez les personnes ayant un TDA/H sont-elles principalement interprétées ?

Comme des manifestations principalement liées à une faiblesse de la perception spatiale.
Comme des effets directs d’un déficit de compréhension des règles sociales.
Comme des difficultés indépendantes concernant la gestion concrète des activités.
Comme des conséquences de dysfonctionnements de la mémoire de travail.

Comme des conséquences de dysfonctionnements de la mémoire de travail.

Explication

Kofler et ses collègues considèrent les difficultés organisationnelles comme secondaires à des dysfonctionnements de la mémoire de travail. Les difficultés de gestion concrète peuvent être observées, mais elles ne constituent pas ici l’explication principale de leur origine.

19. Quelle stratégie peut réduire la charge de la mémoire de travail chez une personne ayant un TDA/H lorsqu’une tâche comporte plusieurs étapes ?

Demander à la personne de mémoriser les étapes avant de commencer l’activité.
Présenter les différentes consignes en même temps pour accélérer le traitement de la tâche.
Donner une consigne orale longue afin de regrouper toutes les étapes dans un même message.
Fournir une liste écrite et présenter les étapes sous forme d’instructions simples.

Fournir une liste écrite et présenter les étapes sous forme d’instructions simples.

Explication

Les listes écrites et les instructions simples rendent les informations plus accessibles et diminuent la charge imposée à la mémoire de travail. Une consigne longue ou plusieurs instructions simultanées augmentent au contraire la quantité d’informations à traiter et à retenir.

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Quelles sont les fonctions exécutives selon Seron et al., 1999 ?

Des processus cognitifs de haut niveau facilitant l’adaptation aux situations nouvelles ou complexes.

Quel est l'objectif du programme Réduction-PFE selon l'APA, DSM-5, 2013 ?

Aider des patients avec des dysfonctionnements exécutifs dans la vie quotidienne.

Quels patients vise principalement le programme Réduction-PFE ?

Les patients avec un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.

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