QCM : Médias et traitement du vivant — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment les médias peuvent-ils victimiser le vivant dans leur représentation ?

En montrant principalement les solutions techniques aux atteintes environnementales
En privilégiant une analyse complète de toutes les formes de biodiversité
En le décrivant comme un système autonome capable de s’adapter et de s’autoréguler
En le présentant comme une victime vulnérable pour susciter pitié et empathie

En le présentant comme une victime vulnérable pour susciter pitié et empathie

Explication

La victimisation médiatique présente le vivant comme vulnérable et passif afin de provoquer la pitié et l’empathie. La capacité d’adaptation et d’autorégulation correspond plutôt à une représentation moins passive du vivant.

2. Quel aspect de la biodiversité est favorisé par les choix médiatiques de représentation du vivant ?

Les phénomènes difficiles à visualiser et peu accessibles au grand public
La diversité des organismes présentée avec une importance comparable
Les dimensions spectaculaire, émouvante et facilement compréhensible
Les interactions discrètes entre espèces et les équilibres écologiques complexes

Les dimensions spectaculaire, émouvante et facilement compréhensible

Explication

Les médias privilégient ce qui est spectaculaire, émotionnel et facilement compréhensible. Cette sélection rend certains aspects visibles, sans garantir une représentation équilibrée de l’ensemble de la biodiversité.

3. Quel effet ambivalent peut produire un traitement émotionnel du vivant dans les médias ?

Il peut favoriser la prise de conscience tout en suscitant pitié, culpabilité et banalisation
Il peut rendre la biodiversité plus complète tout en réduisant sa visibilité médiatique
Il peut supprimer l’émotion publique tout en renforçant l’analyse scientifique des écosystèmes
Il peut présenter le vivant comme autonome tout en éliminant les réactions de compassion

Il peut favoriser la prise de conscience tout en suscitant pitié, culpabilité et banalisation

Explication

L’émotion médiatique peut éveiller la conscience du public, mais elle peut aussi entraîner pitié, culpabilité et banalisation des drames. Elle ne garantit donc pas un engagement durable ni une représentation plus complète du vivant.

4. Quelle succession décrit généralement la stratégie médiatique du choc ?

Révélation brutale, analyse scientifique, oubli collectif, réaction publique, puis dissimulation
Réaction publique, dissimulation, banalisation, révélation progressive, puis retrait médiatique
Banalisation, révélation progressive, réaction publique, dissimulation, puis retour à l’agenda
Dissimulation, révélation brutale, réaction publique, banalisation, puis retour à l’agenda

Dissimulation, révélation brutale, réaction publique, banalisation, puis retour à l’agenda

Explication

La stratégie du choc suit une séquence allant de la dissimulation initiale à la révélation brutale, puis à la réaction publique, à la banalisation et au retour du sujet dans l’agenda. La banalisation ultérieure réduit généralement l’engagement contrairement au choc initial.

5. Que désigne la fatigue compassionnelle face à la répétition des drames médiatisés ?

Une augmentation durable de l’action collective grâce à l’exposition répétée aux images
Une diminution de l’engagement pouvant provoquer résignation et sentiment d’impuissance
Une transformation de la compassion en analyse approfondie des causes des catastrophes
Une préférence croissante pour les textes longs au détriment des images d’actualité

Une diminution de l’engagement pouvant provoquer résignation et sentiment d’impuissance

Explication

La fatigue compassionnelle correspond à une baisse de l’engagement lorsque les drames deviennent répétitifs et abondants, avec des effets de résignation et d’impuissance. La répétition des images ne produit donc pas nécessairement une mobilisation croissante.

6. Comment définir l’agenda politique ?

L’ensemble des décisions déjà adoptées par les institutions politiques
L’ensemble des problèmes traités en priorité par les responsables publics
La liste des revendications formulées par les associations auprès des citoyens
L’ensemble des sujets évoqués par les médias sans intervention des pouvoirs publics

L’ensemble des problèmes traités en priorité par les responsables publics

Explication

L’agenda politique regroupe les problèmes auxquels les responsables publics accordent un traitement prioritaire. Il ne se confond ni avec la couverture médiatique ni avec les décisions déjà prises.

7. Selon John Kingdon, dans quelle condition un sujet entre-t-il à l’agenda politique ?

Lorsque les associations proposent une solution, indépendamment de la perception du problème et du contexte
Lorsque les médias imposent un thème aux responsables publics sans mobilisation des autres acteurs
Lorsque les courants du problème, des solutions et du contexte politique convergent dans une fenêtre d’opportunité
Lorsque la gravité du problème augmente, même sans solution disponible ni contexte politique favorable

Lorsque les courants du problème, des solutions et du contexte politique convergent dans une fenêtre d’opportunité

Explication

Pour John Kingdon, l’entrée à l’agenda résulte de la convergence des courants du problème, des solutions et du contexte politique dans une fenêtre d’opportunité. La gravité d’un problème, à elle seule, ne suffit pas à produire cette inscription.

8. Quelle mesure a été adoptée par la loi française du 30 novembre 2020 concernant la condition animale ?

Une suppression des sanctions contre les sévices graves afin de privilégier la médiation entre propriétaires et associations
Une autorisation générale des animaux sauvages dans les cirques, accompagnée d’un encadrement renforcé de leur transport
Une interdiction immédiate de toute présence animale dans les spectacles, les animaleries et les élevages agricoles
Une interdiction progressive de plusieurs pratiques, dont les animaux sauvages dans les cirques itinérants et l’élevage de visons pour la fourrure

Une interdiction progressive de plusieurs pratiques, dont les animaux sauvages dans les cirques itinérants et l’élevage de visons pour la fourrure

Explication

La loi du 30 novembre 2020 prévoit notamment l’interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques itinérants, de l’élevage de visons pour la fourrure et de la vente de chiots et chatons en animalerie, ainsi qu’un durcissement des sanctions. Elle ne supprime pas toutes les activités animales et ne prévoit pas une interdiction immédiate de chaque pratique mentionnée.

9. Que désigne l’anthropomorphisme lorsqu’il s’applique aux entités non humaines ?

L’attribution d’émotions ou de comportements humains à des entités non humaines
La protection des espèces menacées par des dispositifs médiatiques
La transformation des organismes vivants en unités mesurables de production
La hiérarchisation des espèces selon leur importance dans les écosystèmes

L’attribution d’émotions ou de comportements humains à des entités non humaines

Explication

L’anthropomorphisme consiste à projeter des émotions ou des comportements humains sur des entités non humaines. Il ne désigne pas une classification écologique ni une mesure de la valeur économique du vivant.

10. Quel ensemble correspond à la méga faune charismatique ?

Les vers de terre, les insectes, les champignons, les coraux et les bactéries
Le panda, l’ours polaire, le lion, le tigre et l’éléphant
Les microorganismes du sol, les algues, les mousses, les lichens et les fougères
Les plantes, les invertébrés, les champignons, les coraux et les bactéries

Le panda, l’ours polaire, le lion, le tigre et l’éléphant

Explication

La méga faune charismatique regroupe des animaux qui suscitent particulièrement l’émotion du public, comme le panda ou l’éléphant. Les autres ensembles renvoient à des organismes moins médiatisés ou à des groupes qui ne correspondent pas à cette catégorie.

11. Que révèle la comparaison entre la proportion d’espèces vertébrées et la part des aides qu’elles reçoivent ?

Les vertébrés représentent 10 % des espèces et reçoivent 10 % des aides
Les vertébrés représentent 50 % des espèces et reçoivent environ la moitié des aides
Les vertébrés représentent 3 % des espèces mais reçoivent 93 % des aides
Les vertébrés représentent 93 % des espèces mais reçoivent 3 % des aides

Les vertébrés représentent 3 % des espèces mais reçoivent 93 % des aides

Explication

Les vertébrés ne constituent que 3 % des espèces, tandis qu’ils reçoivent 93 % des aides, ce qui montre une forte concentration de l’attention et des ressources. Les autres proportions inversent ou modifient les données établies.

12. Quelle tension le récit du vivant comme victime peut-il produire dans la représentation des espèces ?

Il masque les enjeux écologiques tout en donnant la même visibilité à toutes les espèces
Il privilégie les causes systémiques tout en réduisant l’attention portée aux individus
Il rend les enjeux écologiques visibles tout en favorisant une hiérarchie fondée sur l’empathie
Il présente les espèces comme autonomes tout en supprimant leur dimension émotionnelle

Il rend les enjeux écologiques visibles tout en favorisant une hiérarchie fondée sur l’empathie

Explication

La victimisation peut attirer l’attention sur les problèmes écologiques, mais elle favorise aussi les espèces capables de susciter l’empathie. Elle ne garantit donc pas une représentation équilibrée de l’ensemble du vivant.

13. Pourquoi le storytelling médiatique peut-il compliquer la compréhension de la crise du vivant ?

Il concentre l’analyse sur les données statistiques sans présenter de situations concrètes
Il remplace les récits individuels par une analyse complète des mécanismes écologiques
Il privilégie les récits individuels au détriment d’une explication systémique des causes
Il attribue les transformations du vivant à des phénomènes dépourvus de causes humaines

Il privilégie les récits individuels au détriment d’une explication systémique des causes

Explication

Les récits individuels rendent une situation concrète et émotionnelle, mais peuvent détourner l’attention des causes systémiques de la crise. Ils ne fournissent donc pas nécessairement une explication globale des mécanismes en jeu.

14. Quelle évolution de la biodiversité est associée à la période comprise entre 1970 et 2020 ?

Une disparition de 73 % de la biodiversité, alimentant la question d’une sixième extinction
Une disparition de 85 % de la biodiversité limitée aux milieux d’eau douce
Une augmentation de 73 % de la biodiversité, malgré l’intensification des pressions humaines
Une disparition de 37 % de la biodiversité, excluant l’hypothèse d’une extinction de masse

Une disparition de 73 % de la biodiversité, alimentant la question d’une sixième extinction

Explication

Le cours indique qu’entre 1970 et 2020, 73 % de la biodiversité a disparu, ce qui nourrit l’hypothèse d’une sixième extinction de masse. Le chiffre de 85 % concerne un autre constat lié aux milieux d’eau douce.

15. Comment définir l’anthropocentrisme dans la relation aux autres êtres vivants ?

Décrire les interactions entre espèces en fonction de leur rôle dans les écosystèmes
Attribuer aux animaux des émotions humaines pour faciliter leur représentation médiatique
Considérer les autres êtres vivants principalement selon leur utilité pour l’espèce humaine
Reconnaître aux autres êtres vivants une valeur indépendante de toute utilité humaine

Considérer les autres êtres vivants principalement selon leur utilité pour l’espèce humaine

Explication

L’anthropocentrisme évalue les autres êtres vivants principalement à partir de leur utilité ou de leur importance pour les humains. L’attribution d’émotions humaines relève plutôt de l’anthropomorphisme.

16. Dans quelle situation le vivant est-il traité comme une ressource économique ?

Lorsqu’un animal est reconnu comme un être sensible dont la valeur ne dépend pas du marché
Lorsqu’un animal est considéré comme une unité de production dotée d’une valeur marchande
Lorsqu’une espèce est protégée en raison de son rôle fonctionnel dans un milieu
Lorsqu’un écosystème est étudié pour comprendre les relations entre ses différentes espèces

Lorsqu’un animal est considéré comme une unité de production dotée d’une valeur marchande

Explication

Le vivant devient une ressource économique lorsqu’il reçoit une valeur marchande, notamment quand l’animal est réduit à une unité de production. Les autres situations mettent l’accent sur la sensibilité, l’écologie ou la conservation plutôt que sur la marchandisation.

17. À quel espace correspond la disparition de 85 % du vivant mentionnée dans le cours ?

Aux milieux d’eau douce, où ce déclin est présenté comme particulièrement vertigineux
Aux zones urbaines, où la bétonisation transforme les habitats naturels
Aux océans ouverts, où la surpêche affecte de nombreuses populations
Aux forêts tropicales, où la déforestation constitue la pression principale

Aux milieux d’eau douce, où ce déclin est présenté comme particulièrement vertigineux

Explication

Le chiffre de 85 % concerne les milieux d’eau douce et décrit le déclin le plus vertigineux présenté dans le cours. Les autres espaces sont touchés par des pressions importantes, mais ne correspondent pas à cette donnée précise.

18. Quelle combinaison décrit les principales activités humaines responsables du déclin du vivant ?

La restauration des habitats, l’agroécologie, la pêche durable, la protection des espèces et la dépollution
La médiatisation des espèces, l’éducation environnementale, la recherche scientifique, le suivi et l’observation
La migration animale, la sélection naturelle, la compétition interspécifique, la prédation et la symbiose
La déforestation, la bétonisation, l’agriculture intensive, la surpêche, le braconnage et la pollution

La déforestation, la bétonisation, l’agriculture intensive, la surpêche, le braconnage et la pollution

Explication

Le déclin du vivant résulte de pressions humaines directes telles que la déforestation, la bétonisation, l’agriculture intensive, la surpêche, le braconnage et la pollution. Les autres ensembles regroupent des mesures de protection, des mécanismes écologiques ou des activités d’observation.

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Qu'est-ce que la victimisation du vivant dans les médias ?

La présentation du vivant comme une victime vulnérable pour susciter pitié et empathie.

Quelle dimension les médias privilégient-ils dans la représentation du vivant ?

Les dimensions spectaculaire, émouvante et facilement compréhensible.

Comment la fonte des glaces est-elle souvent illustrée dans les médias ?

Par des images d'ours polaires.

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