Fiche de révision : Mémoire implicite et attention

Plan du Cours

  1. Théories, modèles et paradigmes
  2. Mémoire non déclarative
  3. Étudier la mémoire implicite
  4. Dissociations et propriétés mnésiques
  5. Mémoire et apprentissage
  6. Mécanismes et formes de l’attention
  7. Attention sélective et filtres
  8. Attention partagée et double tâche
  9. Vigilance et flexibilité attentionnelles
  10. Paradigme et modèle théorique
  11. Définition et organisation des fonctions exécutives
  12. Processus exécutifs fondamentaux
  13. Évaluation et évolution des fonctions exécutives
  14. Fonctions exécutives au quotidien
  15. Connaissances métacognitives
  16. Stratégies et régulation métacognitives

1. Théories, modèles et paradigmes

Notions clés & Définitions

  • Théorie : Ensemble cohérent de propositions capables de décrire ou d’expliquer un ensemble de faits réguliers.
  • Loi : Explication applicable à un ensemble très varié de situations différentes, autrement dit une théorie générale.
  • Modèle : Explication portant sur des faits expérimentaux précis et moins générale qu’une théorie.
  • Paradigme : Ensemble de principes, de théories, de méthodes et de valeurs qui définit une approche particulière pour comprendre et expliquer un phénomène.

Points essentiels

  • Dans ce cours, le paradigme désigne notamment les méthodes suivantes pour révéler un processus cognitif :
    • la chronométrie mentale
    • la double tâche
    • l’amorçage

2. Mémoire non déclarative

Notions clés & Définitions

  • Mémoire non déclarative : Ensemble hétérogène de capacités exprimées dans la performance et dont le contenu est peu ou pas accessible consciemment.
  • Mémoire procédurale : Savoir-faire, ou savoir comment, qui contient une information prescriptive spécifiant un plan d’action.
  • Mémoire implicite : Graf & Schacter - Tout changement ou toute facilitation d’une performance dû à la présentation antérieure d’informations ou d’une tâche, même si le sujet ne se souvient pas de ces épisodes d’apprentissage.

Points essentiels

  • Les exemples de mémoire procédurale comprennent :

    • faire ses lacets
    • faire du vélo
    • nager
    • taper à l’ordinateur
    • lire
  • Le conditionnement classique est illustré par Pavlov et le conditionnement opérant par Skinner.

Astuce mémo

Savoir-faire implicite, opposé au savoir déclaratif verbalisable

3. Étudier la mémoire implicite

Notions clés & Définitions

  • Test indirect : Test qui mesure le rappel ou la reconnaissance d’une information sans que le sujet ait cherché à la retenir ni sache que sa mémoire est étudiée.
  • Amorçage positif : Facilitation du traitement d’un stimulus, d’un item appauvri ou d’un item proche après la présentation antérieure d’un stimulus, sans rappel conscient de celui-ci.
  • Amorçage négatif : Perturbation du traitement ultérieur de la cible par la présentation antérieure de l’amorce.

Points essentiels

  • Dans le domaine verbal, les techniques d’amorçage sont utilisées pour étudier la mémoire implicite.

  • Dans le domaine sensorimoteur, l’apprentissage implicite est étudié au moyen de tâches d’apprentissage.

  • Dans l’expérience de Jacoby et Dallas (1981), les participants répondent d’abord à des questions sur des mots, puis passent soit un test de reconnaissance, soit un test d’identification perceptive.

  • Dans l’expérience de Jacoby et Dallas (1981), la reconnaissance par réponse oui ou non est une mesure de mémoire explicite, tandis que l’identification perceptive d’un mot présenté pendant 35 ms est une mesure de mémoire implicite.

  • Les tâches d’amorçage présentées comprennent :

    • le complément de débuts de mots
    • le complément de fragments de mots
    • la décision lexicale
    • l’identification perceptive

4. Dissociations et propriétés mnésiques

Notions clés & Définitions

  • Apprentissage sériel : Apprentissage étudié dans une tâche de temps de réaction où le sujet appuie aussi vite que possible sur la touche correspondant à la localisation d’apparition de la cible, selon des séquences de 10 localisations.

★ À maîtriser

  • Dans l’expérience de Jacoby et Dallas (1981), les performances en mémoire explicite augmentent avec la profondeur de traitement, des réponses au hasard jusqu’à 95 % de réponses correctes.

  • Dans cette expérience, les performances en mémoire implicite restent proches de 80 % quelle que soit la condition de traitement.

  • L’apprentissage implicite, souvent incident et involontaire, s’exprime dans l’action plutôt que dans une verbalisation explicite et ne requiert pas l’intention d’apprendre spécifiquement le pattern.

  • La mémoire implicite se dégrade peu ou pas au cours du vieillissement, contrairement à la mémoire explicite.

  • Le patient HM, après une ablation hippocampique bilatérale, présentait une amnésie antérograde et une absence de mémoire explicite, tandis que sa mémoire procédurale était préservée.

  • La mémoire déclarative et la mémoire non déclarative présentent une dissociation et reposent sur des circuits neuronaux relativement distincts.

  • La mémoire non déclarative et l’apprentissage associé se développent avec la pratique et s’expriment dans le comportement, mais nécessitent beaucoup d’entraînement.

Compléments

  • Dans la tâche de poursuite de cible, des portions régulières de la trajectoire sont répétées parmi des mouvements aléatoires et le sujet n’en est pas averti.

  • Dans la tâche de poursuite de cible, le temps de contact avec la cible s’améliore pour les portions régulières répétées.

  • Après une tâche de temps de réaction sériel, la majorité des participants rapportent peu ou pas de connaissance explicite verbalisable des régularités apprises.

  • Selon les critères de Schacter, une mémoire implicite suppose l’absence de stratégie intentionnelle de récupération et l’absence de récupération consciente de l’information.

  • Quand une connaissance explicite accompagne l’apprentissage implicite, elle est généralement imparfaite et parcellaire, surtout si le contenu est complexe ou abstrait.

  • La mémoire implicite est présente très tôt chez l’enfant et ne se développerait pas avec l’âge, contrairement à la mémoire explicite.

  • Dans l’étude de Light et Singh (1987), le vieillissement affectait la mémoire explicite mais pas la mémoire implicite.

  • L’apprentissage sans erreur vise à réduire ou éviter les erreurs durant la phase d’acquisition et mobilise principalement des processus mnésiques non déclaratifs et automatiques.

Astuce mémo

Pratique répétée → progrès exprimé dans l’action

5. Mémoire et apprentissage

Notions clés & Définitions

  • Mémoire : Anderson, Learning and memory: An integrated approach, 1995 - Enregistrement relativement permanent de l’expérience qui sous-tend l’apprentissage.
  • Apprentissage : Anderson, Learning and memory: An integrated approach, 1995 - Processus d’adaptation du comportement dus à l’expérience ou à la pratique.

Points essentiels

  • L’étude de la mémoire se fait généralement en une séance comprenant une seule phase, puis un test de rappel ou de reconnaissance.

  • L’apprentissage est généralement étudié par une succession de phases d’acquisition structurées et organisées, suivies de tests de rétention ou de transfert.

Astuce mémo

La mémoire conserve l’expérience ; l’apprentissage adapte le comportement

6. Mécanismes et formes de l’attention

Notions clés & Définitions

  • Attention : William James, The Principles of Psychology, 1890 - Prise de conscience claire et précise d’un objet ou d’une pensée parmi plusieurs possibilités simultanées ; elle implique de focaliser la conscience et de retirer certaines choses pour en traiter efficacement d’autres.
  • Attention sélective : Traitement d’une source d’information particulière aux dépens des autres.
  • Attention partagée : L’attention partagée, ou divisée, consiste à traiter simultanément plusieurs informations.
  • Attention soutenue : L’attention soutenue, ou vigilance, consiste à traiter une information de manière prolongée.
  • Alerte tonique : Composante de l’alerte qui maintient l’attention dans la durée.
  • Alerte phasique : Disponibilité maximale du système de réponse qui survient rapidement, entre 300 et 1 000 ms après un signal.
  • Flexibilité attentionnelle : La flexibilité attentionnelle consiste à traiter plusieurs informations en alternance.

Points essentiels

  • Les mécanismes de l’attention comprennent :

    • l’alerte
    • l’orientation
    • le contrôle
  • Le contrôle attentionnel peut être volontaire, endogène ou top-down, ou involontaire, exogène, automatique ou bottom-up.

7. Attention sélective et filtres

Notions clés & Définitions

  • Filtre précoce : La théorie du filtre précoce de Broadbent (1958) propose qu’une seule entrée puisse être traitée à la fois et que les informations non sélectionnées soient filtrées avant le traitement sémantique.
  • Atténuation : La théorie de l’atténuation de Treisman (1960, 1969) propose que les informations non sélectionnées ne soient pas supprimées, mais réduites en qualité et en intensité par un filtre poreux.

★ À maîtriser

  • L’effet Stroop illustre la difficulté à ignorer un stimulus non pertinent lorsqu’il est habituel et attendu, ainsi que le coût attentionnel de l’inhibition de la lecture.

Compléments

  • Dans l’écoute dichotique, les participants répètent le message écouté et sont ensuite interrogés sur le message ignoré.

  • En écoute dichotique, les participants rapportent des changements physiques du message ignoré, comme l’intonation ou le genre du locuteur, mais pas ses caractéristiques sémantiques.

  • La détection du prénom dans le message ignoré, rapportée dans environ un tiers des cas, est compatible avec un filtre atténué ou des déplacements de l’attention.

  • Les théories de l’attention sélective proposent des filtres qui atténuent ou filtrent le flux d’information afin de traiter une information à la fois en profondeur ; le filtre serait probablement précoce, mais son fonctionnement pourrait varier selon les objectifs et les contraintes de la tâche.

Astuce mémo

Broadbent filtre ; Treisman atténue

8. Attention partagée et double tâche

Notions clés & Définitions

  • Période réfractaire psychologique : Ralentissement du traitement d’un second stimulus lorsqu’il survient pendant le traitement d’un premier stimulus.

★ À maîtriser

  • Les capacités attentionnelles sont limitées : l’attention est sérielle, se déplace entre les sources, demande un effort et dépend de l’état d’éveil.

  • Le paradigme de double tâche compare les performances lorsque les tâches sont réalisées séparément et simultanément ; la dégradation de la tâche secondaire, normalement moins prioritaire, mesure le coût attentionnel de la tâche primaire.

  • Le modèle de Kahneman (1973) propose une ressource attentionnelle unique, de capacité limitée, qui peut être partagée entre les tâches.
  • Le modèle de Wickens (1984) propose plusieurs ressources attentionnelles ; moins les tâches se ressemblent, moins elles puisent dans les mêmes ressources et plus elles peuvent être réalisées sans partage des mêmes ressources.
  • L’effet de période réfractaire psychologique est expliqué par un goulet d’étranglement au niveau de la programmation de la réponse : la seconde réponse attend la fin de l’initiation de la première, et ce délai augmente quand l’IIS diminue.

Compléments

  • Dans cette étude, l’augmentation du temps de réaction, sans différence de vitesse de marche ni de décélération, indiquait un coût attentionnel plus important au début de la locomotion et à l’approche de la cible. - Bardy et Laurent, 1991
  • La locomotion mobilise des processus attentionnels, particulièrement lors de son initiation et de l’approche d’un obstacle où la précision doit être gérée.

  • Telford a testé en 1931 la période réfractaire psychologique en demandant à 30 étudiants de détecter deux sons successifs, séparés par des intervalles de 500 à 4 000 ms.

  • Dans l’expérience de Telford, le temps de réaction était de 335 ms avec un intervalle de 500 ms, contre 254 ms pour tous les autres intervalles testés.

  • Dans le paradigme de la période réfractaire psychologique, l’intervalle inter-stimulus (IIS), ou SOA, est l’intervalle entre le début des deux stimuli.

  • Le goulet d’étranglement central de Pashler (1984, 1994) rend compte du fait que l’attention centrale ne peut traiter qu’une décision à la fois dans des situations expérimentales discrètes.

  • Pour réussir une feinte de tir ou de passe, la feinte doit sembler vraie et être séparée du tir réel par un intervalle adapté ; l’IIS indiqué est de 60 à 100 ms et doit être ajusté à l’habileté, à l’expertise et à l’âge.

  • Dans l’étude de conduite automobile de Levy et al. (2006), un temps de réaction vocal à un son était combiné à un freinage d’urgence déclenché par une voiture devant le conducteur.

  • Dans cette étude de conduite, les étudiants freinaient 150 ms plus tard au SOA le plus court, soit un ralentissement de 15 à 20 %. - Levy et al., 2006

  • Les modèles de ressources rendent compte du partage de l’attention dans des tâches continues, tandis que le modèle du goulet d’étranglement explique les décisions rapprochées dans des tâches discrètes.

Astuce mémo

Ressources partagées pour les tâches continues ; goulet central pour les décisions rapprochées

9. Vigilance et flexibilité attentionnelles

★ À maîtriser

  • La flexibilité attentionnelle est la capacité à se désengager volontairement et rapidement d’une tâche, à s’engager dans une nouvelle tâche, puis à revenir à la première.

Compléments

  • Le test de l’horloge de Mackworth demande de suivre une cible et d’appuyer lorsqu’elle saute une position ; le test dure deux heures et la cible saute rarement, six fois sur 1 000 déplacements.

  • Dans le test de l’horloge de Mackworth, la performance chute fortement après la première demi-heure puis se stabilise autour de 70 % vers une heure et demie.

  • Ericsson et ses collaborateurs (1993) rapportent des sessions de pratique délibérée moyennes de 88 minutes chez les experts et de 46 minutes chez les novices, avec au plus deux à trois sessions par jour. - K. Anders Ericsson et ses collaborateurs

  • Le passage du statut d’attaquant à celui de défenseur en sport collectif illustre la flexibilité attentionnelle.

10. Paradigme et modèle théorique

Points essentiels

📌 Un paradigme est un cadre méthodologique pour étudier les phénomènes d’attention, tandis qu’un modèle théorique est un cadre destiné à les expliquer.

Astuce mémo

Le paradigme étudie ; le modèle explique

11. Définition et organisation des fonctions exécutives

Notions clés & Définitions

  • Fonctions exécutives : Van der Linden et al., 2000 - Ensemble de processus qui facilitent l’adaptation aux situations nouvelles ou complexes lorsque les routines d’action ne suffisent pas.
  • Planification : Agence dans le temps et par priorité les étapes nécessaires à la mise en œuvre d’une stratégie ou d’un plan d’action.
  • Inhibition : Lezak, 1982; Rabbitt, 1997; Van der Linden, 2014 - Capacité à résister aux interférences et à renoncer à un comportement inadapté ou automatique.

★ À maîtriser

  • Les fonctions exécutives assurent l’autorégulation, c’est-à-dire le contrôle intentionnel de sa propre pensée, de ses émotions et de ses comportements.

Compléments

  • Les critères associés aux fonctions exécutives sont :
    • la nouveauté
    • la recherche délibérée en mémoire
    • la complexité
    • le contrôle de l’attention
    • l’initiation de nouveaux comportements
    • l’inhibition des comportements inadaptés
  • Les fonctions exécutives comprennent notamment :
    • la formation d’un but et d’une stratégie
    • la planification
    • la mise à jour de la mémoire de travail
    • la flexibilité cognitive
    • l’inhibition
    • la gestion ou coordination de la double tâche

📌 Les modèles unitaires du contrôle exécutif comprennent le Système Attentionnel Superviseur de Norman et Shallice et l’Administrateur central du modèle de mémoire de travail de Baddeley, tandis que les modèles fractionnés comprennent notamment ceux de Diamond et de Miyake et collaborateurs.

12. Processus exécutifs fondamentaux

Notions clés & Définitions

  • Inhibition d’une réponse dominante : Consiste à réprimer ou stopper délibérément une réponse dominante, automatique ou préparée à l’avance.
  • Résistance aux distracteurs externes : Capacité à résister ou à résoudre une interférence provenant de l’environnement et sans rapport avec la tâche en cours.
  • Résistance à l’interférence proactive : Capacité à résister aux intrusions en mémoire d’informations auparavant pertinentes pour la tâche mais qui ne le sont plus.
  • Mise à jour de la mémoire de travail : Consiste à réactualiser son contenu et à supprimer les informations devenues non pertinentes ou obsolètes.
  • Flexibilité cognitive : Capacité à alterner entre plusieurs tâches, représentations ou opérations mentales, à changer de règles et à explorer d’autres façons de penser.

Points essentiels

  • Dans l’effet Stroop, les essais incongruents entraînent généralement des temps de réponse et des erreurs plus élevés que les essais congruents.

📐 Formule - Le coût absolu d’inhibition se calcule par Incongruent−Congruent\text{Incongruent} - \text{Congruent} et le coût relatif par Incongruent−CongruentCongruent\frac{\text{Incongruent} - \text{Congruent}}{\text{Congruent}}.

  • Les tâches de N-back et les tâches d’empan dynamique évaluent spécifiquement la mise à jour de l’information plutôt que la capacité générale à stocker et traiter temporairement l’information.

  • Le paradigme de permutation de tâches, utilisé pour étudier la flexibilité cognitive, mesure un coût de permutation correspondant à la différence entre le temps de réponse en permutation et celui en répétition (Rogers & Monsell, 1995).

13. Évaluation et évolution des fonctions exécutives

★ À maîtriser

📌 L’évaluation neuropsychologique privilégie des tâches multidéterminées à validité clinique ou écologique, tandis que la psychologie cognitive cherche à isoler les processus fondamentaux pour obtenir une validité théorique et une meilleure spécificité.

  • Les tâches exécutives sont impures, car les fonctions exécutives ne sont jamais indépendantes des processus non exécutifs qu’elles contrôlent et il n’existe donc pas de mesure pure des fonctions exécutives.

  • Les fonctions exécutives sont décrites comme relativement unifiées jusqu’à environ 7 ans, puis différenciées et maturent jusqu’à l’âge adulte ; une dédifférenciation est rapportée après 65 ans.

Compléments

  • Plusieurs tâches censées mesurer une même fonction exécutive peuvent produire des résultats différents, ce qui motive l’approche en variables latentes.

  • Miyake et al. (2000) ont associé principalement la flexibilité au WCST, l’inhibition à la Tour de Hanoï, et l’inhibition ainsi que la mise à jour à la génération aléatoire de chiffres.

  • Les lésions du lobe frontal n’entraînent pas systématiquement de déficit exécutif, et les fonctions exécutives reposent sur des circuits corticaux et sous-corticaux distribués plutôt que sur une localisation frontale unique (Luria, 1973; Lezak, 1982; Collette et al., 2005, 2006).

14. Fonctions exécutives au quotidien

★ À maîtriser

  • Dans la vie quotidienne, la majorité des comportements sont automatisés et reposent sur des routines nécessitant peu de contrôle volontaire.

  • Les fonctions exécutives sont sollicitées lors :

    • d’un début d’apprentissage
    • d’une recherche délibérée en mémoire
    • de la compréhension et de la mémorisation
    • du raisonnement
    • de la résolution de problèmes
    • de l’adaptation du comportement
  • Avec le vieillissement, l’utilisation des stratégies externes de mémoire augmente tandis que celle des stratégies internes diminue ; après 60 ans, les stratégies externes sont davantage utilisées que les stratégies internes.

Compléments

  • Une bonne mémorisation dépend notamment de stratégies actives d’encodage et de récupération qui mobilisent un contrôle volontaire et donc probablement les fonctions exécutives.

  • L’utilisation des stratégies internes de mémoire est positivement corrélée au niveau de performance exécutive, tandis que celle des stratégies externes est plus faiblement et négativement corrélée à cette performance.

Astuce mémo

Contrôle exécutif plus efficace → davantage de stratégies internes de mémorisation

15. Connaissances métacognitives

Notions clés & Définitions

  • Métacognition : Chartier & Lautrey, 1992 - Connaissance et contrôle qu’un système cognitif peut exercer sur lui-même et sur son propre fonctionnement.
  • Connaissances métacognitives : Flavell, 1985 - Connaissances et croyances acquises par l’expérience, stockées en mémoire à long terme et portant sur l’esprit humain et ses activités.

★ À maîtriser

  • Les connaissances métacognitives portent sur les variables personne, tâche et stratégie, notamment les capacités et limites cognitives, les exigences de la tâche et les moyens de planifier, d’organiser, de contrôler et d’évaluer.

📌 Les connaissances métacognitives sont déclaratives, stockées en mémoire à long terme et généralement verbalisables, tandis que les stratégies métacognitives sont des processus procéduraux de régulation qui interviennent pendant l’activité et ne sont pas nécessairement verbalisables.

Compléments

📌 Les techniques indépendantes évaluent les connaissances métacognitives sans réalisation d’une tâche spécifique, tandis que les techniques dépendantes s’appuient sur la confrontation à une tâche et sa réalisation.

  • Une méta-analyse de Schneider & Presley (1989), portant sur 60 études et plus de 7 000 personnes, rapporte une association entre métamémoire et mémoire de r = .41.

16. Stratégies et régulation métacognitives

Notions clés & Définitions

  • Stratégies métacognitives : Activités d’autocontrôle et d’autorégulation qui dirigent et ajustent le fonctionnement cognitif pendant l’activité.
  • Expériences métacognitives : Flavell, 1985 - Pensées ou sentiments sur l’état d’avancement et le progrès réalisé ou attendu dans une activité cognitive.

★ À maîtriser

📌 Dans le modèle de Nelson et Narens, l’autocontrôle supervise le déroulement et la progression de l’activité cognitive, tandis que l’autorégulation utilise ces informations pour organiser ou modifier le comportement cognitif.

Compléments

  • Les jugements métacognitifs comprennent :

    • l’aisance d’apprentissage (EOL)
    • le jugement d’apprentissage (JOL)
    • la sensation de savoir (FOK)
    • la confiance d’apprentissage (CL)
  • Les jugements métacognitifs peuvent être bien ou mal calibrés, notamment par sous-estimation ou surestimation, et alimentent les processus d’autorégulation.

  • Les stratégies métacognitives se développent avec l’âge et l’expertise, peuvent s’entraîner et favorisent l’adaptation aux situations nouvelles ou complexes, l’apprentissage et l’autonomie.

📌 L’entraînement cognitif en aveugle transmet des stratégies cognitives spécifiques et généralise peu, l’entraînement métacognitif informé ajoute des connaissances sur les stratégies et favorise un transfert proche, tandis que l’entraînement à l’autocontrôle et à la régulation ajoute des stratégies métacognitives et vise un transfert lointain.

  • Les expériences métacognitives conscientes fournissent un retour interne sur la progression, contribuent à l’autocontrôle et à l’autorégulation, et sont interprétées par les connaissances métacognitives qu’elles peuvent également modifier.

  • Le modèle de la régulation cognitive de Flavell articule les buts cognitifs, les expériences métacognitives, les connaissances métacognitives et les stratégies utilisées.

  • Les connaissances métacognitives et les stratégies métacognitives contribuent à la cognition, mais leurs liens avec la performance restent modérés et la motivation demeure nécessaire à l’apprentissage et au progrès.

Tableaux de synthèse

Évaluation des fonctions exécutives

ApprocheObjectifAtoutLimite
Neurologie et neuropsychologieÉvaluation fonctionnelle et cliniqueValidité clinique et parfois écologiqueDifficile d’identifier le processus responsable d’un déficit
Psychologie cognitiveIsoler et modéliser les processus fondamentauxValidité théorique et spécificitéTâches éloignées des activités quotidiennes

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Mémoire implicite et attention avec 45 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle notion désigne un ensemble cohérent de propositions qui décrit ou explique des faits réguliers ?

2. Une équipe propose une explication fondée sur des résultats expérimentaux précis, sans prétendre s’appliquer à un vaste ensemble de phénomènes. De quel type d’explication s’agit-il ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Mémoire implicite et attention avec 83 flashcards interactives.

Que désigne la mémoire non déclarative ?

Un ensemble hétérogène de capacités exprimées dans la performance, peu ou pas accessibles consciemment.

À quoi correspond la mémoire procédurale ?

Au savoir-faire, ou savoir comment.

Quelle information la mémoire procédurale contient-elle ?

Une information prescriptive spécifiant un plan d’action.

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