QCM : Mémoire implicite et attention (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne un ensemble cohérent de propositions qui décrit ou explique des faits réguliers ?

Une théorie
Une loi
Un modèle
Un paradigme

Une théorie

Explication

Une théorie rassemble des propositions cohérentes pour décrire ou expliquer un ensemble de faits réguliers. La loi renvoie à une explication très générale, le modèle à des faits expérimentaux précis et le paradigme à une approche constituée de plusieurs éléments.

2. Une équipe propose une explication fondée sur des résultats expérimentaux précis, sans prétendre s’appliquer à un vaste ensemble de phénomènes. De quel type d’explication s’agit-il ?

Une théorie
Un modèle
Un paradigme
Une loi

Un modèle

Explication

Un modèle porte sur des faits expérimentaux précis et possède une portée moins générale qu’une théorie. Une loi vise des situations variées, une théorie explique un ensemble de faits réguliers et un paradigme définit une approche plus large.

3. Un apprenti sait expliquer les étapes qui lui permettent de nouer ses lacets et les exécute ensuite sans difficulté. Quel aspect de la mémoire procédurale est principalement mobilisé dans l’exécution ?

Un savoir comment qui prescrit un plan d’action
Un savoir que qui rend les faits accessibles consciemment
Une réponse apprise par association entre stimulus et réponse
Une facilitation de performance sans plan d’action

Un savoir comment qui prescrit un plan d’action

Explication

La mémoire procédurale correspond au savoir-faire et contient une information prescriptive qui spécifie un plan d’action. Le savoir déclaratif concerne des faits accessibles consciemment, tandis que facilitation et conditionnement renvoient à d’autres mécanismes.

4. Après avoir vu plusieurs fois une tâche, une participante la réalise plus rapidement lors d’un nouvel essai, sans se souvenir des séances précédentes. Quelle notion décrit le mieux cet effet ?

Le conditionnement classique, illustré par Pavlov
La mémoire implicite, ou non déclarative
La mémoire procédurale, fondée sur un plan d’action
La mémoire déclarative, fondée sur un rappel conscient

La mémoire implicite, ou non déclarative

Explication

Graf et Schacter définissent la mémoire implicite comme un changement ou une facilitation de la performance due à une présentation antérieure, même sans souvenir des épisodes d’apprentissage. Le rappel conscient relève de la mémoire déclarative, et un plan d’action correspond plus précisément à la mémoire procédurale.

5. Une participante réalise une tâche de décision lexicale sans savoir qu’une liste de mots a été présentée auparavant ni chercher à les retenir. Quel type de test permet d’évaluer sa mémoire dans cette situation ?

Un test indirect
Une tâche d’apprentissage sensorimoteur
Un test de rappel explicite
Un test de reconnaissance consciente

Un test indirect

Explication

Un test indirect mesure le rappel ou la reconnaissance d’une information sans intention préalable de la retenir et sans savoir que la mémoire est étudiée. Le rappel conscient et la reconnaissance consciente impliquent une évaluation explicite, tandis que l’apprentissage sensorimoteur désigne un autre domaine de tâches.

6. Après avoir vu un mot, une personne identifie plus rapidement un mot apparenté, sans se souvenir consciemment de la première présentation. Quel phénomène observe-t-on ?

Un amorçage négatif
Un rappel explicite
Un amorçage positif
Un apprentissage intentionnel

Un amorçage positif

Explication

L’amorçage positif facilite le traitement ultérieur d’un stimulus ou d’un item proche, sans rappel conscient de l’amorce. L’amorçage négatif perturbe le traitement, tandis que le rappel explicite suppose une récupération consciente.

7. Dans une expérience comparant des niveaux de traitement, les réponses de reconnaissance correcte passent du hasard à 95 % lorsque le traitement devient plus profond. À quel résultat ce profil correspond-il ?

À l’amélioration de l’identification perceptive jusqu’à 95 %
À l’amélioration de la mémoire explicite
À la stabilité de la mémoire implicite autour de 80 %
À la baisse de la mémoire explicite avec le traitement profond

À l’amélioration de la mémoire explicite

Explication

Dans l’expérience de Jacoby et Dallas, les performances en mémoire explicite augmentent avec la profondeur de traitement, du hasard jusqu’à 95 % de réponses correctes. La stabilité autour de 80 % caractérise la mémoire implicite, et non la mémoire explicite.

8. Une personne apprend progressivement une régularité dans une tâche, sans avoir prévu de l’apprendre, puis montre son acquisition par ses actions sans pouvoir l’expliquer clairement. Comment caractériser cet apprentissage ?

Un apprentissage implicite, exprimé dans l’action
Un apprentissage intentionnel, centré sur le pattern
Une absence d’apprentissage, faute d’explication verbale
Un apprentissage explicite, exprimé par une verbalisation

Un apprentissage implicite, exprimé dans l’action

Explication

L’apprentissage implicite est souvent incident et involontaire : il s’exprime dans l’action et ne requiert pas l’intention d’apprendre spécifiquement le pattern. L’apprentissage intentionnel suppose cette intention, et l’absence de verbalisation ne signifie pas qu’aucun apprentissage n’a eu lieu.

9. Lors d’une évaluation comparant des adultes âgés à des adultes plus jeunes, quel profil est attendu pour la mémoire implicite par rapport à la mémoire explicite ?

Une mémoire implicite plus dégradée et une mémoire explicite peu affectée
Une amélioration de la mémoire implicite et une mémoire explicite stable
Une dégradation similaire de la mémoire implicite et de la mémoire explicite
Une mémoire implicite peu dégradée et une mémoire explicite plus affectée

Une mémoire implicite peu dégradée et une mémoire explicite plus affectée

Explication

La mémoire implicite se dégrade peu ou pas au cours du vieillissement, contrairement à la mémoire explicite. Le profil inverse attribue à tort la plus forte dégradation à la mémoire implicite.

10. Après une ablation hippocampique bilatérale, un patient présente une amnésie antérograde et ne montre pas de mémoire explicite, mais conserve une habileté procédurale acquise. Quelle interprétation de ce profil est correcte ?

Les mémoires explicite et procédurale sont toutes deux atteintes
La mémoire procédurale est atteinte, tandis que la mémoire explicite est préservée
Les mémoires explicite et procédurale sont toutes deux préservées
La mémoire explicite est atteinte, tandis que la mémoire procédurale est préservée

La mémoire explicite est atteinte, tandis que la mémoire procédurale est préservée

Explication

Le cas de HM montre une amnésie antérograde et une absence de mémoire explicite après l’ablation, alors que la mémoire procédurale demeure préservée. Assimiler mémoire procédurale et mémoire explicite conduit à prédire à tort leur atteinte commune.

11. Dans le cadre proposé par Anderson, que désigne la mémoire par rapport à l’apprentissage ?

L’enregistrement relativement permanent de l’expérience qui sous-tend l’apprentissage
Le test de rappel ou de reconnaissance réalisé après l’expérience
Les processus d’adaptation du comportement dus à l’expérience ou à la pratique
La succession de phases d’acquisition structurées et organisées

L’enregistrement relativement permanent de l’expérience qui sous-tend l’apprentissage

Explication

Pour Anderson, la mémoire correspond à l’enregistrement relativement permanent de l’expérience qui sous-tend l’apprentissage. L’adaptation du comportement définit l’apprentissage, les phases d’acquisition relèvent de son étude et le rappel ou la reconnaissance sont des types de tests.

12. Une équipe étudie comment des personnes apprennent une procédure en leur faisant suivre plusieurs phases d’entraînement organisées, puis en évaluant ce qu’elles retiennent et transfèrent. Quelle démarche adopte-t-elle ?

Une étude de l’apprentissage par acquisition, rétention et transfert
Une étude de la mémoire en une séance suivie d’un test de reconnaissance
Une étude de la mémoire en une séance suivie d’un test de rappel
Une étude de l’apprentissage par une séance unique sans entraînement organisé

Une étude de l’apprentissage par acquisition, rétention et transfert

Explication

L’apprentissage est généralement étudié au moyen de phases d’acquisition structurées, puis de tests de rétention ou de transfert. Une séance unique suivie d’un rappel ou d’une reconnaissance correspond plutôt à la démarche typique d’étude de la mémoire.

13. Quelle conception de l’attention William James met-il en avant ?

Une focalisation claire de la conscience sur un objet ou une pensée, en écartant d’autres possibilités
Un traitement simultané de plusieurs informations avec une importance égale
Une disponibilité maximale du système de réponse après un signal
Un maintien prolongé de la vigilance sans sélection de contenu

Une focalisation claire de la conscience sur un objet ou une pensée, en écartant d’autres possibilités

Explication

Pour William James, l’attention consiste à focaliser clairement la conscience sur un objet ou une pensée parmi plusieurs possibilités, en retirant certaines choses pour en traiter d’autres efficacement. La disponibilité après un signal relève de l’alerte phasique, tandis que le traitement simultané et la vigilance prolongée désignent des formes ou mécanismes distincts.

14. Dans une salle bruyante, Lina suit la voix d’une personne et écarte les conversations voisines. Quelle forme d’attention mobilise-t-elle ?

L’attention partagée, qui traite plusieurs informations simultanément
L’alerte phasique, qui accroît la disponibilité après un signal
L’attention sélective, qui privilégie une source aux dépens des autres
L’attention soutenue, qui traite une information de manière prolongée

L’attention sélective, qui privilégie une source aux dépens des autres

Explication

L’attention sélective consiste à traiter une source particulière aux dépens des autres. Traiter plusieurs informations à la fois relève de l’attention partagée, maintenir le traitement dans la durée de l’attention soutenue, et répondre rapidement à un signal de l’alerte phasique.

15. Un conducteur converse avec un passager tout en surveillant les indications du tableau de bord. Quelle forme d’attention correspond au traitement simultané de ces informations ?

L’attention soutenue, qui traite une information de manière prolongée
L’attention sélective, qui privilégie une source d’information
L’attention partagée, qui traite simultanément plusieurs informations
L’alerte phasique, qui augmente la disponibilité après un signal

L’attention partagée, qui traite simultanément plusieurs informations

Explication

L’attention partagée, ou divisée, permet de traiter simultanément plusieurs informations. Privilégier une source caractérise l’attention sélective, maintenir le traitement d’une information dans le temps caractérise l’attention soutenue, et l’alerte phasique est une disponibilité accrue après un signal.

16. Un opérateur surveille un écran pendant une longue période afin de repérer une anomalie. Quelle forme d’attention cette tâche sollicite-t-elle ?

L’alerte phasique, qui rend le système disponible après un signal
L’attention partagée, qui traite plusieurs informations simultanément
L’attention sélective, qui privilégie une source aux dépens des autres
L’attention soutenue, qui maintient le traitement d’une information dans la durée

L’attention soutenue, qui maintient le traitement d’une information dans la durée

Explication

L’attention soutenue, aussi appelée vigilance, consiste à traiter une information de manière prolongée. Le traitement simultané relève de l’attention partagée, le choix d’une source de l’attention sélective et la disponibilité brève après un signal de l’alerte phasique.

17. Une personne doit nommer la couleur de l’encre d’un mot de couleur écrit dans une autre couleur. Pourquoi peut-elle répondre plus lentement lorsque le mot et l’encre sont discordants ?

La couleur de l’encre devient plus difficile à percevoir que le mot.
La tâche ralentit parce que la vigilance diminue nécessairement pendant l’essai.
La lecture habituelle du mot interfère et son inhibition coûte de l’attention.
La lecture du mot facilite la réponse en renforçant la couleur de l’encre.

La lecture habituelle du mot interfère et son inhibition coûte de l’attention.

Explication

L’effet Stroop montre qu’un stimulus habituel et non pertinent, comme le mot lu, est difficile à ignorer et que l’inhibition de la lecture entraîne un coût attentionnel. Une difficulté de perception des couleurs ou une baisse générale de vigilance ne rend pas compte de ce mécanisme.

18. Dans une tâche d’écoute dichotique, une participante répète un message et ne peut pas rapporter le sens du message ignoré. Quelle interprétation correspond au filtre précoce de Broadbent ?

Le contenu sémantique des deux messages est traité avant leur sélection.
Le message ignoré est atténué, mais son contenu sémantique est analysé.
Le message ignoré est filtré avant que son contenu sémantique soit traité.
Le message ignoré est sélectionné selon son sens avant le message répété.

Le message ignoré est filtré avant que son contenu sémantique soit traité.

Explication

Pour Broadbent, une seule entrée est traitée à la fois et les informations non sélectionnées sont filtrées avant le traitement sémantique. L’atténuation laisse subsister un signal affaibli, tandis que traiter le sens avant le filtrage inverse l’ordre proposé.

19. Dans une expérience d’écoute, un participant suit un message mais remarque parfois son prénom dans le message ignoré. Quel mécanisme proposé par Treisman peut expliquer cette détection ?

Un filtre poreux augmente la qualité et l’intensité du message ignoré.
Un filtre précoce bloque le message avant toute analyse sémantique.
Un filtre poreux réduit la qualité et l’intensité du message ignoré.
Une sélection sémantique complète traite les deux messages à intensité égale.

Un filtre poreux réduit la qualité et l’intensité du message ignoré.

Explication

La théorie de Treisman propose que les informations non sélectionnées ne sont pas supprimées, mais atténuées en qualité et en intensité par un filtre poreux. Le blocage avant l’analyse sémantique renvoie au filtre précoce de Broadbent, et l’atténuation ne renforce pas le signal.

20. Une personne alterne entre deux tâches exigeantes et se fatigue au fil de l’activité. Quelle caractéristique de l’attention rend cette situation compréhensible ?

L’attention est limitée, sérielle, demande un effort et dépend de l’éveil.
L’attention traite en parallèle les tâches sans limite de capacité.
L’attention dépend de la difficulté des tâches, mais pas de l’éveil.
L’attention est limitée, mais ne se déplace pas entre les sources.

L’attention est limitée, sérielle, demande un effort et dépend de l’éveil.

Explication

Les capacités attentionnelles sont limitées : l’attention se déplace sériellement entre les sources, demande un effort et dépend de l’état d’éveil. Le traitement sans limite et l’absence de déplacement contredisent ces caractéristiques.

21. Une chercheuse mesure une tâche secondaire seule, puis pendant que les participants accomplissent une tâche primaire prioritaire. Quel résultat lui permet d’estimer le coût attentionnel de la tâche primaire ?

La baisse de performance de la tâche primaire en double tâche.
La hausse de performance de la tâche secondaire en double tâche.
La baisse de performance de la tâche secondaire en double tâche.
La différence entre deux performances obtenues en tâche isolée.

La baisse de performance de la tâche secondaire en double tâche.

Explication

Le paradigme compare les performances en tâches isolées et simultanées ; la dégradation de la tâche secondaire, généralement moins prioritaire, mesure le coût attentionnel de la tâche primaire. Mesurer la tâche primaire ou comparer uniquement des essais isolés ne correspond pas à cet indicateur.

22. Deux tâches sont confiées à une personne : l’une demande de suivre une information visuelle et l’autre d’écouter des sons. Quel modèle prédit que leur faible ressemblance peut faciliter leur réalisation conjointe ?

Le modèle de Kahneman, qui propose une ressource attentionnelle unique.
Le modèle de Wickens, qui propose une ressource attentionnelle unique.
Le modèle de Wickens, qui distingue plusieurs ressources attentionnelles.
Le modèle de Kahneman, qui distingue plusieurs ressources attentionnelles.

Le modèle de Wickens, qui distingue plusieurs ressources attentionnelles.

Explication

Wickens propose plusieurs ressources attentionnelles ; des tâches moins semblables puisent moins dans les mêmes ressources et peuvent donc être réalisées plus facilement ensemble. Kahneman défend au contraire l’idée d’une ressource unique à capacité limitée.

23. Un second stimulus survient alors qu’une personne traite encore le premier, et son traitement est ralenti. Comment nomme-t-on ce phénomène ?

La période réfractaire psychologique.
L’interférence du second stimulus sur le premier.
Le coût attentionnel de la tâche primaire.
La limitation générale de la capacité attentionnelle.

La période réfractaire psychologique.

Explication

La période réfractaire psychologique désigne le ralentissement du traitement d’un second stimulus lorsqu’il survient pendant le traitement d’un premier. Le coût de double tâche est mesuré par la dégradation de la tâche secondaire, et ne désigne pas spécifiquement ce ralentissement séquentiel.

24. Au cours d’un exercice, Léa quitte volontairement et rapidement une tâche de classement pour en commencer une autre, puis reprend la première. Quelle capacité mobilise-t-elle ?

La flexibilité attentionnelle
L’attention soutenue
Le désengagement attentionnel seul
L’attention partagée

La flexibilité attentionnelle

Explication

La flexibilité attentionnelle comprend le désengagement volontaire et rapide, l’engagement dans une nouvelle tâche, puis le retour à la première. L’attention soutenue concerne le maintien de l’attention, l’attention partagée le traitement simultané, et le désengagement seul omet le changement puis le retour.

25. Dans une épreuve de vigilance, une participante détecte moins bien les événements après les trente premières minutes, puis atteint environ 70 % de détection vers une heure et demie. Quel profil de performance cela illustre-t-il ?

Une chute après la première demi-heure, suivie d’une remontée vers le niveau initial à une heure et demie
Une chute après la première demi-heure, suivie d’une stabilisation autour de 70 % vers une heure et demie
Une stabilisation autour de 70 % dès la première demi-heure, sans chute préalable
Une chute après une heure et demie, suivie d’une stabilisation autour de 70 % à deux heures

Une chute après la première demi-heure, suivie d’une stabilisation autour de 70 % vers une heure et demie

Explication

Dans le test de vigilance, la performance chute fortement après la première demi-heure et se stabilise autour de 70 % vers une heure et demie. Le profil situé après une heure et demie décale la chute, la remontée suppose un rétablissement non indiqué, et la stabilisation immédiate omet la baisse initiale.

26. Une équipe veut mesurer l’attention en faisant réaliser une tâche expérimentale, puis proposer un cadre qui explique les résultats observés. Comment distinguer les deux cadres qu’elle utilise ?

Le paradigme organise l’étude méthodologique et le modèle théorique explique les phénomènes
Le modèle théorique organise l’étude méthodologique et le paradigme explique les phénomènes
Le paradigme et le modèle théorique désignent deux cadres méthodologiques équivalents
Le paradigme explique les phénomènes et le modèle théorique mesure leur manifestation

Le paradigme organise l’étude méthodologique et le modèle théorique explique les phénomènes

Explication

Un paradigme fournit un cadre méthodologique pour étudier l’attention, tandis qu’un modèle théorique sert à expliquer ses phénomènes. Inverser ces rôles confond étude et explication, attribuer la mesure au modèle inverse aussi les fonctions, et les tenir pour équivalents efface leur distinction.

27. Une personne doit résoudre une situation inédite et complexe pour laquelle ses habitudes ne suffisent pas. Quel rôle des fonctions exécutives est alors sollicité ?

Réguler les émotions sans intervenir dans la résolution du problème
Conserver des informations en mémoire sans les utiliser
Exécuter une routine habituelle sans ajustement à la situation
Faciliter l’adaptation lorsque les routines d’action sont insuffisantes

Faciliter l’adaptation lorsque les routines d’action sont insuffisantes

Explication

Les fonctions exécutives facilitent l’adaptation aux situations nouvelles ou complexes lorsque les routines ne suffisent pas. L’exécution routinière, la régulation émotionnelle seule et le stockage passif ne rendent pas compte de cette fonction générale.

28. Lorsqu’une personne contrôle volontairement ses pensées, ses émotions et ses comportements, quelle fonction générale exerce-t-elle ?

La modulation isolée de ses réactions émotionnelles
L’autorégulation de ses propres processus et conduites
L’exécution automatique de comportements habituels
La régulation externe de ses conduites par autrui

L’autorégulation de ses propres processus et conduites

Explication

L’autorégulation désigne le contrôle intentionnel de sa propre pensée, de ses émotions et de ses comportements. Le contrôle par autrui est externe, tandis que la gestion émotionnelle seule et l’automatisme ne couvrent pas cette définition.

29. En lisant à voix haute, une personne voit un mot familier mais doit dire la couleur de son encre plutôt que lire le mot. Quelle capacité exécutive doit-elle mobiliser pour retenir la réponse habituelle ?

L’inhibition d’une réponse dominante
La résistance aux distracteurs externes
La mise à jour de la mémoire de travail
La flexibilité cognitive entre plusieurs tâches

L’inhibition d’une réponse dominante

Explication

L’inhibition d’une réponse dominante consiste à réprimer ou stopper délibérément une réponse automatique ou préparée, comme lire le mot au lieu de nommer la couleur. Les distracteurs externes relèvent d’interférences environnementales, la mise à jour concerne le contenu en mémoire et la flexibilité le changement de tâche ou de règle.

30. Pendant un exercice de calcul, des conversations dans la pièce perturbent une personne, bien qu’elles soient sans rapport avec l’exercice. Quelle capacité l’aiderait à traiter cette interférence ?

La résistance à l’interférence proactive
L’inhibition d’une réponse dominante
La résistance aux distracteurs externes
La flexibilité cognitive

La résistance aux distracteurs externes

Explication

La résistance aux distracteurs externes permet de résister à une interférence provenant de l’environnement et sans rapport avec la tâche. L’interférence proactive concerne des informations anciennes en mémoire, l’inhibition cible une réponse dominante et la flexibilité permet de changer de tâche ou de règle.

31. Après un changement de consigne, une ancienne règle continue de lui revenir en mémoire et gêne une personne dans sa tâche. Quelle capacité est principalement sollicitée pour résister à ces intrusions ?

L’inhibition d’une réponse dominante
La mise à jour de la mémoire de travail
La résistance aux distracteurs externes
La résistance à l’interférence proactive

La résistance à l’interférence proactive

Explication

La résistance à l’interférence proactive consiste à empêcher des informations auparavant pertinentes, mais désormais dépassées, d’envahir la mémoire. Les distractions externes viennent de l’environnement, l’inhibition vise une réponse dominante et la mise à jour réactualise puis élimine les informations obsolètes.

32. Au cours d’une tâche, une personne doit remplacer dans sa mémoire de travail une donnée devenue obsolète par l’information la plus récente. Quel processus exécute-t-elle ?

La flexibilité cognitive
La résistance à l’interférence proactive
L’inhibition d’une réponse dominante
La mise à jour de la mémoire de travail

La mise à jour de la mémoire de travail

Explication

La mise à jour consiste à réactualiser le contenu de la mémoire de travail et à supprimer les informations devenues non pertinentes ou obsolètes. La résistance proactive combat les intrusions d’informations anciennes, tandis que la flexibilité et l’inhibition concernent respectivement le changement de tâche et l’arrêt d’une réponse dominante.

33. Une équipe veut évaluer le retentissement fonctionnel de difficultés exécutives chez une personne dans des situations proches de la vie réelle. Quelle approche correspond le mieux à cet objectif ?

Utiliser des tâches multidéterminées à validité clinique ou écologique
Écarter les tâches multidéterminées au profit d’une mesure pure des fonctions exécutives
Choisir des tâches éloignées des activités réelles pour modéliser l’architecture cognitive
Isoler les processus fondamentaux pour maximiser la spécificité théorique

Utiliser des tâches multidéterminées à validité clinique ou écologique

Explication

L’évaluation neuropsychologique vise le fonctionnement clinique et privilégie des tâches multidéterminées, parfois écologiques. L’isolement des processus relève plutôt de la psychologie cognitive, la spécificité théorique ne définit pas l’approche clinique et une mesure pure des fonctions exécutives n’existe pas.

34. Lors d’un test censé mesurer l’inhibition, les performances d’un participant dépendent aussi de sa vitesse de traitement et de sa compréhension des consignes. Que montre cette situation ?

La tâche est invalide, car elle ne mesure aucune fonction cognitive
La tâche est impure, car des processus non exécutifs contribuent aussi au résultat
La tâche est pure, car la vitesse de traitement et la compréhension sont indépendantes de l’inhibition
La tâche et la fonction exécutive mesurée sont nécessairement équivalentes

La tâche est impure, car des processus non exécutifs contribuent aussi au résultat

Explication

Une tâche exécutive est impure parce que les fonctions exécutives contrôlent des processus non exécutifs sans être indépendantes d’eux; il n’existe donc pas de mesure pure des fonctions exécutives. L’impureté ne signifie pas que le test est invalide, et elle n’établit ni l’indépendance des processus ni l’équivalence entre tâche et fonction.

35. Une étude compare l’organisation des fonctions exécutives chez des enfants de 6 ans, des adultes et des personnes de 70 ans. Quelle évolution générale est attendue ?

Une différenciation à 6 ans, une unité à l’âge adulte, puis une nouvelle différenciation après 65 ans
Une relative unité à 6 ans, une différenciation jusqu’à l’âge adulte, puis une dédifférenciation après 65 ans
Une dédifférenciation à 6 ans, une maturation jusqu’à 65 ans, puis une unité chez les personnes âgées
Une relative unité jusqu’à l’âge adulte, puis une différenciation après 65 ans

Une relative unité à 6 ans, une différenciation jusqu’à l’âge adulte, puis une dédifférenciation après 65 ans

Explication

Les fonctions exécutives sont relativement unifiées jusqu’à environ 7 ans, se différencient et maturent jusqu’à l’âge adulte, puis une dédifférenciation est rapportée après 65 ans. Les autres réponses inversent ou déplacent ces étapes développementales.

36. Une personne réalise chaque matin une routine familière sans devoir planifier consciemment chaque étape. Quelle caractéristique des comportements quotidiens cette situation illustre-t-elle ?

La majorité des comportements nécessitent une recherche délibérée en mémoire
Les comportements quotidiens reposent surtout sur l’adaptation à des problèmes imprévus
La majorité des comportements reposent sur des routines automatisées demandant peu de contrôle volontaire
Les routines familières mobilisent autant de contrôle volontaire que les nouveaux apprentissages

La majorité des comportements reposent sur des routines automatisées demandant peu de contrôle volontaire

Explication

Dans la vie quotidienne, la majorité des comportements sont automatisés et s’appuient sur des routines qui demandent peu de contrôle volontaire. La recherche délibérée en mémoire, le nouvel apprentissage et la résolution de problèmes sont plutôt des situations où les fonctions exécutives sont sollicitées.

37. Une personne doit comprendre une consigne nouvelle, retenir les informations utiles, résoudre un problème inédit et ajuster sa conduite lorsque la situation change. Quel rôle jouent principalement les fonctions exécutives dans ce cas ?

Elles interviennent surtout dans l’exécution automatique de routines déjà maîtrisées
Elles soutiennent la mémorisation, mais pas le raisonnement ni l’ajustement du comportement
Elles servent principalement à retrouver des informations sans modifier l’action
Elles contribuent au nouvel apprentissage, à la mémorisation, au raisonnement, à la résolution de problèmes et à l’adaptation

Elles contribuent au nouvel apprentissage, à la mémorisation, au raisonnement, à la résolution de problèmes et à l’adaptation

Explication

Les fonctions exécutives sont mobilisées dans les nouveaux apprentissages, la recherche en mémoire, la compréhension et la mémorisation, ainsi que le raisonnement, la résolution de problèmes et l’adaptation du comportement. Les réduire aux routines ou à la seule récupération d’informations omet plusieurs de ces activités.

38. Dans une enquête comparant les habitudes mnésiques de personnes de 65 ans à celles de plus jeunes adultes, quelle tendance générale devrait-on observer ?

Une diminution des stratégies externes et une hausse des stratégies internes avec l’âge
Une utilisation identique des stratégies internes et externes après 60 ans
Un recours plus fréquent aux stratégies externes qu’aux stratégies internes après 60 ans
Un recours plus fréquent aux stratégies internes qu’aux stratégies externes après 60 ans

Un recours plus fréquent aux stratégies externes qu’aux stratégies internes après 60 ans

Explication

Avec le vieillissement, l’utilisation des stratégies externes de mémoire augmente tandis que celle des stratégies internes diminue; après 60 ans, les stratégies externes sont davantage utilisées. L’inversion de ces tendances ou l’affirmation d’une égalité ne correspond pas à l’évolution décrite.

39. Quelle notion désigne la connaissance et le contrôle qu’un système cognitif peut exercer sur lui-même et son fonctionnement ?

L’évaluation cognitive
La cognition
La métacognition
La métamémoire

La métacognition

Explication

La métacognition associe la connaissance de son propre fonctionnement cognitif et le contrôle que le système exerce sur celui-ci. La cognition désigne l’activité mentale, la métamémoire concerne plus spécifiquement la mémoire et l’évaluation cognitive n’en couvre qu’un aspect.

40. Une étudiante se rappelle ses croyances, acquises par expérience, sur la façon dont les personnes apprennent et mémorisent. De quel type de connaissances s’agit-il ?

Des stratégies métacognitives
Des connaissances métacognitives
Des connaissances mnésiques
Des connaissances sur la tâche

Des connaissances métacognitives

Explication

Les connaissances métacognitives sont des connaissances et croyances acquises par l’expérience, stockées en mémoire à long terme et portant sur l’esprit humain et ses activités. Les stratégies sont des processus de régulation, les connaissances mnésiques concernent la mémoire plus étroitement et les connaissances sur la tâche portent sur ses exigences.

41. Avant de réviser un chapitre difficile, Malik réfléchit à ses propres limites d’attention, aux exigences du chapitre et aux moyens de planifier puis de vérifier son apprentissage. Quelles variables mobilise-t-il ?

La personne, la tâche et la stratégie
La personne, la tâche et la mémoire
La personne, autrui et la stratégie
La tâche, la mémoire et l’évaluation

La personne, la tâche et la stratégie

Explication

Les connaissances métacognitives portent notamment sur la personne, la tâche et la stratégie : capacités et limites, exigences, ainsi que moyens de planifier, d’organiser, de contrôler et d’évaluer. Les autres choix substituent à l’une de ces variables des notions qui ne forment pas cette classification.

42. Pendant un exercice, Léa surveille sa compréhension et décide de relire un passage. Quelle distinction caractérise les connaissances métacognitives et ces processus de régulation ?

Les connaissances et les stratégies sont déclaratives et stockées en mémoire à long terme.
Les connaissances sont procédurales et en cours d’activité ; les stratégies sont déclaratives et stockées en mémoire à long terme.
Les connaissances sont déclaratives et stockées en mémoire à long terme ; les stratégies régulent l’activité en cours.
Les connaissances régulent l’activité en cours ; les stratégies sont déclaratives et stockées en mémoire à long terme.

Les connaissances sont déclaratives et stockées en mémoire à long terme ; les stratégies régulent l’activité en cours.

Explication

Les connaissances métacognitives sont déclaratives et stockées en mémoire à long terme, tandis que les stratégies sont des processus procéduraux de régulation intervenant pendant l’activité, sans être nécessairement verbalisables. Le choix qui inverse ces propriétés confond connaissance et processus, et celui qui affirme que les stratégies sont toujours verbalisables leur attribue une exigence absente.

43. En résolvant un problème, Nora observe que son raisonnement ne progresse pas et modifie sa manière de procéder. Comment caractériser ces activités ?

Des connaissances métacognitives stockées en mémoire à long terme
Des connaissances métacognitives sur les exigences de la tâche
Des stratégies métacognitives d’autocontrôle et d’autorégulation
Des jugements métacognitifs portant sur la performance attendue

Des stratégies métacognitives d’autocontrôle et d’autorégulation

Explication

Les stratégies métacognitives dirigent et ajustent le fonctionnement cognitif pendant l’activité grâce à l’autocontrôle et à l’autorégulation. Les connaissances métacognitives sont des connaissances déclaratives, tandis qu’une prédiction de performance concerne un jugement portant sur un résultat attendu.

44. En étudiant, Sami remarque qu’il perd le fil, puis réorganise son travail en changeant l’ordre des notions à revoir. Quelle attribution correspond au modèle de Nelson et Narens ?

L’autocontrôle modifie l’organisation ; l’autorégulation stocke les connaissances en mémoire.
L’autorégulation stocke les connaissances ; l’autocontrôle évalue le résultat final.
L’autocontrôle supervise la progression ; l’autorégulation modifie l’organisation du travail.
L’autorégulation supervise la progression ; l’autocontrôle modifie l’organisation du travail.

L’autocontrôle supervise la progression ; l’autorégulation modifie l’organisation du travail.

Explication

Dans ce modèle, l’autocontrôle informe sur le déroulement et la progression de l’activité, puis l’autorégulation utilise ces informations pour organiser ou modifier le comportement cognitif. Inverser les deux fonctions confond supervision et ajustement ; les connaissances déclaratives relèvent d’une autre distinction.

45. Pendant une lecture, Inès se demande si elle progresse comme prévu et ressent qu’elle comprend mieux le passage. Comment nommer ce type de pensée ou de sentiment ?

Une évaluation de performance
Une stratégie cognitive
Une expérience métacognitive
Une connaissance métacognitive

Une expérience métacognitive

Explication

Une expérience métacognitive est une pensée ou un sentiment concernant l’état d’avancement et le progrès réalisé ou attendu dans une activité cognitive. Une connaissance métacognitive est une connaissance sur l’esprit, une stratégie cognitive est un moyen d’effectuer la tâche et une mesure objective du résultat ne désigne pas ce ressenti.

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Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Mémoire implicite et attention.

Que désigne la mémoire non déclarative ?

Un ensemble hétérogène de capacités exprimées dans la performance, peu ou pas accessibles consciemment.

À quoi correspond la mémoire procédurale ?

Au savoir-faire, ou savoir comment.

Quelle information la mémoire procédurale contient-elle ?

Une information prescriptive spécifiant un plan d’action.

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Consultez la fiche de révision complète sur Mémoire implicite et attention.

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