QCM : Puissance dans les relations internationales (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans la définition d’Aron, que désigne la puissance ?

La capacité d’accumuler des ressources économiques
La capacité de contraindre par la force militaire
La capacité d’obtenir l’adhésion sans contrainte
La capacité d’imposer sa volonté aux autres

La capacité d’imposer sa volonté aux autres

Explication

Pour Aron, la puissance est la capacité d’imposer sa volonté aux autres. La richesse matérielle et la force militaire sont des ressources ou des moyens, tandis que l’adhésion sans contrainte relève du soft power.

2. Un État cherche à obtenir le soutien d’autres pays par sa culture et la persuasion, sans recourir à la contrainte. De quel mode d’exercice de la puissance s’agit-il ?

Du soft power, fondé sur la contrainte militaire
Du hard power, fondé sur la récompense matérielle
Du soft power, fondé sur l’adhésion sans contrainte
Du hard power, fondé sur l’adhésion sans contrainte

Du soft power, fondé sur l’adhésion sans contrainte

Explication

Le soft power vise à obtenir l’adhésion par l’influence et la persuasion, sans contrainte. Le hard power repose sur la contrainte ; la domination militaire en est un exemple, tandis qu’une récompense matérielle ne définit pas à elle seule le hard power.

3. Un gouvernement peut transférer facilement des fonds du secteur économique vers un programme environnemental, mais ne peut pas réaffecter directement ses forces armées à ce même domaine. Quelle ressource est la plus fongible ?

Les capacités militaires, car elles se transfèrent mieux que les fonds
Les forces armées, car leur usage se transfère facilement entre domaines
Les ressources stratégiques, car leur importance rend leur transfert facile
Les fonds, car l’argent se transfère facilement entre domaines

Les fonds, car l’argent se transfère facilement entre domaines

Explication

La fongibilité désigne la facilité avec laquelle une ressource peut être transférée d’un domaine à un autre ; l’argent est facilement transférable, contrairement à la puissance militaire. L’importance stratégique ne définit pas la fongibilité, et les capacités militaires ne sont pas plus transférables que les fonds.

4. Pour expliquer un monde où des acteurs disposent d’atouts différents selon les domaines, quelle image Nye emploie-t-il ?

Des acteurs jouant à une seule table avec les mêmes ressources
Des acteurs jouant à différentes tables avec les mêmes ressources
Des acteurs jouant à une seule table selon des règles différentes
Des acteurs jouant à différentes tables avec des ressources différentes

Des acteurs jouant à différentes tables avec des ressources différentes

Explication

La métaphore de Nye représente la politique mondiale comme plusieurs tables où les acteurs mobilisent des ressources différentes. Une table unique ne rend pas compte de cette dispersion des formes de puissance ; la métaphore ne porte pas sur une opposition entre coopération et conflit.

5. Quelles ressources Joseph Nye associe-t-il au soft power ?

Les sanctions, les opérations clandestines et la menace militaire
La population, la stabilité politique et la taille économique
Le territoire, les forces militaires et les ressources naturelles
La culture, l’idéologie et les institutions

La culture, l’idéologie et les institutions

Explication

Nye associe le soft power à des ressources intangibles comme la culture, l’idéologie et les institutions, qui peuvent susciter l’adhésion. Le territoire et les forces militaires sont plutôt des ressources traditionnellement associées à la puissance matérielle.

6. À quelle tradition historique le concept d’hégémonie est-il associé, où la domination pouvait être conçue comme bienveillante et consentie ?

À la Rome impériale
À la pensée politique médiévale
À la Grèce antique
À la philosophie des Lumières

À la Grèce antique

Explication

Le concept d’hégémonie est associé à la Grèce antique, où il renvoyait à une domination considérée comme bienveillante et consentie. La Rome impériale constitue un distracteur plausible, mais cette association historique n’est pas celle indiquée ici.

7. Quel est l’objectif d’une sanction internationale imposée à un acteur ?

Le contraindre à agir ou l’empêcher d’agir
Répartir la puissance entre plusieurs États
L’inciter à adopter volontairement un modèle culturel
Lui permettre d’accroître son influence diplomatique

Le contraindre à agir ou l’empêcher d’agir

Explication

Une sanction est une mesure de contrainte visant à provoquer une action ou à empêcher un comportement. L’incitation par un modèle culturel relève plutôt du soft power, et non de la coercition.

8. Dans quelle période les États-Unis ont-ils présenté leur rôle de « gendarmes du monde » comme servant un intérêt collectif ?

Dans les années 1950 et 1960, au début de la guerre froide
Dans les années 1970 et 1980, avant la fin de la guerre froide
Dans les années 1990 et 2000, après la fin de la guerre froide
Dans les années 2000 et 2010, après les attentats du 11 septembre

Dans les années 1990 et 2000, après la fin de la guerre froide

Explication

Cette présentation du rôle américain intervient dans les années 1990 et 2000, après la fin de la guerre froide. La période des années 1970 et 1980 est antérieure à cette fin et ne correspond donc pas au repère indiqué.

9. En quoi le hard power diffère-t-il du soft power dans l’exercice de la puissance ?

Le hard power fait accepter une rhétorique dominante, tandis que le soft power impose une volonté par la force.
Le hard power diffuse un modèle culturel, tandis que le soft power s’appuie sur la menace militaire.
Le hard power cherche à fixer l’agenda international, tandis que le soft power applique des sanctions économiques.
Le hard power impose une volonté par la contrainte, tandis que le soft power recherche l’adhésion sans contrainte.

Le hard power impose une volonté par la contrainte, tandis que le soft power recherche l’adhésion sans contrainte.

Explication

Le hard power repose sur la contrainte, alors que le soft power vise à obtenir l’adhésion sans y recourir. La diffusion d’un modèle culturel peut relever du soft power, mais elle ne caractérise pas le hard power.

10. Quelle conséquence Joseph Nye associe-t-il à la moindre fongibilité de la puissance militaire ?

Elle se transfère moins facilement vers les domaines économique et environnemental, tandis que son coût augmente.
Elle renforce la capacité des forces armées à produire directement des résultats économiques et environnementaux.
Elle rend les ressources militaires plus faciles à convertir en stabilité politique qu’auparavant.
Elle réduit le coût de la puissance militaire en la rendant plus utile dans plusieurs domaines.

Elle se transfère moins facilement vers les domaines économique et environnemental, tandis que son coût augmente.

Explication

Nye souligne que la puissance militaire est devenue plus coûteuse et moins transférable vers les domaines économique et environnemental. La deuxième réponse inverse cette relation en attribuant aux forces armées une capacité accrue de conversion dans ces domaines.

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Selon Aron, qu’est-ce que la puissance ?

La capacité d’imposer sa volonté aux autres.

Qu’est-ce qui distingue le hard power du soft power ?

Le hard power repose sur la contrainte, tandis que le soft power cherche l’adhésion sans contrainte.

Qu’est-ce que la fongibilité d’une ressource ?

Sa capacité à être facilement transférée d’un domaine à un autre.

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