QCM : Déplacements d’aire et biodiversité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition rend compte de la diversité biologique dans toute son étendue ?

Le nombre d’espèces présentes dans un milieu, sans considération de leurs variations internes
La diversité des organismes vivants, sans inclure les complexes écologiques auxquels ils appartiennent
La variété des écosystèmes, sans prendre en compte les organismes qui les composent
La variabilité des organismes vivants et des complexes écologiques, au sein des espèces, entre elles et dans les écosystèmes

La variabilité des organismes vivants et des complexes écologiques, au sein des espèces, entre elles et dans les écosystèmes

Explication

La diversité biologique inclut la variabilité des organismes de toutes origines et des complexes écologiques dont ils font partie, à plusieurs niveaux. Le « nombre d’espèces » est une mesure plus restreinte, l’absence des « complexes écologiques » ampute la définition et la réduction aux écosystèmes néglige les autres niveaux.

2. Une équipe compare des communautés et veut distinguer la diversité des groupes taxonomiques, celle liée aux lignées évolutives et celle liée aux processus écologiques. Quelles trois facettes doit-elle mesurer ?

Les diversités phylogénétique, des habitats et de biomasse
Les diversités taxonomique, génétique et des habitats
Les diversités spécifique, génétique et écosystémique
Les diversités taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle

Les diversités taxonomique, phylogénétique et fonctionnelle

Explication

Les facettes considérées sont la diversité taxonomique, issue de l’histoire évolutive (phylogénétique), et liée aux processus écologiques (fonctionnelle). La diversité des habitats ne remplace pas la facette fonctionnelle, la diversité génétique n’est pas la diversité phylogénétique, et le seul nombre d’espèces ne couvre pas ces facettes.

3. Quel constat général la littérature scientifique fait-elle sur l’évolution mondiale de la biodiversité ?

Le nombre d’espèces diminue, mais les écosystèmes restent globalement intacts
Le nombre d’espèces reste stable tandis que les écosystèmes se redistribuent
Le nombre d’espèces diminue et certains écosystèmes se dégradent ou disparaissent
Le nombre d’espèces augmente alors que certains écosystèmes se dégradent

Le nombre d’espèces diminue et certains écosystèmes se dégradent ou disparaissent

Explication

Le constat décrit une diminution mondiale du nombre d’espèces ainsi que la dégradation, voire la disparition, de certains écosystèmes. Une redistribution sans perte nette ne rend pas compte du déclin constaté, une hausse du nombre d’espèces le contredit, et la stabilité des écosystèmes ignore leur dégradation.

4. Après l’arrêt des pressions sur un écosystème, des transformations se poursuivent avant que certaines espèces ne disparaissent. Quel phénomène décrit cette perte différée ?

La surexploitation
Le taux d’extinction
La dette d’extinction
La conversion des terres

La dette d’extinction

Explication

La dette d’extinction désigne la poursuite de la dégradation et des pertes après l’arrêt des pressions, parce que les transformations précèdent parfois les extinctions. Le taux d’extinction mesure des extinctions observées sur une période, tandis que la surexploitation et la conversion des terres sont des facteurs de pression.

5. Que désigne le risque sanitaire associé au moustique tigre en France métropolitaine ?

Sa capacité à provoquer des infections bactériennes par contamination directe de l’eau potable
Sa capacité à transmettre les virus du chikungunya et de la dengue, auparavant absents du territoire métropolitain
Sa capacité à diffuser des virus respiratoires par contact avec les surfaces contaminées
Sa capacité à transmettre le paludisme, maladie déjà largement présente avant son arrivée

Sa capacité à transmettre les virus du chikungunya et de la dengue, auparavant absents du territoire métropolitain

Explication

Le moustique tigre peut transmettre les virus du chikungunya et de la dengue, qui étaient absents de France métropolitaine avant son introduction. Le paludisme est un autre risque vectoriel, mais il n’est pas cité parmi les maladies transmises par cette espèce dans ce contexte.

6. Quel montant Roiz et al. (2024, 2026) estiment-ils pour les coûts des maladies transmises par le moustique tigre, sans compter les effets à long terme ?

Plus de 300 milliards de dollars
Environ 12 milliards de dollars
Près de 200 milliards de dollars
94,7 milliards de dollars

94,7 milliards de dollars

Explication

Roiz et al. estiment ces coûts à 94,7 milliards de dollars, puis à plus de 300 milliards en tenant compte des effets à long terme. Le montant supérieur à 300 milliards correspond donc à l’estimation élargie, et non au coût sans les effets à long terme.

7. Quel rôle la végétation et la biodiversité peuvent-elles jouer dans les villes de demain ?

Accroître la densité urbaine en remplaçant les espaces dédiés aux infrastructures énergétiques
Garantir l’approvisionnement alimentaire en préservant les stocks de poissons et les sols agricoles
Contribuer à atténuer la pollution et les îlots de chaleur, tout en favorisant le bien-être psychologique
Réduire les risques météorologiques en sélectionnant des sites adaptés aux installations de production d’énergie

Contribuer à atténuer la pollution et les îlots de chaleur, tout en favorisant le bien-être psychologique

Explication

En milieu urbain, la végétation et la biodiversité peuvent aider à répondre aux problèmes de pollution et d’îlots de chaleur, tout en contribuant au bien-être psychologique. La préservation des stocks de poissons et des sols agricoles relève plutôt de la sécurité alimentaire.

8. Quelle tendance mondiale de la richesse spécifique est décrite le long des gradients de profondeur, d’altitude et de latitude ?

Elle augmente avec la profondeur et l’altitude, mais diminue vers les pôles.
Elle diminue avec la profondeur et l’altitude, mais augmente vers les pôles.
Elle diminue avec la profondeur, l’altitude et l’éloignement vers les pôles.
Elle reste stable avec la profondeur, mais augmente avec l’altitude et vers les pôles.

Elle diminue avec la profondeur, l’altitude et l’éloignement vers les pôles.

Explication

À l’échelle mondiale, la richesse spécifique diminue globalement avec la profondeur, l’altitude et l’éloignement vers les pôles. L’option qui propose une hausse vers les pôles inverse le sens du gradient latitudinal de diversité.

9. En quoi la niche théorique d’une espèce diffère-t-elle de sa niche réalisée ?

La niche théorique décrit son rôle dans l’écosystème, tandis que la niche réalisée mesure sa capacité à transmettre ses gènes.
La niche théorique décrit les conditions où elle pourrait persister sans contrainte, tandis que la niche réalisée correspond aux conditions où elle est effectivement observée.
La niche théorique désigne son aire géographique, tandis que la niche réalisée correspond aux ressources qu’elle consomme.
La niche théorique correspond aux lieux où elle est observée, tandis que la niche réalisée décrit toutes les conditions où elle pourrait survivre.

La niche théorique décrit les conditions où elle pourrait persister sans contrainte, tandis que la niche réalisée correspond aux conditions où elle est effectivement observée.

Explication

La niche théorique représente les conditions permettant à l’espèce de survivre en l’absence de contraintes, alors que la niche réalisée est sa niche effectivement observée et peut être plus restreinte. L’aire géographique indique où l’espèce peut être observée, mais ne définit pas à elle seule les conditions de sa niche.

10. À qui est attribuée la formulation de la conception de la niche écologique fondée sur les exigences permettant à une espèce de persister ?

Robert MacArthur
Joseph Grinnell
G. Evelyn Hutchinson
Charles Elton

Joseph Grinnell

Explication

Joseph Grinnell a formulé en 1917 une conception de la niche centrée sur les exigences biotiques et abiotiques nécessaires à la persistance d’une espèce. Charles Elton est associé à une autre conception, axée sur le rôle écologique de l’espèce et sa réponse à l’environnement.

11. Comment la domination des espèces généralistes peut-elle fragiliser l’hypothèse de l’assurance écologique ?

Elle uniformise les stratégies écologiques et réduit la capacité des espèces à se compenser.
Elle stabilise les interactions en renforçant la spécialisation de chaque communauté.
Elle freine les invasions biologiques en favorisant les espèces adaptées localement.
Elle augmente la complémentarité entre espèces en diversifiant leurs fonctions écologiques.

Elle uniformise les stratégies écologiques et réduit la capacité des espèces à se compenser.

Explication

Lorsque les généralistes dominent, les communautés tendent à partager des stratégies écologiques semblables, ce qui menace la compensation fonctionnelle sur laquelle repose l’hypothèse de l’assurance. À l’inverse, une complémentarité accrue entre espèces favoriserait cette compensation plutôt qu’elle ne l’affaiblirait.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Déplacements d’aire et biodiversité.

Que désigne la diversité biologique ?

La variabilité des organismes vivants, des complexes écologiques et des écosystèmes.

Combien de cartes faut-il produire pour cette section ?

Deux cartes au maximum.

Selon l’IPBES (2019), quelle évolution mondiale la littérature scientifique constate-t-elle pour les espèces ?

Une diminution mondiale du nombre d’espèces.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Déplacements d’aire et biodiversité.

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