QCM : Météorologie et cycle de l’eau — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Une masse d’air contient une pression de vapeur d’eau de Pvap=12 hPaP_{vap}=12\ \text{hPa} et une pression de vapeur saturante de Ps=20 hPaP_s=20\ \text{hPa}. Quelle est son humidité relative ?

32 %
60 %
40 %
167 %

60 %

Explication

L’humidité relative se calcule par H.R.=PvapPs×100H.R.=\frac{P_{vap}}{P_s}\times100, soit 1220×100=60%\frac{12}{20}\times100=60\%. La pression de vapeur saturante représente la limite de saturation et ne correspond pas directement à l’humidité relative.

2. Que se produit-il lorsqu’une masse d’air saturée continue de se refroidir après avoir atteint une humidité relative de 100 % ?

La pression de vapeur saturante disparaît progressivement
L’humidité relative redescend vers 80 %
La masse d’air cesse de contenir de la vapeur d’eau
La vapeur d’eau se condense en eau liquide

La vapeur d’eau se condense en eau liquide

Explication

Après l’atteinte de 100 % d’humidité relative, une baisse supplémentaire de température entraîne la condensation de la vapeur d’eau. La saturation décrit l’état atteint à 100 %, tandis que la condensation désigne la transformation de la vapeur en eau liquide.

3. Dans quel ordre se déroulent les étapes principales de formation d’un nuage et de la pluie ?

Croissance des gouttelettes, saturation, condensation, précipitation
Condensation, saturation, précipitation, croissance des gouttelettes
Saturation, croissance des gouttelettes, condensation, précipitation
Saturation, condensation, croissance des gouttelettes, précipitation

Saturation, condensation, croissance des gouttelettes, précipitation

Explication

La formation suit la succession de la saturation de la masse d’air, de la condensation, de la croissance des gouttelettes, puis de la précipitation. La condensation produit les gouttelettes, mais leur croissance précède leur chute.

4. Une gouttelette nuageuse d’environ 20 µm doit atteindre quelle taille minimale pour pouvoir tomber ?

4 mm
300 µm
500 µm
1000 µm

500 µm

Explication

Une gouttelette d’environ 20 µm doit atteindre au moins 500 µm pour pouvoir tomber. Les dimensions de 300 µm, 1000 µm et 4 mm correspondent respectivement à une bruine, une pluie et une averse après croissance.

5. Quelle distinction fondée sur la visibilité permet de différencier une brume d’un brouillard ?

La brume réduit la visibilité sous 1 km, tandis que le brouillard la réduit sous 5 km
La brume réduit la visibilité sous 5 km, tandis que le brouillard la réduit sous 1 km
La brume se forme en altitude, tandis que le brouillard se forme près du sol
La brume apparaît sans mouvement d’air, tandis que le brouillard exige un déplacement d’air

La brume réduit la visibilité sous 5 km, tandis que le brouillard la réduit sous 1 km

Explication

La brume est définie par une visibilité inférieure à 5 km, alors que le brouillard correspond à une visibilité inférieure à 1 km. Les conditions de mouvement de l’air concernent plutôt la distinction entre brouillard radiatif et brouillard advectif.

6. Quelle situation décrit un brouillard advectif plutôt qu’un brouillard radiatif ?

Une perturbation frontale produit une succession de fronts météorologiques
Des gouttelettes grossissent dans un nuage jusqu’à former une averse
Le sol se refroidit sur place tandis que l’air reste sans mouvement
De l’air se déplace vers une surface plus froide et se refroidit

De l’air se déplace vers une surface plus froide et se refroidit

Explication

Le brouillard advectif se forme lorsque de l’air se déplace vers une zone plus froide, tandis que le brouillard radiatif résulte du refroidissement du sol sans mouvement d’air. La mobilité de l’air constitue donc le critère déterminant entre ces deux mécanismes.

7. Quelle proportion de l’eau terrestre est constituée d’eau douce ?

Environ 29,9 %
Environ 97,5 %
Environ 68,9 %
Environ 2,5 %

Environ 2,5 %

Explication

L’eau douce représente environ 2,5 % du volume total de l’eau terrestre, contre 97,5 % pour l’eau salée. La valeur de 97,5 % correspond donc à l’eau salée, et non à l’eau douce.

8. Quelle réserve contient la plus grande part de l’eau douce terrestre ?

L’humidité présente dans les sols
Les calottes glaciaires et les glaciers
Les lacs et les cours d’eau
Les eaux souterraines profondes

Les calottes glaciaires et les glaciers

Explication

Les calottes glaciaires et les glaciers regroupent 68,9 % de l’eau douce terrestre, soit la proportion la plus importante. Les lacs et les rivières n’en représentent qu’environ 0,3 %, malgré leur importance pour les sociétés humaines.

9. Une nappe d’eau perd de l’eau sous forme de vapeur vers l’atmosphère : quel processus se produit ?

Un ruissellement
Une infiltration
Une précipitation
Une évaporation

Une évaporation

Explication

L’évaporation est le transfert d’eau sous forme de vapeur depuis un plan d’eau vers l’atmosphère. La précipitation correspond au transfert inverse, de l’atmosphère vers la surface terrestre.

10. Quel processus combine l’évaporation d’une surface et la transpiration des végétaux ?

L’infiltration souterraine
Le ruissellement superficiel
L’évapotranspiration
La condensation atmosphérique

L’évapotranspiration

Explication

L’évapotranspiration regroupe l’évaporation et la transpiration des plantes vers l’atmosphère. L’évaporation seule concerne une surface ou un plan d’eau et ne comprend pas la transpiration végétale.

11. Un réservoir contient 240 km3240\ \text{km}^3 d’eau et reçoit un flux de 12 km3/an12\ \text{km}^3/\text{an}. Quel est son temps de résidence ?

28,8 ans28,8\ \text{ans}
228 ans228\ \text{ans}
252 ans252\ \text{ans}
20 ans20\ \text{ans}

$$20\ \text{ans}$$

Explication

Le temps de résidence se calcule avec TR=VFluxTR = \frac{V}{Flux}, donc TR=24012=20 ansTR = \frac{240}{12} = 20\ \text{ans}. Multiplier le volume par le flux ne correspond pas à la relation définie pour ce calcul.

12. Quelle expression représente le bilan hydrologique défini pour la variation du stock ΔS\Delta S ?

ΔS=P−Si−E−EPT+I+So\Delta S = P - S_i - E - EPT + I + S_o
ΔS=Si+So+I−P−E−EPT\Delta S = S_i + S_o + I - P - E - EPT
ΔS=P+Si+E+EPT−I−So\Delta S = P + S_i + E + EPT - I - S_o
ΔS=P+I+So−Si−E−EPT\Delta S = P + I + S_o - S_i - E - EPT

$$\Delta S = P + S_i + E + EPT - I - S_o$$

Explication

Le bilan hydrologique s’écrit ΔS=P+Si+E+EPT−I−So\Delta S = P + S_i + E + EPT - I - S_o, où ΔS\Delta S désigne la variation du stock. Les autres expressions modifient le signe ou la position de plusieurs termes et ne correspondent pas à cette relation.

13. Quel élément délimite un bassin versant et rassemble les eaux vers un point de sortie ?

Un lit majeur entourant plusieurs versants
Une berge continue reliant les affluents
Une ligne de partage des eaux autour d’un exutoire
Un exutoire situé sur une ligne de crête

Une ligne de partage des eaux autour d’un exutoire

Explication

Un bassin versant est délimité par une ligne de partage des eaux et drainé vers un exutoire. L’exutoire est le point de sortie de l’eau, tandis que la ligne de partage constitue la limite du bassin.

14. Quelle proportion des cours d’eau français est intermittente ?

Environ 68,9 %
Environ 85 %
Environ 15 %
Environ 50 %

Environ 85 %

Explication

En France, environ 85 % des cours d’eau sont intermittents, ce qui signifie qu’ils ne s’écoulent pas en permanence. Une proportion de 15 % ne correspond donc pas à la part indiquée.

15. Lors d’un écoulement ordinaire, quelle partie du lit fluvial est généralement concernée ?

Le lit mineur, entre des berges nettes
Le lit majeur, occupé pendant les crues
Le lit majeur exceptionnel, atteint lors de rares crues
La plaine alluviale entière, lors de chaque écoulement

Le lit mineur, entre des berges nettes

Explication

Le lit mineur correspond à la zone ordinaire d’écoulement, bordée par des berges nettes et généralement peu végétalisée. Le lit majeur est mobilisé lors des crues et ne constitue donc pas la zone habituelle d’écoulement.

16. Quelle distinction caractérise le lit majeur périodique et le lit majeur exceptionnel ?

Le premier est atteint tous les 1 à 3 ans, le second lors de crues revenant tous les 30, 100 ou 1000 ans.
Le premier est associé aux cours d’eau intermittents, le second aux cours d’eau permanents.
Le premier correspond à l’écoulement ordinaire, le second à une zone bordée par des berges nettes.
Le premier est atteint tous les 30 à 100 ans, le second lors de crues revenant tous les 1 à 3 ans.

Le premier est atteint tous les 1 à 3 ans, le second lors de crues revenant tous les 30, 100 ou 1000 ans.

Explication

Le lit majeur périodique est soumis à une crue tous les 1 à 3 ans, tandis que le lit majeur exceptionnel est atteint lors de crues beaucoup plus rares. L’écoulement ordinaire relève du lit mineur, et non du lit majeur périodique.

17. Quelle propriété caractérise l’eau liée dans un sol ou une roche poreuse ?

Elle correspond à l’eau qui remplit les fissures les plus perméables.
Elle s’écoule sous l’effet de la gravité entre les pores ouverts.
Elle constitue la fraction d’eau facilement absorbée par les plantes.
Elle reste retenue par les forces d’attraction des grains solides.

Elle reste retenue par les forces d’attraction des grains solides.

Explication

L’eau liée est maintenue par les forces d’attraction du solide et ne peut pas être mobilisée. L’eau de gravité, contrairement à elle, circule sous l’action de la gravité et peut être utilisée par les plantes.

18. Un échantillon possède un volume total de 2 m32\,\text{m}^3, dont 0,5 m30{,}5\,\text{m}^3 de vides : quelle est sa porosité volumique ?

4,004{,}00, soit 400 %400\,\%
0,500{,}50, soit 50 %50\,\%
0,250{,}25, soit 25 %25\,\%
1,501{,}50, soit 150 %150\,\%

$$0{,}25$$, soit $$25\,\%$$

Explication

La porosité volumique se calcule par Pe (ou n)=VvideVtotalP_e\,(ou\ n)=\frac{V_{vide}}{V_{total}}, donc 0,52=0,25\frac{0{,}5}{2}=0{,}25. La valeur 0,500{,}50 correspondrait à une proportion de vides deux fois plus élevée que celle de l’échantillon.

19. Quelle association entre milieu aquifère et type de roche est correcte ?

Milieu poreux dans les roches carbonatées comme le calcaire
Milieu poreux dans le sable ou le grès
Milieu fissuré dans le sable ou le grès
Milieu karstique dans le granite ou le basalte

Milieu poreux dans le sable ou le grès

Explication

Les aquifères poreux se rencontrent notamment dans le sable et le grès. Le granite et le basalte sont associés aux milieux fissurés, tandis que les roches carbonatées comme le calcaire forment des milieux karstiques.

20. Un aquifère contient 30 m330\,\text{m}^3 d’eau de gravité dans un volume total de 120 m3120\,\text{m}^3 : quelle est sa porosité efficace ?

0,250{,}25, soit 25 %25\,\%
0,400{,}40, soit 40 %40\,\%
4,004{,}00, soit 400 %400\,\%
0,300{,}30, soit 30 %30\,\%

$$0{,}25$$, soit $$25\,\%$$

Explication

La porosité efficace vaut Pe=Veau de graviteˊVtotalP_e=\frac{V_{eau\ de\ gravité}}{V_{total}}, soit 30120=0,25\frac{30}{120}=0{,}25. La valeur 0,300{,}30 confond le volume d’eau mobilisable avec le rapport entre ce volume et le volume total.

21. Deux forages sont séparés par une distance LL et traversent une section SS : quelle expression donne le débit souterrain selon la loi de Darcy ?

Q=Ks×LS×ΔHQ=K_s\times\frac{L}{S\times\Delta H}
Q=S×Ks×ΔHLQ=S\times K_s\times\frac{\Delta H}{L}
Q=Ks×S×LΔHQ=\frac{K_s\times S\times L}{\Delta H}
Q=S×LKs×ΔHQ=\frac{S\times L}{K_s\times\Delta H}

$$Q=S\times K_s\times\frac{\Delta H}{L}$$

Explication

La loi de Darcy relie le débit à la section, à la conductivité hydraulique et au gradient de charge selon Q=S×Ks×ΔHLQ=S\times K_s\times\frac{\Delta H}{L}. La conductivité hydraulique décrit la capacité du milieu à laisser circuler l’eau, mais elle ne remplace pas la section ni le gradient dans cette relation.

22. Comment obtient-on la vitesse réelle de l’eau souterraine à partir de la conductivité hydraulique, du gradient de charge et de la porosité efficace ?

U=(Ks×ΔHL)×PeU=\left(K_s\times\frac{\Delta H}{L}\right)\times P_e
U=Pe×LKs×ΔHU=\frac{P_e\times L}{K_s\times\Delta H}
U=Ks×LΔH×PeU=K_s\times\frac{L}{\Delta H\times P_e}
U=(Ks×ΔHL)×1PeU=\left(K_s\times\frac{\Delta H}{L}\right)\times\frac{1}{P_e}

$$U=\left(K_s\times\frac{\Delta H}{L}\right)\times\frac{1}{P_e}$$

Explication

La vitesse réelle est la vitesse de Darcy corrigée par la porosité efficace, ce qui donne U=(Ks×ΔHL)×1PeU=\left(K_s\times\frac{\Delta H}{L}\right)\times\frac{1}{P_e}. Multiplier par PeP_e produirait l’effet inverse et ne tiendrait pas compte correctement du fait que l’eau circule dans la fraction mobilisable des pores.

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Quelle est la formule de l'humidité relative ?

H.R.=PvapPs×100H.R. = \frac{P_{vap}}{P_s} \times 100

Que représente PvapP_{vap} dans la formule de l'humidité relative ?

La pression de vapeur d'eau dans l'air.

Que représente PsP_s dans la formule de l'humidité relative ?

La pression de vapeur saturante.

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