★ À maîtriser
📌 Les deux principales méthodes de reproduction présentées sont la monte naturelle et l’insémination animale, auxquelles peut s’ajouter le transfert d’embryons.
La monte naturelle consiste à laisser le mâle saillir la femelle, le plus souvent en liberté dans un lot de femelles.
La réussite est le plus souvent meilleure en monte naturelle qu’en IA, car le mâle détecte efficacement les chaleurs et saillit au bon moment.
Compléments
En monte naturelle, on compte généralement un taureau pour 20 à 30 vaches, un bélier pour 40 à 50 brebis et un bouc pour 20 à 30 chèvres.
Chez les ovins et les caprins, placer plusieurs mâles dans un lot ou changer régulièrement le mâle augmente les chances de fécondation et stimule la reproduction par la concurrence entre mâles.
Dans les élevages où la monte naturelle est peu pratiquée, surtout chez les bovins laitiers, elle sert souvent de rattrapage pour les femelles déjà inséminées plusieurs fois ou pour les génisses.
📌 La monte naturelle demande généralement moins de travail et ne nécessite pas de contention de la femelle, mais elle est généralement coûteuse, ralentit l’amélioration génétique, rend les dates de mise-bas incertaines et peut transmettre des maladies vénériennes.
★ À maîtriser
Chez les bovins, l’IA est pratiquée lorsqu’une femelle est vue en chaleur, tandis que chez les ovins et les caprins elle est généralement réalisée sur des lots synchronisés par des moyens hormonaux.
Les taux de réussite des IA sont :
Compléments
La semence utilisée en IA peut être fraîche ou congelée, et la semence congelée est conservée dans l’azote liquide à −196 °C.
Les semences utilisées sont congelées chez les bovins et les caprins, et fraîches chez les ovins et les porcins.
Les échecs d’IA sont principalement dus à une mauvaise détection des chaleurs ou à une insémination trop précoce ou trop tardive par rapport aux chaleurs, et plus rarement à des problèmes de fertilité.
📌 L’IA accélère l’amélioration génétique, évite l’élevage de mâles et limite la transmission de maladies vénériennes ou très contagieuses, mais elle exige une surveillance des chaleurs et une contention, coûte plus cher et peut appauvrir la variabilité génétique jusqu’à favoriser la consanguinité.
La monte met en présence les reproducteurs ; l’IA dépose la semence sans accouplement.
★ À maîtriser
La collecte classique du sperme se fait lors de l’éjaculation pendant un pseudo-accouplement, stimulé par un mannequin, un mâle castré ou une femelle, puis l’éjaculat est recueilli dans un vagin artificiel.
L’examen microscopique du sperme contrôle :
Pour obtenir un bon taux de fertilité, la numération du sperme doit être d’environ 300 000 spermatozoïdes par mm³.
Le nombre de spermatozoïdes par paillette de 0,2 mL est :
Compléments
Chez les bovins, un électro-éjaculateur introduit dans le rectum du taureau peut provoquer mécaniquement l’éjaculation par de légères décharges électriques.
Les paillettes bovines et caprines sont congelées dans l’azote liquide à −196 °C, tandis que les paillettes ovines sont généralement conservées fraîches à 15 °C.
Collecter, contrôler, diluer, conserver.
★ À maîtriser
📌 Chez la brebis, l’insémination à la semence fraîche est similaire à celle de la chèvre, tandis que la semence congelée nécessite l’intervention d’un vétérinaire et une laparoscopie pour déposer la semence dans les cornes utérines.
Compléments
Chez la chèvre, un spéculum permet de déposer la semence à vue juste après l’entrée du col de l’utérus.
La laparoscopie consiste à déposer la semence directement dans les cornes utérines à l’aide d’un pistolet introduit par des canules à travers de légères incisions abdominales.
La fiabilité du sexage de la semence est de 90 %.
En 2020, environ 8 % des IA bovines étaient sexées, et plus de 80 % de ces IA sexées concernaient des races laitières.
★ À maîtriser
📌 Chez les bovins, il faut noter toutes les chaleurs et inséminer dans les 6 à 24 heures après le début d’une chaleur détectée par des signes fiables.
📌 Chez les bovins, il ne faut pas inséminer durant les 50 jours qui suivent le vêlage.
Compléments
La réussite de l’IA bovine nécessite une bonne contention de la femelle et le recours à un technicien expérimenté.
Chez les ovins et les caprins, il faut privilégier une femelle de moins de 5 ans et éviter le stress avant l’IA.
★ À maîtriser
Une collecte produit en moyenne 10 embryons, dont 6 peuvent être transférés ou conservés, et une donneuse produit en moyenne 3 veaux.
Le taux de gestation des embryons transférés est d’environ 50 à 60 %, selon que l’embryon est frais ou congelé.
📌 La donneuse est choisie pour son haut potentiel génétique, tandis que les receveuses ont un potentiel génétique réduit et sont généralement inséminées en croisement pour valoriser leurs produits.
Compléments
Le transfert embryonnaire est possible chez les bovins, les ovins, les caprins, les équins et les porcins, mais il reste relativement anecdotique par rapport aux autres méthodes de reproduction.
Chez les bovins, environ 150 000 transplantations embryonnaires et 6,7 millions d’IA ont été réalisées en 2020.
Les donneuses sont généralement des génisses collectées lorsqu’elles sont correctement cyclées, en général après un an.
📌 Pour une donneuse, il est conseillé d’éviter les sources de stress au moins un mois avant le traitement hormonal et jusqu’à la confirmation de sa gestation.
Une vache adulte receveuse doit :
La période optimale d’implantation chez une vache adulte receveuse se situe entre 50 et 80 jours après le vêlage précédent, et on prépare généralement 6 à 8 receveuses par donneuse.
La donneuse reçoit des injections de FSH pour induire une superovulation et produit en moyenne 12 ovulations.
La donneuse diffuse un fort potentiel génétique ; la receveuse porte l’embryon.
★ À maîtriser
La préparation du transfert embryonnaire comprend une ration adaptée et un traitement hormonal pour la donneuse et les receveuses.
Environ une semaine après l’insémination, la donneuse est collectée par voie cervicale : un liquide tampon rince l’utérus, puis le liquide récupéré contient les embryons.
Les embryons sont examinés au microscope selon leur aspect morphologique, notamment l’état de la membrane pellucide, puis triés pour ne conserver que les embryons viables.
Les embryons collectés sont soit congelés dans l’azote liquide en attendant leur transfert, soit implantés directement dans la corne utérine d’une receveuse dont l’ovaire contient un corps jaune.
Compléments
Le sexage des embryons est possible avec une fiabilité de 98 %.
Les embryons retenus sont lavés afin de garantir qu’ils sont indemnes d’agents pathogènes.
Un constat de gestation est réalisé 30 jours après le transfert, et les receveuses qui reviennent en chaleurs peuvent être inséminées normalement.
Après la collecte, une injection de prostaglandines permet à la donneuse de reprendre un cycle normal.
Préparer, collecter, trier, laver, transférer, contrôler.
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1. Quel événement biologique constitue la fécondation ?
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Qu’est-ce que la fécondation ?
La fusion d’un spermatozoïde et d’un gamète femelle formant un œuf à l’origine d’un embryon.
Quelles méthodes de reproduction sont présentées en élevage ?
La monte naturelle, l’insémination animale et, éventuellement, le transfert d’embryons.
En quoi consiste la monte naturelle ?
Le mâle saillit la femelle, le plus souvent en liberté dans un lot de femelles.
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