QCM : Méthodes d’études des biomolécules — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la biologie médicale :

Elle est réalisée sous la responsabilité d’un biologiste médical non titulaire.
Elle prend en charge les examens, du prélèvement jusqu’à l’interprétation des résultats.
Elle se limite à la validation technique des analyses effectuées en laboratoire.
Elle commence après le prélèvement et s’arrête avant l’interprétation finale.
Elle concerne principalement la prescription, sans responsabilité sur les résultats obtenus.

Elle prend en charge les examens, du prélèvement jusqu’à l’interprétation des résultats.

Explication

La biologie médicale couvre l’ensemble du parcours, du prélèvement à l’interprétation. Elle est réalisée sous la responsabilité d’un biologiste médical titulaire du DES de biologie médicale, et ne se réduit donc ni à la validation technique, ni à une période située après le prélèvement, ni à la prescription.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les phases d’un examen de biologie médicale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’examen s’achève avec la phase analytique avant toute interprétation des résultats.
L’examen comporte une phase pré-analytique, puis une phase post-analytique sans analyse.
L’examen débute par l’interprétation, suivie des phases pré-analytique et analytique.
L’examen comprend les phases analytique et post-analytique, sans étape pré-analytique.
L’examen associe les phases pré-analytique, analytique et post-analytique, puis l’interprétation.

L’examen associe les phases pré-analytique, analytique et post-analytique, puis l’interprétation.

Explication

Un examen de biologie médicale comprend les trois phases pré-analytique, analytique et post-analytique, auxquelles s’ajoute l’interprétation. Une analyse limitée à la phase analytique ne décrit donc pas l’examen complet.

3. Les conditions de réalisation d’un examen de biologie médicale comprennent :

Une réalisation placée sous la responsabilité d’un biologiste médical titulaire du DES requis.
Une réalisation effectuée dans un laboratoire de biologie médicale habilité.
Une prescription médicale faisant partie des conditions de réalisation de l’examen.
Une responsabilité confiée à un biologiste titulaire du DES de biologie médicale.
Une prescription et une réalisation dans un laboratoire de biologie médicale.

Une réalisation placée sous la responsabilité d’un biologiste médical titulaire du DES requis. · Une réalisation effectuée dans un laboratoire de biologie médicale habilité. · Une prescription médicale faisant partie des conditions de réalisation de l’examen. · Une responsabilité confiée à un biologiste titulaire du DES de biologie médicale. · Une prescription et une réalisation dans un laboratoire de biologie médicale.

Explication

L’examen doit être prescrit et réalisé dans un laboratoire de biologie médicale. Sa réalisation relève de la responsabilité d’un biologiste médical titulaire du DES de biologie médicale.

4. Concernant les contrôles de qualité en biologie médicale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le contrôle de qualité externe vérifie principalement la stabilité quotidienne des procédures internes.
Le contrôle de qualité interne surveille quotidiennement la réalisation des analyses.
Le contrôle de qualité interne classe un laboratoire par rapport aux laboratoires concurrents.
Le contrôle interne évalue le fonctionnement quotidien des analyses réalisées dans le laboratoire.
Le contrôle de qualité externe compare la position d’un laboratoire avec celle d’autres laboratoires.

Le contrôle de qualité interne surveille quotidiennement la réalisation des analyses. · Le contrôle interne évalue le fonctionnement quotidien des analyses réalisées dans le laboratoire. · Le contrôle de qualité externe compare la position d’un laboratoire avec celle d’autres laboratoires.

Explication

Le contrôle de qualité interne surveille quotidiennement la réalisation des analyses au sein du laboratoire. Le contrôle externe situe un laboratoire par comparaison avec d’autres, et non l’inverse.

5. Les examens de biologie médicale peuvent contribuer :

À remplacer l’examen clinique lors de toute suspicion diagnostique.
À rechercher un état infraclinique dans le cadre d’un dépistage.
À évaluer l’évolution d’une maladie grâce au suivi thérapeutique.
À limiter leur utilisation à la confirmation d’un diagnostic déjà établi.
À établir un diagnostic devant une situation clinique suspectée.

À rechercher un état infraclinique dans le cadre d’un dépistage. · À évaluer l’évolution d’une maladie grâce au suivi thérapeutique. · À établir un diagnostic devant une situation clinique suspectée.

Explication

Les examens peuvent participer au diagnostic, au pronostic, au suivi thérapeutique et au dépistage. Le dépistage recherche un état infraclinique, tandis que les examens ne remplacent pas l’évaluation clinique.

6. Au sujet de la place des examens de biologie médicale dans la démarche diagnostique :

Ils peuvent remplacer l’examen clinique lorsque leurs résultats sont disponibles.
Ils apportent des éléments diagnostiques à confronter aux données cliniques.
Ils doivent être interprétés dans l’ensemble de la démarche diagnostique.
Ils doivent être interprétés indépendamment du contexte clinique du patient.
Ils complètent l’examen clinique sans se substituer à celui-ci.

Ils apportent des éléments diagnostiques à confronter aux données cliniques. · Ils doivent être interprétés dans l’ensemble de la démarche diagnostique. · Ils complètent l’examen clinique sans se substituer à celui-ci.

Explication

Les examens biologiques ne remplacent pas l’examen clinique et doivent s’intégrer à la démarche diagnostique globale. Leur interprétation doit donc être confrontée aux autres données cliniques.

7. Parmi les propositions suivantes concernant le consentement aux examens de biologie médicale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le consentement écrit est obligatoire pour certains examens, notamment génétiques.
Les examens génétiques peuvent être réalisés sans consentement écrit spécifique.
Le dialogue avec le patient rend inutile tout consentement écrit documenté.
Le consentement écrit concerne principalement les examens de suivi thérapeutique.
Le consentement écrit est obligatoire pour l’ensemble des examens biologiques courants.

Le consentement écrit est obligatoire pour certains examens, notamment génétiques.

Explication

Le consentement écrit est requis pour certains examens de biologie médicale, notamment les examens génétiques. Cette obligation ne s’étend pas à l’ensemble des examens courants et ne se confond pas avec le dialogue général avec le patient.

8. Concernant la phase pré-analytique :

La conservation des échantillons intervient avant le début de l’analyse.
La phase pré-analytique correspond à la mesure analytique de l’échantillon.
La phase pré-analytique inclut la prescription et le prélèvement des échantillons.
L’accueil et l’enregistrement du patient appartiennent à cette phase.
La phase pré-analytique débute après l’interprétation des résultats biologiques.

La conservation des échantillons intervient avant le début de l’analyse. · La phase pré-analytique inclut la prescription et le prélèvement des échantillons. · L’accueil et l’enregistrement du patient appartiennent à cette phase.

Explication

La prescription, le prélèvement, la conservation, l’accueil et l’enregistrement font partie de la phase pré-analytique. La mesure elle-même relève de la phase analytique, tandis que l’interprétation intervient après l’analyse.

9. Parmi les éléments suivants concernant le formulaire de demande, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le formulaire mentionne la date du prélèvement et le nom du biologiste.
Le formulaire indique la température de conservation après analyse.
Le formulaire remplace l’identification du préleveur par celle du biologiste.
Le formulaire précise l’identité du patient et le prescripteur.
Le formulaire peut comporter les renseignements cliniques et les traitements en cours.

Le formulaire précise l’identité du patient et le prescripteur. · Le formulaire peut comporter les renseignements cliniques et les traitements en cours.

Explication

Le formulaire doit préciser l’identité du patient et le prescripteur, ainsi que les examens demandés, la date et l’heure du prélèvement, le prélèvement réalisé et le préleveur. Il peut aussi comporter les renseignements cliniques et les traitements en cours. La date du prélèvement est donc pertinente, mais l’identification attendue est celle du préleveur et non celle du biologiste.

10. Lors de la réalisation d’un prélèvement destiné à une analyse, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La prévention de la coagulation concerne la préparation du patient.
Le choix de l’anticoagulant doit être adapté à l’examen demandé.
La préparation du patient ne modifie pas les conditions pré-analytiques.
Le rythme biologique peut être pris en compte lors du prélèvement.
Les conditions d’acheminement doivent être adaptées à l’échantillon.

Le choix de l’anticoagulant doit être adapté à l’examen demandé. · Le rythme biologique peut être pris en compte lors du prélèvement. · Les conditions d’acheminement doivent être adaptées à l’échantillon.

Explication

Le prélèvement doit tenir compte de l’anticoagulant, de la préparation du patient, du rythme biologique et des conditions d’acheminement. La prévention de l’hémolyse relève également des conditions pré-analytiques, tandis que la prévention de la coagulation ne constitue pas l’élément mentionné pour cette étape.

11. À propos de la distinction entre plasma et sérum :

Le sérum est obtenu après la coagulation du sang.
Le sérum ne contient plus de fibrinogène après coagulation.
Le plasma conserve le fibrinogène après séparation.
La présence de fibrinogène distingue notamment le plasma du sérum.
Le plasma provient d’un sang recueilli sur anticoagulant.

Le sérum est obtenu après la coagulation du sang. · Le sérum ne contient plus de fibrinogène après coagulation. · Le plasma conserve le fibrinogène après séparation. · La présence de fibrinogène distingue notamment le plasma du sérum. · Le plasma provient d’un sang recueilli sur anticoagulant.

Explication

Le plasma est obtenu sur anticoagulant et conserve le fibrinogène. Le sérum résulte de la coagulation et en est dépourvu, ce qui constitue une distinction majeure entre les deux échantillons.

12. Concernant le circuit d’un échantillon à son arrivée au laboratoire, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L’échantillon contrôlé est adressé directement au patient prescripteur.
L’échantillon est enregistré dans le système informatique avant son identification.
L’échantillon est acheminé vers l’analyse avant son enregistrement informatique.
L’échantillon est identifié par un code-barres à son arrivée.
L’échantillon fait l’objet d’un contrôle avant son acheminement analytique.

L’échantillon est identifié par un code-barres à son arrivée. · L’échantillon fait l’objet d’un contrôle avant son acheminement analytique.

Explication

À son arrivée, l’échantillon est identifié par code-barres, contrôlé, enregistré dans le système informatique, puis acheminé vers le poste d’analyse. L’enregistrement ne précède pas l’identification et l’échantillon n’est pas adressé au prescripteur.

13. Concernant l’exactitude d’une méthode d’analyse, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’exactitude associe la précision et la spécificité.
La justesse contribue à l’évaluation de l’exactitude analytique.
La précision permet à elle seule d’évaluer l’exactitude complète.
L’exactitude associe la précision et la justesse d’une méthode.
La dispersion des résultats constitue à elle seule l’exactitude.

La justesse contribue à l’évaluation de l’exactitude analytique. · L’exactitude associe la précision et la justesse d’une méthode.

Explication

L’exactitude d’une méthode associe la précision et la justesse. La justesse contribue donc à son évaluation, tandis que la précision seule ne permet pas d’évaluer l’exactitude complète. La dispersion des résultats décrit la précision et ne suffit pas non plus à définir l’exactitude.

14. Parmi les propositions suivantes concernant la précision et la justesse, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La précision mesure la dispersion des résultats répétés.
La justesse évalue l’absence de biais systématique.
La précision et la justesse désignent une même performance analytique.
La justesse correspond à la dispersion des mesures répétées.
La précision mesure principalement le biais systématique.

La précision mesure la dispersion des résultats répétés. · La justesse évalue l’absence de biais systématique.

Explication

La précision concerne la dispersion des résultats répétés, alors que la justesse concerne l’absence de biais systématique. Ces deux performances sont distinctes : le biais ne définit pas la précision et la dispersion ne définit pas la justesse.

15. Une méthode donne un écart type de 22 et une moyenne de 100100. Concernant son coefficient de variation, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le coefficient de variation est calculé par le rapport de l’écart type à la moyenne.
Le coefficient de variation s’exprime généralement sans rapport avec la moyenne.
Avec un coefficient de variation de 0,020{,}02, la méthode présente une dispersion analytique importante.
Pour ces valeurs, le coefficient de variation est égal à 0,020{,}02.
Pour ces valeurs, le coefficient de variation est égal à 50%50\%.

Le coefficient de variation est calculé par le rapport de l’écart type à la moyenne. · Pour ces valeurs, le coefficient de variation est égal à $$0{,}02$$.

Explication

Le coefficient de variation se calcule par CV=eˊcart typemoyenneCV = \frac{\text{écart type}}{\text{moyenne}}. Ici, CV=2100=0,02CV = \frac{2}{100}=0{,}02, soit généralement 2%2\%. Une valeur de coefficient de variation aussi faible correspond à une faible dispersion analytique, et non à une dispersion importante ni à 0,2%0{,}2\%.

16. À propos de la sensibilité et de la spécificité analytiques :

La sensibilité correspond à la capacité de mesurer une faible quantité d’analyte.
La sensibilité et la spécificité mesurent toutes deux le biais systématique.
La spécificité correspond à la mesure d’une faible quantité d’analyte.
La sensibilité désigne la résistance aux interférences du paramètre mesuré.
La spécificité décrit la dispersion des résultats répétés.

La sensibilité correspond à la capacité de mesurer une faible quantité d’analyte.

Explication

La sensibilité est la capacité à mesurer une faible quantité d’analyte. La spécificité concerne la mesure du paramètre d’intérêt malgré les interférences ; la dispersion et le biais relèvent respectivement de la précision et de la justesse.

17. Concernant la distinction entre réactions colorimétriques et enzymatiques :

Une réaction enzymatique repose sur la migration de molécules dans un champ électrique.
Une réaction enzymatique mesure une différence de potentiel entre deux électrodes.
Une réaction colorimétrique identifie les molécules selon leur rapport masse/charge.
Une réaction colorimétrique forme un composé coloré mesurable grâce à un réactif spécifique.
Une réaction colorimétrique utilise une enzyme pour doser directement un substrat.

Une réaction colorimétrique forme un composé coloré mesurable grâce à un réactif spécifique.

Explication

La colorimétrie repose sur la formation d’un composé coloré mesurable par un réactif spécifique. Les autres descriptions correspondent respectivement à une confusion avec l’enzymologie, l’électrophorèse, la potentiométrie et la spectrométrie de masse.

18. Parmi les propositions suivantes concernant la potentiométrie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La mesure potentiométrique compare une électrode indicatrice à une électrode de référence.
La potentiométrie détermine la concentration d’un ion par mesure de lumière absorbée.
La potentiométrie détermine la concentration d’un ion à partir d’une différence de potentiel.
La concentration ionique est déduite d’une mesure électrique réalisée entre deux électrodes.
La potentiométrie évalue un potentiel ionique plutôt qu’une absorbance lumineuse.

La mesure potentiométrique compare une électrode indicatrice à une électrode de référence. · La potentiométrie détermine la concentration d’un ion à partir d’une différence de potentiel. · La concentration ionique est déduite d’une mesure électrique réalisée entre deux électrodes. · La potentiométrie évalue un potentiel ionique plutôt qu’une absorbance lumineuse.

Explication

La potentiométrie mesure une différence de potentiel entre une électrode indicatrice et une électrode de référence afin de déterminer la concentration d’un ion. La mesure de lumière absorbée relève de la spectrophotométrie.

19. Concernant l’utilisation de la spectrométrie de masse, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle peut analyser des métabolites présents dans des fluides biologiques complexes.
Elle sépare des molécules chargées par migration dans un champ électrique.
Elle élue successivement les constituants d’un mélange depuis une phase stationnaire.
Elle détermine un ion par comparaison du potentiel entre deux électrodes.
Elle identifie des molécules ionisées selon leur rapport masse/charge.

Elle peut analyser des métabolites présents dans des fluides biologiques complexes. · Elle identifie des molécules ionisées selon leur rapport masse/charge.

Explication

La spectrométrie de masse identifie les molécules ionisées selon leur rapport masse/charge et permet notamment l’analyse de métabolites dans des fluides biologiques complexes. Les autres propositions décrivent l’électrophorèse, la potentiométrie ou la chromatographie.

20. Concernant la néphélémétrie et la turbidimétrie :

La turbidimétrie mesure la lumière absorbée par un précipité.
La néphélémétrie mesure la lumière diffusée par un précipité.
La turbidimétrie repose sur la migration des particules dans un champ électrique.
Ces deux méthodes évaluent un précipité en exploitant son interaction avec la lumière.
La néphélémétrie mesure principalement la lumière diffractée par un précipité.

La turbidimétrie mesure la lumière absorbée par un précipité. · La néphélémétrie mesure la lumière diffusée par un précipité. · Ces deux méthodes évaluent un précipité en exploitant son interaction avec la lumière.

Explication

La néphélémétrie mesure la lumière diffusée par le précipité, tandis que la turbidimétrie mesure la lumière absorbée. La diffraction et la migration électrique ne définissent pas ces deux méthodes.

21. Parmi les propositions suivantes concernant les immunodosages, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La compétition repose sur la migration des anticorps dans un champ électrique.
L’anticorps de révélation d’un dosage en sandwich porte un marqueur.
Dans un dosage en sandwich, l’antigène est situé entre deux anticorps.
Un dosage en sandwich utilise un antigène marqué qui concurrence celui du patient.
Dans une compétition, deux électrodes mesurent le potentiel de l’antigène.

L’anticorps de révélation d’un dosage en sandwich porte un marqueur. · Dans un dosage en sandwich, l’antigène est situé entre deux anticorps.

Explication

Le dosage en sandwich place l’antigène entre un anticorps de capture et un anticorps de révélation marqué. L’antigène marqué qui concurrence celui du patient appartient au principe du dosage compétitif, tandis que les autres propositions relèvent d’autres techniques ou de mécanismes inexistants ici.

22. Une concentration d’analyte augmente dans une cuve, tandis que la longueur du trajet optique reste constante. Concernant l’absorbance :

La relation s’écrit Aλ=ελ⋅l⋅cA_{\lambda} = \varepsilon_{\lambda} \cdot l \cdot c.
Une relation indépendante de la concentration ne décrit pas l’absorbance étudiée.
L’absorbance augmente lorsque la concentration de l’analyte augmente.
L’absorbance est proportionnelle à la concentration selon la loi de Beer-Lambert.
L’absorbance dépend de la longueur du trajet optique et de la concentration.

La relation s’écrit $$A_{\lambda} = \varepsilon_{\lambda} \cdot l \cdot c$$. · Une relation indépendante de la concentration ne décrit pas l’absorbance étudiée. · L’absorbance augmente lorsque la concentration de l’analyte augmente. · L’absorbance est proportionnelle à la concentration selon la loi de Beer-Lambert. · L’absorbance dépend de la longueur du trajet optique et de la concentration.

Explication

La loi de Beer-Lambert relie l’absorbance au coefficient d’extinction, à la longueur du trajet optique et à la concentration selon Aλ=ελ⋅l⋅cA_{\lambda} = \varepsilon_{\lambda} \cdot l \cdot c. L’absorbance augmente donc avec la concentration, et une relation indépendante de celle-ci est inadaptée.

23. Les conditions d’utilisation de la biologie délocalisée comprennent :

La biologie délocalisée concerne des examens répondant à des urgences vitales.
Elle est destinée à tout examen réalisable en dehors du laboratoire.
Elle relève de la responsabilité exclusive du personnel du service clinique.
Elle reste placée sous la responsabilité du laboratoire central.
Elle est organisée sans rattachement à la responsabilité biologique centrale.

La biologie délocalisée concerne des examens répondant à des urgences vitales. · Elle reste placée sous la responsabilité du laboratoire central.

Explication

La biologie délocalisée est réservée aux examens répondant à des urgences vitales et demeure sous la responsabilité du laboratoire central. Elle n’est donc ni destinée à tout examen ni dépourvue de rattachement au laboratoire.

24. Concernant la phase post-analytique, quelles sont les réponses exactes au sujet de ses étapes ?

Elle comprend le rendu des résultats et leur conservation pendant une durée définie.
Elle comprend la vérification analytique des résultats obtenus.
Elle se limite à l’impression immédiate des résultats mesurés.
Elle inclut la validation biologique de la cohérence du bilan.
Elle exclut la conservation ultérieure des résultats de laboratoire.

Elle comprend le rendu des résultats et leur conservation pendant une durée définie. · Elle comprend la vérification analytique des résultats obtenus. · Elle inclut la validation biologique de la cohérence du bilan.

Explication

La phase post-analytique comprend la vérification analytique, la validation biologique, le rendu des résultats et leur conservation selon une durée définie. Elle ne se limite donc pas à l’impression et n’exclut pas la conservation.

25. Un compte rendu de biologie médicale doit associer la valeur mesurée à :

Une interprétation permettant de contextualiser la mesure.
Un commentaire apportant des éléments utiles à la lecture.
Une valeur de référence adaptée au résultat présenté.
Une indication de l’incertitude de mesure lorsque celle-ci est nécessaire.
Un avis sur l’échantillon lorsque sa qualité le nécessite.

Une interprétation permettant de contextualiser la mesure. · Un commentaire apportant des éléments utiles à la lecture. · Une valeur de référence adaptée au résultat présenté. · Une indication de l’incertitude de mesure lorsque celle-ci est nécessaire. · Un avis sur l’échantillon lorsque sa qualité le nécessite.

Explication

Le compte rendu doit associer la valeur mesurée à une valeur de référence, une interprétation et un commentaire. Il peut également comporter, si nécessaire, un avis sur l’échantillon et une information sur l’incertitude de mesure.

26. Concernant l’intervalle de référence :

Il décrit une distribution statistique établie à partir d’une population de référence saine.
Dans une distribution gaussienne, il correspond à la moyenne plus ou moins un écart type.
Dans une distribution gaussienne, il correspond approximativement à la moyenne plus ou moins deux écarts types.
Il comprend environ 95 % des valeurs observées chez une population saine.
Il inclut la totalité des valeurs observées chez les sujets sains.

Il décrit une distribution statistique établie à partir d’une population de référence saine. · Dans une distribution gaussienne, il correspond approximativement à la moyenne plus ou moins deux écarts types. · Il comprend environ 95 % des valeurs observées chez une population saine.

Explication

L’intervalle de référence regroupe environ 95 % des valeurs d’une population saine et correspond approximativement à la moyenne plus ou moins deux écarts types dans une distribution gaussienne. Il ne contient donc pas toutes les valeurs et ne repose pas sur un seul écart type.

27. Parmi les propositions suivantes concernant l’interprétation individuelle d’un résultat, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une valeur comprise dans l’intervalle de référence est physiologique chez 90 % des individus.
La variabilité individuelle peut être plus faible que la variabilité de la population.
La variabilité individuelle est généralement supérieure à la variabilité observée dans la population.
L’interprétation d’un résultat gagne à prendre en compte les antériorités du patient.
Un résultat situé dans l’intervalle de référence peut rester non physiologique pour un patient donné.

La variabilité individuelle peut être plus faible que la variabilité de la population. · L’interprétation d’un résultat gagne à prendre en compte les antériorités du patient. · Un résultat situé dans l’intervalle de référence peut rester non physiologique pour un patient donné.

Explication

Un intervalle de référence comprend environ 95 % des valeurs d’une population saine, mais il ne garantit pas qu’une valeur soit physiologique pour chaque patient. La variabilité individuelle peut être plus faible que celle de la population et l’interprétation gagne à intégrer les antériorités du patient. Ainsi, une valeur située dans l’intervalle peut rester non physiologique pour un individu donné.

28. Une même analyse est répétée dans des conditions identiques : quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant la reproductibilité ?

La limite de reproductibilité est calculée à partir de la variabilité analytique.
Elle compare deux mesures réalisées dans des conditions biologiques différentes.
Elle vaut 2,8×eˊcart type analytique2{,}8 \times \text{écart type analytique}.
Elle concerne la comparaison de deux mesures réalisées dans les mêmes conditions.
Elle intègre directement la variabilité biologique individuelle du patient.

La limite de reproductibilité est calculée à partir de la variabilité analytique. · Elle vaut $$2{,}8 \times \text{écart type analytique}$$. · Elle concerne la comparaison de deux mesures réalisées dans les mêmes conditions.

Explication

La limite de reproductibilité concerne deux mesures réalisées dans les mêmes conditions et dépend de la variabilité analytique. Elle vaut 2,8×eˊcart type analytique2{,}8 \times \text{écart type analytique}. Elle n’intègre pas directement la variabilité biologique individuelle du patient.

29. Concernant les caractéristiques diagnostiques d’un test, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La valeur prédictive positive dépend notamment de la prévalence de la pathologie.
La spécificité est déterminée par la prévalence observée dans la population testée.
La sensibilité dépend des performances du test mais pas de la prévalence de la pathologie.
La valeur prédictive négative est indépendante des performances analytiques du test.
La sensibilité, la spécificité et les valeurs prédictives ont toutes la même dépendance à la prévalence.

La valeur prédictive positive dépend notamment de la prévalence de la pathologie.

Explication

La valeur prédictive positive dépend des performances du test et de la prévalence de la pathologie. Les performances intrinsèques, comme la sensibilité et la spécificité, ainsi que les valeurs prédictives, ne se comportent pas toutes de la même manière vis-à-vis de la prévalence.

30. À propos de la répartition des erreurs de laboratoire :

Les erreurs peuvent survenir avant, pendant ou après l’analyse biologique.
La phase analytique regroupe habituellement 60 à 70 % des erreurs de laboratoire.
La phase post-analytique constitue la principale source d’erreurs de laboratoire.
La phase pré-analytique concentre la majorité des erreurs de laboratoire.
Les erreurs pré-analytiques représentent environ 60 à 70 % des erreurs dans les cas étudiés.

Les erreurs peuvent survenir avant, pendant ou après l’analyse biologique. · La phase pré-analytique concentre la majorité des erreurs de laboratoire. · Les erreurs pré-analytiques représentent environ 60 à 70 % des erreurs dans les cas étudiés.

Explication

La majorité des erreurs survient avant l’analyse, durant la phase pré-analytique, avec une proportion d’environ 60 à 70 % dans les cas étudiés. Des erreurs existent aussi pendant et après l’analyse, mais ces phases ne constituent pas la source majoritaire.

31. Un prélèvement sanguin hémolysé présente une kaliémie de 10,8 mmol/L : quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Une kaliémie de 10,8 mmol/L doit être rendue immédiatement comme une hyperkaliémie certaine.
L’hémolyse peut expliquer une élévation artificielle de la kaliémie.
Une hyperkaliémie artificielle doit être distinguée d’une hyperkaliémie réellement présente.
La vérification du résultat n’est pas utile lorsque l’hémolyse est signalée.
Une valeur très élevée peut être liée à une libération de potassium lors de l’hémolyse.

L’hémolyse peut expliquer une élévation artificielle de la kaliémie. · Une hyperkaliémie artificielle doit être distinguée d’une hyperkaliémie réellement présente. · Une valeur très élevée peut être liée à une libération de potassium lors de l’hémolyse.

Explication

L’hémolyse libère du potassium et peut produire une hyperkaliémie artificielle, parfois très importante. Une kaliémie élevée dans un prélèvement hémolysé doit être vérifiée avant rendu et distinguée d’une hyperkaliémie réelle.

32. Concernant une erreur de choix de tube de prélèvement, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le choix du tube n’influence pas les concentrations de calcium et de potassium mesurées.
Un tube violet contient de l’EDTA, tandis qu’un tube vert contient de l’héparine.
L’EDTA contenu dans le tube violet augmente habituellement fortement la calcémie mesurée.
Un tube violet utilisé pour une analyse prévue sur tube vert peut entraîner une kaliémie très élevée.
L’utilisation d’un tube vert au lieu d’un tube violet peut provoquer une calcémie très basse.

Un tube violet contient de l’EDTA, tandis qu’un tube vert contient de l’héparine. · Un tube violet utilisé pour une analyse prévue sur tube vert peut entraîner une kaliémie très élevée.

Explication

Le tube violet contient de l’EDTA et le tube vert de l’héparine. L’emploi inapproprié du tube violet pour une analyse prévue sur tube vert peut entraîner une calcémie très basse et une kaliémie très élevée, contrairement aux autres affirmations.

33. Un prélèvement est effectué en aval d’une perfusion de glucose :

Le prélèvement peut diluer plusieurs molécules tout en donnant une glycémie très élevée.
La perfusion de glucose entraîne une glycémie artificiellement basse dans le prélèvement contaminé.
Le prélèvement en aval d’une perfusion augmente de façon homogène toutes les concentrations mesurées.
Le prélèvement contaminé par la perfusion ne nécessite pas de contrôle sur l’autre bras.
La réalisation du prélèvement sur le même bras que la perfusion est recommandée.

Le prélèvement peut diluer plusieurs molécules tout en donnant une glycémie très élevée.

Explication

Un prélèvement effectué en aval d’une perfusion de glucose peut être dilué pour plusieurs molécules tout en présentant une glycémie très élevée. Pour éviter cette contamination, il faut prélever sur le bras controlatéral et contrôler les résultats concernés.

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Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Méthodes d’études des biomolécules.

Qu'est-ce que la biologie médicale ?

Une spécialité médicale gérant les examens de biologie médicale.

Quelles sont les phases d'un examen de biologie médicale ?

Pré-analytique, analytique, post-analytique, puis interprétation.

Quelles conditions doivent être respectées pour un examen de biologie médicale ?

Il doit être prescrit et réalisé en laboratoire sous responsabilité d'un biologiste médical.

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