★ À maîtriser
Un atome est constitué d’un noyau central chargé positivement autour duquel se trouvent des électrons chargés négativement.
Un atome est électriquement neutre lorsque le nombre de charges positives du noyau est égal au nombre de charges négatives de l’ensemble de ses électrons.
📐 Formule - Le nombre de masse vérifie , où Z est le nombre de protons et N le nombre de neutrons.
Compléments
📌 Un solide possède un volume et une forme définis, un liquide possède un volume défini mais prend la forme de son contenant, tandis qu’un gaz n’a ni volume ni forme définis et prend le volume et la forme de son contenant.
Les molécules peuvent être monoatomiques, comme les gaz rares He, Ne et Ar, diatomiques, comme H₂, O₂ et NaCl, ou polyatomiques, comme H₂O et H₂SO₄.
Le proton a une masse de 1,67 × 10⁻²⁷ kg et une charge de 1,6 × 10⁻¹⁹ C, l’électron une masse de 9,1 × 10⁻³¹ kg et une charge de −1,6 × 10⁻¹⁹ C, et le neutron une masse de 1,67 × 10⁻²⁷ kg et une charge nulle.
La masse du proton et celle du neutron valent chacune environ 1836 fois la masse de l’électron, de sorte que la masse de l’atome est considérée comme concentrée dans son noyau.
Le symbole chimique d’un élément commence par une majuscule et peut être suivi d’une minuscule.
Le noyau porte les protons positifs ; les électrons négatifs l’entourent.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les isotopes d’un même élément chimique ont des propriétés physico-chimiques très voisines.
Les isotopes du carbone cités sont :
Il existe environ 1200 isotopes, dont environ 300 sont stables.
La masse d’une mole de carbone ¹²C est exactement 12 g.
📐 Formule - La masse atomique moyenne vérifie lorsque les abondances relatives Xi sont exprimées en pourcentage.
Pour le chlore naturel composé de 75 % de ³⁵Cl et de 25 % de ³⁷Cl, la masse atomique moyenne est 35,5 u.m.a.
La masse atomique d’un atome de ¹⁴N est approximativement 14 u.m.a., et la masse d’une mole de ¹⁴N, soit 6,023 × 10²³ atomes, est approximativement 14 g.
Même Z, mais N différent : les isotopes d’un élément se distinguent par leurs neutrons.
★ À maîtriser
Dans l’expérience de Rutherford, la grande majorité des particules α traversent la feuille d’or sans déviation, quelques-unes sont fortement déviées et de très rares particules sont renvoyées vers l’arrière.
Rutherford déduit des déviations que les particules α sont repoussées électriquement par des charges positives situées dans un noyau extrêmement compact au centre des atomes.
Dans le modèle classique appliqué à l’atome d’hydrogène, l’électron est soumis à la force d’attraction coulombienne du noyau et à une force centrifuge de sens opposé.
Selon le modèle de Rutherford, l’émission d’un rayonnement fait perdre de l’énergie à l’électron, ce qui devrait ralentir son mouvement ou diminuer le rayon de son orbite et finalement le faire tomber sur le noyau, contrairement à la structure atomique réelle.
Compléments
En 1909, Rutherford dirige une expérience où des particules α émises par une substance radioactive sont envoyées sur une mince feuille d’or.
Dans le modèle de Rutherford, les électrons tournent autour du noyau comme des planètes autour du Soleil et leur mouvement est étudié avec la mécanique classique.
📐 Formule - Dans le modèle de Rutherford pour l’atome d’hydrogène, l’énergie totale de l’électron à la distance r du noyau est .
Imaginez un minuscule noyau central autour duquel les électrons gravitent dans le vide.
★ À maîtriser
📌 Dans le modèle de Bohr, l’électron ne peut occuper que des orbites stationnaires privilégiées, sur lesquelles il ne rayonne pas d’énergie.
📐 Formule - Lors d’un passage entre deux niveaux, l’électron émet ou absorbe une énergie telle que .
📐 Formule - La quantification du moment cinétique s’écrit , avec .
📐 Formule - L’énergie d’un niveau de l’atome d’hydrogène est , où .
Compléments
Dans le modèle de Bohr, le noyau est immobile et l’électron de masse m se déplace autour de lui sur une orbite circulaire de rayon r.
La constante de Planck vaut .
📐 Formule - Pour l’atome d’hydrogène, le rayon d’une orbite de nombre quantique principal n suit , avec .
★ À maîtriser
📐 Formule - L’énergie du photon échangé lors d’une transition vérifie .
📐 Formule - Pour une transition entre les niveaux n_i et n_f de l’hydrogène, l’écart d’énergie en électronvolts est .
📐 Formule - Pour un ion hydrogénoïde de charge nucléaire +Ze, le rayon de l’orbite n est .
📐 Formule - Pour un ion hydrogénoïde, l’énergie du niveau n est .
Compléments
📐 Formule - La formule de Balmer pour les raies visibles de l’hydrogène est , avec n entier supérieur à 2.
📐 Formule - La relation de Ritz généralisée s’écrit , où m et n sont des entiers tels que m < n.
📌 Le modèle de Bohr explique les spectres de l’hydrogène et des ions hydrogénoïdes, mais ne permet pas d’expliquer les spectres des atomes plus lourds.
Excitation → émission lors du retour vers un niveau inférieur → raies spectrales
★ À maîtriser
📌 La mécanique classique décrit la trajectoire précise de l’électron, tandis que la mécanique quantique décrit la probabilité de le trouver en un point de l’espace.
📐 Formule - Selon le postulat de De Broglie, une particule de masse m et de vitesse v est associée à une onde de longueur d’onde .
📌 Le principe d’incertitude d’Heisenberg affirme qu’il est impossible de déterminer simultanément avec précision la position et la vitesse d’une particule.
📐 Formule - La probabilité de présence dans un volume élémentaire dV est .
Compléments
📐 Formule - L’incertitude sur la position et celle sur la quantité de mouvement vérifient , avec .
📌 Une fonction d’onde normée vérifie .
★ À maîtriser
📐 Formule - L’équation de Schrödinger s’écrit , ou .
📌 Pour un nombre quantique principal n donné, le nombre quantique secondaire l prend les valeurs de 0 à n−1 et définit la sous-couche ainsi que la géométrie des orbitales.
📌 Le nombre quantique magnétique m prend les valeurs entières de −l à +l et définit la case quantique; il existe 2l+1 valeurs de m et donc 2l+1 orbitales.
Compléments
En 1926, Schrödinger a montré que la fonction d’onde et l’énergie sont solutions d’une équation aux dérivées partielles du second ordre.
Le Laplacien est .
La notation spectroscopique associe l = 0 à s, l = 1 à p, l = 2 à d et l = 3 à f.
Pour une couche n donnée, il existe n sous-couches, n² orbitales et au maximum 2n² électrons.
Une orbitale s, caractérisée par l = 0 et m = 0, possède une symétrie sphérique.
Pour l = 1, les trois orbitales p, p_x, p_y et p_z, ont la même forme et sont orientées respectivement selon trois axes perpendiculaires.
Une orbitale p possède un plan nodal passant par le noyau, où la probabilité de présence de l’électron est nulle.
★ À maîtriser
Selon le principe d’exclusion de Pauli, deux électrons d’un même atome ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques identiques.
Selon la règle de Klechkowski, les sous-couches se remplissent par ordre croissant de n+l ; à somme n+l égale, celle de plus petit n se remplit d’abord.
📐 Formule - Le numéro atomique effectif vérifie , où est la constante d’écran.
Compléments
Une orbitale atomique est définie par les trois nombres quantiques n, l et m ; deux électrons qui l’occupent ont des spins opposés, +1/2 et -1/2.
Le remplissage des orbitales suit empiriquement un ordre qui présente des exceptions, notamment pour Cr, Cu, Nb, Mo, Ru, Rh, Pd, Ag, La, Gd, Pt, Au, Ac, Th, Pa et U.
Le numéro atomique effectif Zeff est inférieur à Z et diminue relativement à Z lorsque davantage d’électrons se trouvent entre l’électron considéré et le noyau.
📌 Dans l’estimation de l’écran selon Slater, les électrons placés plus loin du noyau que l’électron étudié reçoivent une constante d’écran nulle.
📐 Formule - L’énergie d’ionisation estimée selon Slater vérifie .
★ À maîtriser
Le tableau périodique comporte 7 périodes et 18 colonnes, ces dernières étant réparties en 9 groupes.
Les éléments d’une même période occupent une ligne horizontale, tandis que ceux d’une même famille ou groupe partagent une configuration électronique de couche externe et des propriétés analogues.
Le tableau périodique est réparti en quatre blocs, s, p, d et f, selon le remplissage des sous-couches électroniques.
Compléments
La première période contient H et He ; les deuxième et troisième périodes contiennent chacune 8 éléments, de Li à Ne et de Na à Ar respectivement.
Les quatrième et cinquième périodes contiennent chacune 18 éléments, de K à Kr et de Rb à Xe respectivement.
La sixième période compte 32 éléments, de Cs à Rn, et la septième contient 6 éléments naturels, de Fr à U, les autres éléments étant obtenus artificiellement.
Le bloc s correspond aux colonnes 1 et 2, le bloc p aux colonnes 13 à 18, le bloc d aux colonnes 3 à 12 et le bloc f aux éléments sortis du tableau pour plus de clarté.
Les éléments du bloc f de période 6 sont les lanthanides, tandis que ceux de période 7 sont les actinides, qui sont tous radioactifs.
★ À maîtriser
Dans une colonne, lorsque Z augmente de haut en bas, le nombre de couches et la distance entre le noyau et l’électron périphérique augmentent, l’attraction diminue et l’énergie d’ionisation diminue.
Dans une période, lorsque Z augmente de gauche à droite, le nombre de couches reste constant, la charge nucléaire augmente, l’attraction augmente, le rayon atomique diminue et l’énergie d’ionisation augmente.
Compléments
L’affinité électronique est mesurable expérimentalement et peut aussi s’évaluer à l’aide du cycle de Born-Haber.
Les affinités électroniques ne sont pas connues pour tous les éléments et présentent des fluctuations dans le tableau périodique.
L’électronégativité n’est pas directement mesurable, mais différentes méthodes permettent de l’évaluer.
📐 Formule - Dans l’échelle de Mulliken, l’électronégativité est la moyenne arithmétique de l’énergie de première ionisation et de l’affinité électronique : .
Dans une colonne, l’effet distance freine l’attraction ; dans une période, l’effet de charge la renforce.
Toutes les liaisons chimiques mettent en jeu les électrons de valence des atomes.
Dans le cristal NaCl, le sodium cède son électron 3s¹ pour former Na⁺ et le chlore le capte pour former Cl⁻.
📌 Les liaisons métalliques sont plus faibles que les liaisons ioniques et les liaisons covalentes.
★ À maîtriser
📌 Selon la règle du duet, l’hydrogène cherche à atteindre deux électrons de valence comme l’hélium ; il forme une liaison covalente en mettant son électron en commun avec un autre atome et est monovalent.
📌 Selon la règle de l’octet, les atomes du bloc p sont le plus souvent entourés de huit électrons.
Compléments
Selon la règle de l’octet réduit, les atomes de la colonne du bore peuvent former au maximum trois liaisons, soit six électrons de valence, et rester stables malgré une lacune de deux électrons par rapport à l’octet.
Si l’atome central n’est pas précisé, on choisit généralement celui qui occupe le centre de la molécule ; s’il reste impossible à identifier, on choisit celui qui possède le plus d’électrons célibataires.
Si deux atomes ont le même nombre d’électrons de valence, l’atome central est le moins électronégatif.
Les électrons de valence sont ceux dont le nombre quantique principal n est le plus élevé ou qui appartiennent à une sous-couche en cours de remplissage ; les autres sont des électrons de cœur.
★ À maîtriser
Les gaz rares ont une configuration stable avec huit électrons sur leur couche externe, sauf l’hélium qui en possède deux.
Pour les éléments dont le nombre quantique principal vérifie n ≥ 3, les orbitales nd peuvent permettre de dépasser l’octet dans la couche de valence.
📌 Les représentations de Lewis donnent l’enchaînement des atomes, mais ne prévoient pas la géométrie moléculaire : l’angle OCO de CO₂ vaut 180°, tandis que l’angle HOH de H₂O vaut 104°.
Compléments
Dans PCl₅, le phosphore possède dix électrons de valence et, dans SF₆, le soufre en possède douze.
La pentavalence de P dans PCl₅ s’explique par le réarrangement de 3s² 3p³ en 3s¹ 3p³ 3d¹.
L’hexavalence de S dans SF₆ s’explique par le réarrangement de 3s² 3p⁴ en 3s¹ 3p³ 3d².
Le modèle de Lewis ne permet pas toujours de déterminer une formule unique, comme l’illustrent les deux représentations proposées pour SO₂ : O←S=O et O=S→O.
Le modèle de Lewis n’explique pas le caractère paramagnétique de molécules comme O₂.
Le modèle de Lewis n’explique pas la liaison à un seul électron de certaines molécules, comme H₂⁺.
Les théories VSEPR et de l’hybridation permettent de déterminer la géométrie moléculaire, tandis que la théorie des orbitales moléculaires rend compte des propriétés électroniques des molécules.
★ À maîtriser
Selon Gillespie, les doublets de valence se répartissent à la surface d’une sphère autour de l’atome central et s’éloignent au maximum les uns des autres en raison de leur répulsion électrostatique.
Pour déterminer la géométrie moléculaire, on établit d’abord le schéma de Lewis, puis on dénombre les doublets entourant l’atome central, ce qui donne la figure de répulsion correspondante.
Compléments
Deux doublets adoptent des directions opposées sur un diamètre et forment une figure de répulsion linéaire.
Trois doublets se placent dans un plan selon les directions d’un triangle équilatéral, séparées par des angles de 120°.
Quatre doublets se placent selon les directions d’un tétraèdre, séparées par des angles de 109°28′.
Cinq doublets adoptent une disposition bipyramidale à base triangulaire, avec trois doublets dans le plan équatorial à 120° les uns des autres et deux de part et d’autre de ce plan.
Six doublets adoptent une disposition octaédrique, avec quatre doublets aux sommets d’un carré équatorial et deux de part et d’autre de ce plan.
Dans le type AXₙEₘ, la somme n + m donne le nombre total de directions à considérer et détermine la forme de base autour de A.
Imaginez des doublets négatifs répartis sur une sphère pour s’éloigner au maximum.
★ À maîtriser
📌 La combinaison forme une orbitale moléculaire liante qui augmente la probabilité électronique entre les noyaux, tandis que forme une orbitale antiliante où cette probabilité est nulle.
Compléments
📐 Formule - Pour une molécule AB, la fonction d’onde moléculaire s’écrit .
En phase, liante et stabilisée ; hors phase, antiliante et déstabilisée.
★ À maîtriser
📌 Pour H₂, le recouvrement en phase forme une orbitale liante σH-H stabilisée, tandis que le recouvrement hors phase forme une orbitale antiliante σ*H-H déstabilisée.
Compléments
📌 Le nombre d’orbitales moléculaires obtenues est égal au nombre d’orbitales atomiques utilisées dans la combinaison linéaire.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’indice de liaison se calcule par , où est le nombre d’électrons dans les orbitales moléculaires liantes et celui des électrons dans les orbitales antiliantes.
📌 Un recouvrement axial, effectué selon l’axe internucléaire, forme une orbitale moléculaire σ, tandis qu’un recouvrement latéral forme une orbitale moléculaire π.
Compléments
Pour les molécules diatomiques symétriques X₂, le nombre d’orbitales moléculaires formées est égal au nombre d’orbitales atomiques combinées ; l’exemple présenté part de 8 orbitales atomiques et forme 8 orbitales moléculaires.
Dans les diagrammes d’orbitales moléculaires, les orbitales antiliantes sont plus énergétiques que leurs orbitales liantes correspondantes.
Pour HF, l’écart d’énergie entre l’orbitale 1s de H et l’orbitale 2s de F est de 26,5 eV, ce qui rend leur recouvrement négligeable.
Pour HF, l’écart d’énergie entre l’orbitale 1s de H et l’orbitale 2p de F est de 5 eV ; leur recouvrement axial forme une orbitale moléculaire σ2pz.
Dans HF, le recouvrement latéral de l’orbitale 1s de H avec les orbitales 2px et 2py de F est nul pour des raisons de symétrie.
L’ordre de liaison indiqué pour HF est 1, et celui indiqué pour CO est 3.
★ À maîtriser
L’hybridation sp³ combine une orbitale s et trois orbitales p pour former quatre orbitales hybrides équivalentes dirigées vers les sommets d’un tétraèdre, avec des angles de 109°28′ ; dans CH₄, elles forment quatre liaisons σ C–H par recouvrement avec les orbitales 1s de H.
L’hybridation sp² combine une orbitale s et deux orbitales p pour former trois orbitales hybrides coplanaires orientées à 120°, en laissant une orbitale p non hybridée ; dans C₂H₄, le recouvrement axial sp²–sp² forme une liaison σ C–C et le recouvrement latéral p–p forme une liaison π.
Compléments
La théorie de l’hybridation a été développée au cours des années 1930, notamment par Linus PAULING, prix Nobel de chimie en 1954.
L’hybridation sp³d décrit les liaisons autour de l’atome central dans une géométrie trigonale bipyramidale ; sa formation de cinq liaisons nécessite l’excitation d’un électron d’une orbitale s vers une orbitale d vide.
L’hybridation sp³d² décrit les liaisons autour de l’atome central dans une géométrie octaédrique ; sa formation de six liaisons nécessite l’excitation d’un électron de s et d’un électron de p vers des orbitales d vides.
Périodes et effectifs d’éléments
| Période | Effectif | Éléments extrêmes |
|---|---|---|
| 1 | 2 | H à He |
| 2 et 3 | 8 chacune | Li à Ne ; Na à Ar |
| 4 et 5 | 18 chacune | K à Kr ; Rb à Xe |
| 6 | 32 | Cs à Rn |
| 7 | 6 naturels | Fr à U |
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Comment sont disposés noyau et électrons dans un atome ?
Un noyau central positif est entouré d’électrons négatifs.
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