Quels éléments, au-delà de l’intelligibilité sémantique, influencent l’expérience musicale ?
La sonorité, l’expressivité et les associations culturelles évoquées.
Selon quelle référence le rapport à l’intelligibilité de la langue chantée est-il ambivalent ?
Spanu, 2019.
Selon Spanu (2019), quel effet la compréhension des paroles peut-elle favoriser ?
L’identification.
Selon Spanu (2019), que permet le fait de ne pas tout comprendre dans une chanson ?
La communication et la création de lien restent possibles.
Que peut-il advenir d’une musique reprise dans un autre contexte ?
Elle peut être traduite, adaptée, hybridée ou réinterprétée.
Que peut provoquer la reprise d’une musique dans un autre contexte quant à sa localisation ?
Elle la relocalise.
Quel sens nouveau une musique relocalisée peut-elle recevoir ?
De nouvelles significations.
Dans quel ouvrage Jacques Derrida affirme-t-il que « notre » langue est aussi celle de l’autre ?
Le monolinguisme de l’autre.
Pourquoi, selon Jacques Derrida, « notre » langue est-elle aussi celle de l’autre ?
Elle se transforme dans les usages et les rencontres.
Quelles formes peut prendre l’adaptation linguistique d’une production musicale transfrontalière ?
Elle peut être exportée dans sa langue d’origine, traduite par des artistes locaux ou enregistrée dans la langue du public étranger ou en anglais.
Quels facteurs influencent le choix des langues dans la musique ?
Les stratégies d’exportation, les quotas, les politiques culturelles, les plateformes et les collaborations ou adaptations entre artistes.
Quels facteurs économiques et techniques influencent la visibilité musicale sur Internet ?
Les structures économiques, les algorithmes, la programmation et l’accès inégal aux ressources et à Internet.
À quelles dimensions l’anglais est-il associé dans les musiques populaires ?
À l’hégémonie des industries anglo-américaines, à la circulation internationale et à la distinction ou l’émancipation des normes locales.
Quels critères évaluent l’équité sociale de la diversité linguistique ?
La reconnaissance, la représentation et la redistribution des ressources.
Comment une industrie peut-elle afficher une diversité linguistique tout en restant inégalitaire ?
En maintenant une hiérarchie entre langues, artistes et marchés.
Quelles asymétries la circulation internationale des musiques peut-elle reproduire ?
Des asymétries économiques, culturelles et symboliques.
Quels aspects faut-il examiner pour analyser les rapports de pouvoir dans la mondialisation musicale ?
La propriété des moyens de production et de diffusion, le contrôle des marchés, la sélection des musiques visibles et les critères d’authenticité, de modernité ou d’universalité.
Selon Stokes, quelle est la nature de la catégorie « world music » ?
Une catégorie historiquement située, liée notamment à des stratégies de commercialisation.
Quel auteur décrit « world music » comme une catégorie historiquement située ?
Stokes.
Quel effet commercial la catégorie « world music » peut-elle avoir sur certaines musiques ?
Elle peut les rendre commercialement visibles.
Quel effet de contexte la catégorie « world music » peut-elle avoir sur certaines musiques ?
Elle peut les décontextualiser.
Selon Stokes, que ne prouve pas à elle seule l’hybridité musicale ?
La disparition des rapports de pouvoir.
Comment l’authenticité musicale peut-elle être produite ?
Par des discours, des institutions et des marchés.
Qu’est-ce que la schizophonic mimesis ?
Un processus où un son séparé de sa source est imité, échantillonné ou recontextualisé.
Qu’est-ce qui transforme les musiques diasporiques ?
Les expériences migratoires, les nouveaux publics, les institutions et les contextes urbains.
Quel lien la musique diasporique peut-elle maintenir ?
Un lien avec un lieu d’origine.
Quelles nouvelles formes la musique diasporique peut-elle créer dans les lieux d’installation ?
De nouvelles formes d’identité et de communauté.
Quel chercheur propose de contextualiser les musiques circulant au-delà des frontières culturelles ?
Stokes.
Dans quoi Stokes propose-t-il de contextualiser les pratiques musicales transfrontalières ?
Dans des sites institutionnels et des histoires spécifiques.
Selon Bénistant (2020), comment les industries culturelles utilisent-elles la catégorie « latino » ?
Elles l’utilisent pour organiser des artistes, des publics et des marchés.
Selon Bénistant (2020), quel rôle Miami joue-t-elle dans les musiques dites « latino » ?
Un centre stratégique de production, de promotion et de circulation.
Selon Bénistant (2020), quels acteurs et infrastructures organisent la circulation musicale ?
Les maisons de disque, producteurs, médias, diffuseurs, promoteurs, marchés, villes spécialisées et réseaux transnationaux.
Selon Bénistant (2020), dans quel ordre les labels de Miami peuvent-ils implanter un artiste ?
Sur les marchés local, américain, latino-américain, puis international.
Quelles dimensions fondent les langues en tant qu’entités sociales ?
Des bases communicationnelles, émotionnelles, rituelles et parfois conflictuelles.
Comment les répertoires étrangers sont-ils d’abord repris dans la pop autrichienne ?
Dans leur langue d’origine.
Que favorise le passage aux langues vernaculaires dans la pop autrichienne ?
La création de formes musicales locales.
Quelle évolution de la K-pop peut être interprétée comme une homogénéisation culturelle ?
L’usage croissant de l’anglais.
Quelles possibilités Internet offre-t-il aux artistes amateurs du monde entier ?
Il leur ouvre des possibilités de diffusion internationale.
Pourquoi l’anglais sert-il de langue de diffusion à des artistes sans soutien des grandes industries ?
Il apparaît comme une langue naturelle de diffusion sur Internet.
Quel effet les quotas musicaux peuvent-ils avoir sur les personnes souhaitant chanter dans une autre langue ?
Ils peuvent les limiter.
Pourquoi des artistes de pays non anglophones choisissent-ils de chanter en anglais, au-delà de l’exportation ?
Pour exprimer des identités, des désirs ou des styles peu compatibles avec les codes culturels locaux.
Que faut-il examiner au sujet des langues et pratiques musicales dévalorisées ?
Si elles sont qualifiées de folkloriques ou jugées moins universelles.
Que demande l’analyse de la représentation dans la sphère publique ?
Qui a accès à la visibilité.
Que demande l’analyse de la redistribution pour les artistes minoritaires ou alternatifs ?
S’ils disposent des ressources nécessaires.
Selon Martin, quelle double fonction la musique remplit-elle dans les processus mondiaux ?
Elle est à la fois une métaphore des processus sociaux et culturels mondiaux et un processus durable d’interaction entre les personnes, dans et au-delà des cultures.
Quelles pratiques sociales concrètes incluent la musique ?
La religion et le sport.
Quelles possibilités de circulation sont inégales dans le monde musical mondialisé ?
Celles des styles musicaux, des personnes, des capitaux, des technologies et des enregistrements.
Que peut ouvrir la mondialisation musicale entre les musiques de différents pays ?
Des possibilités de rencontre.
Quelles notions faut-il distinguer pour analyser la mondialisation musicale ?
La circulation, le transfert culturel, l’hybridation et l’homogénéisation.
Que ne prouve pas l’écoute de musiques d’autres origines, malgré l’expression « musique du monde » ?
Que le monde est devenu égalitaire.
À partir de quelle année des acteurs du disque se réunissent-ils à Londres au sujet de la commercialisation de musiques du monde ?
À partir de 1987.
Quels acteurs participent à la construction des catégories culturelles ?
Les médias, les maisons de disque, les plateformes et les journalistes.
Que peut regrouper la catégorie « world music » sous une même étiquette ?
Des traditions musicales très différentes.
Comment la catégorie « world music » peut-elle présenter certaines musiques par rapport à une norme implicite ?
Comme « autres ».
Qu’est-ce qu’une musique hybride ?
Un mélange de plusieurs genres musicaux.
Pourquoi le reggae et la K-POP ne sont-ils pas simplement « purs » ou « impurs » ?
Ils résultent de circulations, d’appropriations, d’innovations et de rapports historiques.
Que peut devenir le sens d’un son réutilisé après sa séparation de sa source ?
Il ne transporte pas nécessairement son sens d’origine.
Dans quelles nouvelles relations un son réutilisé peut-il entrer ?
Dans de nouvelles relations sociales, économiques et symboliques.
Que faut-il examiner pour comprendre une musique mondialisée ?
Ses lieux de circulation, ses acteurs, ses institutions, ses intérêts et ses conséquences.
Selon Bénistant (2020), quels événements contribuent à transformer Miami en pôle économique, migratoire et culturel ?
La révolution cubaine de 1959 et l’arrivée importante d’exilés cubains.
Selon Bénistant (2020), entre quelles régions Miami constitue-t-elle un carrefour musical ?
Les États-Unis, l’Amérique latine, les Caraïbes et, progressivement, les marchés européens.
Selon Bénistant (2020), quelle tension résulte de l’adaptation de la diversité culturelle aux exigences du marché ?
Une tension entre créativité et normes, diversité et standardisation, local et global, identité et marché, et expression artistique et contraintes industrielles.
Selon Bénistant (2020), comment l’alternance entre espagnol et anglais sert-elle les artistes ?
Elle leur permet de viser différents marchés en faisant de la langue une ressource commerciale et stratégique.
Teste tes connaissances avec un QCM de 24 questions sur Mondialisation musicale et langues.
1. Une auditrice ne comprend pas les paroles d’une chanson, mais elle est émue par la voix et reconnaît des références culturelles. Quelle interprétation rend le mieux compte de son expérience musicale ?
2. Dans une rencontre musicale, une personne comprend une partie des paroles et se sent proche de l’interprète, tandis qu’une autre en comprend peu mais participe à l’émotion collective. Quelle conclusion correspond à la conception de Spanu ?
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