QCM : Mouvements et limites des plaques — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles signatures permettent de cartographier les limites des plaques lithosphériques à l’échelle du globe ?

Les précipitations, l’érosion et la végétation continentale
La température, la salinité et la profondeur des océans
Le relief, la sismicité et le flux géothermique
La gravité, les marées et la composition atmosphérique

Le relief, la sismicité et le flux géothermique

Explication

Le relief, la sismicité et le flux géothermique constituent les trois signatures utilisées pour repérer les frontières des plaques. La gravité peut fournir d’autres informations géophysiques, mais elle ne fait pas partie de cette triade de signatures.

2. Quelle caractéristique définit une plaque lithosphérique et explique les phénomènes observés à ses frontières ?

C’est une couche fluide dont les courants engendrent directement les marées et les vents océaniques.
C’est une structure solide et cassante dont les mouvements provoquent des déformations et des ruptures en profondeur.
C’est une région immobile du manteau qui empêche la formation de séismes et de reliefs.
C’est une enveloppe uniquement volcanique qui se forme au sommet des continents émergés.

C’est une structure solide et cassante dont les mouvements provoquent des déformations et des ruptures en profondeur.

Explication

Une plaque lithosphérique est une structure solide et cassante en mouvement ; ses déformations et ruptures en profondeur produisent notamment des séismes, des volcans, des fosses et des montagnes à ses frontières. Une enveloppe fluide ne correspond pas à la définition de la lithosphère.

3. Comment l’expansion océanique modifie-t-elle le plancher océanique au niveau d’une dorsale ?

Le plancher se déplace vers la dorsale depuis les continents sans production de nouvelle croûte.
Le plancher se forme à la dorsale puis s’éloigne progressivement de part et d’autre de celle-ci.
Le plancher se forme dans les fosses océaniques puis reste immobile autour de la dorsale.
Le plancher se détruit à la dorsale puis se rapproche progressivement de part et d’autre de celle-ci.

Le plancher se forme à la dorsale puis s’éloigne progressivement de part et d’autre de celle-ci.

Explication

L’expansion océanique produit un nouveau plancher au niveau de la dorsale, qui s’écarte ensuite de façon progressive des deux côtés. La dorsale est donc une zone de formation et non une région où le plancher océanique est détruit.

4. Que révèlent les sédiments océaniques lorsqu’on s’éloigne d’une dorsale ?

Ils deviennent plus jeunes vers les marges, car les sédiments y sont régulièrement recréés.
Ils deviennent plus minces et plus jeunes, avec une distribution concentrée sur un seul côté.
Ils deviennent plus épais et plus anciens, selon une répartition symétrique par rapport à la dorsale.
Ils conservent une épaisseur constante, tandis que leur âge varie sans organisation spatiale.

Ils deviennent plus épais et plus anciens, selon une répartition symétrique par rapport à la dorsale.

Explication

Les études du programme JOIDES montrent que les sédiments sont d’autant plus épais et anciens qu’ils sont éloignés de la dorsale, avec une organisation symétrique. Leur vieillissement et leur épaississement vers les marges constituent une preuve de l’expansion océanique.

5. Quelle observation concernant les basaltes confirme l’expansion océanique ?

La diminution régulière de leur température, qui localise les zones où la croûte se forme.
L’épaisseur symétrique de leurs sédiments, qui indique directement l’âge des roches volcaniques.
La répartition symétrique de leurs minéraux ferromagnétiques, qui enregistrent le champ magnétique lors de leur formation.
La présence de fossiles identiques dans leurs cristaux, qui mesure la vitesse d’écartement des plaques.

La répartition symétrique de leurs minéraux ferromagnétiques, qui enregistrent le champ magnétique lors de leur formation.

Explication

Les minéraux ferromagnétiques des basaltes gardent la direction du champ magnétique terrestre au moment de leur formation ; leur répartition symétrique de part et d’autre de la dorsale confirme l’expansion. L’épaisseur et l’âge concernent surtout l’interprétation des sédiments, et non l’enregistrement magnétique des basaltes.

6. Quelle situation décrit correctement un point chaud ?

C’est une fracture océanique qui se déplace avec la plaque et produit des séismes sans activité volcanique.
C’est une région superficielle où les sédiments fondent avant de former une nouvelle dorsale.
C’est une zone mobile de la plaque où les volcans se déplacent tandis que le panache reste en surface.
C’est une région fixe liée à un panache mantellique profond qui traverse la plaque et alimente des volcans.

C’est une région fixe liée à un panache mantellique profond qui traverse la plaque et alimente des volcans.

Explication

Un point chaud correspond à une région fixe associée à un panache très profond, capable de percer la plaque lithosphérique et d’alimenter un volcanisme de surface. La confusion fréquente consiste à attribuer le déplacement au point chaud, alors que c’est la plaque qui se déplace au-dessus de lui.

7. Que produit le déplacement d’une plaque lithosphérique au-dessus d’un point chaud fixe ?

Un alignement de volcans qui rajeunissent avec la distance, puisque la plaque leur fournit une alimentation croissante.
Une fosse océanique continue, car les volcans s’enfoncent immédiatement dans le manteau dès qu’ils quittent le point chaud.
Un alignement de volcans dont un seul reste actif, tandis que les autres s’éteignent et deviennent progressivement des monts sous-marins ou des guyots.
Une chaîne de volcans tous actifs, car la plaque apporte continuellement du magma à chaque édifice formé.

Un alignement de volcans dont un seul reste actif, tandis que les autres s’éteignent et deviennent progressivement des monts sous-marins ou des guyots.

Explication

Le volcan situé au-dessus du point chaud reste alimenté, tandis que les édifices entraînés par la plaque s’éteignent, s’enfoncent et peuvent devenir des monts sous-marins ou des guyots. Les volcans ne restent donc pas tous actifs et ne rajeunissent pas en s’éloignant du point chaud.

8. Que permet d’interpréter le changement de direction de l’alignement Hawaï-empereur vers 44 Ma ?

La plaque Pacifique s’est déplacée vers le Nord jusqu’à 44 Ma, puis vers le Nord-Ouest jusqu’à aujourd’hui, à environ 6 à 8 cm/an.
La plaque Pacifique a conservé une direction vers l’Ouest pendant 65 Ma, avec une vitesse constante d’environ 10 cm/an.
La plaque Pacifique s’est déplacée vers le Sud jusqu’à 44 Ma, puis vers le Nord-Est jusqu’à aujourd’hui, à environ 2 à 3 cm/an.
Le point chaud s’est déplacé vers le Nord jusqu’à 44 Ma, puis vers le Nord-Ouest, tandis que la plaque est restée immobile.

La plaque Pacifique s’est déplacée vers le Nord jusqu’à 44 Ma, puis vers le Nord-Ouest jusqu’à aujourd’hui, à environ 6 à 8 cm/an.

Explication

Le coude de l’alignement indique un changement de mouvement de la plaque Pacifique : vers le Nord entre 65 et 44 Ma, puis vers le Nord-Ouest jusqu’à aujourd’hui, à 6 à 8 cm/an. Il ne traduit pas le déplacement du point chaud, considéré comme fixe dans ce modèle.

9. Que permet de déterminer le suivi dans le temps d’un point dont la position est mesurée par GPS ?

Sa vitesse de déplacement
La profondeur des océans
La composition de la croûte
L’âge des roches voisines

Sa vitesse de déplacement

Explication

Le GPS détermine la position grâce aux signaux d’au moins quatre satellites, puis son suivi temporel permet de calculer la vitesse du point. Déterminer la position ne suffit donc pas à mesurer directement la vitesse.

10. Quelle conclusion commune est apportée par les sédiments océaniques, le paléomagnétisme, les points chauds et la géodésie satellitaire ?

Les plaques s’enfoncent verticalement de 2 à 10 cm par an
Les plaques se déplacent horizontalement de 2 à 10 cm par an
Les continents restent fixes malgré les variations du niveau marin
Les dorsales se déplacent de 2 à 10 mètres par an

Les plaques se déplacent horizontalement de 2 à 10 cm par an

Explication

Ces méthodes indépendantes convergent vers l’existence d’un déplacement horizontal des plaques lithosphériques, à des vitesses de 2 à 10 cm par an. Elles ne montrent donc pas un mouvement vertical ou des vitesses exprimées en mètres par an.

11. Que se passe-t-il dans une zone de divergence située au niveau d’une dorsale océanique ?

Deux plaques coulissent et produisent une chaîne de montagnes
Deux plaques se rapprochent et un volcanisme explosif détruit le plancher
Une plaque continentale plonge et provoque des séismes profonds
Deux plaques s’éloignent et le volcanisme effusif forme un nouveau plancher

Deux plaques s’éloignent et le volcanisme effusif forme un nouveau plancher

Explication

À une dorsale, les plaques océaniques s’écartent et la lave issue d’un volcanisme effusif construit le plancher océanique. Le rapprochement des plaques correspond à une convergence, et non à une divergence.

12. Quelles caractéristiques associe-t-on aux séismes d’une zone de divergence ?

Ils sont profonds et liés à la compression
Ils sont superficiels et liés à l’extension
Ils sont superficiels et liés à la compression
Ils sont profonds et liés au raccourcissement

Ils sont superficiels et liés à l’extension

Explication

La divergence étire la lithosphère, ce qui produit des séismes extensifs et superficiels, associés notamment aux basaltes et aux gabbros. Les séismes compressifs et pouvant être profonds caractérisent plutôt la convergence, en particulier la subduction.

13. Comment définir la subduction lors d’une convergence de plaques ?

Le rapprochement de deux continents qui épaissit leur croûte
L’écartement de deux plaques océaniques au niveau d’une dorsale
Le coulissement horizontal de deux plaques le long d’une faille
Le plongement d’une plaque océanique dense sous une autre plaque

Le plongement d’une plaque océanique dense sous une autre plaque

Explication

La subduction est l’enfoncement d’une plaque océanique plus dense sous une plaque océanique ou continentale. Le rapprochement de deux continents sans plongement décrit plutôt une collision.

14. Quelle particularité caractérise le plan de Wadati-Benioff dans une zone de subduction ?

Il correspond au plongement de la plaque et à des séismes jusqu’à 700 km
Il correspond à une dorsale et à des séismes liés à l’extension
Il marque une plaque qui remonte et des séismes limités à la surface
Il indique une collision continentale sans activité sismique profonde

Il correspond au plongement de la plaque et à des séismes jusqu’à 700 km

Explication

Le plan de Wadati-Benioff suit la plaque qui s’enfonce et s’accompagne de séismes compressifs pouvant atteindre 700 km de profondeur. Les séismes de divergence sont au contraire superficiels et extensifs.

15. Quel processus se produit lorsque deux plaques continentales convergent sans qu’aucune ne puisse plonger ?

Une subduction qui étire la croûte et construit une dorsale
Un coulissage qui empile des basaltes au fond d’une fosse
Une divergence qui amincit la croûte et ouvre un océan
Une collision qui épaissit et raccourcit la croûte en formant des montagnes

Une collision qui épaissit et raccourcit la croûte en formant des montagnes

Explication

La collision entre deux plaques continentales épaissit et raccourcit la croûte, ce qui forme une chaîne de montagnes. La subduction implique au contraire le plongement d’une plaque océanique plus dense.

16. Que permet de déterminer l’étude du sismogramme d’un séisme ?

Le mécanisme au foyer et le type de faille impliqué
La composition chimique des roches situées autour du foyer
La profondeur moyenne des océans et leur âge
La vitesse de déplacement des continents au cours du temps

Le mécanisme au foyer et le type de faille impliqué

Explication

L’analyse du sismogramme permet d’identifier le mécanisme au foyer, c’est-à-dire le plan de rupture, puis d’en déduire le type de faille. Elle ne fournit pas directement l’âge des océans, la vitesse globale des continents ou la composition chimique des roches.

17. Quel couple associe correctement chaque type de faille au mouvement tectonique correspondant ?

Faille normale : convergence ; faille inverse : cisaillement ; faille décrochante : extension
Faille normale : extension ; faille inverse : compression ; faille décrochante : cisaillement
Faille normale : cisaillement ; faille inverse : divergence ; faille décrochante : compression
Faille normale : compression ; faille inverse : extension ; faille décrochante : divergence

Faille normale : extension ; faille inverse : compression ; faille décrochante : cisaillement

Explication

Une faille normale se forme dans un contexte d’extension, une faille inverse dans un contexte de compression et une faille décrochante dans un contexte de cisaillement. La confusion la plus plausible consiste à intervertir l’extension et la compression entre les failles normale et inverse.

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Qu'est-ce qu'une plaque lithosphérique ?

Une structure solide et cassante animée de mouvements.

Quelles conséquences provoquent les déformations profondes des plaques lithosphériques ?

Des séismes caractéristiques à leurs frontières.

Quels phénomènes géologiques sont liés aux limites des plaques lithosphériques ?

Des volcans, des fosses océaniques et des montagnes.

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