QCM : Les nombres réels — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle inclusion entre ensembles de nombres est correcte ?

Z⊂N⊂D⊂R⊂Q\mathbb{Z}\subset\mathbb{N}\subset\mathbb{D}\subset\mathbb{R}\subset\mathbb{Q}
N⊂D⊂Z⊂Q⊂R\mathbb{N}\subset\mathbb{D}\subset\mathbb{Z}\subset\mathbb{Q}\subset\mathbb{R}
N⊂Z⊂Q⊂D⊂R\mathbb{N}\subset\mathbb{Z}\subset\mathbb{Q}\subset\mathbb{D}\subset\mathbb{R}
N⊂Z⊂D⊂Q⊂R\mathbb{N}\subset\mathbb{Z}\subset\mathbb{D}\subset\mathbb{Q}\subset\mathbb{R}

$$\mathbb{N}\subset\mathbb{Z}\subset\mathbb{D}\subset\mathbb{Q}\subset\mathbb{R}$$

Explication

Les naturels sont inclus dans les entiers relatifs, eux-mêmes inclus dans les décimaux, les rationnels puis les réels. L’inclusion de D\mathbb{D} dans Q\mathbb{Q} interdit de placer les décimaux après les rationnels.

2. Laquelle de ces écritures définit un nombre rationnel ?

21\frac{\sqrt{2}}{1}, avec un numérateur irrationnel et un dénominateur entier non nul
−73\frac{-7}{3}, avec un numérateur et un dénominateur entiers et un dénominateur non nul
50\frac{5}{0}, avec un numérateur entier et un dénominateur nul
π4\frac{\pi}{4}, avec un numérateur irrationnel et un dénominateur entier non nul

$$\frac{-7}{3}$$, avec un numérateur et un dénominateur entiers et un dénominateur non nul

Explication

Un rationnel s’écrit comme le quotient de deux entiers relatifs, avec un dénominateur non nul. Une division par zéro n’est pas définie, tandis que la présence d’un nombre irrationnel au numérateur ne fournit pas une écriture rationnelle.

3. Quel nombre est rationnel en raison de son écriture décimale ?

0,272727…0,272727\ldots, qui possède une période
ee, dont l’écriture décimale est infinie non périodique
π\pi, dont les décimales ne suivent pas de période
3\sqrt{3}, dont l’écriture décimale est infinie non périodique

$$0,272727\ldots$$, qui possède une période

Explication

Une écriture décimale périodique correspond à un nombre rationnel, comme celle de 0,272727…0,272727\ldots. Les écritures décimales infinies non périodiques caractérisent les nombres irrationnels.

4. Quelle égalité applique correctement la distributivité de la multiplication sur l’addition ?

(3+4)+5=3+(4+5)(3+4)+5=3+(4+5)
3×4=4×33\times4=4\times3
(3×4)×5=3×(4×5)(3\times4)\times5=3\times(4\times5)
3(4+5)=3×4+3×53(4+5)=3\times4+3\times5

$$3(4+5)=3\times4+3\times5$$

Explication

La distributivité développe un produit portant sur une somme en additionnant les produits correspondants. Les autres égalités illustrent respectivement l’associativité de l’addition, la commutativité de la multiplication et son associativité.

5. Si ab=0ab=0 pour deux réels aa et bb, quelle conclusion est nécessairement valable ?

a+b=0a+b=0
a=0a=0 ou b=0b=0
a=ba=b
a=1a=1 ou b=1b=1

$$a=0$$ ou $$b=0$$

Explication

Dans R\mathbb{R}, un produit nul implique qu’au moins l’un de ses facteurs est nul, et la réciproque est également vraie. L’égalité du produit à zéro ne permet pas de conclure que les deux facteurs sont égaux ou que leur somme est nulle.

6. Que devient l’inégalité 2<52<5 après multiplication par 33 ?

−6<−15-6<-15, car le facteur positif change les signes
6>156>15, car toute multiplication inverse le sens
2<152<15, car seul le membre droit est multiplié
6<156<15, car un facteur positif conserve le sens

$$6<15$$, car un facteur positif conserve le sens

Explication

La multiplication d’une inégalité par un réel positif conserve son sens, donc 2<52<5 devient 6<156<15. L’inversion du sens se produit lors d’une multiplication par un réel négatif.

7. Si x≤yx\le y et z≤0z\le0, quelle relation obtient-on après multiplication par zz ?

xz≥yzxz\ge yz, car le facteur est négatif ou nul
xz=yzxz=yz, car les deux membres sont multipliés
x+z≥y+zx+z\ge y+z, car l’addition inverse le sens
xz≤yzxz\le yz, car toute multiplication conserve le sens

$$xz\ge yz$$, car le facteur est négatif ou nul

Explication

La multiplication par un réel négatif inverse le sens d’une inégalité, et le cas nul donne l’égalité, d’où xz≥yzxz\ge yz. En revanche, l’addition d’un même réel conserve le sens de l’inégalité.

8. Quelle affirmation traduit la propriété d’Archimède pour un réel xx donné ?

Il existe un réel nn tel que n>xn>x.
Il existe un entier naturel nn tel que n>xn>x.
Il existe un entier naturel nn tel que n=xn=x.
Tout entier naturel nn vérifie n>xn>x.

Il existe un entier naturel $$n$$ tel que $$n>x$$.

Explication

La propriété d’Archimède affirme que, pour tout réel xx, on peut trouver un entier naturel qui lui est strictement supérieur. L’égalité avec xx n’est pas exigée, et la propriété ne porte pas sur tous les entiers naturels.

9. Quelle condition caractérise la partie entière E(x)E(x) d’un réel xx ?

E(x)≤x<E(x)+1E(x)\le x<E(x)+1
E(x)<x≤E(x)+1E(x)<x\le E(x)+1
x≤E(x)<x+1x\le E(x)<x+1
E(x)−1<x≤E(x)E(x)-1<x\le E(x)

$$E(x)\le x<E(x)+1$$

Explication

La partie entière est l’unique entier relatif situé à gauche ou au niveau de xx, avec un écart inférieur à un. La condition proposée dans la deuxième réponse exclut notamment les entiers, tandis que les deux dernières placent l’entier du mauvais côté de xx.

10. Quelle expression donne correctement la valeur absolue d’un réel négatif xx ?

∣x∣=x|x|=x
∣x∣=0|x|=0
∣x∣=1x|x|=\frac{1}{x}
∣x∣=−x|x|=-x

$$|x|=-x$$

Explication

Lorsque x<0x<0, la définition impose ∣x∣=−x|x|=-x afin d’obtenir une valeur positive ou nulle. L’égalité ∣x∣=x|x|=x convient lorsque x≥0x\ge 0, mais pas pour un réel négatif.

11. Sur une droite numérique, que représente l’expression ∣x−y∣|x-y| ?

La distance entre xx et yy
La différence orientée entre xx et yy
La distance entre xx et zéro
La somme des distances de xx et yy à zéro

La distance entre $$x$$ et $$y$$

Explication

La valeur ∣x−y∣|x-y| mesure l’écart entre les positions de xx et yy sur la droite numérique. L’expression ∣x∣|x| correspond, elle, à la distance entre xx et zéro.

12. Quelle inégalité est vraie pour tous réels xx et yy ?

∣x+y∣<∣x∣+∣y∣|x+y|<|x|+|y|
∣x+y∣≥∣x∣+∣y∣|x+y|\ge |x|+|y|
∣x+y∣=∣x∣−∣y∣|x+y|=|x|-|y|
∣x+y∣≤∣x∣+∣y∣|x+y|\le |x|+|y|

$$|x+y|\le |x|+|y|$$

Explication

L’inégalité triangulaire affirme que la valeur absolue d’une somme est inférieure ou égale à la somme des valeurs absolues. L’égalité n’est pas garantie, car elle dépend des signes et des valeurs de xx et yy.

13. Quelle propriété caractérise une partie II de R\mathbb{R} comme un intervalle ?

Elle contient tout réel situé entre deux de ses éléments
Elle contient au moins un entier entre deux de ses éléments
Elle contient uniquement des réels positifs entre deux de ses éléments
Elle possède nécessairement deux extrémités qui lui appartiennent

Elle contient tout réel situé entre deux de ses éléments

Explication

Une partie est un intervalle lorsqu’elle contient tout réel xx tel que a≤x≤ba\le x\le b dès que aa et bb lui appartiennent. Cette propriété de remplissage distingue un intervalle d’une partie quelconque.

14. Quand dit-on qu’un ensemble est dense dans R\mathbb{R} ?

Tout intervalle ouvert non vide contient au moins un élément de cet ensemble
L’ensemble contient un élément entre chaque paire d’entiers consécutifs
Tout intervalle fermé contient exactement un élément de cet ensemble
L’ensemble possède une borne supérieure et une borne inférieure

Tout intervalle ouvert non vide contient au moins un élément de cet ensemble

Explication

La densité signifie que chaque intervalle ouvert non vide de R\mathbb{R} rencontre l’ensemble considéré. Elle ne demande ni un nombre précis d’éléments ni l’existence de bornes.

15. Quelle affirmation décrit correctement la densité de Q\mathbb{Q} et de R∖Q\mathbb{R}\setminus\mathbb{Q} ?

Tout intervalle ouvert non vide contient des rationnels mais pas d’irrationnels
Les irrationnels sont denses, tandis que les rationnels forment un intervalle
Les rationnels sont denses, tandis que les irrationnels sont isolés
Tout intervalle ouvert non vide contient un rationnel et un irrationnel

Tout intervalle ouvert non vide contient un rationnel et un irrationnel

Explication

Les rationnels et les irrationnels sont tous deux denses dans R\mathbb{R} : chaque intervalle ouvert non vide contient au moins un élément de chacune de ces catégories. La présence de rationnels dans un intervalle n’exclut donc pas celle d’irrationnels.

16. Quelle condition définit un majorant MM d’une partie AA de R\mathbb{R} ?

Le réel MM est nécessairement le plus grand élément de AA
Tout élément a∈Aa\in A vérifie a≥Ma\ge M
Tout élément a∈Aa\in A vérifie a≤Ma\le M
Le réel MM appartient nécessairement à AA

Tout élément $$a\in A$$ vérifie $$a\le M$$

Explication

Un majorant est un réel situé au-dessus ou au niveau de chaque élément de AA. Il peut être extérieur à AA, contrairement au maximum, qui doit appartenir à l’ensemble.

17. Quelle condition définit un minorant mm d’une partie AA de R\mathbb{R} ?

Tout élément a∈Aa\in A vérifie a≤ma\le m
Le réel mm appartient nécessairement à AA
Le réel mm est nécessairement le plus petit élément de AA
Tout élément a∈Aa\in A vérifie a≥ma\ge m

Tout élément $$a\in A$$ vérifie $$a\ge m$$

Explication

Un minorant est un réel qui est inférieur ou égal à chaque élément de AA. Comme pour un majorant, il n’est pas requis qu’il appartienne à la partie considérée.

18. Quelle propriété supplémentaire transforme un majorant MM de AA en maximum de AA ?

MM est un majorant d’une autre partie de R\mathbb{R}
MM appartient à AA
MM est extérieur à AA
MM est inférieur à tous les éléments de AA

$$M$$ appartient à $$A$$

Explication

Le maximum combine deux propriétés : être un majorant et appartenir à l’ensemble. Un majorant extérieur à AA ne peut donc pas être le maximum de AA.

19. Comment caractériser la borne supérieure d’une partie AA de R\mathbb{R} ?

C’est un élément de AA inférieur à tous les autres éléments
C’est le plus grand élément appartenant nécessairement à AA
C’est le plus petit élément de l’ensemble des majorants de AA
C’est le plus grand élément de l’ensemble des minorants de AA

C’est le plus petit élément de l’ensemble des majorants de $$A$$

Explication

La borne supérieure est le plus petit des réels qui majorent AA. Elle peut ne pas appartenir à AA, alors que le maximum doit être un élément de AA.

20. Quelle propriété caractérise la complétude de R\mathbb{R} pour les ensembles ordonnés non vides ?

Toute partie non vide et majorée possède une borne supérieure, et toute partie non vide et minorée possède une borne inférieure.
Toute partie non vide possède à la fois un maximum et un minimum dans R\mathbb{R}.
Toute partie minorée possède une borne supérieure, tandis qu’une partie majorée possède une borne inférieure.
Toute partie majorée possède un maximum, même lorsqu’elle est vide ou dépourvue de borne inférieure.

Toute partie non vide et majorée possède une borne supérieure, et toute partie non vide et minorée possède une borne inférieure.

Explication

La complétude de R\mathbb{R} garantit l’existence d’une borne supérieure pour toute partie non vide majorée et d’une borne inférieure pour toute partie non vide minorée. Elle ne garantit pas que ces bornes appartiennent à la partie ni qu’elles soient des extremums atteints.

21. Quelle affirmation distingue correctement le maximum d’une partie et sa borne supérieure ?

Une partie possède un maximum dès qu’elle est non vide et majorée, même si sa borne supérieure n’est pas atteinte.
Le maximum d’une partie est une borne qui peut être extérieure à celle-ci, contrairement à toute borne supérieure.
Si une partie possède une borne supérieure, cette borne est nécessairement son maximum, car elle domine tous ses éléments.
Si une partie possède un maximum, celui-ci est sa borne supérieure, mais une borne supérieure peut ne pas appartenir à la partie.

Si une partie possède un maximum, celui-ci est sa borne supérieure, mais une borne supérieure peut ne pas appartenir à la partie.

Explication

Un maximum appartient à la partie et domine tous ses éléments, donc il coïncide avec la borne supérieure lorsqu’il existe. En revanche, une borne supérieure peut être une limite extérieure à la partie et ne pas être atteinte.

22. Pour l’ensemble A=]0,1[A=]0,1[, quelles sont ses bornes extrêmes et quels extremums possède-t-il ?

On a inf⁡A=0\inf A=0 et sup⁡A=1\sup A=1, mais AA n’a ni minimum ni maximum.
On a min⁡A=0\min A=0 et max⁡A=1\max A=1, car les deux extrémités bornent l’intervalle.
On a inf⁡A=0\inf A=0 et sup⁡A=1\sup A=1, et ces deux nombres appartiennent à AA comme ses extremums.
On a inf⁡A=1\inf A=1 et sup⁡A=0\sup A=0, puisque l’ordre des extrémités est inversé dans un intervalle ouvert.

On a $$\inf A=0$$ et $$\sup A=1$$, mais $$A$$ n’a ni minimum ni maximum.

Explication

Les nombres 00 et 11 sont respectivement la borne inférieure et la borne supérieure de ]0,1[]0,1[, sans appartenir à l’ensemble. Il n’y a donc ni minimum ni maximum, contrairement à l’intervalle fermé [0,1][0,1].

23. Quelle valeur obtient-on pour 3+2×(5−1)23+2\times(5-1)^2 en respectant l’ordre des opérations ?

49
23
31
35

35

Explication

Il faut d’abord calculer la parenthèse, puis l’exponentiation, la multiplication et enfin l’addition : 3+2×(5−1)2=3+2×16=353+2\times(5-1)^2=3+2\times16=35. La valeur 3131 provient notamment d’un calcul incorrect de l’exponentiation ou de la multiplication.

24. Quelle relation logique décrit correctement l’équivalence entre deux propositions PP et QQ ?

P⇔QP\Leftrightarrow Q signifie que seule l’implication P⇒QP\Rightarrow Q est vraie.
P⇔QP\Leftrightarrow Q signifie que PP et QQ ont des contenus différents mais des valeurs de vérité opposées.
P⇔QP\Leftrightarrow Q signifie que P⇒QP\Rightarrow Q et Q⇒PQ\Rightarrow P sont toutes deux vraies.
P⇔QP\Leftrightarrow Q signifie que la réciproque de P⇒QP\Rightarrow Q remplace l’implication initiale sans l’ajouter.

$$P\Leftrightarrow Q$$ signifie que $$P\Rightarrow Q$$ et $$Q\Rightarrow P$$ sont toutes deux vraies.

Explication

Une équivalence regroupe les deux implications réciproques, P⇒QP\Rightarrow Q et Q⇒PQ\Rightarrow P. La réciproque seule correspond à Q⇒PQ\Rightarrow P et ne constitue donc pas, à elle seule, une équivalence.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 45 flashcards sur Les nombres réels.

Comment sont emboîtés les ensembles N, Z, D, Q, R ?

N est inclus dans Z, qui est inclus dans D, puis Q, puis R.

Que désigne l'ensemble N ?

Les nombres naturels.

Que désigne l'ensemble Z ?

Les entiers relatifs.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Les nombres réels.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM