QCM : Naissance et courants de l’anthropologie — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’ethnographie, quelle proposition est exacte ?

Elle compare systématiquement l’être humain dans différentes cultures et sociétés.
Elle recueille et décrit les données d’un terrain par observation directe et entretiens.
Elle synthétise les observations recueillies en une interprétation théorique générale.
Elle analyse les matériaux ethnographiques à l’aide de cadres théoriques préexistants.
Elle constitue la dernière étape de la démarche anthropologique.

Elle recueille et décrit les données d’un terrain par observation directe et entretiens.

Explication

L’ethnographie recueille et décrit les données grâce à l’observation directe et aux entretiens. L’ethnologie correspond ensuite à leur analyse et à leur synthèse, tandis que l’anthropologie constitue l’étude comparative et générale de l’être humain.

2. À propos de l’ethnologie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle décrit les sociétés observées sans mobiliser de connaissances préexistantes.
Elle correspond à l’étude générale et comparative de l’être humain.
Elle produit une synthèse analytique à partir de données ethnographiques.
Elle recueille directement les données de terrain par entretiens et observation.
Elle analyse les matériaux ethnographiques en les croisant avec des cadres théoriques.

Elle produit une synthèse analytique à partir de données ethnographiques. · Elle analyse les matériaux ethnographiques en les croisant avec des cadres théoriques.

Explication

L’ethnologie analyse et synthétise les matériaux recueillis sur le terrain en les confrontant à des connaissances et à des cadres théoriques. La collecte descriptive relève de l’ethnographie, non de l’ethnologie.

3. Les caractéristiques de l’anthropologie comprennent :

Une collecte descriptive fondée sur l’observation directe du terrain.
Une démarche générale portant sur l’être humain comme objet d’étude.
Une analyse des matériaux ethnographiques par entretiens de terrain.
Une étude systématique de l’être humain dans différentes sociétés.
Une approche comparative des cultures et des sociétés humaines.

Une démarche générale portant sur l’être humain comme objet d’étude. · Une étude systématique de l’être humain dans différentes sociétés. · Une approche comparative des cultures et des sociétés humaines.

Explication

L’anthropologie étudie l’être humain de manière systématique, comparative et générale dans différentes sociétés et cultures. La collecte des données appartient à l’ethnographie, et leur synthèse analytique à l’ethnologie.

4. Concernant l’enchaînement des trois étapes anthropologiques :

L’anthropologie précède la collecte ethnographique et l’analyse ethnologique.
L’ethnologie intervient après la collecte des matériaux ethnographiques.
L’anthropologie constitue l’étape générale suivant l’analyse ethnologique.
L’ethnographie précède l’ethnologie dans la démarche anthropologique.
Les trois étapes sont autonomes tout en demeurant inséparables.

L’ethnologie intervient après la collecte des matériaux ethnographiques. · L’anthropologie constitue l’étape générale suivant l’analyse ethnologique. · L’ethnographie précède l’ethnologie dans la démarche anthropologique. · Les trois étapes sont autonomes tout en demeurant inséparables.

Explication

La démarche anthropologique suit l’enchaînement ethnographie, ethnologie puis anthropologie. Ces étapes restent autonomes dans leur fonction, mais elles sont inséparables dans la démarche globale.

5. À propos des précurseurs antiques, quelles sont les propositions exactes ?

Strabon privilégie souvent les aspects inhabituels et exceptionnels des sociétés.
Les auteurs antiques décrivent généralement les sociétés sans s’intéresser à l’exceptionnel.
Tacite figure parmi les auteurs antiques décrivant des sociétés étrangères.
Hérodote considère fréquemment les barbares comme une inversion des normes grecques.
Aristote décrit des sociétés contemporaines ou étrangères dans ses écrits.

Strabon privilégie souvent les aspects inhabituels et exceptionnels des sociétés. · Tacite figure parmi les auteurs antiques décrivant des sociétés étrangères. · Hérodote considère fréquemment les barbares comme une inversion des normes grecques. · Aristote décrit des sociétés contemporaines ou étrangères dans ses écrits.

Explication

Dans l’Antiquité, plusieurs auteurs décrivent des sociétés contemporaines ou étrangères et mettent souvent en avant l’inhabituel. Hérodote associe également son récit à l’observation directe, tandis que la conception des barbares comme inversion des normes grecques lui est attribuée dans l’unité dédiée.

6. Concernant le théocentrisme médiéval, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il fait progresser l’esprit scientifique autonome par l’observation empirique.
Il limite l’émergence d’un esprit scientifique autonome.
Il considère l’ordre cosmique comme une création divine.
Il présente l’ordre social comme relevant d’une création divine.
Il favorise une interprétation de l’altérité indépendante du cadre religieux.

Il limite l’émergence d’un esprit scientifique autonome. · Il considère l’ordre cosmique comme une création divine. · Il présente l’ordre social comme relevant d’une création divine.

Explication

Le théocentrisme médiéval conçoit l’ordre cosmique et social comme une création divine, ce qui limite l’autonomisation d’un esprit scientifique. Les autres propositions inversent ce rapport ou attribuent au théocentrisme un effet qui concerne plutôt les échanges des Croisades.

7. Concernant la transformation de la représentation de l’univers à la Renaissance :

La révolution cosmogonique réduit l’univers aux seuls territoires connus.
Le géocentrisme décrit la Terre comme un astre parmi d’autres.
Copernic et Galilée contribuent à remettre en cause le géocentrisme.
Galilée défend une conception où la Terre demeure le centre fixe.
La Renaissance maintient la Terre au centre immobile de l’univers.

Copernic et Galilée contribuent à remettre en cause le géocentrisme.

Explication

Copernic et Galilée participent à la remise en cause du géocentrisme, qui plaçait la Terre au centre et immobile. La Renaissance replace ainsi la Terre dans un univers plus vaste.

8. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la controverse de Valladolid ?

Juan Ginès de Sepulveda soutient une position justifiant leur domination.
Bartolomé de Las Casas défend l’humanité des Indiens rencontrés.
Elle se déroule en 1550-1551 autour du statut des Indiens.
La controverse oppose Las Casas et Sepulveda sur le traitement des Indiens.
Le débat porte notamment sur l’humanité et la conversion des Indiens.

Juan Ginès de Sepulveda soutient une position justifiant leur domination. · Bartolomé de Las Casas défend l’humanité des Indiens rencontrés. · Elle se déroule en 1550-1551 autour du statut des Indiens. · La controverse oppose Las Casas et Sepulveda sur le traitement des Indiens. · Le débat porte notamment sur l’humanité et la conversion des Indiens.

Explication

La controverse de Valladolid se déroule en 1550-1551 et oppose Las Casas à Sepulveda au sujet de l’humanité et de la conversion des Indiens. Las Casas défend leur humanité, tandis que Sepulveda soutient une position justifiant leur domination.

9. Concernant la définition de l’évolutionnisme :

Il explique les ressemblances culturelles par des stades communs.
Son classement repose sur une progression unilinéaire des sociétés.
L’évolutionnisme reconstitue l’histoire universelle de l’humanité.
Il explique les ressemblances culturelles par des contacts et des emprunts.
Il classe les sociétés selon un axe allant du simple au complexe.

Il explique les ressemblances culturelles par des stades communs. · Son classement repose sur une progression unilinéaire des sociétés. · L’évolutionnisme reconstitue l’histoire universelle de l’humanité. · Il classe les sociétés selon un axe allant du simple au complexe.

Explication

L’évolutionnisme cherche à reconstituer l’histoire universelle de l’humanité en classant les sociétés sur un axe unilinéaire. Cet axe va du simple au complexe, contrairement au diffusionnisme qui explique les ressemblances par les contacts et les emprunts.

10. Une analyse évolutionniste des populations humaines affirme que :

Les populations appartiennent à une seule espèce humaine.
Les populations progressent toutes au même rythme historique.
Les sociétés suivent des trajectoires sans étapes partagées.
Les populations avancent vers des étapes d’évolution communes.
Les différences de rythme excluent une humanité commune.

Les populations appartiennent à une seule espèce humaine. · Les populations avancent vers des étapes d’évolution communes.

Explication

Pour les évolutionnistes, il n’existe qu’une seule espèce humaine, mais les populations progressent à des rythmes différents vers les mêmes étapes. Le modèle ne postule donc pas plusieurs espèces humaines ni des trajectoires entièrement distinctes.

11. Les formes institutionnelles considérées comme les plus achevées par l’évolutionnisme comprennent :

La monogamie est présentée comme une forme institutionnelle aboutie.
La propriété privée est considérée comme un aboutissement institutionnel.
Les institutions non occidentales sont présentées comme l’aboutissement supérieur.
La famille nucléaire figure parmi les formes institutionnelles les plus achevées.
Le christianisme est classé parmi les formes religieuses les plus achevées.

La monogamie est présentée comme une forme institutionnelle aboutie. · La propriété privée est considérée comme un aboutissement institutionnel. · La famille nucléaire figure parmi les formes institutionnelles les plus achevées. · Le christianisme est classé parmi les formes religieuses les plus achevées.

Explication

L’évolutionnisme considère généralement la famille nucléaire, la monogamie, le christianisme, la propriété privée et la démocratie parlementaire comme les formes les plus achevées. Il érige donc des institutions occidentales en aboutissement de l’évolution sociale.

12. Parmi les propositions suivantes concernant les conceptions évolutionnistes de Morgan et Marx, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Morgan associe la civilisation à l’agriculture, aux cités et à l’État.
Morgan fait débuter la civilisation avec le culte de la nature.
Marx distingue les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois.
Marx décrit les stades de sauvagerie, de barbarie et de civilisation.
Morgan rattache la civilisation aux tribus et à certaines formes de mariage.

Morgan associe la civilisation à l’agriculture, aux cités et à l’État. · Marx distingue les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois.

Explication

Morgan associe la civilisation à l’agriculture, aux cités, à l’État et au début du commerce. Marx distingue les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois; la barbarie ne correspond pas à la définition institutionnelle de la civilisation, et Tylor est l’auteur de l’évolution religieuse mentionnée.

13. Concernant Frazer et l’anthropologie physique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Frazer distingue les âges de la magie, de la religion et de la science.
L’anthropologie physique compare les caractères corporels humains aux primates.
La magie prétend contrôler la nature selon la conception de Frazer.
Frazer place l’âge de la science avant celui de la magie.
L’anthropologie physique étudie les valeurs et les institutions sociales.

Frazer distingue les âges de la magie, de la religion et de la science. · L’anthropologie physique compare les caractères corporels humains aux primates. · La magie prétend contrôler la nature selon la conception de Frazer.

Explication

Frazer distingue l’âge de la magie, l’âge de la religion et l’âge de la science. La magie prétend contrôler la nature, tandis que la religion reconnaît une dépendance envers des forces divines; l’anthropologie physique étudie les caractères corporels, et non les faits sociaux.

14. Les caractéristiques de l’anthropologie physique comprennent :

L’emploi de techniques somatométriques et ostéométriques.
L’analyse des faits culturels et sociaux des groupes humains.
La comparaison des caractères humains avec ceux des primates.
L’étude de la transmission des caractères physiques humains.
L’étude des caractères physiques humains et de leurs variations.

L’emploi de techniques somatométriques et ostéométriques. · La comparaison des caractères humains avec ceux des primates. · L’étude de la transmission des caractères physiques humains. · L’étude des caractères physiques humains et de leurs variations.

Explication

L’anthropologie physique étudie les caractères physiques humains, leurs variations et leur transmission, notamment par comparaison avec les primates. Elle utilise des techniques somatométriques et ostéométriques; les faits culturels et sociaux relèvent de l’anthropologie sociale.

15. À propos de la notion de culture, quelles sont les propositions exactes ?

La culture est acquise et possède une dimension historique.
La culture repose sur des différences biologiques innées entre groupes.
La culture différencie les groupes humains sans nier leur unité.
La culture comprend des valeurs, des pratiques, des savoirs et des représentations.
La culture désigne des caractères physiques transmis héréditairement.

La culture est acquise et possède une dimension historique. · La culture différencie les groupes humains sans nier leur unité. · La culture comprend des valeurs, des pratiques, des savoirs et des représentations.

Explication

La culture est acquise et historique; elle comprend des valeurs, des pratiques, des savoirs et des représentations. Elle différencie les groupes humains sans nier l’unité de l’humanité; la race renvoie, dans cette distinction, à des différences biologiques innées.

16. Concernant les conceptions de la culture développées par les Lumières et la tradition allemande :

La conception des Lumières souligne principalement la langue propre à chaque peuple.
La conception allemande insiste sur les valeurs et l’histoire propres à chaque peuple.
Les Lumières associent la culture au progrès, à l’éducation et à la raison.
La conception universaliste des Lumières relie la culture à un état humain général.
La tradition allemande privilégie une culture universelle commune à l’humanité.

La conception allemande insiste sur les valeurs et l’histoire propres à chaque peuple. · Les Lumières associent la culture au progrès, à l’éducation et à la raison. · La conception universaliste des Lumières relie la culture à un état humain général.

Explication

Les Lumières conçoivent la culture comme un état universel lié au progrès, à l’éducation et à la raison. La conception allemande insiste sur les valeurs, l’histoire, les arts et la langue propres à chaque peuple; la distinction universaliste-particulariste ne doit donc pas être inversée.

17. Concernant les conceptions de Durkheim et de Lévy-Bruhl, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La conscience collective rassemble les valeurs et sentiments communs.
Durkheim réduit la société à une addition d’individus indépendants.
Lévy-Bruhl situe ces différences dans les modes d’exercice de la pensée.
Lévy-Bruhl attribue les différences entre groupes à des structures psychiques profondes.
Durkheim conçoit la société comme une totalité organique.

La conscience collective rassemble les valeurs et sentiments communs. · Lévy-Bruhl situe ces différences dans les modes d’exercice de la pensée. · Durkheim conçoit la société comme une totalité organique.

Explication

Durkheim conçoit la société comme une totalité organique, et la conscience collective rassemble les valeurs et sentiments communs aux individus. Lévy-Bruhl situe les différences entre groupes dans les modes d’exercice de la pensée, non dans des structures psychiques profondes différentes.

18. Concernant l’institutionnalisation française, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le Musée d’ethnographie du Trocadéro est fondé par Théodore Hamy en 1878.
Le Musée de l’Homme est créé en 1938 comme musée d’ethnologie pluridisciplinaire.
L’Institut d’ethnologie de Paris est créé en 1925 grâce à Mauss et Rivet.
Le Musée d’ethnographie du Trocadéro est fondé par Marcel Mauss en 1925.
L’Institut d’ethnologie de Paris est créé en 1938 avec le soutien du ministère des Colonies.

Le Musée d’ethnographie du Trocadéro est fondé par Théodore Hamy en 1878. · Le Musée de l’Homme est créé en 1938 comme musée d’ethnologie pluridisciplinaire. · L’Institut d’ethnologie de Paris est créé en 1925 grâce à Mauss et Rivet.

Explication

Le musée du Trocadéro est fondé par Théodore Hamy en 1878 pour présenter l’histoire des mœurs et coutumes. L’Institut d’ethnologie est créé en 1925 par l’alliance de Mauss et Rivet, avec les soutiens indiqués. Le Musée de l’Homme date de 1938, et Delafosse défend la diversité culturelle plutôt que l’assimilation.

19. Concernant le diffusionnisme et l’acculturation :

Les diffusionnistes utilisent comparaison et cartographie pour reconstituer l’histoire des populations.
Le diffusionnisme explique les similitudes par le franchissement de stades évolutionnaires identiques.
Le diffusionnisme relie les ressemblances culturelles à la diffusion depuis des foyers.
Une aire culturelle correspond à un espace distribuant des traits issus d’un foyer originel.
L’acculturation désigne la transplantation d’un élément culturel dans un nouveau milieu.

Les diffusionnistes utilisent comparaison et cartographie pour reconstituer l’histoire des populations. · Le diffusionnisme relie les ressemblances culturelles à la diffusion depuis des foyers. · Une aire culturelle correspond à un espace distribuant des traits issus d’un foyer originel.

Explication

Le diffusionnisme explique les ressemblances par la circulation de traits depuis des foyers culturels. L’aire culturelle désigne l’espace où ces traits et complexes culturels se distribuent. La comparaison et la cartographie servent à reconstituer leur diffusion et l’histoire des populations; l’acculturation implique l’assimilation ou l’imposition de traits extérieurs, généralement réinterprétés.

20. Concernant Boas et l’anthropologie de terrain, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Boas montre que les types humains prétendument raciaux sont plastiques.
L’enquête boasienne repose sur une observation directe réalisée in situ.
Boas considère les différences entre peuples comme culturelles et acquises.
Boas explique les différences entre peuples par l’hérédité biologique.
L’enquête boasienne applique des classifications générales sans écouter les informateurs.

Boas montre que les types humains prétendument raciaux sont plastiques. · L’enquête boasienne repose sur une observation directe réalisée in situ. · Boas considère les différences entre peuples comme culturelles et acquises.

Explication

Boas oppose la culture à la race et considère les différences entre peuples comme acquises, culturelles et non innées. Son enquête repose sur l’observation directe, l’écoute de l’informateur et une notation phonétique rigoureuse. Ses travaux sur les migrants montrent aussi la plasticité des types humains prétendument raciaux; la langue donne accès aux catégories propres à chaque culture.

21. À propos des apports de Boas, quelles sont les réponses exactes ?

La langue donne accès aux catégories propres à chaque culture.
Ses travaux sur les migrants montrent la plasticité des types humains prétendument raciaux.
Les genres de vie peuvent contribuer à faire évoluer les caractéristiques humaines observées.
La langue reste extérieure aux systèmes symboliques qui organisent la pensée.
Les différences entre peuples résultent principalement d’une hérédité biologique stable.

La langue donne accès aux catégories propres à chaque culture. · Ses travaux sur les migrants montrent la plasticité des types humains prétendument raciaux. · Les genres de vie peuvent contribuer à faire évoluer les caractéristiques humaines observées.

Explication

Les recherches de Boas sur les migrants d’Europe centrale montrent que les types humains prétendument raciaux évoluent selon les genres de vie. Boas considère également la langue comme une voie d’accès aux catégories culturelles et aux systèmes symboliques de la pensée. La race n’explique pas ces différences par une hérédité biologique fixe.

22. Concernant le holisme et le fonctionnalisme :

Le holisme considère les institutions indépendamment des autres manifestations sociales.
Le fonctionnalisme recherche principalement l’origine historique des institutions.
Le holisme tend à isoler les traits culturels pour suivre leur diffusion.
Le fonctionnalisme analyse le rôle des faits sociaux dans l’organisme social.
Le holisme étudie les éléments culturels dans leurs relations avec la totalité sociale.

Le fonctionnalisme analyse le rôle des faits sociaux dans l’organisme social. · Le holisme étudie les éléments culturels dans leurs relations avec la totalité sociale.

Explication

Le holisme relie chaque élément culturel aux autres manifestations sociales et à la totalité du système. Il s’oppose ainsi à l’atomisme diffusionniste, qui tend à isoler les traits culturels, tandis que le fonctionnalisme porte sur le rôle social des faits et des institutions.

23. Parmi les propositions suivantes concernant le fonctionnalisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les faits sociaux sont étudiés comme des éléments sans rôle dans la société.
L’évolutionnisme est défini par l’analyse des besoins actuels des individus.
Le fonctionnalisme explique la fonction présente des institutions sociales.
Le fonctionnalisme rattache les faits sociaux au fonctionnement de l’organisme social.
Les institutions sont analysées selon les besoins auxquels elles répondent.

Le fonctionnalisme explique la fonction présente des institutions sociales. · Le fonctionnalisme rattache les faits sociaux au fonctionnement de l’organisme social. · Les institutions sont analysées selon les besoins auxquels elles répondent.

Explication

Le fonctionnalisme considère que les faits sociaux remplissent une fonction dans l’organisme social et que les institutions répondent à des besoins. L’évolutionnisme, et non le fonctionnalisme, cherche l’origine et la succession historique des institutions.

24. Les besoins auxquels la culture répond selon Malinowski comprennent :

Les besoins élémentaires liés aux nécessités fondamentales.
Les impératifs culturels dérivés produits par l’organisation sociale.
Les besoins biologiques dépourvus de toute médiation culturelle.
Les besoins exclusivement économiques des groupes sociaux.
Les impératifs intégrants assurant la cohésion culturelle.

Les besoins élémentaires liés aux nécessités fondamentales. · Les impératifs culturels dérivés produits par l’organisation sociale. · Les impératifs intégrants assurant la cohésion culturelle.

Explication

Malinowski distingue les besoins élémentaires, les impératifs culturels dérivés et les impératifs intégrants. Cette classification comporte donc trois types de besoins auxquels la culture répond.

25. Concernant les formes d’échange et le don, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’échange généralisé implique une circulation en chaîne entre plusieurs partenaires.
L’échange généralisé relie directement deux lignages dans une relation bilatérale.
L’échange restreint fonctionne entre deux partenaires ou deux lignages.
Le don crée des liens sociaux et des dettes entre les personnes.
Le don impose conjointement de donner, de recevoir et de rendre.

L’échange généralisé implique une circulation en chaîne entre plusieurs partenaires. · L’échange restreint fonctionne entre deux partenaires ou deux lignages. · Le don crée des liens sociaux et des dettes entre les personnes. · Le don impose conjointement de donner, de recevoir et de rendre.

Explication

L’échange généralisé est unilatéral et s’inscrit dans une chaîne de partenaires, tandis que l’échange restreint est bilatéral. Le don oblige à donner, recevoir et rendre, créant ainsi liens et dettes.

26. Une analyse de la Kula conduit à retenir que :

Des brassards et des colliers y circulent temporairement entre partenaires.
La Kula correspond à une transaction marchande immédiatement soldée.
La Kula repose sur des motivations sociales et politiques.
La circulation des objets suit des règles de réciprocité.
La Kula organise la circulation d’objets sans créer de relations sociales.

Des brassards et des colliers y circulent temporairement entre partenaires. · La Kula repose sur des motivations sociales et politiques. · La circulation des objets suit des règles de réciprocité.

Explication

La Kula est un système d’échange où brassards et colliers circulent temporairement selon des règles de réciprocité. Ces échanges répondent aussi à des motivations sociales et politiques, et non à une simple transaction immédiate.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Naissance et courants de l’anthropologie.

Qu'est-ce que l'ethnographie en anthropologie ?

La phase de collecte et description des données sur un terrain.

Sur quoi se fonde l'ethnographie pour collecter des données ?

Sur l'observation directe et les entretiens.

Que fait l'ethnologie avec les matériaux ethnographiques ?

Elle les analyse et synthétise.

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