📌 La nature de l’orbite dépend de la vitesse du satellite au point d’injection, tandis que sa vitesse en orbite dépend de son altitude et non de sa masse. — Galilée
📌 Sur une orbite elliptique, l’apogée est le point le plus éloigné de la Terre et le périgée le point le plus proche ; la vitesse est minimale à l’apogée et maximale au périgée.
Périgée proche et rapide, apogée éloigné et lent
Les orbites basses LEO se situent entre 250 et 1 500 km, les orbites moyennes MEO entre 10 000 et 30 000 km, et l’orbite géostationnaire GEO à 35 786 km d’altitude.
Les orbites LEO servent notamment à l’observation de la Terre et à la météorologie, les orbites MEO au positionnement et aux télécommunications, les orbites GEO aux télécommunications et à la météorologie, et les orbites hyperboliques aux missions interplanétaires.
Vitesse croissante → cercle, ellipse, parabole puis hyperbole
GTO → NSO → GEO
📌 La mise à poste ou LEOP amène rapidement le satellite dans une configuration opérationnelle, tandis que le maintien à poste ou OOC le garde opérationnel pendant sa durée de vie, typiquement 15 ans pour un satellite GEO.
📌 Le tracking est obligatoire pour une antenne large à faisceau étroit et pour tout satellite en orbite inclinée jusqu’à 15°, tandis qu’une petite antenne peut s’en dispenser avec un satellite géostationnaire stable dont l’inclinaison est inférieure à 0,1°.
TM surveille, TC commande, TCR communique, CCS pilote
Commander un satellite consiste à préparer les procédures, calculer et planifier les opérations, puis envoyer les télécommandes sous forme de commandes unitaires, de séquences de télécommandes ou de procédures.
Les fonctions dérivées comprennent:
Préparer → planifier → commander → surveiller
Le simulateur est représentatif du satellite et sensible aux commandes, aux automatismes de bord et à l’environnement spatial, notamment la Lune et le Soleil.
Le simulateur sert à:
Simulation réaliste → formation et validation des procédures
Les spécifications portent sur:
Environ 98 % de la masse totale du lanceur sert uniquement à s’arracher à l’attraction terrestre.
📐 Formule — La poussée du moteur vérifie , où q est le débit du gaz propulseur, V_e sa vitesse d’éjection, p_e la pression du jet, p_a la pression atmosphérique et S_s la section de sortie de la tuyère.
📐 Formule — L’impulsion spécifique vérifie , où q est le débit du gaz propulseur et g_0 l’accélération gravitationnelle.
GTO → NSO → GEO
📌 La stratégie de mise à poste dépend du système de propulsion du satellite et distingue la mise à poste avec propulsion chimique de celle avec propulsion électrique.
🔄 La mise à poste chimique comprend:
Pour maintenir un lien permanent de télémesure et de télécommande pendant la mise à poste, un réseau de stations correspondant à la bande de fréquence TTC-RF du satellite est nécessaire.
Propulsion chimique : quelques poussées ; propulsion électrique : montée progressive
Les principales perturbations proviennent de:
L’atmosphère résiduelle freine le satellite jusqu’à au moins 1 000 km d’altitude ; à 800 km il peut rester un demi-siècle en orbite, à 300 km il retombe après quelques mois et à 200 km après quelques jours.
Les manœuvres de station-keeping Nord/Sud et Est/Ouest corrigent les paramètres orbitaux pour maintenir le satellite dans sa fenêtre ; elles sont précédées et suivies de phases de localisation et nécessitent d’estimer le carburant consommé par les tuyères.
Une stratégie chimique à 14 jours prévoit une manœuvre Nord tous les 14 jours, une manœuvre Est deux jours après et une manœuvre Ouest si nécessaire douze heures plus tard.
📌 En station de contrôle, les contrôleurs et les ingénieurs suivent l’état et le comportement du satellite 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, surveillent l’état de la station sol et peuvent la reconfigurer si nécessaire.
Perturbations orbitales → dérive → manœuvres de correction
🔄 La stratégie chimique suit les étapes suivantes:
Avec une propulsion électrique, le maintien à poste repose sur une stratégie de quatre manœuvres réalisées tous les deux jours.
Le contrôle Nord/Sud nécessite environ 50 m/s par an, contre environ 2,5 m/s par an pour le contrôle Est/Ouest.
Nord → Est → Ouest : inclinaison, puis excentricité et longitude
Les éclipses par la Terre se produisent autour de l’équinoxe de printemps, vers le 21 mars, et de l’équinoxe d’automne, vers le 23 septembre.
Chaque période d’éclipses dure environ 45 jours, soit environ 22 jours de part et d’autre de l’équinoxe.
Pendant une éclipse, les panneaux solaires ne fournissent plus de puissance, les batteries alimentent le satellite, puis elles sont rechargées à la sortie de l’éclipse.
Terre entre Soleil et satellite → panneaux privés de lumière → batteries sollicitées
Pour déplacer un satellite géostationnaire vers l’Ouest, son altitude est augmentée; pour le déplacer vers l’Est, son altitude est diminuée.
Un changement de longitude nécessite au moins quatre manœuvres: deux manœuvres de départ pour créer la dérive, puis au moins deux manœuvres d’arrêt pour la stopper à la longitude de destination.
La vitesse de dérive est choisie selon la consommation maximale d’ergols acceptée et la distance minimale à respecter avec les autres satellites de l’arc géostationnaire.
Une vitesse de dérive classique est de 1,5° par jour; elle correspond à une consommation d’environ 11 kg d’ergols et à une orbite située environ 110 km au-dessus ou au-dessous de l’orbite géostationnaire.
Altitude augmentée : dérive Est→Ouest ; altitude diminuée : dérive Ouest→Est
🔄 Les opérations à l’arrivée sont:
Les tests en orbite contrôlent les performances de la charge utile sur toute la zone de couverture au moyen d’un banc de test envoyant différents signaux et mesurant les signaux descendants.
À l’issue des tests en orbite a lieu l’IOAR, puis la responsabilité des opérations passe au client, c’est-à-dire à l’opérateur satellite.
📌 La législation internationale impose une orbite de désorbitation située à environ 225 km plus 1000 fois le coefficient Cp.S/M, soit environ 300 km au-dessus de l’orbite géostationnaire pour le satellite considéré.
Désorbitation → vidange → mode soleil → extinction
Ariane 5 ECA peut placer jusqu’à 10 000 kg en orbite GTO; elle mesure 57 m et sa masse au décollage est d’environ 770 t.
H2A202 peut placer jusqu’à 4 100 kg en GTO et H2A204 jusqu’à 6 000 kg; le lanceur mesure 53 m.
Falcon 9 peut placer jusqu’à 4 850 kg en GTO, mesure 55 m et utilise neuf moteurs Merlin 1D au premier étage.
📐 Formule — La consommation d’ergols est reliée à la variation de vitesse par l’équation , où Mi est la masse initiale et Mf la masse finale.
L’évolution naturelle de l’excentricité dépend de la pression solaire, de la surface réfléchissante, du coefficient de pression et de la masse du satellite.
Les composantes des manœuvres sont distinguées en variation de vitesse radiale DVR, tangentielle DVT et normale DVN.
| Orbite | Altitude ou caractéristique | Usages |
|---|---|---|
| LEO | 250 à 1 500 km | Observation de la Terre, météorologie, télécommunications |
| MEO | 10 000 à 30 000 km | Positionnement, télécommunications, missions scientifiques |
| GEO | 35 786 km, circulaire équatoriale | Télécommunications, positionnement, météorologie |
| Hyperbolique | Jusqu’à plusieurs millions de kilomètres | Missions interplanétaires |
| Moyen | Fonction principale | Éléments ou actions |
|---|---|---|
| Station TCR | Échanges radio sol-satellite | Antenne, RF, télémesures, télécommandes, ranging et tracking |
| CCS | Localiser, surveiller et commander | Visualisation, alarmes, archives, planification et procédures |
| Simulateur | Valider et préparer les opérations | Validation du centre de contrôle et entraînement des opérateurs |
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De quoi dépend la nature de l'orbite d'un satellite au point d'injection ?
De la vitesse du satellite au point d'injection.
De quoi dépend la vitesse d'un satellite en orbite ?
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