QCM : Organisation et diversité du génome eucaryote — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux au génome chez les eucaryotes ?

L’ensemble des ribosomes présents dans le cytoplasme
L’ensemble des protéines synthétisées par une cellule donnée
L’ensemble des métabolites hérités lors de la division cellulaire
L’ensemble des chromosomes d’une cellule ou d’une espèce portant l’information génétique

L’ensemble des chromosomes d’une cellule ou d’une espèce portant l’information génétique

Explication

Le génome désigne l’ensemble des chromosomes qui portent l’information génétique. Chez les eucaryotes, il comprend le génome nucléaire et peut aussi inclure des génomes mitochondriaux et plastidiaux.

2. Quel type de génome est distinct du génome nucléaire eucaryote et est porté par les mitochondries ?

Le génome centromérique
Le génome satellite
Le génome ribosomal
Le génome mitochondrial

Le génome mitochondrial

Explication

Le génome mitochondrial correspond à l’information génétique portée par les mitochondries, distincte du génome nucléaire. Le génome plastidial, lui, est porté par les plastes.

3. Quel ordre de grandeur correspond le mieux à la taille du génome humain ?

Environ 3 × 10^12 paires de bases
Environ 3 × 10^4 paires de bases
Environ 3 × 10^9 paires de bases
Environ 3 × 10^6 paires de bases

Environ 3 × 10^9 paires de bases

Explication

La taille du génome humain est d’environ 3 × 10^9 paires de bases. C’est bien plus grand que les génomes compacts des virus et des bactéries.

4. Quelle caractéristique décrit le mieux les petits génomes de virus et de bactéries ?

Une abondance d’ADN satellite centromérique
Une organisation dominée par des pseudogènes
Une proportion très élevée de séquences non codantes pour des protéines
Une organisation compacte avec peu de séquences non codantes

Une organisation compacte avec peu de séquences non codantes

Explication

Les génomes de virus et de bactéries sont décrits comme compacts. À l’inverse, les génomes supérieurs contiennent une grande proportion de séquences non codantes pour des protéines.

5. Quelle catégorie de séquences génomiques produit des ARN fonctionnels sans intermédiaire protéique ?

Les séquences centromériques
Les séquences codant pour des ARN
Les séquences codant pour des protéines
Les séquences non codantes aléatoires

Les séquences codant pour des ARN

Explication

Les séquences codant pour des ARN sont transcrites en ARN fonctionnels sans passer par une protéine intermédiaire. Les séquences codant pour des protéines, elles, portent l’information pour la synthèse protéique.

6. Quel énoncé décrit le mieux une séquence LINE ?

Une répétition en tandem de 1 à 4 paires de bases
Une courte répétition d’environ 300 paires de bases dépendante
Une séquence centromérique de 171 paires de bases
Une longue répétition d’environ 6000 paires de bases autonome

Une longue répétition d’environ 6000 paires de bases autonome

Explication

Les LINE sont de longues répétitions d’environ 6000 pb et leurs rétrotransposons sont autonomes, capables de coder leurs propres enzymes. Les SINE sont au contraire courtes et dépendantes des enzymes de LINE.

7. Quel type de séquence répétée caractérise l’organisation en tandem non codante des centromères et d’autres régions du génome eucaryote ?

L’ADN codant
L’ADN télomérique
L’ADN satellite
L’ADN intronique

L’ADN satellite

Explication

L’ADN satellite correspond à des séquences hautement répétées en tandem, non codantes, présentes dans le génome eucaryote. Il est notamment associé aux centromères.

8. Quelle est la taille unitaire typique d’un microsatellite ?

Environ 171 paires de bases
10 à 100 paires de bases
1 à 4 paires de bases
Environ 6000 paires de bases

1 à 4 paires de bases

Explication

Les microsatellites sont des répétitions en tandem dont l’unité mesure 1 à 4 paires de bases. Les minisatellites sont plus longs, avec 10 à 100 paires de bases par unité.

9. Quel élément constitue la séquence principale du centromère humain ?

L’ADN satellite α
Les séquences ALU
Les répétitions GGGTTA
Les séquences LINE

L’ADN satellite α

Explication

Chez l’Homme, la séquence principale du centromère est l’ADN satellite α. Il est organisé en monomères répétés de 171 pb riches en A et T.

10. Quel rôle joue CENP-A au niveau du centromère ?

Il allonge les télomères en ajoutant des répétitions
Il transcrit les gènes d’histones en phase S
Il découpe les répétitions CAG
Il participe à l’organisation de la chromatine centromérique

Il participe à l’organisation de la chromatine centromérique

Explication

CENP-A est une variante d’histone qui se lie au centromère et participe à l’organisation de la chromatine centromérique. Avec CENP-B, elle contribue aussi à l’assemblage du kinétochore.

11. Quelle enzyme ajoute de nouvelles répétitions à l’extrémité des télomères ?

La télomérase
La RNA polymérase I
La ligase
La transcriptase inverse des LINE

La télomérase

Explication

La télomérase allonge les télomères en ajoutant de nouvelles répétitions terminales. Cela compense partiellement la dégradation liée aux divisions cellulaires.

12. Quel complexe protéique protège les extrémités chromosomiques en se fixant sur l’ADN télomérique ?

ADNr
HOR
Shelterin
CENP-A

Shelterin

Explication

Shelterin est le complexe qui se fixe sur l’ADN télomérique et protège les extrémités chromosomiques. La T-loop complète cette protection en cachant l’extrémité 3’.

13. Quel mécanisme limite la transposition en réduisant l’activité des éléments mobiles dans le génome ?

La formation de HOR
La méthylation de l’ADN
La maturation des ARNr
L’augmentation de la télomérase

La méthylation de l’ADN

Explication

La méthylation fait partie des mécanismes d’inhibition de la transposition, avec l’hétérochromatisation et les ARN interférents. Ces mécanismes limitent les effets potentiellement délétères des éléments transposables.

14. Quel risque biologique est classiquement associé à l’activité des éléments transposables ?

Une synthèse accrue de télomères
Une diminution obligatoire des introns
Des cassures chromosomiques et une instabilité génomique
Une disparition des gènes codant des ARNt

Des cassures chromosomiques et une instabilité génomique

Explication

L’insertion d’éléments transposables peut provoquer des cassures chromosomiques et de l’instabilité génomique. C’est pourquoi leur activité doit être contrôlée.

15. Quel énoncé décrit correctement un rétrotransposon ?

Un élément mobile qui passe par un intermédiaire ARN avant insertion
Un élément mobile qui se déplace directement sans ARN intermédiaire
Une séquence répétée non mobile de la chromatine
Un gène fixe uniquement situé dans les centromères

Un élément mobile qui passe par un intermédiaire ARN avant insertion

Explication

Un rétrotransposon se réplique via un intermédiaire ARN, puis une transcription inverse permet de réinsérer une copie d’ADN. Ce mécanisme le distingue des transposons à déplacement direct.

16. Quelle famille appartient aux rétrotransposons sans LTR chez les mammifères ?

Ty et Copia
LINE et SINE
CENP-A et CENP-B
HOR et satellite α

LINE et SINE

Explication

Chez les mammifères, les rétrotransposons sans LTR sont les LINE et les SINE. Ty et Copia sont des exemples de rétrotransposons à LTR.

17. Quel enchaînement résume le cycle réplicatif d’un rétrotransposon ?

Traduction directe de l’ADN puis excision du chromosome
Réplication du ribosome puis export nucléaire
Transcription inverse de l’ARN puis insertion d’une copie d’ADN
Maturation du télomère puis fusion centromérique

Transcription inverse de l’ARN puis insertion d’une copie d’ADN

Explication

Les rétrotransposons utilisent un ARN intermédiaire qui est rétrotranscrit en ADN avant insertion dans un site accepteur. Cela augmente le nombre de copies dans le génome.

18. Quel couple correspond à des rétrotransposons à LTR ?

CENP-A et shelterin
Ty et Copia
ALU et satellite α
LINE et SINE

Ty et Copia

Explication

Ty chez la levure et Copia chez la drosophile sont des exemples de rétrotransposons à LTR. LINE et SINE, eux, appartiennent aux rétrotransposons sans LTR.

19. Quelle particularité décrit le mieux les gènes d’histones chez l’Homme ?

Ils sont transcrits uniquement après la mitose
Ils sont localisés dans les télomères et codent des enzymes
Ils sont répartis un par un sur tous les chromosomes et portent une queue poly-A
Ils sont regroupés en clusters et transcrits sans introns

Ils sont regroupés en clusters et transcrits sans introns

Explication

Chez l’Homme, les gènes d’histones sont regroupés en clusters, transcrits sans introns et sans queue poly-A. Leur expression est fortement liée à la phase S.

20. Quel ARN représente environ 80 % de l’ensemble des ARN cellulaires ?

L’ARN de transfert
L’ARN télomérique
L’ARN satellite
L’ARN ribosomique

L’ARN ribosomique

Explication

L’ARN ribosomique constitue environ 80 % des ARN, ce qui reflète la forte production de ribosomes. L’ARNt est abondant, mais à un niveau moindre.

21. Quel type de gène produit une protéine plutôt qu’un ARN fonctionnel ?

Un gène d’ADN satellite
Un gène d’ARNt
Un gène d’ARNr
Un gène codant pour une protéine

Un gène codant pour une protéine

Explication

Les gènes codant pour des protéines portent l’information nécessaire à la synthèse de protéines. Les gènes d’ARNr et d’ARNt produisent au contraire des ARN fonctionnels.

22. Quelle structure caractérise les séquences ALU humaines ?

Une répétition en tandem de 10 à 100 pb
Une répétition télomérique GGGTTA
Une séquence centromérique de 171 pb riche en A et T
Une sous-classe de SINE d’environ 300 pb, souvent tronquée en 5’

Une sous-classe de SINE d’environ 300 pb, souvent tronquée en 5’

Explication

Les séquences ALU sont une sous-classe humaine de SINE, d’environ 300 pb et souvent tronquées du côté 5’. Elles sont apparentées à l’ARN 7SL.

23. Quelle origine peut donner naissance à un pseudogène ?

Une synthèse de novo par la télomérase
Une duplication imparfaite d’un gène existant
Une réplication des centromères en HOR
Une transcription exclusive d’ARNr

Une duplication imparfaite d’un gène existant

Explication

Les pseudogènes peuvent provenir d’une duplication imparfaite d’un gène existant. Ils peuvent aussi résulter d’une transcription inverse d’un ARNm suivie d’une intégration.

24. Quelle caractéristique est fréquente chez les pseudogènes ?

Une organisation en répétitions télomériques
Une localisation exclusive dans les mitochondries
Une forte activité enzymatique et une traduction systématique
L’absence d’introns et la présence possible d’un codon stop dans l’ORF

L’absence d’introns et la présence possible d’un codon stop dans l’ORF

Explication

Les pseudogènes sont souvent dépourvus d’introns et peuvent contenir un codon stop dans leur ORF, ce qui empêche la production d’une protéine complète. Ils sont donc généralement non fonctionnels.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Organisation et diversité du génome eucaryote.

Génome — définition ?

Ensemble des chromosomes portant l’information génétique.

Génome nucléaire eucaryote — composition ?

Chromosomes nucléaires et parfois organelles (mitochondries, plastes).

Génome mitochondrial — localisation ?

Dans les mitochondries, distinct du génome nucléaire.

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