Quelles conséquences les dégradations du béton peuvent-elles avoir sur l’ouvrage ?
Elles peuvent entraîner sa ruine.
Quelle approche est privilégiée face aux pathologies ?
La prévention plutôt que les réparations curatives.
Qui définit la durée de vie et le budget de l’ouvrage ?
Le maître d’ouvrage.
Qui conçoit l’ouvrage selon le site et les contraintes du maître d’ouvrage ?
Le maître d’œuvre.
Dans quels environnements la corrosion des armatures est-elle fréquente ?
Dans les ouvrages exposés à l’air, proches de la mer, très humides ou exposés au sel de déverglaçage.
Quelles conséquences la corrosion des armatures peut-elle avoir sur le béton et l’ouvrage ?
Elle peut faire gonfler l’acier, éclater le béton, provoquer la chute de blocs et mener à la ruine de l’ouvrage.
Quel pH présente le béton sain ?
Un pH de l’ordre de 12 à 13.
Quel produit forme la réaction de carbonatation du ciment avec le CO₂ ?
Du carbonate de calcium.
Quel pH le béton atteint-il lorsque la carbonatation neutralise son alcalinité ?
Un pH proche de 9.
Quelles sont les sources de chlorures introduits dans le béton lors de sa fabrication ?
Les granulats marins non lavés, l’eau de gâchage de mer et les adjuvants chlorés.
Quelles sont les sources extérieures de chlorures pour le béton ?
Les chlorures marins et les sels de déverglaçage.
À quelle teneur en chlorures la corrosion des armatures s’amorce-t-elle ?
Environ 0,4 à 0,5 % de la masse de ciment.
Quand le seuil de corrosion par les chlorures est-il atteint plus rapidement ?
Lorsque le béton est carbonaté.
Quel type de corrosion les chlorures amorcent-ils d’abord sur l’acier ?
Des piqûres de corrosion.
Quelles mesures comprend le diagnostic d’un ouvrage corrodé ?
Le relevé des fissures, la profondeur de carbonatation, l’enrobage et le potentiel des armatures.
Comment traiter les armatures corrodées lors de la réparation d’une épaufrure ?
Les dégager sans les abîmer, les brosser et les passiver.
Comment reconstituer l’enrobage lors de la réparation d’une épaufrure ?
Avec un mortier de réparation fibré sans retrait.
Quel risque entraîne un diagnostic incomplet des zones carbonatées ou chlorées ?
La réparation peut devenir cathodique et déplacer la corrosion vers d’autres zones du ferraillage.
Qu’est-ce que la réaction sulfatique interne ?
Une formation différée d’ettringite dans le béton, susceptible de provoquer son gonflement.
Que permet le retour à température ambiante après dissolution de l’ettringite primaire ?
La reprécipitation d’ettringite différée dans la pâte durcie, en présence d’humidité.
Quelles conditions favorisent la réaction sulfatique interne ?
Une forte élévation de température, une forte humidité et une composition particulière du béton.
Qu’est-ce que l’alcali-réaction ?
Un gonflement interne du béton causé par la réaction entre certains granulats et les alcalins de la solution interstitielle.
Quelle catégorie de granulats peut engendrer une alcali-réaction ?
Les granulats potentiellement réactifs (PR).
D’où proviennent les sulfates responsables de la réaction sulfatique externe ?
De l’air, du sol ou de solutions extérieures.
Qu’est-ce que la lixiviation du béton ?
La disparition de la phase liante autour des granulats sous l’action d’une eau peu minéralisée qui capte notamment les ions calcium.
Quel acide les bactéries produisent-elles en milieu riche en H₂S ?
De l’acide sulfurique.
Quels facteurs influencent les dégradations du béton dues au gel-dégel ?
Le nombre de cycles, la vitesse de refroidissement, la température minimale, la durée du gel et l’exposition à l’eau.
Que provoque le gel interne dans le béton ?
Une microfissuration dans la masse du béton.
Quelles altérations un incendie peut-il provoquer dans les armatures et le béton ?
Une dilatation et une modification des caractéristiques mécaniques des armatures, ainsi qu’un écaillage et une variation de teinte du béton.
Que se produit-il dans le béton à partir de 300 °C ?
La pâte de ciment se transforme et se microfissure.
À quelle température l’adhérence des aciers au béton devient-elle presque nulle ?
À 500 °C.
Qu’est-ce que le retrait du béton ?
Une diminution de volume due à différents phénomènes, notamment la température.
Quels sont les quatre types de retrait du béton ?
Le retrait de séchage, de dessiccation, endogène et thermique.
Quand le ressuage du béton survient-il et que révèle-t-il en surface ?
Avant la prise, il fait apparaître une pellicule d’eau claire en surface.
Quand apparaît le retrait endogène du béton ?
Après la prise, dès le début du durcissement.
Quand le retrait thermique du béton survient-il ?
Pendant le durcissement ou quelques semaines après la mise en place, lors du refroidissement suivant l’échauffement du ciment.
Avant de traiter une fissure, que faut-il déterminer à son sujet ?
Il faut déterminer si elle est évolutive.
Quel traitement une fissure stable peut-elle recevoir ?
Elle peut être calfeutrée, pontée ou injectée.
Qu’étudie la pathologie ?
Les maladies, notamment leurs causes et leurs mécanismes.
D’où proviennent notamment les attaques subies par le béton ?
De son environnement.
Quels défauts de réalisation sont associés aux sinistres ?
Un enrobage non respecté ou l’ajout d’eau au béton.
À quels autres facteurs les sinistres sont-ils associés ?
À des problèmes de conception et à l’absence de retour d’expérience à long terme.
De quel matériau sont généralement faites les armatures ?
D’acier, un alliage de fer et de carbone.
Quels efforts les armatures reprennent-elles principalement ?
Les efforts de traction, certains efforts de compression et les efforts internes liés au retrait et à la dilatation.
À quel taux d’humidité relative la vitesse de carbonatation est-elle maximale ?
Autour de 60 %.
Dans quel sens les chlorures extérieurs pénètrent-ils dans le béton ?
De la surface vers l’intérieur.
Comment détecte-t-on la présence de chlorures dans le béton ?
Par prélèvements de béton, notamment au droit des armatures, puis dosage en laboratoire.
Quelles mesures limitent la corrosion par les chlorures dans le béton ?
Un enrobage suffisant, un béton adapté à l’exposition, une pénétration limitée des chlorures, de l’oxygène et de l’eau, et une mise en œuvre sans ajout d’eau.
Comment les inhibiteurs de corrosion appliqués en surface agissent-ils sur les armatures ?
Ils migrent dans le béton et contribuent à rétablir leur passivation.
Quelle corrosion les inhibiteurs appliqués en surface ralentissent-ils surtout ?
La corrosion liée à la carbonatation.
Quelle propriété doivent avoir les revêtements utilisés sur les bâtiments ?
Ils doivent laisser passer la vapeur d’eau.
Quels traitements peuvent lutter contre la corrosion du béton armé ?
Le remplacement du béton contaminé, la protection cathodique, la réalcalinisation et la déchloruration.
Quel réseau de fissures la réaction sulfatique interne produit-elle souvent ?
Un réseau de fissures multidirectionnelles.
Sous quelle forme les alcalins de l’alcali-réaction sont-ils exprimés ?
En Na₂O équivalent.
Quels gels l’alcali-réaction forme-t-elle ?
Des gels silico-calco-alcalins.
Quel aspect la lixiviation donne-t-elle au parement du béton ?
Une surface délavée où les granulats deviennent visibles.
Quels facteurs augmentent l’intensité de l’attaque bactérienne du béton ?
La condensation, la concentration en H₂S et la température.
Quelle concentration en H₂S caractérise une attaque très forte avec condensation au-dessus de 10 °C ?
Plus de 50 mg/m³.
Quel composé soluble se forme lorsque le nitrate d’ammonium attaque la portlandite ?
Du nitrate de calcium.
Quelle est la première étape de réparation d’une attaque chimique du béton ?
Diagnostiquer la profondeur d’altération.
Quelles sont les principales attaques physiques du béton et de quelles actions résultent-elles ?
Le gel-dégel et l’incendie, résultant d’actions mécaniques ou thermiques.
Comment prévenir les dégradations du béton par le gel-dégel ?
En créant un espace permettant à l’eau d’augmenter de volume.
Quelles méthodes évaluent le béton après un incendie ?
Les carottages, la mesure de la vitesse du son, le scléromètre et l’observation d’une coloration rosée.
Quelles conditions favorisent le retrait de dessiccation du béton ?
Un excès d’eau, une prise lente, le vent, une faible humidité, une température défavorable et l’absence de cure ou de joint de retrait.
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2. Lors de la préparation d’un ouvrage, quelle répartition des responsabilités est correcte ?
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