Quelle part des dommages des ouvrages provient de pathologies des matériaux ?
Environ 42 %.
Quelles caractéristiques décrivent le béton et ses propriétés évolutives ?
C’est un matériau multiphasique, poreux et vieillissant, dont les propriétés évoluent dans le temps.
Que permettent les pores du béton ?
La pénétration d’agents environnementaux agressifs.
Quels critères de prescription concernent l’enrobage, les fissures et la résistance du béton ?
L’enrobage minimal, l’ouverture maximale des fissures et la résistance minimale du béton.
Quelles autres modalités permettent de prescrire la durabilité du béton ?
Des spécifications de composition ou des indicateurs et seuils de performance.
Quelles attaques désignent les classes d’exposition XF1 à XF4 ?
Les attaques par gel-dégel, avec ou sans agent de déverglaçage.
Quels dommages le gel-dégel peut-il provoquer dans le béton ?
Des fissures, le déchaussement des granulats, l’éclatement et l’écaillage superficiel.
Quelles pressions osmotiques accompagnent l’action d’un agent de déverglaçage ?
Des pressions liées à la concentration en NaCl.
Dans un mortier E/C = 0,6, que provoque le gel si S > 90 % ?
Une dilatation due au gel de l’eau dans les capillaires.
Qu’est-ce que la corrosion d’un matériau ?
L’altération d’un matériau par réaction chimique avec un oxydant.
Quelles conditions électrochimiques permettent la corrosion des armatures du béton ?
Une réaction anodique, une réaction cathodique impliquant l’oxygène et l’eau, un électrolyte ionique et un conducteur électronique.
Quel auteur et quelle année sont associés à la couche passive de l’acier dans le béton ?
Noda, 1990.
Comment la carbonatation favorise-t-elle la corrosion des armatures ?
Elle abaisse le pH du béton d’environ 12,5 à moins de 9 et dépassive les armatures.
Comment les chlorures atteignent-ils les armatures en zone de cycles d’humidification-séchage ?
Par absorption capillaire, convection puis diffusion dans les zones saturées.
Quel est le seuil de dépassivation des armatures du béton par les chlorures ?
Un rapport de 0,6, soit environ 0,4 % de chlorures en masse de ciment.
Quels processus provoquent notamment les attaques chimiques du béton ?
La dissolution et l’hydrolyse des hydrates, ainsi que la précipitation de composés.
Quels composés les attaques sulfatiques peuvent-elles former ?
Du gypse et de l’ettringite.
Quelles réactions constituent les réactions de gonflement interne ?
La réaction alcali-granulats (RAG) et la réaction sulfatique interne (RSI).
Quel produit la réaction sulfatique interne (RSI) forme-t-elle ?
De l’ettringite différée.
Quels désordres les réactions de gonflement interne (RGI) peuvent-elles provoquer ?
Expansion, fissuration polygonale, exsudation de gels siliceux, popouts et dégradation des parements.
Quelle humidité relative favorise la réaction alcali-granulats (RAG) ?
Une humidité relative supérieure à 80 %.
Quelles conditions thermiques favorisent la réaction sulfatique interne (RSI) ?
Une température au jeune âge atteignant au moins 65 °C.
Quels sont les trois types de roches ?
Les roches magmatiques, sédimentaires et métamorphiques.
Quelle résistance à la compression définit les pierres tendres ?
Quelle résistance à la compression définit les pierres fermes ?
Quelles sont les trois origines possibles de l’endommagement de la pierre naturelle ?
Physique, chimique et biologique.
Quel rôle l’eau joue-t-elle dans les altérations de la pierre naturelle ?
Elle accompagne souvent les différentes origines et leur donne un fort impact.
Que peut provoquer la cristallisation des sels à la surface de la pierre ?
Une désagrégation sableuse ou une alvéolisation par dessertissage des grains.
Quel effet la cristallisation interne des sels peut-elle exercer dans la pierre ?
Elle peut exercer une pression dans la pierre.
Quel effet une dilatation thermique différentielle peut-elle produire dans la pierre ?
Elle peut engendrer des contraintes et fissurer la pierre.
Quels contacts faut-il éviter pour protéger la pierre ?
Les contacts et les ruissellements d’eau.
Quel mortier privilégier pour protéger la pierre des sels et favoriser la perméabilité ?
Un mortier de chaux aérienne.
Quels coefficients de dilatation thermique sont indiqués pour le grès, le calcaire et le granit ?
Grès : 20 à 100 × 10⁻⁶/°C ; calcaire : 10 × 10⁻⁶/°C ; granit : 3 à 4 × 10⁻⁶/°C.
Que peuvent provoquer les contraintes dues à une dilatation thermique différentielle entre matériaux ?
Des fissures ou des microfissures.
Quelle dégradation une pierre calcaire peut-elle subir au contact d’un mortier à base de ciment ?
Une désagrégation sableuse.
Qui a associé un mortier à base de ciment à la désagrégation sableuse d’une pierre calcaire, et en quelle année ?
Mello, 2004.
Quelle coupure capillaire peut-on créer au sol pour prévenir l’altération de la pierre ?
Placer des pierres dures et denses au sol.
Que provoquent les variations périodiques de température et d’humidité dans le bois ?
Des cycles de contraction et de dilatation.
Quelles conséquences les gradients d’humidité et le retrait peuvent-ils avoir dans le bois ?
Des contraintes et des fissurations possibles.
Quelle notion exprime la disponibilité de l’eau, distincte de la teneur en eau ?
L’activité de l’eau aw.
En quoi les spores de champignons se développent-elles après germination ?
En hyphes.
Que consomment les champignons lignivores dans le bois ?
Les constituants lignocellulosiques.
Où la larve d’un insecte à larves xylophages se développe-t-elle et se nourrit-elle ?
Dans le bois, en y creusant des galeries.
Quels insectes sont des xylophages à larves ?
Le capricorne, l’hespérophane, le lyctus, la petite vrillette et la grosse vrillette.
Où vivent les colonies de termites souterrains et comment sont-elles organisées ?
Elles vivent dans le sol et sont organisées en castes.
Quelles matières les termites souterrains recherchent-ils ?
Les matières contenant de la cellulose.
Qu’impose le décret du 23 mai 2006 dans certaines zones ?
La protection des bâtiments neufs contre les termites avant construction.
Quelle salinité optimale est indiquée pour les térébrants marins ?
De 2 à 3 %.
Quelles masses volumiques sont indiquées pour le béton et le béton armé ?
Environ 2 350 kg/m³ pour le béton et 2 500 kg/m³ pour le béton armé.
Quels sont les pourcentages approximatifs des composants du béton conventionnel ?
60–70 % de granulats, 15 % de liant et additions, 8–20 % de porosité et 2 % d’adjuvant.
De quels paramètres dépend la dégradation du béton par gel-dégel ?
De la cyclicité, de la vitesse de variation de température, de la température minimale et de la saturation locale.
Quelle mesure prévient la dégradation du béton par gel-dégel ?
Employer un entraîneur d’air.
Comment limiter le rapport E/C pour prévenir le gel-dégel ?
En le diminuant.
Quels granulats faut-il éviter pour prévenir le gel-dégel ?
Les granulats trop poreux.
Quelle relation décrit la profondeur de carbonatation du béton au cours du temps ?
À quels phénomènes correspondent les classes XC, XS et XD ?
XC désigne la carbonatation, XS les chlorures marins et XD les chlorures d’autres origines.
Quels sont les principaux constituants de la matrice cimentaire hydratée ?
La portlandite, les C-S-H et les aluminates de calcium hydratés.
Quels constituants représentent environ 60–70 % de la matrice cimentaire hydratée ?
Les silicates de calcium hydratés, ou C-S-H.
Quels critères caractérisent notamment les eaux naturelles ?
Le pH, le CO₂ agressif, la dureté et la mobilité du milieu.
Quel pH caractérise les milieux acides ?
Un pH inférieur à 4.
Quelle substance les bactéries SRB produisent-elles dans les réseaux d’eaux usées ?
Du H₂S.
Quelles mesures préviennent les attaques chimiques du béton ?
Un béton compact, des additions minérales appropriées, des barrières physiques et le respect des classes XA.
De quels facteurs dépendent les réactions de gonflement interne (RGI) ?
De la composition et du transport dans le béton, ainsi que des conditions environnementales.
Que provoque le gel expansif de la réaction alcali-granulats (RAG) dans la matrice cimentaire ?
Il la met en traction et provoque des fissures, parfois jusque dans les granulats.
Comment se forment les roches sédimentaires ?
Par le dépôt et la solidification de sédiments organiques ou minéraux.
De quelles roches proviennent les roches métamorphiques ?
De roches préexistantes transformées par la température et la pression.
À quels usages la pierre naturelle sert-elle en construction ?
À des usages esthétiques ou structurels dans le bâtiment, les travaux publics et les ouvrages d’art.
Quelle est l’origine des ressources françaises en pierre naturelle ?
Elles sont locales et diverses.
Quelle résistance à la compression est indiquée pour le calcaire ?
De 5 à 275 MPa.
Quels dégâts le gel-dégel peut-il provoquer dans la pierre ?
L’écaillage, la désagrégation sableuse, le délitage en plaquettes ou l’éclatement.
Quelle altération les cycles d’imbibition-séchage de grande amplitude peuvent-ils causer ?
Une desquamation en plaques de quelques millimètres à plusieurs centimètres d’épaisseur.
Quel acide les lichens produisent-ils en pénétrant les microfissures de la pierre ?
De l’acide oxalique, qui attaque les carbonates et peut former des oxalates ocre.
Comment les racines des végétaux peuvent-elles fragmenter la pierre ?
Elles pénètrent dans les fissures et y exercent des pressions.
Quelle référence décrit la méthodologie de diagnostic en vue du réemploi ?
CTMNC, 2020.
Quels aspects du produit la méthodologie de diagnostic en vue du réemploi examine-t-elle ?
Les aspects technique, visuel, quantitatif, l’usage actuel et les traitements de surface éventuels.
Quelles porosités accessibles à l’eau sont indiquées pour le béton, le mortier et les roches ?
Béton : 10 à 15 % ; mortier : 20 à 30 % ; roches : moins de 1 à 2 %.
Que doit examiner le diagnostic d’une pierre destinée au réemploi ?
Le bâtiment, les caractéristiques et l’aspect de la pierre, la quantité et l’accès au gisement, l’usage actuel et les traitements de surface.
Quel effet l’eau a-t-elle sur le fluage du bois sous chargement à long terme ?
Elle accentue le fluage.
Quelle référence associe l’eau à la fatigue de la couche adhésive bois-adhésif ?
Wang et al., 2020.
Comment l’eau peut-elle provoquer une rupture à l’interface bois-adhésif ?
Par hydrolyse de la couche adhésive.
Quels indices signalent la présence d’insectes à larves xylophages ?
Des trous de sortie et des vermoulures en tas ou en coulures.
Quels bois le lyctus attaque-t-il ?
Les bois riches en amidon, notamment le châtaignier, le chêne, le frêne, les bois tropicaux feuillus et les bois jeunes.
Quel diamètre ont les trous de sortie du lyctus ?
De 1 à 2 mm.
Quels bois le capricorne des maisons attaque-t-il ?
Les résineux.
Combien d’œufs pond le capricorne des maisons ?
De 20 à 100 œufs.
Quels bois la grosse vrillette attaque-t-elle particulièrement ?
Les bois déjà dégradés par des champignons de pourriture cubique ou fibreuse.
Quels matériaux les termites souterrains peuvent-ils dégrader ?
Le bois, le papier, le carton, le polystyrène, des isolants et des gaines.
Quelle largeur d’interstice les termites souterrains peuvent-ils traverser ?
De l’ordre de 1 mm.
Quels indices peuvent révéler des termites souterrains sur les matériaux durs ?
Des galeries, tunnels ou cordonnets.
Où nichent les termites de bois secs et quelle communication leur manque ?
Ils nichent dans le bois sec sans communiquer avec le sol.
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1. Quelle combinaison décrit des moyens courants de prescrire la durabilité du béton ?
2. À quel type d’agression correspondent les classes d’exposition XF1 à XF4 ?
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