QCM : Pathologies des matériaux de construction (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison décrit des moyens courants de prescrire la durabilité du béton ?

Fixer la masse volumique minimale, la température de cure et la couleur maximale du béton.
Imposer la granulométrie des armatures, la hauteur de l’ouvrage et sa fréquence d’inspection.
Fixer l’enrobage minimal, l’ouverture maximale des fissures et la résistance minimale du béton.
Définir la vitesse de prise, la résistance des granulats et l’épaisseur minimale des fissures.

Fixer l’enrobage minimal, l’ouverture maximale des fissures et la résistance minimale du béton.

Explication

La durabilité peut être prescrite par des limites d’enrobage, d’ouverture des fissures et de résistance, ou par des spécifications de composition et des seuils de performance. La température de cure et la couleur ne constituent pas la combinaison indiquée.

2. À quel type d’agression correspondent les classes d’exposition XF1 à XF4 ?

Aux attaques par carbonatation, avec ou sans présence de chlorures.
Aux attaques par réactions sulfatiques, avec ou sans immersion prolongée.
Aux attaques par abrasion, avec ou sans circulation de véhicules.
Aux attaques par gel-dégel, avec ou sans agent de déverglaçage.

Aux attaques par gel-dégel, avec ou sans agent de déverglaçage.

Explication

Les classes XF1 à XF4 concernent les attaques liées au gel-dégel et peuvent inclure la présence d’un agent de déverglaçage. La carbonatation relève d’un autre mécanisme de dégradation.

3. Dans un béton soumis à une forte humidité, quelles conditions favorisent particulièrement la réaction sulfatique interne (RSI) ?

Une humidité relative modérée et une exposition prolongée aux sulfates provenant du milieu
Une humidité relative supérieure à 80 % et la présence de silice réactive dans les granulats
Une humidité relative supérieure à 95 % et une température au jeune âge d’au moins 65 °C
Une humidité relative supérieure à 95 % et une faible température durant le jeune âge

Une humidité relative supérieure à 95 % et une température au jeune âge d’au moins 65 °C

Explication

La RSI est favorisée par une humidité relative supérieure à 95 % et une élévation de température au jeune âge atteignant au moins 65 °C. La présence de silice réactive et le seuil d’humidité de 80 % sont plutôt associés à la RAG.

4. Pourquoi l’attaque de champignons lignivores peut-elle affaiblir une pièce de bois ?

Ils déposent des concrétions dans le bois, ce qui augmente sa masse et réduit sa rigidité.
Ils provoquent des cycles de dilatation, ce qui renforce les fibres mais fragilise les assemblages.
Ils consomment des constituants lignocellulosiques, ce qui diminue les propriétés mécaniques du bois.
Ils consomment l’eau contenue dans le bois, ce qui accroît directement la résistance des fibres.

Ils consomment des constituants lignocellulosiques, ce qui diminue les propriétés mécaniques du bois.

Explication

Les champignons lignivores consomment les constituants lignocellulosiques du bois et en diminuent ainsi les propriétés mécaniques. Les concrétions dans le bois sont associées à des indices de termites, pas à ce mécanisme fongique.

5. Deux matériaux assemblés se dilatent différemment lorsqu’ils sont chauffés : quelle conséquence faut-il envisager pour la pierre ?

La pierre peut se désagréger en sable sous l’effet d’une incompatibilité avec le ciment.
La pierre peut gagner en porosité, ce qui améliore son évacuation de l’eau.
La pierre peut perdre ses sels de surface et devenir moins sensible aux intempéries.
Des contraintes peuvent apparaître et provoquer des fissures ou des microfissures.

Des contraintes peuvent apparaître et provoquer des fissures ou des microfissures.

Explication

Une dilatation thermique différentielle crée des contraintes susceptibles de provoquer des fissures ou des microfissures. La désagrégation sableuse en présence de ciment est un autre mécanisme d’incompatibilité, et non la conséquence directe décrite ici.

6. Dans des conditions favorables, quelle séquence décrit le développement des champignons à partir des spores ?

Les spores forment d’abord des conidiophores, qui deviennent des hyphes avant de se rassembler en mycélium.
Les spores germent en mycélium, qui se transforme en conidiophores avant de produire des hyphes.
Les spores germent en hyphes, qui forment un mycélium ; certains hyphes produisent ensuite des conidiophores libérant des spores.
Les spores deviennent directement un mycélium, qui produit des galeries avant de libérer des conidiophores.

Les spores germent en hyphes, qui forment un mycélium ; certains hyphes produisent ensuite des conidiophores libérant des spores.

Explication

Les spores germent en hyphes, dont le développement constitue le mycélium ; certains hyphes produisent ensuite des conidiophores qui relarguent des spores dans l’air. Les conidiophores ne précèdent donc pas la formation des hyphes.

7. Quel procédé caractérise la construction en pisé ?

Empiler des boules de terre et de fibres en couches d’environ 50 à 60 cm, battre les couches et tailler les faces du mur.
Mouler des briques de terre plastique, les sécher à l’abri de la pluie et les poser au mortier sur un soubassement.
Mélanger terre, eau et fibres, puis remplir une structure en bois avec le mélange avant de laisser sécher.
Compacter une terre contenant environ 5 à 12 % d’eau dans un coffrage d’environ 20 cm de haut, en répétant les remplissages avant un décoffrage immédiat.

Compacter une terre contenant environ 5 à 12 % d’eau dans un coffrage d’environ 20 cm de haut, en répétant les remplissages avant un décoffrage immédiat.

Explication

Le pisé consiste à placer une terre légèrement humide dans un coffrage, à la compacter par étapes et à décoffrer immédiatement le mur. L’empilement de boules en couches épaisses relève de la bauge.

8. Quelles sont les principales problématiques à considérer pour les matériaux biosourcés ?

La gestion des eaux de chantier, la résistance aux chocs et le coût des matières premières.
La protection contre les insectes, l’isolation acoustique et la facilité de mise en œuvre.
La résistance aux séismes, la conductivité électrique et la stabilité des couleurs dans le temps.
Les effets de l’eau, le comportement au feu et le maintien des propriétés dans le temps.

Les effets de l’eau, le comportement au feu et le maintien des propriétés dans le temps.

Explication

Les enjeux principaux concernent l’eau, le comportement au feu et la conservation des propriétés dans le temps. La résistance aux séismes ou la conductivité électrique ne font pas partie de cette liste de problématiques.

9. Quelle distinction décrit correctement la réaction au feu et la résistance au feu ?

La réaction au feu mesure le maintien des fonctions pendant un incendie, tandis que la résistance au feu mesure la facilité d’inflammation.
La réaction au feu indique la durée d’évacuation, tandis que la résistance au feu décrit la capacité à éviter tout départ de feu.
La réaction au feu concerne la propagation des fumées, tandis que la résistance au feu concerne la production de chaleur par le matériau.
La réaction au feu concerne la capacité à s’enflammer, tandis que la résistance au feu concerne le maintien de fonctions pendant une durée d’exposition.

La réaction au feu concerne la capacité à s’enflammer, tandis que la résistance au feu concerne le maintien de fonctions pendant une durée d’exposition.

Explication

La réaction au feu porte sur l’inflammabilité du matériau, alors que la résistance au feu évalue le maintien de fonctions désignées pendant une durée et un scénario d’incendie. Inverser ces deux notions constitue une confusion fréquente.

10. Un béton exposé aux sulfates présente une attaque sulfatique : quels produits peuvent se former et quelles phases peuvent être lixiviées ?

De la calcite et de la thaumasite peuvent se former, tandis que les granulats et les armatures peuvent être lixiviés
De la silice amorphe et des gels alcalins peuvent se former, tandis que les aluminates et les granulats peuvent être lixiviés
Du gypse et de l’ettringite peuvent se former, tandis que la portlandite et les C-S-H peuvent être lixiviés
De la portlandite et des C-S-H peuvent se former, tandis que le gypse et l’ettringite peuvent être lixiviés

Du gypse et de l’ettringite peuvent se former, tandis que la portlandite et les C-S-H peuvent être lixiviés

Explication

L’attaque sulfatique peut produire du gypse et de l’ettringite et entraîner la lixiviation de la portlandite et des C-S-H. La formation de gels alcalins correspond plutôt à la réaction alcali-granulats.

11. Dans une construction en bauge, comment forme-t-on principalement les murs ?

On moule des briques de terre plastique, on les sèche à plat et sur la tranche, puis on les assemble au mortier.
On presse des mélanges de terre et d’eau en briques, puis on les maçonne en ajoutant éventuellement de la chaux.
On empile des boules de terre mêlée d’eau et de fibres végétales en couches d’environ 50 à 60 cm, que l’on bat puis taille.
On place une terre contenant environ 5 à 12 % d’eau dans un coffrage bas, on la compacte par remplissages successifs puis on décoffre.

On empile des boules de terre mêlée d’eau et de fibres végétales en couches d’environ 50 à 60 cm, que l’on bat puis taille.

Explication

La bauge se réalise par empilement de boules de terre et de fibres en couches successives, qui sont battues puis taillées. Le remplissage et le compactage répétés dans un coffrage décrivent le pisé, et non la bauge.

12. Quelle combinaison décrit les conditions de salinité associées aux térébrants marins ?

Ils attaquent les bois immergés en eau de mer, avec une salinité optimale de 2 à 3 % et létale de 0,4 à 1 %.
Ils attaquent les bois immergés en eau de mer, avec une salinité optimale de 0,4 à 1 % et létale de 2 à 3 %.
Ils attaquent les bois enfouis dans le sol, avec une salinité optimale de 2 à 3 % et létale de 0,4 à 1 %.
Ils attaquent les bois immergés en eau douce, avec une salinité optimale de 2 à 3 % et létale de 0,4 à 1 %.

Ils attaquent les bois immergés en eau de mer, avec une salinité optimale de 2 à 3 % et létale de 0,4 à 1 %.

Explication

Les térébrants marins attaquent les bois immergés en eau de mer ; leur salinité optimale est de 2 à 3 %, tandis que la salinité létale se situe entre 0,4 et 1 %. La seconde proposition inverse les plages optimale et létale.

13. Lorsqu’une terre crue présente une cohésion différente et réagit autrement à l’humidité, quels facteurs permettent d’expliquer ces deux comportements ?

La cohésion dépend de l’argile et de l’eau, tandis que la réaction à l’eau dépend de la quantité et de la nature des argiles.
La cohésion dépend surtout du sable, tandis que la réaction à l’eau dépend principalement de la compacité du sol.
La cohésion dépend de la nature des argiles, tandis que la réaction à l’eau est déterminée par la seule quantité d’eau présente.
La cohésion dépend de la quantité d’argile, tandis que la réaction à l’eau dépend surtout de la teneur en matière organique.

La cohésion dépend de l’argile et de l’eau, tandis que la réaction à l’eau dépend de la quantité et de la nature des argiles.

Explication

La cohésion d’une terre est liée à la présence d’argile et d’eau, alors que son comportement face à l’eau varie selon la quantité et la nature des argiles. La teneur en matière organique proposée comme facteur principal ne caractérise pas ces relations.

14. Comment les variations périodiques de température et d’humidité peuvent-elles endommager le bois ?

Elles favorisent la germination des spores, qui produit des galeries dans les fibres du bois.
Elles dissolvent les constituants lignocellulosiques, ce qui réduit directement la masse du bois.
Elles diminuent la teneur en eau sans modifier les dimensions ni les contraintes du bois.
Elles provoquent des cycles de contraction et de dilatation, créant des contraintes et des fissurations possibles.

Elles provoquent des cycles de contraction et de dilatation, créant des contraintes et des fissurations possibles.

Explication

Les variations périodiques entraînent des mouvements dimensionnels et des gradients d’humidité, susceptibles de créer des contraintes et des fissures. La consommation des constituants lignocellulosiques relève de l’action des champignons lignivores, et non de ces cycles physiques.

15. Quel signe est particulièrement associé à la réaction alcali-granulats parmi les manifestations des réactions de gonflement interne ?

Des éclatements ponctuels de type popout
Une dissolution uniforme de la surface du béton
Une corrosion généralisée des armatures métalliques
Une délamination régulière des couches superficielles

Des éclatements ponctuels de type popout

Explication

Les popouts sont des éclatements ponctuels associés à la RAG, au sein des diverses manifestations possibles des réactions de gonflement interne. La corrosion des armatures n’est pas le signe distinctif indiqué pour cette réaction.

16. Quelle distinction faut-il faire entre la teneur en eau et l’activité de l’eau d’un matériau ?

La teneur en eau mesure l’eau liée aux fibres, tandis que l’activité de l’eau indique le retrait causé par le séchage.
La teneur en eau caractérise l’humidité de l’air, tandis que l’activité de l’eau mesure la résistance mécanique du matériau.
La teneur en eau indique l’eau disponible pour les organismes, tandis que l’activité de l’eau mesure toute l’eau contenue.
La teneur en eau mesure l’eau contenue, tandis que l’activité de l’eau indique sa disponibilité pour les organismes.

La teneur en eau mesure l’eau contenue, tandis que l’activité de l’eau indique sa disponibilité pour les organismes.

Explication

La teneur en eau quantifie l’eau présente dans le matériau, alors que l’activité de l’eau renseigne sur sa disponibilité biologique. La confusion consiste à inverser ces deux rôles.

17. Comment les termites souterrains vivent-ils et quelles matières recherchent-ils ?

Ils vivent en colonies organisées en castes dans le sol et recherchent des matières contenant de la cellulose.
Ils vivent en colonies sans castes dans l’eau de mer et recherchent des matières contenant de la cellulose.
Ils vivent individuellement dans le sol et recherchent des matières contenant de la lignine.
Ils vivent en colonies organisées en castes dans le bois et recherchent des matières riches en amidon.

Ils vivent en colonies organisées en castes dans le sol et recherchent des matières contenant de la cellulose.

Explication

Les termites souterrains forment des colonies organisées en castes, installées dans le sol, et recherchent des matières cellulosiques. La vie dans le bois et la recherche d’amidon ne décrivent pas ce mode de vie.

18. Quelle mesure contribue à prévenir les dégradations du béton par gel-dégel ?

Augmenter la porosité des granulats et exposer le béton à l’eau.
Favoriser l’absorption d’eau et choisir des granulats très poreux.
Employer un entraîneur d’air et réduire le rapport E/C.
Éliminer l’air entraîné et accroître le rapport E/C.

Employer un entraîneur d’air et réduire le rapport E/C.

Explication

La prévention peut notamment associer un entraîneur d’air, une diminution du rapport E/C, des granulats peu poreux et une protection contre l’eau. Accroître la porosité des granulats va à l’encontre de ces mesures.

19. Dans un mortier de rapport E/C égal à 0,6, que se produit-il lors du gel si la saturation dépasse 90 % ?

L’eau des capillaires gèle et provoque une dilatation du mortier.
Le mortier conserve son volume, car l’eau des capillaires ne gèle pas.
La saturation entraîne une fusion de la glace et un retrait de la surface.
Le mortier se contracte régulièrement à mesure que sa température diminue.

L’eau des capillaires gèle et provoque une dilatation du mortier.

Explication

Lorsque la saturation dépasse 90 %, le gel de l’eau dans les capillaires entraîne une dilatation. La contraction régulière au refroidissement correspond au cas où la saturation est inférieure ou égale à 90 %.

20. Environ quelle part des dommages des ouvrages est attribuée aux pathologies des matériaux ?

Environ 25 %.
Environ 60 %.
Environ 75 %.
Environ 42 %.

Environ 42 %.

Explication

Les pathologies des matériaux sont à l’origine d’environ 42 % des dommages des ouvrages. Une valeur de 60 % surestimerait cette part.

21. Un béton contient de la silice réactive et des granulats ou alcalins réactifs : quelle condition environnementale favorise la RAG ?

Une faible humidité relative accompagnée d’une forte mobilité de l’eau
Une humidité relative supérieure à 95 % accompagnée d’une température élevée au jeune âge
Une élévation de température au jeune âge atteignant au moins 65 °C
Une humidité relative supérieure à 80 %

Une humidité relative supérieure à 80 %

Explication

La RAG est favorisée par un environnement humide, avec une humidité relative supérieure à 80 %, en présence de constituants réactifs. Le seuil de 95 % et la température élevée au jeune âge caractérisent les conditions favorisant la RSI.

22. Quel ensemble comprend des insectes dont les larves sont xylophages ?

Le capricorne, le termite souterrain, le lyctus, la petite vrillette et le térébrant marin.
Le capricorne, l’hespérophane, le termite souterrain, la petite vrillette et le térébrant marin.
L’hespérophane, le termite souterrain, la grosse vrillette, le lyctus et le térébrant marin.
Le capricorne, l’hespérophane, le lyctus, la petite vrillette et la grosse vrillette.

Le capricorne, l’hespérophane, le lyctus, la petite vrillette et la grosse vrillette.

Explication

Le capricorne, l’hespérophane, le lyctus et les deux vrillettes figurent parmi les insectes à larves xylophages. Les termites souterrains et les térébrants marins appartiennent aux catégories traitées séparément.

23. Quelles conditions électrochimiques sont nécessaires à la corrosion des armatures dans le béton ?

Une réaction anodique, de l’oxygène sans eau, un béton sec et une liaison électronique entre les granulats.
Une réaction cathodique sans eau, un électrolyte gazeux et une liaison ionique reliant les réactions dans l’armature.
Deux réactions anodiques, du dioxyde de carbone, un électrolyte isolant et une liaison électronique dans le béton.
Une réaction anodique, une réaction cathodique impliquant oxygène et eau, un électrolyte ionique et une liaison électronique dans l’armature.

Une réaction anodique, une réaction cathodique impliquant oxygène et eau, un électrolyte ionique et une liaison électronique dans l’armature.

Explication

La corrosion requiert les réactions anodique et cathodique, un électrolyte conducteur ionique dans le béton humide et un conducteur électronique reliant les réactions dans l’armature. Un électrolyte isolant ne permet pas le transport ionique nécessaire.

24. Un matériau provenant de la filière de la terre crue est qualifié de quelle manière ?

Biosourcé, car il provient d’une matière organique renouvelable.
Composé, car il associe nécessairement plusieurs matières synthétiques.
Géosourcé, car il est issu de la filière de la terre crue.
Minéral isolant, car sa fonction principale est de limiter les pertes de chaleur.

Géosourcé, car il est issu de la filière de la terre crue.

Explication

La qualification géosourcée désigne un matériau issu de la filière de la terre crue. Le terme biosourcé s’applique plutôt aux matériaux issus de biomasse organique renouvelable.

25. Comment un agent de déverglaçage peut-il favoriser l’écaillage de la surface du béton lors du gel-dégel ?

La cristallisation lente du ciment accroît la résistance en traction et fait gonfler uniformément le béton.
La migration de l’oxygène vers les armatures produit une réaction anodique qui soulève la couche superficielle.
La dissolution des granulats réduit la porosité et entraîne une contraction régulière de la surface.
La fusion rapide de la glace provoque un choc thermique et des pressions osmotiques liées au NaCl, générant des contraintes internes.

La fusion rapide de la glace provoque un choc thermique et des pressions osmotiques liées au NaCl, générant des contraintes internes.

Explication

La fusion rapide entraîne un choc thermique superficiel, tandis que la concentration en NaCl génère des pressions osmotiques; les contraintes qui en résultent favorisent fissuration et écaillage. La réaction anodique concerne la corrosion des armatures, pas ce mécanisme de gel-dégel.

26. Lors de la pose d’une pierre, quelle disposition contribue à créer une coupure capillaire au sol ?

Placer au sol des pierres poreuses, tout en augmentant les ruissellements pour évacuer les sels.
Placer au sol des pierres dures et denses, tout en limitant les contacts et ruissellements d’eau.
Placer au sol des pierres de natures différentes, tout en privilégiant un mortier riche en sels.
Placer au sol des pierres tendres, tout en réduisant la perméabilité des mortiers modernes.

Placer au sol des pierres dures et denses, tout en limitant les contacts et ruissellements d’eau.

Explication

La prévention prévoit de placer les pierres dures et denses au sol pour créer une coupure capillaire et de limiter les contacts et ruissellements d’eau. Des pierres poreuses ne correspondent pas à la disposition recommandée pour cette fonction.

27. Quel désordre peut résulter de l’incompatibilité entre une pierre calcaire et un mortier à base de ciment ?

Une désagrégation sableuse de la pierre calcaire.
Une fissuration provoquée par une dilatation thermique différentielle.
Un écaillage dû aux cycles de gel et de dégel.
Une alvéolisation causée par le dessertissage des grains.

Une désagrégation sableuse de la pierre calcaire.

Explication

L’incompatibilité d’une pierre calcaire avec un mortier à base de ciment peut entraîner une désagrégation sableuse. L’écaillage évoque plutôt des dommages associés au gel-dégel, et ne décrit pas cet effet du ciment.

28. Dans une zone soumise à des cycles d’humidification-séchage, comment les chlorures peuvent-ils atteindre les armatures ?

Ils pénètrent par convection dans les granulats, migrent par carbonatation puis précipitent à la surface.
Ils pénètrent par absorption capillaire, migrent par convection puis diffusent dans les zones saturées.
Ils pénètrent par absorption capillaire, migrent par corrosion puis diffusent dans les zones sèches.
Ils pénètrent par diffusion dans les zones sèches, migrent par sédimentation puis s’évaporent près des armatures.

Ils pénètrent par absorption capillaire, migrent par convection puis diffusent dans les zones saturées.

Explication

Les chlorures progressent par absorption capillaire, convection et diffusion dans les zones saturées; les ions libres peuvent ensuite atteindre les armatures et provoquer leur dépassivation. La diffusion décrite dans les zones sèches ne correspond pas au mécanisme indiqué.

29. Quels mécanismes peuvent contribuer aux attaques chimiques du béton ?

La fusion des phases cimentaires et la formation de composés toujours inoffensifs
La déshydratation des granulats et l’oxydation des armatures par l’eau pure
La carbonatation des granulats et la cristallisation de sels sans transformation des hydrates
La dissolution et l’hydrolyse des hydrates, ainsi que la précipitation de composés nocifs ou non

La dissolution et l’hydrolyse des hydrates, ainsi que la précipitation de composés nocifs ou non

Explication

Les attaques chimiques peuvent dissoudre ou hydrolyser les hydrates et entraîner la précipitation de composés, qui peuvent être nocifs ou non. La cristallisation de sels ne remplace pas ces mécanismes caractéristiques.

30. Pourquoi la porosité du béton peut-elle contribuer à la dégradation des ouvrages au cours du temps ?

Elle empêche les propriétés mécaniques du matériau d’évoluer avec le temps.
Elle bloque les échanges entre le béton et son environnement extérieur.
Elle transforme progressivement les armatures en granulats au sein du matériau.
Elle permet à des agents environnementaux agressifs de pénétrer dans le matériau.

Elle permet à des agents environnementaux agressifs de pénétrer dans le matériau.

Explication

Les pores facilitent la pénétration d’agents agressifs, tandis que le béton est un matériau vieillissant dont les propriétés évoluent. La porosité ne bloque donc pas les échanges avec l’environnement.

31. Quel effet peut produire la cristallisation de sels à l’intérieur d’une pierre ?

Elle dissout les grains en profondeur, tandis que les sels cristallisés en surface provoquent une altération biologique.
Elle transforme les minéraux superficiels, tandis que les sels cristallisés en surface provoquent une dilatation thermique.
Elle peut exercer une pression interne, tandis que les sels cristallisés en surface correspondent à une efflorescence.
Elle crée des fissures par gel, tandis que les sels cristallisés en surface entraînent un délitage en plaquettes.

Elle peut exercer une pression interne, tandis que les sels cristallisés en surface correspondent à une efflorescence.

Explication

La cristallisation interne des sels peut exercer une pression dans la pierre, alors que l’efflorescence correspond à une cristallisation en surface. La transformation des minéraux superficiels relève de l’altération chimique, et non de la cristallisation des sels.

32. Quelle caractéristique définit un matériau biosourcé ?

Il résulte principalement du recyclage de matières synthétiques usagées.
Il provient d’une matière organique renouvelable d’origine végétale ou animale.
Il est issu de la filière de la terre crue et de ses transformations.
Il est fabriqué à partir de ressources minérales extraites du sous-sol.

Il provient d’une matière organique renouvelable d’origine végétale ou animale.

Explication

Un matériau biosourcé est issu de biomasse renouvelable, d’origine végétale ou animale. Un matériau provenant de la filière de la terre crue est géosourcé, et non biosourcé.

33. Qu’est-ce que la corrosion d’un matériau ?

Son vieillissement par une variation de température sans échange chimique.
Sa déformation par une contrainte mécanique sans réaction chimique.
Son altération par une réaction chimique avec un oxydant.
Sa dissolution par un liquide sans intervention d’un oxydant.

Son altération par une réaction chimique avec un oxydant.

Explication

La corrosion désigne l’altération d’un matériau par réaction chimique avec un oxydant. Une déformation mécanique sans réaction chimique ne correspond pas à cette définition.

34. Quelle caractéristique du béton sain favorise la passivation de l’acier d’armature ?

Une matrice basique de pH voisin de 12,5 favorise une couche passive d’oxydes de 5 à 20 nm.
Une matrice acide de pH inférieur à 9 favorise une couche passive d’oxydes de 5 à 20 nm.
Une matrice neutre de pH voisin de 7 favorise une couche passive d’oxydes de 20 à 50 nm.
Une matrice basique de pH voisin de 12,5 favorise une couche passive d’oxydes de 50 à 100 nm.

Une matrice basique de pH voisin de 12,5 favorise une couche passive d’oxydes de 5 à 20 nm.

Explication

Dans le béton, l’acier est entouré d’une matrice basique dont le pH est voisin de 12,5, ce qui favorise une couche passive d’oxydes d’environ 5 à 20 nm. Un pH inférieur à 9 caractérise plutôt la dépassivation associée à la carbonatation.

35. Dans quelles circonstances le décret du 23 mai 2006 impose-t-il une protection contre les termites avant la construction d’un bâtiment neuf ?

Lorsque le bâtiment est construit dans une zone où des insectes creusent des galeries.
Lorsque le bâtiment se trouve dans une zone où la salinité de l’eau dépasse 2 %.
Lorsque le bâtiment comporte des éléments en bois immergés en eau de mer.
Lorsque le bâtiment se trouve dans une zone couverte par un arrêté préfectoral.

Lorsque le bâtiment se trouve dans une zone couverte par un arrêté préfectoral.

Explication

Le décret impose la protection des bâtiments neufs contre les termites avant construction dans les zones couvertes par un arrêté préfectoral. La salinité concerne les conditions de vie des térébrants marins, et non le déclenchement de cette obligation.

36. Quelle distinction caractérise la réaction alcali-granulats (RAG) par rapport à la réaction sulfatique interne (RSI) ?

La RAG lixivie les C-S-H par les sulfates, tandis que la RSI produit un gel siliceux autour des granulats
La RAG forme de l’ettringite différée dans la matrice, tandis que la RSI implique des phases réactives des granulats
La RAG dépend de l’humidité du milieu, tandis que la RSI résulte de la dissolution des armatures métalliques
La RAG implique la solution alcaline et des phases réactives des granulats, tandis que la RSI forme de l’ettringite différée

La RAG implique la solution alcaline et des phases réactives des granulats, tandis que la RSI forme de l’ettringite différée

Explication

La RAG met en jeu la solution alcaline du béton et des phases réactives des granulats, alors que la RSI conduit à la formation d’ettringite différée. La formation d’ettringite différée est donc associée à la RSI, et non à la RAG.

37. Quelle séquence correspond à la fabrication de briques d’adobe ?

Malaxer la terre avec de l’eau jusqu’à l’état plastique, mouler et démouler, sécher les briques à plat puis sur la tranche, les stocker à l’abri de la pluie et les maçonner au mortier de terre sur un soubassement.
Mélanger la terre avec peu d’eau, la compacter dans un coffrage, répéter les couches et décoffrer immédiatement le mur sur un soubassement.
Mélanger la terre avec de l’eau et des fibres, remplir une structure en bois, puis laisser sécher le remplissage sans le mouler.
Mélanger la terre avec des fibres végétales, empiler des boules par couches, battre et tailler les faces avant de gratter le mur.

Malaxer la terre avec de l’eau jusqu’à l’état plastique, mouler et démouler, sécher les briques à plat puis sur la tranche, les stocker à l’abri de la pluie et les maçonner au mortier de terre sur un soubassement.

Explication

L’adobe est fabriqué en moulant une terre rendue plastique, puis en séchant et stockant les briques avant leur maçonnerie au mortier de terre sur un soubassement. Le compactage dans un coffrage suivi d’un décoffrage immédiat caractérise plutôt le pisé.

38. Parmi ces pierres, laquelle présente le coefficient de dilatation thermique indiqué le plus élevé ?

Le granit, avec un coefficient de 3 à 4 × 10⁻⁶/°C.
Le grès, avec un coefficient de 20 à 100 × 10⁻⁶/°C.
Le granit, avec un coefficient de 20 à 100 × 10⁻⁶/°C.
Le calcaire, avec un coefficient de 10 × 10⁻⁶/°C.

Le grès, avec un coefficient de 20 à 100 × 10⁻⁶/°C.

Explication

Le coefficient indiqué pour le grès, de 20 à 100 × 10⁻⁶/°C, est supérieur à ceux du calcaire et du granit. Le granit est associé à la plage la plus faible, comprise entre 3 et 4 × 10⁻⁶/°C.

39. Qu’est-ce qui caractérise un insecte à larves xylophages ?

Sa larve se développe et se nourrit dans le bois en y creusant des galeries.
Sa larve se nourrit de cellulose à la surface du bois sans y creuser de galeries.
L’insecte adulte se nourrit dans le bois, tandis que sa larve se développe dans le sol.
L’insecte vit en colonie dans le sol et traverse le bois pour atteindre des matières cellulosiques.

Sa larve se développe et se nourrit dans le bois en y creusant des galeries.

Explication

Un insecte à larves xylophages se définit par le développement et l’alimentation de sa larve dans le bois, où elle creuse des galeries. Le mode de vie en colonie installée dans le sol correspond aux termites souterrains.

40. Pour réduire les problèmes liés à l’eau dans une construction en terre crue, quelle démarche est appropriée ?

Protéger les murs de la pluie, bloquer les remontées capillaires, retenir l’eau de séchage et réduire les échanges d’air intérieur.
Gérer pluie et ruissellement, traiter les remontées capillaires, évacuer l’eau de séchage, maîtriser la vapeur et ventiler les locaux.
Ventiler les locaux, laisser l’eau de pluie s’écouler sur les murs et compter sur le séchage pour traiter les remontées capillaires.
Évacuer le ruissellement, limiter la ventilation, laisser les remontées capillaires sécher et empêcher les transferts de vapeur.

Gérer pluie et ruissellement, traiter les remontées capillaires, évacuer l’eau de séchage, maîtriser la vapeur et ventiler les locaux.

Explication

La prévention combine la gestion des eaux de pluie et du ruissellement, le traitement des remontées capillaires, l’évacuation de l’eau de séchage, la maîtrise de la vapeur et la ventilation. Réduire la ventilation contredit la nécessité d’assurer une ventilation intérieure.

41. Une pierre naturelle présente une résistance à la compression de 8 MPa : comment est-elle classée selon sa résistance ?

Comme une pierre tendre
Comme une pierre ferme
Comme une pierre de résistance intermédiaire
Comme une pierre dure

Comme une pierre tendre

Explication

Une pierre tendre a une résistance à la compression inférieure ou égale à 10 MPa, ce qui inclut 8 MPa. La catégorie des pierres fermes commence au-dessus de 10 MPa.

42. Deux terres prélevées dans des lieux différents semblent avoir des propriétés distinctes : quelle démarche permet d’évaluer leurs usages possibles ?

Appliquer les mêmes usages aux deux terres, car les sols de même origine ont des propriétés comparables.
Choisir les usages à partir de la couleur, car celle-ci résume les propriétés essentielles des terres.
Déterminer les usages d’après la granulométrie apparente, car elle suffit à caractériser les terres.
Analyser chaque sol, car la grande variabilité des terres empêche de déduire leurs usages sans caractérisation.

Analyser chaque sol, car la grande variabilité des terres empêche de déduire leurs usages sans caractérisation.

Explication

Les terres sont très variables ; il faut donc analyser le sol avant d’en déterminer les usages possibles. La couleur peut fournir un indice, mais elle ne remplace pas l’analyse nécessaire à cette caractérisation.

43. Quel choix de mortier est recommandé pour limiter les risques d’altération de la pierre ?

Privilégier un mortier de ciment, afin d’égaliser la dilatation thermique de pierres différentes.
Privilégier un mortier riche en sels, afin de réduire les échanges d’eau avec la pierre.
Privilégier un mortier de chaux aérienne, plus perméable et moins riche en sels que les mortiers modernes concernés.
Privilégier un mortier moderne peu perméable, afin de bloquer l’humidité dans la maçonnerie.

Privilégier un mortier de chaux aérienne, plus perméable et moins riche en sels que les mortiers modernes concernés.

Explication

La chaux aérienne est préférée aux mortiers modernes riches en sels et moins perméables, et les contacts ainsi que les ruissellements d’eau sont à limiter. Un mortier peu perméable ne constitue pas ici la solution recommandée, car il peut favoriser des conditions nuisibles à la pierre.

44. Comment une différence de dilatation thermique entre matériaux peut-elle endommager une pierre ?

Elle engendre des contraintes à l’interface, qui peuvent fissurer la pierre.
Elle réduit la porosité de la pierre, ce qui peut provoquer une désagrégation sableuse.
Elle augmente la perméabilité du mortier, ce qui entraîne un délitage en plaquettes.
Elle accélère la cristallisation des sels en surface, ce qui produit une alvéolisation.

Elle engendre des contraintes à l’interface, qui peuvent fissurer la pierre.

Explication

Lorsque les matériaux se dilatent différemment sous l’effet de la chaleur, des contraintes peuvent apparaître et fissurer la pierre. La désagrégation sableuse est notamment associée à l’incompatibilité entre une pierre calcaire et un mortier à base de ciment.

45. Quelle combinaison de propriétés caractérise les matériaux biosourcés présentés ?

Une conductivité thermique comparable à celle des isolants conventionnels et une forte perméabilité à la vapeur régulant l’humidité.
Une conductivité thermique élevée et une faible perméabilité à la vapeur qui empêche les transferts d’humidité.
Une conductivité thermique comparable à celle des métaux et une perméabilité à la vapeur sans effet sur l’humidité.
Une conductivité thermique faible et une imperméabilité à la vapeur qui élimine le besoin de ventilation.

Une conductivité thermique comparable à celle des isolants conventionnels et une forte perméabilité à la vapeur régulant l’humidité.

Explication

Ces matériaux présentent une conductivité thermique similaire à celle des isolants conventionnels et leur perméabilité élevée à la vapeur favorise la régulation de l’humidité. Une faible perméabilité ne rendrait pas compte de ce rôle régulateur.

46. Quelle distinction caractérise l’altération physique par rapport à l’altération chimique de la pierre ?

Elle dissocie les constituants sans modifier la minéralogie, tandis que l’altération chimique transforme les minéraux superficiels.
Elle transforme les minéraux superficiels, tandis que l’altération chimique dissocie les constituants sans modifier leur minéralogie.
Elle résulte d’une activité biologique, tandis que l’altération chimique est causée par la seule action de l’eau.
Elle modifie la structure des minéraux en profondeur, tandis que l’altération chimique agit sur les joints de la pierre.

Elle dissocie les constituants sans modifier la minéralogie, tandis que l’altération chimique transforme les minéraux superficiels.

Explication

L’altération physique sépare les constituants de la pierre sans changement minéralogique, contrairement à l’altération chimique qui transforme les minéraux superficiels. La deuxième réponse inverse précisément ces deux mécanismes.

47. Quelles sont les trois grandes catégories de roches utilisées pour classer les pierres naturelles ?

Les roches profondes, superficielles et transformées
Les roches volcaniques, détritiques et cristallisées
Les roches magmatiques, sédimentaires et métamorphiques
Les roches calcaires, siliceuses et argileuses

Les roches magmatiques, sédimentaires et métamorphiques

Explication

Les trois catégories générales sont les roches magmatiques, sédimentaires et métamorphiques. Les roches calcaires, siliceuses et argileuses correspondent plutôt à des compositions ou à des familles particulières.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Pathologies des matériaux de construction.

Quelle part des dommages des ouvrages provient de pathologies des matériaux ?

Environ 42 %.

Quelles caractéristiques décrivent le béton et ses propriétés évolutives ?

C’est un matériau multiphasique, poreux et vieillissant, dont les propriétés évoluent dans le temps.

Que permettent les pores du béton ?

La pénétration d’agents environnementaux agressifs.

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Consultez la fiche de révision complète sur Pathologies des matériaux de construction.

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