QCM : Pauvreté, exclusion et RSA — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition de la pauvreté, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La pauvreté inclut une insuffisance des ressources matérielles et culturelles.
La pauvreté correspond à un revenu inférieur à un seuil fixe identique dans tous les pays.
La définition a été formulée par le Conseil européen en 1984.
La pauvreté concerne aussi les ressources sociales disponibles pour les personnes.
La pauvreté prend en compte les conditions de vie jugées acceptables dans le pays.

La pauvreté inclut une insuffisance des ressources matérielles et culturelles. · La définition a été formulée par le Conseil européen en 1984. · La pauvreté concerne aussi les ressources sociales disponibles pour les personnes. · La pauvreté prend en compte les conditions de vie jugées acceptables dans le pays.

Explication

La pauvreté comprend des ressources matérielles, culturelles et sociales insuffisantes au regard des conditions de vie du pays. Cette définition a été formulée par le Conseil européen en 1984. Elle ne se réduit pas à un revenu inférieur à un seuil universel fixe.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la pauvreté relative, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La pauvreté relative tient compte de conditions de vie dépassant les seuls revenus.
La pauvreté relative se mesure par comparaison avec l’ensemble de la population.
La pauvreté relative repose sur un niveau fixe indépendant de la population.
La pauvreté relative est définie par les seuls revenus monétaires des ménages.
La pauvreté relative dépend de la position des personnes dans la population étudiée.

La pauvreté relative tient compte de conditions de vie dépassant les seuls revenus. · La pauvreté relative se mesure par comparaison avec l’ensemble de la population. · La pauvreté relative dépend de la position des personnes dans la population étudiée.

Explication

La pauvreté est relative parce qu’elle compare la situation des personnes à celle de l’ensemble de la population. Elle intègre aussi les conditions de vie et ne repose donc ni sur un niveau fixe indépendant de la population ni sur les seuls revenus.

3. Les approches utilisées pour mesurer la pauvreté comprennent :

L’étude de la pauvreté fondée sur les conditions de vie.
Le dénombrement des personnes titulaires d’allocations familiales.
L’évaluation de la pauvreté fondée sur les revenus.
La mesure de la pauvreté fondée sur le niveau de diplôme.
L’observation du nombre de bénéficiaires de prestations de chômage.

L’étude de la pauvreté fondée sur les conditions de vie. · L’évaluation de la pauvreté fondée sur les revenus.

Explication

La pauvreté est mesurée par la pauvreté de revenus et la pauvreté en conditions de vie. Une troisième approche porte sur les titulaires de minima sociaux, et non sur les allocations familiales, les diplômes ou les prestations de chômage.

4. À propos des indicateurs de pauvreté en France en 2015 :

Le taux de pauvreté monétaire s’élevait à 9,8 % de la population.
Les allocataires de minima sociaux représentaient 14,1 % de la population.
La pauvreté en conditions de vie concernait 13,9 % de la population.
Le taux de pauvreté monétaire atteignait 14,1 % de la population.
Les allocataires de minima sociaux représentaient 13,9 % de la population.

La pauvreté en conditions de vie concernait 13,9 % de la population. · Le taux de pauvreté monétaire atteignait 14,1 % de la population.

Explication

En 2015, le taux de pauvreté monétaire était de 14,1 % et celui en conditions de vie de 13,9 %. Les allocataires de minima sociaux représentaient 9,8 %, ce qui ne correspond pas aux deux autres valeurs proposées.

5. Concernant la précarité, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Elle peut empêcher les personnes d’assumer leurs responsabilités élémentaires.
La définition est associée au rapport Wresinski présenté en 1987.
La précarité correspond à l’absence d’une ou plusieurs sécurités.
La précarité désigne une insécurité plutôt qu’une rupture des liens sociaux.
Elle peut compromettre la jouissance des droits fondamentaux.

Elle peut empêcher les personnes d’assumer leurs responsabilités élémentaires. · La définition est associée au rapport Wresinski présenté en 1987. · La précarité correspond à l’absence d’une ou plusieurs sécurités. · La précarité désigne une insécurité plutôt qu’une rupture des liens sociaux. · Elle peut compromettre la jouissance des droits fondamentaux.

Explication

La précarité désigne l’absence de sécurités nécessaires aux responsabilités élémentaires et à l’exercice des droits fondamentaux. Cette définition figure dans le rapport Wresinski présenté en février 1987. La rupture des liens sociaux caractérise plutôt l’exclusion.

6. Parmi les domaines pouvant être concernés par la précarité, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle peut concerner la vie sociale ou citoyenne.
Elle peut toucher l’éducation, la culture et l’emploi.
La précarité peut concerner les revenus et l’accès aux soins.
Elle peut affecter les conditions de logement.
La précarité concerne principalement les ressources financières des ménages.

Elle peut concerner la vie sociale ou citoyenne. · Elle peut toucher l’éducation, la culture et l’emploi. · La précarité peut concerner les revenus et l’accès aux soins. · Elle peut affecter les conditions de logement.

Explication

La précarité peut toucher les revenus, les soins, l’éducation, la culture, l’emploi, le logement et la vie sociale ou citoyenne. Elle ne se limite donc pas principalement aux ressources financières.

7. À propos de l’exclusion, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle peut aussi désigner un état résultant d’un défaut d’insertion.
L’exclusion se distingue de la précarité, qui renvoie d’abord à une insécurité.
Elle peut être comprise comme un processus lié à un défaut de cohésion sociale.
L’exclusion comprend des mécanismes de rupture sur les plans symbolique et social.
La définition de l’exclusion a été proposée par la DREES en 2002.

Elle peut aussi désigner un état résultant d’un défaut d’insertion. · L’exclusion se distingue de la précarité, qui renvoie d’abord à une insécurité. · Elle peut être comprise comme un processus lié à un défaut de cohésion sociale. · L’exclusion comprend des mécanismes de rupture sur les plans symbolique et social. · La définition de l’exclusion a été proposée par la DREES en 2002.

Explication

L’exclusion recouvre des ruptures symboliques et sociales, envisagées comme processus ou comme état. La DREES l’a définie en 2002. Elle se distingue de la précarité, qui correspond à l’absence de sécurités.

8. Concernant l’évolution des politiques sociales depuis la Révolution française :

La Révolution française affirme dès 1789 un devoir d’assistance collective.
Ce devoir d’assistance concerne les personnes les plus pauvres.
La Révolution française fonde principalement la protection sociale sur les cotisations salariales.
L’affirmation du devoir d’assistance intervient pour la première fois en 1945.
Le devoir d’assistance est alors réservé aux personnes cotisantes.

La Révolution française affirme dès 1789 un devoir d’assistance collective. · Ce devoir d’assistance concerne les personnes les plus pauvres.

Explication

Dès 1789, la Révolution française affirme un devoir d’assistance de la collectivité publique envers les plus pauvres. Cette affirmation précède la création de la Sécurité sociale en 1945 et ne repose pas sur les cotisations salariales.

9. Quelles sont les réponses exactes au sujet des ordonnances de 1945 ?

Elles créent la Sécurité sociale.
L’assurance sociale mutualise les risques entre les personnes couvertes.
Ses prestations sont financées par des cotisations sur les salaires.
La Sécurité sociale compense plusieurs risques sociaux.
Les ordonnances instaurent une assistance destinée aux personnes sans ressources.

Elles créent la Sécurité sociale. · L’assurance sociale mutualise les risques entre les personnes couvertes. · Ses prestations sont financées par des cotisations sur les salaires. · La Sécurité sociale compense plusieurs risques sociaux.

Explication

Les ordonnances de 1945 créent la Sécurité sociale, qui couvre plusieurs risques grâce à des prestations financées par les cotisations salariales. Cette logique relève de l’assurance sociale et de la mutualisation des risques. L’assistance concerne subsidiairement les personnes sans ressources.

10. Parmi les principaux minima sociaux instaurés entre 1956 et 1976, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’AAH a été créée en 1975.
Le minimum vieillesse a été créé en 1956.
Le minimum vieillesse a été créé en 1976.
L’AAH a été créée en 1956.
L’API a été créée en 1975.

L’AAH a été créée en 1975. · Le minimum vieillesse a été créé en 1956.

Explication

Le minimum vieillesse date de 1956 et l’AAH de 1975. L’API a été créée en 1976, tandis que les deux autres associations de dates sont incorrectes.

11. Concernant la réapparition de la question sociale dans les années 1980, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La nouvelle pauvreté réapparaît principalement après les ordonnances de 1945.
Le choc pétrolier de 1973 contribue à cette réapparition.
La montée du chômage de masse favorise le retour de la question sociale.
La question sociale réapparaît dans un contexte de prospérité économique durable.
Le chômage de masse disparaît au cours des années 1980.

Le choc pétrolier de 1973 contribue à cette réapparition. · La montée du chômage de masse favorise le retour de la question sociale.

Explication

Le choc pétrolier de 1973 et la montée du chômage de masse font réapparaître la question sociale et la nouvelle pauvreté dans les années 1980. Les autres propositions inversent ou contredisent ce contexte historique.

12. Concernant la loi du 1er décembre 1988, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La loi crée le RMI, garantissant un revenu minimum aux personnes concernées.
La loi rend prioritaire la lutte contre les exclusions et l’accès aux droits fondamentaux.
La loi institue le fonds de solidarité pour le logement destiné aux personnes démunies.
La loi établit la procédure de traitement du surendettement des particuliers.
La loi crée la couverture maladie universelle pour faciliter l’accès aux soins.

La loi crée le RMI, garantissant un revenu minimum aux personnes concernées.

Explication

La loi du 1er décembre 1988 crée le RMI et garantit un revenu minimum. La couverture maladie universelle relève de 1999, le fonds de solidarité pour le logement de 1990, le traitement du surendettement de 1989 et la priorité nationale contre les exclusions de 1998.

13. À propos de la loi du 29 juillet 1998 :

Elle instaure la couverture maladie universelle pour les citoyens.
Elle crée le revenu minimum d’insertion et son contrat d’insertion.
Elle vise l’accès de tous aux droits fondamentaux.
Elle fait de la lutte contre les exclusions une priorité nationale.
Elle renforce l’accès aux dispositifs sociaux déjà existants.

Elle vise l’accès de tous aux droits fondamentaux. · Elle fait de la lutte contre les exclusions une priorité nationale. · Elle renforce l’accès aux dispositifs sociaux déjà existants.

Explication

La loi de 1998 fait de la lutte contre les exclusions une priorité nationale, vise l’accès aux droits fondamentaux et renforce l’accès aux dispositifs existants. Le RMI relève de 1988 et la couverture maladie universelle de 1999.

14. Les caractéristiques de la couverture maladie universelle créée en 1999 comprennent :

Elle assure l’accès à une protection sociale pour tous les citoyens.
Elle lance la coordination européenne des politiques sociales.
Elle est créée par la loi du 27 juillet 1999.
Elle facilite l’accès de tous aux soins.
Elle impose aux États membres un plan d’inclusion de trois ans.

Elle assure l’accès à une protection sociale pour tous les citoyens. · Elle est créée par la loi du 27 juillet 1999. · Elle facilite l’accès de tous aux soins.

Explication

La loi du 27 juillet 1999 crée la couverture maladie universelle, qui garantit une protection sociale et l’accès aux soins. La coordination européenne est lancée à Lisbonne en 2000, tandis que les plans nationaux d’inclusion résultent du sommet de Nice.

15. Concernant le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il lance la coordination européenne des politiques sociales.
Il rend prioritaire l’accès national aux droits fondamentaux.
Il instaure la procédure de traitement du surendettement.
Il institue un fonds de solidarité pour faciliter le logement.
Il crée la couverture maladie universelle dans chaque État membre.

Il lance la coordination européenne des politiques sociales.

Explication

Le Conseil européen de Lisbonne, en mars 2000, lance la coordination européenne des politiques sociales par la méthode ouverte de coordination. Les autres mesures citées relèvent de lois françaises antérieures ou d’une autre réforme nationale.

16. Un État membre prépare son plan national d’action pour l’inclusion sociale après le sommet de Nice. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La durée prévue du plan national est de deux à trois ans.
Le rapport d’évaluation est établi avant le début de la période prévue.
Chaque État membre doit élaborer un tel plan d’action.
Le plan national est élaboré depuis le sommet de Nice de décembre 2000.
Le plan national est renouvelé selon une durée fixe de cinq ans.

La durée prévue du plan national est de deux à trois ans. · Chaque État membre doit élaborer un tel plan d’action. · Le plan national est élaboré depuis le sommet de Nice de décembre 2000.

Explication

Depuis le sommet de Nice, chaque État membre élabore un plan national d’action pour l’inclusion sociale d’une durée de deux à trois ans. Le rapport d’évaluation intervient à l’issue de cette période, et la durée de cinq ans n’est pas prévue.

17. Le plan gouvernemental de janvier 2013 repose notamment sur :

Le décloisonnement des politiques sociales.
La participation des personnes concernées aux politiques publiques.
Le principe du juste droit pour lutter contre le non-recours.
La délégation des politiques sociales à des acteurs extérieurs.
L’objectivité et la non-stigmatisation des personnes concernées.

Le décloisonnement des politiques sociales. · La participation des personnes concernées aux politiques publiques. · Le principe du juste droit pour lutter contre le non-recours. · L’objectivité et la non-stigmatisation des personnes concernées.

Explication

Le plan de janvier 2013 repose sur l’objectivité, la non-stigmatisation, la participation, le juste droit et le décloisonnement des politiques sociales. La délégation à des acteurs extérieurs ne fait pas partie des principes énoncés.

18. Concernant les acteurs nationaux de la lutte contre la pauvreté et les exclusions :

Les DRJSCS et les DDCS définissent la politique nationale de lutte contre l’exclusion.
La DGCS, le CNLE et l’ONPES appuient l’État dans cette politique.
L’ONPES organise la concertation entre les acteurs sociaux nationaux.
Le CNLE produit et diffuse les données sur la pauvreté et l’exclusion.
Le CNLE met en œuvre cette politique aux niveaux régional et départemental.

La DGCS, le CNLE et l’ONPES appuient l’État dans cette politique.

Explication

La DGCS, le CNLE et l’ONPES appuient l’État dans la définition et le suivi de la politique nationale. L’ONPES produit et diffuse des données, le CNLE donne un avis et coordonne les acteurs, tandis que les DRJSCS et DDCS assurent la mise en œuvre territoriale.

19. Parmi les missions de l’ONPES, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il conseille directement le gouvernement et organise la concertation nationale.
Il rassemble des données sur la pauvreté, la précarité et l’exclusion.
Il diffuse un rapport annuel consacré à leurs évolutions.
Il produit et diffuse des connaissances utiles au suivi social.
Il réalise des études avec le CNLE sur ces phénomènes sociaux.

Il rassemble des données sur la pauvreté, la précarité et l’exclusion. · Il diffuse un rapport annuel consacré à leurs évolutions. · Il produit et diffuse des connaissances utiles au suivi social. · Il réalise des études avec le CNLE sur ces phénomènes sociaux.

Explication

L’ONPES rassemble des données, réalise des études avec le CNLE et diffuse un rapport annuel sur les évolutions observées. Il produit et diffuse des connaissances, tandis que le conseil au gouvernement et l’organisation de la concertation relèvent du CNLE.

20. Concernant les caractéristiques du RMI :

Le RMI a été instauré pour remplacer directement le RSA à la fin des années 2000.
Le RMI garantit un revenu minimal et un droit à l’insertion sociale et professionnelle.
Le droit à l’insertion du RMI est formalisé dans un contrat d’insertion.
Le RMI concerne principalement les personnes disposant déjà d’un emploi stable et suffisamment rémunéré.
Le RMI accorde un revenu minimal sans prévoir de dimension liée à l’insertion professionnelle.

Le RMI garantit un revenu minimal et un droit à l’insertion sociale et professionnelle. · Le droit à l’insertion du RMI est formalisé dans un contrat d’insertion.

Explication

Le RMI, instauré en 1988, garantit un revenu minimal et un droit à l’insertion sociale et professionnelle formalisé par un contrat. Il ne remplace pas le RSA, ne vise pas prioritairement les emplois stables et comporte bien une dimension d’insertion.

21. Parmi les propositions suivantes concernant l’apparition du RMI, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les chômeurs indemnisés relèvent des prestations chômage, contrairement aux nouveaux pauvres sans accès à ces prestations.
Les nouveaux pauvres bénéficient des minima sociaux réservés aux personnes incapables de travailler.
Le RMI a été conçu pour les personnes ayant déjà une indemnisation chômage complète.
Le RMI répond principalement à l’extension des prestations chômage aux personnes privées d’emploi.
Le RMI vise notamment les nouveaux pauvres exclus des prestations chômage et de certains minima sociaux.

Les chômeurs indemnisés relèvent des prestations chômage, contrairement aux nouveaux pauvres sans accès à ces prestations. · Le RMI vise notamment les nouveaux pauvres exclus des prestations chômage et de certains minima sociaux.

Explication

Le RMI répond à l’apparition de nouveaux pauvres qui n’ont plus accès aux prestations chômage ou à certains minima sociaux. Les chômeurs indemnisés relèvent des prestations chômage, tandis que les nouveaux pauvres en sont exclus ou n’y ont pas accès.

22. Concernant la mise en place du RSA, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le RSA complète les ressources des personnes qui travaillent avec de hauts revenus.
Le RSA a été expérimenté par la loi TEPA du 21 août 2007.
La loi TEPA du 21 août 2007 généralise immédiatement le RSA sur tout le territoire.
La généralisation du RSA à l’ensemble du territoire intervient en décembre 2008.
Le RSA est expérimenté avant sa généralisation nationale.

Le RSA a été expérimenté par la loi TEPA du 21 août 2007. · La généralisation du RSA à l’ensemble du territoire intervient en décembre 2008. · Le RSA est expérimenté avant sa généralisation nationale.

Explication

La loi TEPA du 21 août 2007 expérimente le RSA, qui peut compléter les ressources des personnes exerçant une activité avec de faibles revenus. Le dispositif est ensuite généralisé à l’ensemble du territoire en décembre 2008. Cette généralisation n’est donc pas immédiate en 2007 et ne concerne pas les travailleurs disposant de hauts revenus.

23. Au sujet du rôle du RSA, quelles sont les réponses exactes ?

Le RSA peut compléter les ressources de travailleurs faiblement rémunérés.
Le RSA articule soutien aux personnes sans emploi et complément de faibles revenus professionnels.
Le RSA concerne les personnes privées d’emploi sans compléter les revenus d’activité.
Le RSA est conçu comme un revenu minimal sans lien avec l’exercice d’une activité.
Le RSA garantit un revenu minimum aux personnes privées d’emploi.

Le RSA peut compléter les ressources de travailleurs faiblement rémunérés. · Le RSA articule soutien aux personnes sans emploi et complément de faibles revenus professionnels. · Le RSA garantit un revenu minimum aux personnes privées d’emploi.

Explication

Le RSA garantit un revenu minimum aux personnes privées d’emploi et complète les ressources des personnes qui travaillent avec de faibles revenus. Il ne se limite donc pas à un revenu minimal sans activité.

24. Concernant la réforme du 1er décembre 2008 :

La loi du 1er décembre 2008 remplace le RSA par le RMI et l’API.
Le financement du RSA associe les départements et le fonds national des solidarités actives.
La prime d’activité est le dispositif remplacé par le RSA en décembre 2008.
La loi du 1er décembre 2008 confie le financement du RSA aux seules caisses d’allocations familiales.
Le RSA remplace le RMI et l’API à compter de la loi du 1er décembre 2008.

Le financement du RSA associe les départements et le fonds national des solidarités actives. · Le RSA remplace le RMI et l’API à compter de la loi du 1er décembre 2008.

Explication

La loi du 1er décembre 2008 remplace le RMI et l’API par le RSA. Celui-ci est financé par les départements et le fonds national des solidarités actives, et non par les seules CAF.

25. Les différentes composantes des dispositifs liés au RSA comprennent :

Le RSA comprend des composantes différenciées selon la situation d’activité du bénéficiaire.
La prime d’activité concerne les personnes qui exercent ou reprennent une activité.
Le RSA majoré s’adresse aux anciens bénéficiaires de l’API.
Le RSA socle concerne les personnes sans activité.
La prime d’activité concerne les personnes durablement privées d’emploi sans activité.

Le RSA comprend des composantes différenciées selon la situation d’activité du bénéficiaire. · La prime d’activité concerne les personnes qui exercent ou reprennent une activité. · Le RSA majoré s’adresse aux anciens bénéficiaires de l’API. · Le RSA socle concerne les personnes sans activité.

Explication

Le RSA socle vise les personnes sans activité, le RSA majoré les anciens bénéficiaires de l’API, et la prime d’activité les personnes qui exercent ou reprennent une activité. La prime d’activité ne correspond donc pas au dispositif destiné aux personnes sans activité.

26. Une personne bénéficiaire du RSA peut être orientée selon sa capacité à occuper directement un emploi. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’insertion professionnelle devient subsidiaire lorsque l’accès direct à l’emploi est possible.
L’insertion professionnelle est prioritaire lorsque la personne peut occuper directement un emploi.
L’insertion sociale constitue la voie prioritaire pour toute personne bénéficiaire du RSA.
L’orientation vers l’insertion ne dépend pas de la capacité à occuper directement un emploi.
L’insertion sociale s’applique de manière permanente dès qu’une personne bénéficie du RSA.

L’insertion professionnelle est prioritaire lorsque la personne peut occuper directement un emploi.

Explication

L’orientation dépend de la capacité du bénéficiaire à occuper directement un emploi. L’insertion professionnelle est alors prioritaire, tandis que l’insertion sociale est subsidiaire et temporaire.

27. Concernant le rôle du conseil départemental dans le RSA :

Le conseil départemental verse directement l’allocation RSA aux bénéficiaires.
Le conseil départemental pilote le RSA et décide de son attribution.
Les CAF et la MSA fixent le montant national et les conditions d’attribution du RSA.
Le conseil départemental finance l’allocation et les actions d’insertion.
Le conseil départemental intervient dans le RSA sans coordonner l’accompagnement territorial.

Le conseil départemental pilote le RSA et décide de son attribution. · Le conseil départemental finance l’allocation et les actions d’insertion.

Explication

Le conseil départemental pilote le RSA, décide de son attribution, finance l’allocation et les actions d’insertion, puis coordonne l’accompagnement territorial. Les CAF et la MSA versent l’allocation, mais ne remplacent pas le département dans son rôle de pilotage.

28. À propos de l’organisation territoriale du RSA, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Ces trois instruments participent à l’organisation de la politique locale du RSA.
Le programme départemental d’insertion contribue à organiser la politique locale du RSA.
La convention d’orientation et d’accompagnement définit à elle seule toute la politique départementale.
Le pacte territorial pour l’insertion coordonne les acteurs de l’insertion.
Le programme départemental d’insertion, le pacte territorial et la convention structurent l’action locale.

Ces trois instruments participent à l’organisation de la politique locale du RSA. · Le programme départemental d’insertion contribue à organiser la politique locale du RSA. · Le pacte territorial pour l’insertion coordonne les acteurs de l’insertion. · Le programme départemental d’insertion, le pacte territorial et la convention structurent l’action locale.

Explication

Le programme départemental d’insertion, le pacte territorial pour l’insertion et la convention d’orientation et d’accompagnement organisent la politique locale du RSA. La convention ne définit donc pas à elle seule toute la politique départementale.

29. Concernant l’accompagnement et l’instruction des dossiers RSA, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Les CCAS accompagnent prioritairement les bénéficiaires du RSA les plus proches de l’emploi.
Les CAF et la MSA ne peuvent pas instruire les dossiers de RSA.
Les organismes chargés d’instruire les dossiers ne participent pas à l’orientation.
Pôle Emploi accompagne les bénéficiaires du RSA les plus proches de l’emploi.
Pôle Emploi verse l’allocation RSA aux bénéficiaires qu’il accompagne.

Pôle Emploi accompagne les bénéficiaires du RSA les plus proches de l’emploi.

Explication

Pôle Emploi accompagne les bénéficiaires du RSA les plus proches de l’emploi. Les CAF, la MSA et les CCAS peuvent instruire les dossiers et orienter les bénéficiaires, tandis que le versement de l’allocation relève notamment des CAF et de la MSA.

30. Concernant l’insertion par l’activité économique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La formation fait partie des moyens mobilisés pour favoriser l’insertion professionnelle.
Elles proposent des contrats à durée déterminée aux personnes accompagnées.
Les structures d’insertion remplacent l’accompagnement assuré par Pôle emploi pour les demandeurs d’emploi.
Les structures d’insertion ciblent les personnes éloignées de l’emploi.
Un accompagnement renforcé concerne principalement les personnes proches de l’emploi.

La formation fait partie des moyens mobilisés pour favoriser l’insertion professionnelle. · Elles proposent des contrats à durée déterminée aux personnes accompagnées. · Les structures d’insertion ciblent les personnes éloignées de l’emploi.

Explication

Les structures d’insertion s’adressent aux personnes éloignées de l’emploi et peuvent leur proposer des contrats à durée déterminée. Elles associent également un accompagnement renforcé et une formation. L’accompagnement des personnes proches de l’emploi relève plutôt de Pôle emploi, ce qui rend les deux autres formulations inexactes.

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Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Pauvreté, exclusion et RSA.

Qu'est-ce que la pauvreté selon le Conseil européen en 1984 ?

Des ressources insuffisantes pour des conditions de vie acceptables dans son pays.

Pourquoi la pauvreté est-elle une notion relative ?

Parce qu'elle se mesure par comparaison avec la population et inclut plus que les revenus.

Quelles sont les trois approches pour mesurer la pauvreté ?

Pauvreté de revenus, pauvreté en conditions de vie, titulaires de minima sociaux.

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