QCM : Perception d’autrui — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce que la perception sociale ?

L’étude des seules réactions émotionnelles provoquées par les comportements d’un groupe
La mémorisation des caractéristiques physiques observées chez des personnes inconnues
L’évaluation des aptitudes cognitives à partir de résultats obtenus dans une tâche
L’ensemble des processus qui permettent de se former une impression et des connaissances sur soi-même et autrui

L’ensemble des processus qui permettent de se former une impression et des connaissances sur soi-même et autrui

Explication

La perception sociale désigne les processus par lesquels nous construisons des impressions et des connaissances sur nous-mêmes et sur les autres. L’évaluation des aptitudes cognitives correspond à une mesure particulière, et non à la définition générale de la perception sociale.

2. Quelle distinction décrit correctement les trois objets de la perception sociale ?

Le soi, les émotions d’autrui et les performances scolaires d’un groupe
Les individus, les comportements observables et les capacités intellectuelles mesurées
Les groupes, les traits physiques et les souvenirs personnels de l’observateur
Le soi, les autres comme membres d’un groupe et les autres comme individus

Le soi, les autres comme membres d’un groupe et les autres comme individus

Explication

La perception sociale concerne le soi, les autres envisagés comme membres d’un groupe à travers les stéréotypes et préjugés, ainsi que les autres comme individus. La perception d’un individu ne se réduit donc pas aux croyances portant sur son groupe.

3. À quoi sert une théorie implicite de la personnalité ?

À organiser des croyances permettant de comprendre et d’expliquer les caractéristiques d’autrui
À mesurer directement les traits de personnalité au moyen d’un test standardisé
À prédire les comportements à partir de caractéristiques physiques observées
À classer les individus selon leurs performances dans une situation expérimentale

À organiser des croyances permettant de comprendre et d’expliquer les caractéristiques d’autrui

Explication

Une théorie implicite de la personnalité est une structure de croyances, plus ou moins partagées et explicites, qui aide à appréhender et expliquer les caractéristiques d’autrui. Elle constitue donc un cadre d’interprétation, et non un instrument de mesure directe.

4. Comment la conception entitiste et la conception incrémentielle interprètent-elles l’intelligence et la moralité ?

L’entitisme les considère comme fixes, tandis que l’incrémentalisme les considère comme susceptibles d’évoluer
L’entitisme les considère comme acquises, tandis que l’incrémentalisme les considère comme déterminées à la naissance
L’entitisme les juge variables selon les situations, tandis que l’incrémentalisme les juge indépendantes du développement
L’entitisme les relie à l’environnement, tandis que l’incrémentalisme les relie à des dispositions immuables

L’entitisme les considère comme fixes, tandis que l’incrémentalisme les considère comme susceptibles d’évoluer

Explication

La conception entitiste associe l’intelligence et la moralité à des caractéristiques innées et fixes, alors que la conception incrémentielle les voit comme malléables. Cette dernière conception souligne donc l’influence possible du développement et de l’environnement.

5. Selon l’étude de Tam et al. en 2013, quelle attitude pénale est davantage associée à une conception incrémentielle de la moralité ?

Un soutien accru à la réhabilitation des personnes ayant commis une infraction
Une adhésion accrue à l’éloignement durable des personnes jugées dangereuses
Une préférence accrue pour la justice rétributive fondée sur la gravité de l’acte
Un soutien accru à la peine de mort pour protéger la société des récidivistes

Un soutien accru à la réhabilitation des personnes ayant commis une infraction

Explication

Tam et al. ont associé la conception incrémentielle à un soutien plus important pour la réhabilitation, car la moralité est perçue comme susceptible d’évoluer. La conception entitiste est davantage liée à la peine de mort et à la justice rétributive.

6. Face à un commentaire raciste, quelle réaction est davantage associée à une conception incrémentielle ?

Attribuer le commentaire à une personnalité moralement immuable
Éviter l’auteur du commentaire et se retirer de l’échange
Confronter l’auteur du commentaire et chercher à l’éduquer
Réduire l’intervention à une sanction sans chercher de changement

Confronter l’auteur du commentaire et chercher à l’éduquer

Explication

Les personnes ayant une conception incrémentielle réagissent davantage par la confrontation et l’éducation, puisqu’elles envisagent une évolution possible des attitudes. L’évitement ou le retrait sont davantage associés à une conception entitiste.

7. Que soutient la physiognomonie au sujet du rapport entre l’apparence et la personnalité ?

Les traits du visage reflètent les capacités cérébrales sans influencer les conduites observables
Les comportements résultent principalement des apprentissages et restent indépendants de l’apparence
La personnalité se construit par l’environnement et ne peut pas être reliée aux caractéristiques physiques
Les caractéristiques physiques témoignent de la personnalité et déterminent certains comportements

Les caractéristiques physiques témoignent de la personnalité et déterminent certains comportements

Explication

La physiognomonie prétend établir un lien déterministe entre les caractéristiques physiques, la personnalité et certains comportements. Les approches scientifiques actuelles ne retiennent pas cette correspondance déterministe entre apparence et personnalité.

8. Quelle affirmation décrit la phrénologie ?

Elle affirme que les traits du visage révèlent directement la personnalité et les comportements
Elle affirme que les bosses du crâne reflètent le caractère par l’action supposée des zones cérébrales
Elle étudie les associations supposées entre le morphotype et les traits de personnalité
Elle explique les différences de caractère par l’apprentissage social et le contexte culturel

Elle affirme que les bosses du crâne reflètent le caractère par l’action supposée des zones cérébrales

Explication

La phrénologie attribue le caractère aux bosses du crâne, en supposant que les zones cérébrales déforment la boîte crânienne. Cette théorie se distingue de la physiognomonie, qui établit plutôt un lien entre l’apparence générale et la personnalité.

9. Que montre la méta-analyse de Judge et Cable menée en 2004 sur les effets de la taille ?

La taille est liée au leadership perçu, tandis que le salaire dépend principalement de l’attractivité physique.
La taille est positivement corrélée au salaire, à l’estime sociale, à la performance perçue et au leadership perçu.
La taille est négativement corrélée au salaire et à la performance perçue, mais positivement liée à l’estime sociale.
La taille est surtout associée à une meilleure moralité, sans lien établi avec le salaire ou le leadership perçu.

La taille est positivement corrélée au salaire, à l’estime sociale, à la performance perçue et au leadership perçu.

Explication

L’analyse de 44 articles établit une corrélation positive entre la taille et ces quatre indicateurs sociaux et professionnels. Elle ne conclut pas à un effet spécifique de la taille sur la moralité ni à une relation négative avec le salaire.

10. Chez les hommes, à quelle différence annuelle de salaire 10 cm supplémentaires étaient-ils associés entre 1984 et 2005 selon Rashad et ses collègues ?

À un gain annuel compris entre 2 306 et 3 000 dollars.
À un gain annuel compris entre 891 et 2 243 dollars.
À un gain annuel compris entre 1 874 et 2 306 dollars.
À une baisse annuelle comprise entre 1 874 et 2 306 dollars.

À un gain annuel compris entre 1 874 et 2 306 dollars.

Explication

Dans l’échantillon étudié, 10 cm supplémentaires correspondaient chez les hommes à 1 874–2 306 dollars annuels de plus. L’intervalle de 891–2 243 dollars concerne les femmes, et les autres propositions ne correspondent pas aux résultats rapportés.

11. Dans l’étude de Wilson menée en 1968, comment le statut supposé d’une cible modifiait-il l’estimation de sa taille ?

Le statut supposé modifiait l’estimation de l’expérimentateur, mais pas celle de la cible.
Le statut supposé influençait l’estimation de la taille seulement lorsque la cible était attractive.
Un statut supposé plus élevé conduisait à estimer la cible comme plus grande.
Un statut supposé plus élevé conduisait à estimer la cible comme plus petite.

Un statut supposé plus élevé conduisait à estimer la cible comme plus grande.

Explication

Les participants estimaient la cible comme plus grande lorsque son statut supposé était élevé. L’estimation de la taille de l’expérimentateur ne changeait pas de manière équivalente, ce qui écarte cette interprétation.

12. Quelle conclusion correspond à l’étude de Dion, Berscheid et Walster sur l’attractivité physique ?

L’attractivité physique influence la compétence parentale, mais pas les jugements portant sur la réussite professionnelle.
L’attractivité physique constitue une preuve directe de la moralité réelle et de l’altruisme d’une personne.
Les personnes très attractives sont jugées plus susceptibles de réussir et de posséder des qualités socialement valorisées.
Les personnes très attractives sont jugées moins susceptibles de se marier, malgré une compétence professionnelle mieux évaluée.

Les personnes très attractives sont jugées plus susceptibles de réussir et de posséder des qualités socialement valorisées.

Explication

Les cibles fortement attractives étaient jugées plus susceptibles de se marier, de réussir professionnellement, d’être de bonnes compétences parentales et d’avoir une personnalité désirable. Ces évaluations favorables constituent toutefois des jugements sociaux, et non une preuve de moralité réelle.

13. Quel profil de résultats la tenue respectable produit-elle chez les participants entitistes et incrémentiels concernant la culpabilité attribuée ?

Chez les entitistes, la culpabilité passe de 67,3 % à 35,6 %, tandis qu’elle varie peu chez les incrémentiels, de 50,6 % à 43,5 %.
Chez les deux groupes, la tenue respectable augmente la culpabilité, avec une hausse plus forte chez les participants incrémentiels.
Chez les incrémentiels, la culpabilité diminue fortement de 67,3 % à 35,6 %, tandis qu’elle reste stable chez les entitistes, autour de 50 %.
Chez les entitistes, la culpabilité passe de 35,6 % à 67,3 %, tandis qu’elle varie peu chez les incrémentiels, de 43,5 % à 50,6 %.

Chez les entitistes, la culpabilité passe de 67,3 % à 35,6 %, tandis qu’elle varie peu chez les incrémentiels, de 50,6 % à 43,5 %.

Explication

La tenue respectable réduit fortement la culpabilité attribuée par les participants entitistes, alors que l’écart est faible chez les participants incrémentiels. La proposition inversant les groupes et les valeurs confond précisément les deux profils de jugement.

14. Quel facteur influence principalement le verdict des participants incrémentiels dans l’étude sur l’accusé ?

La respectabilité de la tenue, qui fait passer la culpabilité attribuée de 45,2 % à 52,3 %.
La force des preuves, qui fait passer la culpabilité attribuée de 45,2 % à 52,3 %.
La respectabilité de la tenue, qui fait passer la culpabilité attribuée de 38,6 % à 56,2 %.
La force des preuves, qui fait passer la culpabilité attribuée de 38,6 % à 56,2 %.

La force des preuves, qui fait passer la culpabilité attribuée de 38,6 % à 56,2 %.

Explication

Chez les participants incrémentiels, les preuves fortes augmentent la culpabilité attribuée de 38,6 % à 56,2 %. Les valeurs 45,2 % et 52,3 % décrivent les participants entitistes, chez lesquels l’effet des preuves est faible.

15. Comment la tenue respectable influence-t-elle la moralité perçue selon la conception de la moralité des participants ?

Elle produit une hausse comparable dans les deux groupes, avec des scores passant d’environ 4,00 à environ 4,37.
Elle augmente la moralité perçue chez les entitistes, de 4,00 à 4,37, mais produit un écart négligeable chez les incrémentiels, de 4,04 à 4,06.
Elle augmente la moralité perçue chez les incrémentiels, de 4,00 à 4,37, mais produit un écart négligeable chez les entitistes, de 4,04 à 4,06.
Elle diminue la moralité perçue chez les entitistes, de 4,37 à 4,00, mais l’augmente nettement chez les incrémentiels, de 4,04 à 4,06.

Elle augmente la moralité perçue chez les entitistes, de 4,00 à 4,37, mais produit un écart négligeable chez les incrémentiels, de 4,04 à 4,06.

Explication

La tenue respectable accroît la moralité perçue chez les participants entitistes, tandis que les scores des participants incrémentiels restent presque identiques. L’interprétation inversant les groupes attribue à tort l’effet de la tenue aux participants incrémentiels.

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Qu'est-ce que la perception sociale ?

C'est l'ensemble des processus formant une impression sur soi et autrui.

Quels sont les trois objets de la perception sociale ?

Le soi, les autres en groupe via stéréotypes et préjugés, et les autres comme individus.

Dans l'étude sur Lionel, quelle est la variable indépendante ?

La photo du personnage nommé Lionel.

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