QCM : Politiques culturelles du cinéma (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne une politique culturelle menée par les pouvoirs publics ?

Un programme de promotion des œuvres nationales auprès des publics étrangers
Une réglementation qui organise la concurrence entre les entreprises du secteur culturel
Un ensemble d’actions visant à encadrer, protéger ou encourager la création et à en favoriser la diffusion
Un dispositif destiné à financer les seules institutions culturelles publiques et leurs activités

Un ensemble d’actions visant à encadrer, protéger ou encourager la création et à en favoriser la diffusion

Explication

Une politique culturelle regroupe des actions publiques qui encadrent, protègent ou encouragent la création et facilitent sa diffusion auprès des publics. Le financement des institutions publiques peut en faire partie, mais ne définit pas à lui seul une politique culturelle.

2. Quel ensemble d’objectifs correspond aux finalités culturelles de la politique du cinéma ?

Préserver les salles historiques, financer les grandes productions et favoriser l’exportation au détriment de la diversité
Soutenir la production nationale, réduire les importations et orienter les films vers les attentes des pouvoirs publics
Garantir l’accès à la culture, protéger le cinéma, préserver le patrimoine et soutenir une production diverse et de qualité
Réserver l’accès aux œuvres aux publics spécialisés, privilégier les productions rentables et concentrer la diffusion

Garantir l’accès à la culture, protéger le cinéma, préserver le patrimoine et soutenir une production diverse et de qualité

Explication

La politique du cinéma vise notamment l’accès de tous à la culture, la protection du cinéma, la préservation du patrimoine et une production diverse et de qualité, ainsi que le prestige culturel français. La rentabilité peut être un enjeu, mais elle ne remplace pas ces objectifs de diversité et d’accès.

3. Comment le cinématographe était-il taxé par rapport aux concerts et au théâtre à ses débuts ?

À 25 %, contre 9 % pour les concerts et 6 % pour le théâtre
À 9 %, contre 25 % pour les concerts et 6 % pour le théâtre
À 25 %, contre 6 % pour les concerts et 9 % pour le théâtre
À 6 %, contre 9 % pour les concerts et 25 % pour le théâtre

À 25 %, contre 9 % pour les concerts et 6 % pour le théâtre

Explication

Assimilé à un spectacle de curiosité, le cinématographe était taxé à 25 %, tandis que les concerts l’étaient à 9 % et le théâtre à 6 %. L’inversion des taux des concerts et du théâtre est une confusion plausible, mais leurs taux respectifs étaient bien de 9 % et de 6 %.

4. Quel événement du 4 mai 1897 a conduit à renforcer la sécurité des salles de cinéma ?

L’incendie d’une salle parisienne, qui détruisit les premières bandes projetées
Une panne lors d’une projection, qui provoqua l’évacuation de plusieurs salles
Une manifestation contre le cinéma, qui entraîna la fermeture de lieux de projection
L’incendie du Bazar de la Charité, qui fit 125 morts

L’incendie du Bazar de la Charité, qui fit 125 morts

Explication

L’incendie du Bazar de la Charité, le 4 mai 1897, fit 125 morts et entraîna des mesures de sécurité pour les salles de cinéma. D’autres incendies ont pu susciter des préoccupations comparables, mais l’événement marquant associé à cette date est celui du Bazar de la Charité.

5. Pourquoi l’intervention de l’État dans le cinéma devient-elle davantage envisagée dans les années 1930 ?

La concurrence américaine, les faillites, la fragmentation du secteur et la crise bancaire fragilisent l’industrie
La concentration des studios réduit la diversité des œuvres et suscite une réaction des pouvoirs publics
La concurrence des salles étrangères détourne les exploitants des productions françaises
La baisse de la fréquentation des films français entraîne une demande de soutien des professionnels

La concurrence américaine, les faillites, la fragmentation du secteur et la crise bancaire fragilisent l’industrie

Explication

La concurrence américaine, les faillites, la fragmentation du secteur et la crise bancaire renforcent l’idée d’une intervention publique, malgré l’hostilité des professionnels. La baisse de fréquentation peut sembler une cause possible, mais elle ne fait pas partie des facteurs cités pour expliquer ce tournant.

6. Quand le régime de Vichy fonde-t-il le Comité d’organisation de l’industrie cinématographique ?

En novembre 1940
En mai 1940
En novembre 1941
En novembre 1939

En novembre 1940

Explication

Le régime de Vichy fonde le COIC en novembre 1940. La création peut être confondue avec les réflexions et projets antérieurs à la guerre, mais elle ne date pas de 1939.

7. Quelle mesure fait partie de l’organisation instaurée par le COIC sous l’Occupation ?

Un réseau de salles publiques et une garantie de diffusion pour chaque film produit
Une carte d’identité professionnelle et un contrôle des recettes, accompagnés d’une aide à la production
Une liberté de programmation accrue et la suppression des registres professionnels
Un fonds réservé aux salles indépendantes et une exonération fiscale pour les films français

Une carte d’identité professionnelle et un contrôle des recettes, accompagnés d’une aide à la production

Explication

Le COIC met en place une carte d’identité professionnelle et un contrôle des recettes, entre autres mesures, et instaure également une avance à la production. Un fonds réservé aux salles indépendantes ne figure pas parmi les dispositifs énumérés.

8. Quel objectif justifie la création du CNC en 1946 ?

Défendre l’indépendance et l’identité du cinéma français
Accroître la diffusion des films américains en France
Financer prioritairement la rénovation des salles de cinéma
Remplacer les accords internationaux par une réglementation nationale

Défendre l’indépendance et l’identité du cinéma français

Explication

La création du CNC en 1946 vise à préserver l’indépendance et l’identité du cinéma français. La diffusion des films américains relève plutôt des enjeux de quotas associés aux accords de l’après-guerre.

9. Quelle mesure adoptée en 1959 prolonge la prime à la qualité instaurée dans les années 1950 ?

Le rattachement du CNC au ministère des Affaires culturelles
L’instauration d’une taxe spéciale sur les billets de cinéma
La transformation de cette prime en avance sur recettes
La création du classement Art et Essai

La transformation de cette prime en avance sur recettes

Explication

La prime à la qualité, mise en place en 1953-1955, devient l’avance sur recettes en 1959. Le rattachement du CNC au ministère des Affaires culturelles a lieu la même année, mais constitue une mesure distincte.

10. Quel ensemble réunit les principaux leviers actuels de la politique culturelle du cinéma ?

Subventions, taxation, censure, propriété, concurrence, fréquentation et rentabilité
Réglementation, financement, fiscalité, information, conservation, médiation et éducation à l’image
Production, distribution, exploitation, billetterie, exportation, publicité et critique
Quotas, visas, programmation, intermittence, coproduction, tournage et archivage

Réglementation, financement, fiscalité, information, conservation, médiation et éducation à l’image

Explication

La politique culturelle du cinéma mobilise ces leviers publics, de la réglementation et du financement jusqu’à l’éducation à l’image. Les autres ensembles mélangent des activités de la filière ou des outils particuliers plutôt que de présenter l’ensemble des leviers.

11. Un dispositif public cherche à soutenir les premiers films et la prise de risque tout en favorisant les dépenses en France. À quelle orientation correspond-il ?

Encourager une production française diversifiée et garantir les droits des acteurs ainsi qu’un accès démocratisé au cinéma
Privilégier l’exploitation en salle et limiter le soutien aux œuvres produites en langue française
Concentrer les aides sur les productions établies et réserver la diffusion aux films les plus rentables
Réduire l’intervention publique et laisser les investissements étrangers déterminer les priorités culturelles

Encourager une production française diversifiée et garantir les droits des acteurs ainsi qu’un accès démocratisé au cinéma

Explication

Les politiques publiques soutiennent notamment les premiers films, le cinéma indépendant et de qualité, la prise de risque et les dépenses sur le territoire, tout en poursuivant des objectifs culturels et d’accès. Une concentration sur les productions établies contredirait le soutien explicite aux premiers films et à la prise de risque.

12. Que désigne la filière cinématographique ?

Le réseau des salles qui assure la projection des films auprès des spectateurs
La succession des contrats qui transfèrent les droits économiques entre les ayants droit
L’ensemble des activités complémentaires qui contribuent à l’élaboration et à la diffusion d’un film
La liste des métiers intervenant exclusivement pendant le tournage d’un film

L’ensemble des activités complémentaires qui contribuent à l’élaboration et à la diffusion d’un film

Explication

La filière regroupe des activités complémentaires allant de l’écriture et de la réalisation jusqu’à la diffusion. Le réseau des salles n’en représente qu’une étape en aval.

13. Quelle succession décrit correctement les étapes de la chaîne cinématographique ?

Spectateurs et conception, auteur et fabrication, distributeur et exploitation, producteur et diffusion, puis salles
Producteur et scénario, auteur et fabrication, exploitant et marketing, distributeur et diffusion, puis spectateurs
Auteur et scénario, producteur et fabrication, distributeur et édition-programmation-marketing, exploitant et diffusion, puis spectateurs
Auteur et scénario, distributeur et fabrication, producteur et programmation, spectateurs et diffusion, puis exploitant

Auteur et scénario, producteur et fabrication, distributeur et édition-programmation-marketing, exploitant et diffusion, puis spectateurs

Explication

La chaîne va de l’auteur et de la conception du scénario à la production, puis à la distribution, à l’exploitation et enfin à la consommation par les spectateurs. Dans une confusion plausible, le distributeur et le producteur sont intervertis, alors que la fabrication relève de la production.

14. Quel droit protège les intérêts non économiques de l’auteur et demeure perpétuel et inaliénable ?

Le droit moral, qui comprend notamment la paternité et le respect de l’intégrité de l’œuvre
Le droit de production, qui confère au producteur la propriété de tous les droits d’auteur
Le droit de distribution, qui organise la programmation et le marketing d’un film
Le droit patrimonial, qui comprend notamment la reproduction et l’exploitation secondaire

Le droit moral, qui comprend notamment la paternité et le respect de l’intégrité de l’œuvre

Explication

Les droits moraux protègent les intérêts non économiques de l’auteur, notamment sa paternité et l’intégrité de l’œuvre, et sont perpétuels et inaliénables. Les droits patrimoniaux concernent plutôt les intérêts économiques et peuvent être cédés.

15. Quelle règle s’applique à la durée et à la cession des droits patrimoniaux ?

Ils durent toute la vie de l’artiste puis 70 ans après son décès, et peuvent être cédés temporairement ou définitivement
Ils durent toute la vie de l’artiste puis 70 ans après son décès, et restent attachés à l’artiste sans pouvoir être cédés
Ils durent 70 ans à compter de la création de l’œuvre, et peuvent être cédés temporairement ou définitivement
Ils prennent fin au décès de l’artiste, mais peuvent être cédés temporairement ou définitivement

Ils durent toute la vie de l’artiste puis 70 ans après son décès, et peuvent être cédés temporairement ou définitivement

Explication

Les droits patrimoniaux durent toute la vie de l’artiste puis 70 ans après son décès, et leur cession peut être temporaire ou définitive. La perpétuité et l’inaliénabilité caractérisent les droits moraux, non les droits patrimoniaux.

16. Quelle responsabilité distingue le producteur délégué du producteur exécutif ?

Il coordonne la promotion et la vente des droits après la fabrication du film.
Il finance le film avec ses propres moyens contre une rémunération sur son exploitation.
Il gère la fabrication du film sans responsabilité juridique ni détention de droits.
Il assume les responsabilités juridique, administrative, artistique et financière du projet.

Il assume les responsabilités juridique, administrative, artistique et financière du projet.

Explication

Le producteur délégué prend l’initiative du projet et en garantit la bonne fin en assumant ses différentes responsabilités. Le producteur exécutif est plutôt un gestionnaire mandaté pour fabriquer le film, sans responsabilité juridique.

17. Une société est mandatée pour fabriquer une partie d’un film, sans détenir de droits sur celui-ci : quel rôle remplit-elle ?

Le rôle de producteur exécutif, gestionnaire mandaté de la fabrication du film.
Le rôle de coproducteur, investisseur rémunéré selon l’exploitation du film.
Le rôle de distributeur, acquéreur des droits exclusifs pour exploiter le film.
Le rôle de producteur délégué, responsable juridique de l’ensemble du projet.

Le rôle de producteur exécutif, gestionnaire mandaté de la fabrication du film.

Explication

Le producteur exécutif exécute un mandat de fabrication et ne possède pas de droits sur le film. Le coproducteur investit ses propres moyens dans la fabrication en contrepartie d’une rémunération sur l’exploitation.

18. Quelle tendance caractérise la répartition des budgets des films en 2024 ?

Les budgets se répartissent également entre les films de moins de 1 M€ et ceux de 4 à 7 M€.
Les budgets se polarisent au-dessus de 7 M€ et en dessous de 1 M€, au détriment des films de 4 à 7 M€.
Les budgets se concentrent entre 4 et 7 M€, tandis que les devis extrêmes reculent.
Les budgets se concentrent sous 1 M€, tandis que les films de plus de 7 M€ deviennent marginaux.

Les budgets se polarisent au-dessus de 7 M€ et en dessous de 1 M€, au détriment des films de 4 à 7 M€.

Explication

En 2024, les parts des films à plus de 7 M€ et à moins de 1 M€ atteignent respectivement 22 % et 24,2 %, tandis que les budgets de 4 à 7 M€ reculent. Cela décrit une polarisation, et non une concentration dans la tranche intermédiaire.

19. Que présente un budget prévisionnel équilibré pour un film ?

Un bilan des recettes en salle et des dépenses déjà engagées pendant l’exploitation.
Un état des dépenses et des financements, sans assimiler ces financements aux recettes en salle.
Une estimation des entrées futures et des sommes versées aux exploitants de salles.
Un relevé des aides publiques et des seules recettes attendues après la sortie.

Un état des dépenses et des financements, sans assimiler ces financements aux recettes en salle.

Explication

Le budget prévisionnel met en regard dépenses et financements afin de présenter un budget à l’équilibre. Les financements ne sont pas la même chose que les recettes obtenues en salle.

20. Quelle répartition décrit généralement les apports privés et publics dans le financement d’un film ?

Les apports privés représentent au moins 50 % et les apports publics au plus 50 %.
Les apports publics représentent au moins 50 % et les apports privés au plus 50 %.
Les apports privés représentent au plus 50 % et les apports publics environ 30 %.
Les apports privés et publics représentent chacun au moins 50 % du financement.

Les apports privés représentent au moins 50 % et les apports publics au plus 50 %.

Explication

Le financement repose généralement sur au moins 50 % d’apports privés et au plus 50 % d’apports publics. L’idée que la majorité doit venir des apports publics inverse cette répartition.

21. Quel ensemble réunit des exemples d’investissements privés dans un film ?

Les aides automatiques et sélectives du CNC, les fonds régionaux et le crédit d’impôt.
Le minimum garanti, les préachats et coproductions des chaînes, et les investissements des SOFICA.
Les fonds régionaux, les obligations des plateformes et les aides sélectives à la production.
Le crédit d’impôt, les investissements des SOFICA et les aides automatiques du CNC.

Le minimum garanti, les préachats et coproductions des chaînes, et les investissements des SOFICA.

Explication

Les investissements privés comprennent notamment le minimum garanti, les préachats et coproductions des chaînes ainsi que les investissements des SOFICA. Les aides du CNC, les fonds régionaux et le crédit d’impôt relèvent des investissements publics.

22. Un producteur délégué obtient un soutien automatique calculé à partir de l’exploitation passée d’un film : à quelles conditions et dans quel but ce soutien fonctionne-t-il ?

Il dépend des dépenses engagées en France, puis réduit l’impôt sur les sociétés d’environ 30 %.
Il repose sur la singularité artistique du projet, puis finance son écriture, son développement ou sa production.
Il est calculé sur les recettes de salles et versé au distributeur pour financer la promotion du film.
Il repose sur un barème de 100 points et deux agréments, puis doit être réinvesti dans de nouveaux projets sous réserve des créanciers antérieurs.

Il repose sur un barème de 100 points et deux agréments, puis doit être réinvesti dans de nouveaux projets sous réserve des créanciers antérieurs.

Explication

Le soutien automatique est attribué au producteur délégué selon un barème de 100 points et deux agréments, et il est destiné à de nouveaux projets après prise en compte des créanciers antérieurs. L’évaluation de la singularité artistique caractérise plutôt les aides sélectives.

23. Un projet se distingue par sa singularité artistique : selon quels critères et à quelles étapes peut-il bénéficier d’une aide sélective du CNC ?

Selon les dépenses engagées en France, au stade de l’exploitation en salles.
Selon le nombre de points obtenus, au stade de l’acquisition des droits de distribution.
Selon l’exploitation passée du producteur, au stade de l’investissement et de la production.
Selon les critères artistiques du projet, au stade de l’écriture, du développement ou de la production.

Selon les critères artistiques du projet, au stade de l’écriture, du développement ou de la production.

Explication

Les aides sélectives s’appuient sur les critères artistiques et la singularité du projet, et peuvent intervenir à l’écriture, au développement ou à la production. Le calcul fondé sur l’exploitation passée relève du soutien automatique.

24. Comment fonctionne le minimum garanti versé dans le cadre de l’acquisition de droits par un distributeur ?

C’est une rémunération du producteur calculée après déduction des coûts d’exploitation.
C’est une somme définitivement acquise au producteur, indépendante des recettes du film.
C’est une avance au producteur, récupérable sur les recettes du film.
C’est une aide publique versée au distributeur en fonction des dépenses de promotion.

C’est une avance au producteur, récupérable sur les recettes du film.

Explication

Le minimum garanti est une avance versée au producteur et récupérable sur les recettes. Il ne constitue donc pas une somme définitivement acquise indépendamment des résultats d’exploitation.

25. Un distributeur prépare la sortie d’un film en salles : quelle activité correspond à ses missions ?

Assurer le servicing des copies et clés numériques, la promotion et la programmation en salles.
Attribuer les aides sélectives, évaluer la singularité artistique et délivrer les agréments.
Financer la fabrication du film, prendre l’initiative du projet et garantir sa bonne fin.
Gérer les salles de cinéma, fixer leur classement et organiser la fréquentation annuelle.

Assurer le servicing des copies et clés numériques, la promotion et la programmation en salles.

Explication

Les missions du distributeur comprennent le servicing des copies et des clés numériques, la promotion et le marketing, ainsi que la programmation en festivals et en salles. La prise d’initiative et la responsabilité globale du projet relèvent du producteur délégué.

26. Pourquoi une société de distribution cherche-t-elle à mutualiser les risques sur un catalogue important ?

Parce que la mutualisation permet au distributeur de transférer ses responsabilités au producteur.
Parce que les coûts fixes sont principalement supportés par les salles et non par les distributeurs.
Parce que l’activité comporte des coûts fixes et que les économies d’échelle répartissent les risques.
Parce que chaque film génère des coûts variables qui diminuent lorsque son exploitation s’allonge.

Parce que l’activité comporte des coûts fixes et que les économies d’échelle répartissent les risques.

Explication

La distribution comporte des coûts fixes, ce qui incite à rechercher des économies d’échelle en mutualisant les risques sur un catalogue important. La longueur d’exploitation d’un seul film ne correspond pas au mécanisme décrit.

27. Quelle caractéristique distingue les multiplexes dans le paysage de l’exploitation cinématographique ?

Ils comptent au moins huit salles, réalisent environ 30 % des recettes et représentent près de la moitié des établissements.
Ils comptent au plus huit salles, réalisent environ 11 % des recettes et représentent plus de 60 % des établissements.
Ils comptent au moins huit salles, réalisent plus de 60 % des recettes et représentent environ 11 % des établissements.
Ils regroupent des salles classées Art et Essai et représentent environ 63,4 % des établissements.

Ils comptent au moins huit salles, réalisent plus de 60 % des recettes et représentent environ 11 % des établissements.

Explication

Apparus dans les années 1990, les multiplexes comptent au moins huit salles et réalisent plus de 60 % des recettes tout en représentant environ 11 % des établissements. Le chiffre de 63,4 % concerne la part des salles classées Art et Essai, et non celle des multiplexes.

28. Quelle distinction décrit correctement la transition numérique du cinéma et le remplacement du 35 mm ?

La transition touche la prise de vues, la post-production et la diffusion ; le projecteur numérique remplace le 35 mm en salle.
La transition touche la prise de vues et la diffusion ; le projecteur numérique remplace le 35 mm lors de la post-production.
La transition touche la prise de vues, la post-production et la diffusion ; le projecteur numérique remplace le 35 mm dans les laboratoires.
La transition touche la post-production et la diffusion ; le projecteur numérique remplace le 35 mm dès la prise de vues.

La transition touche la prise de vues, la post-production et la diffusion ; le projecteur numérique remplace le 35 mm en salle.

Explication

La transition numérique concerne trois étapes de la chaîne cinématographique, alors que le remplacement du 35 mm concerne la projection en salle. Confondre ce remplacement avec la prise de vues attribue au projecteur une fonction de captation.

29. Quel est le rôle de la chronologie des médias après la sortie d’un film en salles ?

Elle détermine les aides accordées aux producteurs selon les recettes réalisées pendant la sortie en salles.
Elle établit les obligations de conservation des films afin de protéger les œuvres après leur exploitation commerciale.
Elle organise juridiquement les fenêtres d’exploitation successives afin de protéger le financement de la création.
Elle fixe les catégories d’âge des spectateurs afin de protéger les publics lors des projections en salles.

Elle organise juridiquement les fenêtres d’exploitation successives afin de protéger le financement de la création.

Explication

La chronologie des médias ordonne juridiquement les différentes exploitations d’un film après sa sortie en salles et contribue ainsi au financement de la création. La classification par âge relève d’un dispositif distinct portant sur les publics.

30. Dans la chronologie des médias en vigueur depuis le 6 février 2025, quand Netflix peut-il commencer à exploiter un film après sa sortie en salles ?

Après quinze mois, dans le cadre d’une mise à jour valable trois ans.
Après vingt-deux mois, dans le cadre d’une mise à jour valable trois ans.
Après dix-sept mois, dans le cadre d’une mise à jour valable trois ans.
Après neuf mois, dans le cadre d’une mise à jour valable trois ans.

Après quinze mois, dans le cadre d’une mise à jour valable trois ans.

Explication

La chronologie actualisée place Netflix à quinze mois après la sortie en salles et cette mise à jour est valable trois ans. Le délai de neuf mois concerne Disney+, tandis que celui de dix-sept mois s’applique à d’autres plateformes payantes.

31. Quelle fonction le registre public du cinéma et de l’audiovisuel remplit-il pour les actes liés aux films ?

Il assure leur publicité légale et conserve les droits accordés aux créanciers.
Il délivre l’autorisation de projection publique et fixe les conditions de classement des films.
Il contrôle le financement des productions et valide les contrats avant le début du tournage.
Il conserve les copies des films déposés et organise leur consultation par le public.

Il assure leur publicité légale et conserve les droits accordés aux créanciers.

Explication

Le registre rend publics les actes liés à la production et à la diffusion et conserve les droits accordés aux créanciers. La conservation des copies relève plutôt des Archives françaises du film dans le cadre du dépôt légal.

32. Comment une œuvre reçoit-elle son immatriculation au RPCA ?

Le producteur dépose les contrats de cession de droits des auteurs, puis un numéro unique est attribué et les actes relatifs à l’œuvre sont inscrits.
Le producteur dépose le film achevé, puis un numéro unique est attribué et les recettes des salles sont inscrites.
Le distributeur dépose les contrats de diffusion, puis un numéro unique est attribué et les échéances des plateformes sont inscrites.
Le réalisateur demande un visa d’exploitation, puis un numéro unique est attribué et les décisions de classification sont inscrites.

Le producteur dépose les contrats de cession de droits des auteurs, puis un numéro unique est attribué et les actes relatifs à l’œuvre sont inscrits.

Explication

L’immatriculation suit le dépôt par le producteur des contrats de cession de droits des auteurs ; elle attribue un numéro unique avant l’inscription des actes relatifs à l’œuvre. Le dépôt du film achevé et les décisions de classification ne constituent pas cette procédure.

33. Quel document autorise la projection publique d’un film en salle, une fois celui-ci achevé et immatriculé au RCA ?

L’immatriculation au RCA délivrée par le ministre de la Culture, demandée au moins un mois avant la première projection publique.
L’avis de la Commission de classification, délivré au producteur au moins un mois après la première projection publique.
Le visa d’exploitation délivré par le ministre de la Culture, demandé au moins un mois avant la première projection publique.
L’agrément de production accordé par le CNC, demandé au moins un mois avant la première projection publique.

Le visa d’exploitation délivré par le ministre de la Culture, demandé au moins un mois avant la première projection publique.

Explication

Le visa d’exploitation est l’autorisation administrative requise pour projeter publiquement le film en salle, et la demande doit être faite au moins un mois avant la première projection. L’immatriculation au RCA enregistre l’œuvre et ses actes, mais n’autorise pas à elle seule la projection.

34. Quel est le rôle de la Commission de classification dans le contrôle des films ?

Elle visionne les films et délivre, à titre définitif, l’autorisation administrative de projection en salle.
Elle contrôle le financement des films et décide, à titre obligatoire, de leur accès aux plateformes.
Elle examine les contrats des films et propose, à titre consultatif, un classement parmi trois catégories.
Elle visionne les films et propose, à titre consultatif, un classement parmi cinq catégories.

Elle visionne les films et propose, à titre consultatif, un classement parmi cinq catégories.

Explication

La Commission, plurielle, indépendante et consultative, visionne les films et propose cinq classements, de tous publics au classement X. Elle ne délivre pas le visa d’exploitation, qui est l’autorisation administrative de projection.

35. Que désigne la médiation culturelle dans la définition proposée par Bruno Nassim Aboudrar et François Mairesse ?

L’ensemble des démarches qui valorisent l’appropriation symbolique et les expressions culturelles des populations.
L’ensemble des mesures qui donnent au plus grand nombre accès au patrimoine, à la création et aux ressources culturelles.
L’ensemble des procédures qui évaluent les œuvres et déterminent leur admissibilité aux aides publiques.
L’ensemble des actions qui mettent un public en relation avec une œuvre, un artiste ou une proposition artistique.

L’ensemble des actions qui mettent un public en relation avec une œuvre, un artiste ou une proposition artistique.

Explication

La médiation culturelle regroupe les actions qui établissent une relation entre un public et une œuvre, un artiste ou une proposition artistique. L’accès élargi au patrimoine et aux ressources culturelles correspond plutôt à la démocratisation culturelle.

36. Une politique culturelle cherche à donner au plus grand nombre accès au patrimoine, à la création et aux ressources culturelles : quel objectif poursuit-elle ?

La professionnalisation culturelle, centrée sur la préparation aux métiers de la création.
La démocratie culturelle, centrée sur l’appropriation symbolique et l’expression des populations.
La démocratisation culturelle, centrée sur l’élargissement de l’accès aux ressources culturelles.
La médiation culturelle, centrée sur la mise en relation d’un public avec une proposition artistique.

La démocratisation culturelle, centrée sur l’élargissement de l’accès aux ressources culturelles.

Explication

La démocratisation culturelle vise à élargir l’accès du plus grand nombre au patrimoine, à la création et aux ressources culturelles. La démocratie culturelle insiste plutôt sur l’appropriation et la valorisation des expressions des populations.

37. Quelle orientation caractérise la démocratie culturelle selon Yves Jammet ?

Favoriser l’appropriation symbolique, valoriser les expressions des populations et soutenir leur émancipation.
Mettre un public en relation avec une œuvre, un artiste ou une proposition artistique.
Développer des parcours de formation spécialisés pour professionnaliser les pratiques artistiques.
Élargir l’accès du plus grand nombre au patrimoine, à la création et aux ressources culturelles.

Favoriser l’appropriation symbolique, valoriser les expressions des populations et soutenir leur émancipation.

Explication

La démocratie culturelle met l’accent sur l’appropriation symbolique, la valorisation des expressions culturelles, le développement social et l’émancipation. L’élargissement de l’accès au patrimoine et aux ressources est plutôt l’objectif de la démocratisation culturelle.

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Qu’est-ce qu’une politique culturelle, dans le cadre du cours ?

L’ensemble des actions des pouvoirs publics visant à encadrer, protéger ou encourager la création culturelle et artistique et à en favoriser la diffusion.

Quel accès la politique culturelle du cinéma cherche-t-elle à garantir ?

L’accès de tous à la culture.

Quel aspect du cinéma la politique culturelle cherche-t-elle à protéger de la concurrence ?

Le cinéma.

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