Fiche de révision : Principes fondamentaux de la tectonique terrestre

Plan du Cours

  1. Composition et densité des croûtes continentale et océanique
  2. Textures et minéralogie des roches magmatiques de la croûte terrestre
  3. Mobilité des plaques lithosphériques et mécanismes de divergence aux dorsales
  4. Processus de subduction : métamorphisme, densité et activité sismique
  5. Formation des roches magmatiques et reliefs associés aux zones de subduction
  6. Conséquences tectoniques de la collision continentale et formation des chaînes de montagnes
  7. Propagation des ondes sismiques et identification des discontinuités internes de la Terre
  8. Différences structurelles et topographiques entre croûte océanique et continentale

1. Composition et densité des croûtes continentale et océanique

Notions clés & Définitions

  • Croûte continentale : Constituée de roches très variées mais peuvent-être classées en trois catégories : roches sédimentaires, magmatiques (volcaniques et plutoniques) et métamorphiques (P 145).
  • Roche magmatique : Type de roche formée par la solidification du magma, pouvant se former en surface (volcanique) ou en profondeur (plutonique).

Points essentiels

  • La croûte continentale, appelée SIAL, est riche en silicium et aluminium, avec une densité moyenne de 2,7 g/cm3.
  • La croûte océanique, appelée SIMA, est riche en silicium et magnésium, avec une densité de 2,8 à 2,9 g/cm3.
  • La différence de composition chimique entre croûte continentale et océanique explique la différence de minéraux présents dans leurs roches respectives.
  • La croûte océanique a une épaisseur moyenne de 7 km, tandis que la croûte continentale atteint 30 km d'épaisseur.

À retenir

La composition chimique et la densité distinctes des croûtes continentale et océanique expliquent leurs propriétés physiques et minéralogiques fondamentales.

2. Textures et minéralogie des roches magmatiques de la croûte terrestre

Notions clés & Définitions

  • Texture grenue : Une texture caractérisée par des cristaux visibles à l'œil nu, formés par la cristallisation complète de minéraux jointifs lors d'un refroidissement lent du magma.
  • Refroidissement rapide : Un processus de refroidissement du magma qui se produit généralement en surface, conduisant à la formation de roches avec des cristaux de petite taille et du verre volcanique non cristallisé.

Points essentiels

  • Le granite et le gabbro ont une texture grenue avec des phénocristaux issus d’un refroidissement lent du magma.
  • Le basalte présente une texture microlithique avec quelques phénocristaux, du verre volcanique non cristallisé et des microlithes, due à un refroidissement rapide.
  • Le granite est constitué principalement de quartz, feldspaths et micas, tandis que le basalte et le gabbro contiennent principalement du feldspath plagioclase et du pyroxène.
  • Le refroidissement du magma étant lent les roches ont une structure grenue.
  • Le granite est essentiellement constitué de quartz, de feldspaths et de micas.

À retenir

Les conditions de refroidissement du magma influencent directement la texture et la minéralogie des roches magmatiques dans la croûte terrestre.

3. Mobilité des plaques lithosphériques et mécanismes de divergence aux dorsales

Notions clés & Définitions

  • Niveau des dorsales : Zone où la lithosphère s'amincit sous l'effet de la remontée de chaleur mantellique, provoquant la fusion partielle de la péridotite et la formation de magma qui crée la croûte océanique.
  • Forme une roche magmatique : Processus par lequel le magma refroidi en profondeur cristallise en gabbro, une roche magmatique plutonique, tandis qu'à la surface, le refroidissement de la lave forme du basalte, une roche magmatique volcanique.
  • Plaques lithosphériques : Pb 4 Que se passe-t-il quand les plaques lithosphériques convergent?

Points essentiels

  • La lithosphère est découpée en plaques mobiles qui divergent au niveau des dorsales, où la remontée de chaleur provoque la fusion partielle de la péridotite, formant du magma.
  • Le magma refroidi en profondeur forme du gabbro, tandis qu'à la surface, il forme du basalte, constituant la croûte océanique.
  • Les mesures GPS montrent la divergence des plaques à partir des dorsales et permettent de calculer leur vitesse de déplacement.
  • La lithosphère terrestre est découpée en plaques animées de mouvements de divergence au niveau des dorsales ou de convergence au niveau des zones de subduction.
  • Les mesures géodésiques, à l’aide des données GPS, permettent de montrer la divergence des plaques à partir de la dorsale ainsi que la vitesse de déplacement des plaques.

À retenir

La divergence des plaques lithosphériques aux dorsales est liée à la convection mantellique, entraînant la formation de nouvelle croûte océanique.

4. Processus de subduction : métamorphisme, densité et activité sismique

Notions clés & Définitions

  • Zone de subduction : Limite de plaques tectoniques où la lithosphère océanique, en s'éloignant de la dorsale, s'épaissit, s'hydrate, augmente sa densité et plonge dans le manteau.
  • Métamorphisme d'hydratation : Processus métamorphique où l'hydratation transforme le gabbro en métagabbro à hornblende, puis en faciès schiste vert caractérisé par la présence de chlorite et d'actinote.
  • Plan de subduction : Surface délimitant la zone où la lithosphère océanique plonge en profondeur, marquée par une augmentation progressive de la pression et de la température.
  • Métamorphisme de déshydratation : Ce métamorphisme de déshydratation provoque l’apparition de métagabbro à glaucophane et correspond au faciès schiste bleu (+ de 15 Km de profondeur) (P 236).

Points essentiels

  • La lithosphère océanique s'épaissit et s'hydrate en s'éloignant de la dorsale, ce qui augmente sa densité et provoque sa plongée en zone de subduction.
  • Le plan de Wadati-Benioff, incliné entre 20° et 80°, est délimité par la localisation des foyers sismiques et dépend de l'âge et de la densité de la lithosphère océanique.
  • Le métamorphisme de déshydratation, lié à l'augmentation de pression, forme des métagabbros à glaucophane (schiste bleu) puis à jadéite et grenat (éclogite) en profondeur.
  • La déshydratation libère de l'eau qui provoque la fusion partielle de la péridotite du manteau sus-jacent, générant un magma siliceux à l'origine du volcanisme explosif.
  • La subduction entraine, à partir de 30 Km de profondeur, une augmentation de la température et le métamorphisme de déshydratation se poursuit formant un métagabbro à jadéite et grenat correspondant au faciès éclogite (P 236) Lors de la subduction la pression augmente et provoque la déshydratation des métagabbros.

À retenir

La subduction induit des transformations métamorphiques complexes, libère de l'eau, et déclenche une activité sismique et volcanique intense.

5. Formation des roches magmatiques et reliefs associés aux zones de subduction

Notions clés & Définitions

  • Fosse océanique : Relief négatif situé à la frontière des plaques en zone de subduction, caractérisé par une profondeur moyenne d'environ 4000 mètres pouvant dépasser 10 000 mètres dans certaines zones étroites et profondes.
  • Zones de subduction : Régions où une plaque océanique plonge sous une autre plaque, marquées par des reliefs négatifs comme les fosses océaniques et des reliefs positifs tels que les chaînes de montagnes de subduction et les arcs insulaires.
  • Magma formé : Magma issu de la fusion partielle de la lithosphère océanique, qui après refroidissement en profondeur forme des roches plutoniques, et en surface des roches volcaniques, toutes deux ayant des compositions chimiques proches.

Points essentiels

  • L’angle de subduction dépend de l’âge de la lithosphère océanique : une lithosphère plus âgée est plus dense et forme un angle plus fort.
  • Le flux thermique et les isothermes sont des arguments en faveur de la subduction.
  • Plus l’angle de subduction est important, plus la zone de volcanisme actif est proche de la fosse océanique.
  • Le magma issu de la fusion partielle forme en profondeur des roches plutoniques grenues (granitoïdes) et en surface des roches volcaniques microlithiques (rhyolite, andésite), toutes deux ayant des compositions chimiques proches.
  • Les zones de subduction présentent des reliefs négatifs (fosses océaniques pouvant dépasser 10 km de profondeur) et des reliefs positifs (chaînes de montagnes de subduction et arcs insulaires).
  • Les roches plutoniques et volcaniques provenant du même magma ont des compositions chimiques proches (P 233)

À retenir

L’angle de subduction dépend de l’âge de la lithosphère océanique : une lithosphère plus âgée est plus dense et forme un angle plus fort.

6. Conséquences tectoniques de la collision continentale et formation des chaînes de montagnes

Notions clés & Définitions

  • Racine crustale : Partie inférieure épaissie de la croûte terrestre sous une chaîne de montagnes, résultant de l'empilement et de l'épaississement de la lithosphère lors de la collision continentale.
  • Forme des chaînes de montagnes : Configuration géologique résultant de l'épaississement de la lithosphère par raccourcissement et empilement d'écailles, formant des reliefs élevés et complexes.

Points essentiels

  • La collision entre deux continents ferme un océan et provoque un épaississement de la lithosphère par raccourcissement et empilement d'écailles.
  • La formation de chaînes de montagnes de collision s'accompagne d'une croûte épaissie avec une racine crustale profonde.
  • L'obduction correspond au chevauchement d'une lithosphère océanique entre deux lithosphères continentales, formant un complexe ophiolitique.
  • Les déformations tectoniques peuvent produire des plis si les roches sont ductiles ou des failles inverses si elles sont cassantes.
  • Des indices tectoniques, pétrographiques et paléontologiques permettent de reconnaître la fermeture d'un océan et la collision.
  • La collision entre deux continents entraîne la fermeture d’un océan et la subduction partielle de la LC.
  • Elle provoque un épaississement de la lithosphère suite à un raccourcissement et un empilement des blocs délimités par des failles inverses nommés écailles.

À retenir

La collision entre deux continents ferme un océan et provoque un épaississement de la lithosphère par raccourcissement et empilement d'écailles.

7. Propagation des ondes sismiques et identification des discontinuités internes de la Terre

Notions clés & Définitions

  • Ondes sismiques : Vibrations qui se propagent dans la Terre à partir d'une source sismique, permettant d'étudier la structure interne du globe.
  • Ondes sont : Perturbations qui transportent de l'énergie à travers un milieu sans déplacement permanent de la matière.
  • Ondes dans : Perturbations qui se propagent dans la Terre avec des vitesses variables selon la nature et l'état des roches, révélant des discontinuités internes.

Points essentiels

  • Les ondes P sont des ondes longitudinales de compression qui se propagent dans tous les milieux, tandis que les ondes S sont transversales et ne traversent que les solides.
  • La discontinuité de Gutenberg, située à 2900 km de profondeur, sépare le manteau du noyau et crée une zone d’ombre sismique où les ondes S ne passent pas, indiquant un noyau externe liquide.
  • La discontinuité de Lehmann marque la limite entre le noyau externe liquide et le noyau interne solide.
  • Les vitesses des ondes varient selon la nature et l’état des roches, permettant de modéliser la structure interne de la Terre.
  • Les ondes S sont des ondes transversales de cisaillement (vibrent perpendiculairement au sens de propagation) qui ne se propagent que dans les solides.
  • Cette zone d’ombre est due au fait que les ondes sont réfractées 2 fois sur une discontinuité située à 2 900 Km de profondeur et nommée discontinuité de Gutenberg qui sépare le manteau du noyau.

À retenir

Les ondes P sont des ondes longitudinales de compression qui se propagent dans tous les milieux, tandis que les ondes S sont transversales et ne traversent que les solides.

8. Différences structurelles et topographiques entre croûte océanique et continentale

Notions clés & Définitions

  • VEMA : Une faille océanique étudiée par observation directe, utilisée pour caractériser la structure de la croûte océanique.

Points essentiels

  • La topographie terrestre est bimodale avec des reliefs océaniques situés entre -6000 et -3000 mètres et des reliefs continentaux entre 0 et +1000 mètres.
  • Les profils sismiques, forages et observations directes permettent de caractériser la structure et composition des croûtes océanique et continentale.
  • Les plaines abyssales correspondent aux fonds océaniques plats situés entre les dorsales et les marges continentales.

À retenir

Les différences d'épaisseur et de topographie entre la croûte océanique et la croûte continentale expliquent la diversité des paysages terrestres observés.

Repères chronologiques

DateÉvénement
145La croûte continentale est appelée SIAL
236Métamorphisme de déshydratation provoque la formation de faciès schiste bleu à plus de 15 km de profondeur
236La zone de subduction est marquée par une augmentation de pression et température

Tableaux de Synthèse

CritèreCroûte continentaleCroûte océanique
Composition chimiqueRiche en silicium et aluminium (SIAL)Riche en silicium et magnésium (SIMA)
Densité moyenne2,7 g/cm³2,8 à 2,9 g/cm³
ÉpaisseurJusqu’à 30 kmEnviron 7 km
Roches principalesRoches sédimentaires, magmatiques, métamorphiquesRoches magmatiques (gabbro, basalte)
Texture des roches magmatiquesGrenue (granite, gabbro)Microlithique (basalte)
FormationFusion partielle sous dorsale, refroidissement en surface ou en profondeurFusion partielle lors divergence aux dorsales
CritèreMécanismes et processusRésultats géologiques
Divergence des plaquesRemontée mantellique, fusion partielle, formation de magmaFormation de croûte océanique (gabbro en profondeur, basalte en surface)
SubductionHydratation, métamorphisme, densificationFormation de fosses océaniques, chaînes de montagnes, zones sismiques
Collision continentaleÉpaississement crustal, formation racine crustale, raccourcissementFormation chaînes de montagnes, épaississement lithosphère

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la composition chimique de la croûte continentale et océanique : SIAL vs SIMA.
  2. Assimiler la texture grenue uniquement à la roche plutonique : peut aussi concerner le refroidissement lent.
  3. Croire que la subduction ne concerne que les zones où la densité est élevée : processus dépend aussi de l’hydratation et du métamorphisme.
  4. Confondre discontinuité de Gutenberg et discontinuité de Lehmann : localisation et nature différente.
  5. Oublier que les ondes S ne traversent que les solides : importance pour l’identification du noyau liquide.
  6. Confondre reliefs océaniques et continentaux : topographie bimodale.
  7. Négliger l’impact de l’âge de la lithosphère sur l’angle de subduction.
  8. Confondre la formation des roches magmatiques en profondeur (gabbro) et en surface (basalte).
  9. Penser que la collision continentale ne provoque que le raccourcissement sans épaississement crustal.
  10. Omettre que les mesures GPS permettent d’évaluer la divergence des plaques.

Checklist Examen

  1. Connaître la composition chimique et minéralogique des croûtes continentale (SIAL) et océanique (SIMA).
  2. Savoir comparer l’épaisseur moyenne des croûtes continentale et océanique.
  3. Expliquer comment la texture grenue se forme dans les roches magmatiques.
  4. Identifier les roches principales du granite, gabbro et basalte selon leur texture.
  5. Décrire le processus de divergence aux dorsales et ses conséquences sur la formation de la croûte océanique.
  6. Expliquer le processus de subduction : hydratation, métamorphisme, densification.
  7. Connaître la localisation des discontinuités internes : Gutenberg (2900 km), Lehmann (limite noyau interne/extérieur).
  8. Définir ce qu’est une zone de subduction et ses reliefs caractéristiques (fosses océaniques, chaînes).
  9. Comprendre comment la collision continentale épaissit la lithosphère et forme des chaînes montagneuses.
  10. Savoir comment les ondes sismiques permettent d’étudier la structure interne de la Terre.
  11. Connaître les différences topographiques entre reliefs océaniques et continentaux.
  12. Maîtriser le vocabulaire spécifique : magma, plutonique, volcanique, métamorphisme d’hydratation/déshydratation.
  13. Identifier les mécanismes responsables du mouvement des plaques lithosphériques.
  14. Expliquer l’impact de l’âge de la lithosphère sur l’angle de subduction.
  15. Savoir distinguer les roches formées par refroidissement lent ou rapide du magma.
  16. Connaître le rôle des mesures GPS dans l’étude du mouvement des plaques.
  17. Comprendre le concept d’obduction dans le contexte collision continentale.
  18. Identifier les principaux types d’interactions tectoniques : divergence, convergence, collision.
  19. Connaître les principaux processus métamorphiques liés à la subduction (schiste bleu, hornblende).
  20. Vérifier que toutes ces notions sont maîtrisées pour répondre à une question synthétique sur la tectonique globale.

Dernier item : Vérifier que chaque concept clé est associé à un exemple précis ou une illustration claire dans ses applications géologiques ou géographiques.

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1. Quelle affirmation correspond au sujet « Composition et densité des croûtes continentale et océanique » ?

2. Quelle est la fonction principale de la texture grenue dans une roche magmatique ?

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Croûte continentale — composition ?

Roches sédimentaires, magmatiques, métamorphiques.

Croûte océanique — densité ?

2,8 à 2,9 g/cm³.

Roche magmatique — formation ?

Solidification du magma.

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