★ À maîtriser
📌 Les procédés primaires transforment la matière naturelle en brut, tandis que les procédés secondaires améliorent la forme, l’état de surface ou les caractéristiques mécaniques de la pièce brute.
Compléments
Besoin → conception → production → usage → recyclage
★ À maîtriser
Le moulage consiste à remplir un moule de matériau en fusion, puis à récupérer la pièce brute après solidification ; un moule non permanent doit être détruit pour extraire la pièce.
Dans le moulage au sable, le moule à usage unique est constitué de grains de silice liés par de l’argile et de l’eau, et le sable est recyclé après décochage.
📌 Les dépouilles facilitent l’extraction du modèle du sable, tandis que les contre-dépouilles peuvent le retenir et nécessitent des noyaux lorsqu’elles sont indispensables à la pièce.
Dans un moule au sable, les évents évacuent les gaz, les noyaux réalisent les formes en contre-dépouille, et les masselottes orientent la solidification tout en alimentant la pièce en métal fondu pendant son refroidissement.
Le retrait de solidification impose d’augmenter les dimensions de l’empreinte de 3 à 6 % pour les fontes, de 5 à 7 % pour les aciers, de 4 à 7 % pour les alliages légers et de 5 à 6 % pour les bronzes.
Compléments
📌 La coulée en chute réduit la mise au mille mais crée de fortes turbulences, tandis que la coulée en source assure un approvisionnement plus doux au prix de davantage de canaux.
Le sable se casse ; la coquille métallique se réutilise
★ À maîtriser
Une presse à injecter assure la plastification de la matière, son injection dans le moule et la fermeture-verrouillage du moule.
Dans une presse à vis-piston, la vis chauffe, fond et homogénéise les granulés en les transportant depuis la trémie, puis recule pour doser la matière plastifiée avant d’être poussée par un vérin pour l’injecter dans le moule.
📌 Le système de fermeture doit ouvrir, fermer et verrouiller le moule avec une force suffisante pour empêcher son ouverture pendant l’injection.
Compléments
Un moule d’injection plastique peut comporter 1, 2, 4, 8, 16 ou 32 empreintes, et son nombre d’empreintes résulte d’impératifs techniques et financiers.
Les canaux d’alimentation répartissent la matière entre les empreintes et équilibrent leur remplissage, tandis que les seuils sont choisis selon les pièces et les cadences de production.
Pour faciliter le démoulage des pièces injectées, des dépouilles de 1 à 3° sont prévues sur les parties intérieures.
La vis plastifie et dose, puis le vérin injecte
★ À maîtriser
Le frittage consiste à comprimer une poudre, généralement métallique, dans un moule puis à la chauffer sous vide ou atmosphère contrôlée à une température inférieure à la température de fusion du constituant principal.
Le frittage permet de produire à faible coût de grandes séries de pièces complexes et précises, parfois utilisables à l’état brut, et autorise l’obtention de pseudoalliages.
📌 La porosité naturelle des pièces frittées permet de fabriquer des filtres et des coussinets autolubrifiants, mais peut nuire à l’étanchéité.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Les thermoplastiques sont mis en forme en les ramollissant par chauffage puis en les solidifiant par refroidissement, tandis que les thermodurcissables se solidifient par polymérisation après ajout d’un durcisseur.
Compléments
Les fibres de verre sont classées en trois types :
Les fibres de carbone haute résistance (HR) sont obtenues par combustion de 1000 à 1500 °C, tandis que les fibres haut module (HM) sont obtenues entre 1800 et 2000 °C.
Le moulage par injection basse pression de résine (RTM) utilise une résine injectée à faible pression, de 1,5 à 4 bars, à travers le renfort placé entre deux parties rigides du moule.
Le renfort arme ; la matrice lie
★ À maîtriser
📌 Une matrice thermoplastique, solide sous forme de granulés ou de plaques, est mise en forme par chauffage puis solidification au refroidissement, tandis qu’une matrice thermodurcissable, liquide visqueuse, se solidifie par polymérisation après ajout d’un durcisseur.
Le moulage au contact est un procédé manuel à température ambiante et sans pression : les renforts sont déposés sur le moule, imprégnés de résine liquide accélérée et catalysée, puis mis en forme avec des ébulleurs et des pinceaux.
En moulage sous vide, le renfort est placé dans le moule, la résine catalysée est versée dessus, puis la pression exercée lors de la mise sous vide répartit la résine et imprègne le renfort entre le moule et son contre-moule.
En moulage RTM, un renfort est placé entre deux moules rigides fermés, puis une résine accélérée et catalysée est injectée à faible pression, de 1,5 à 4 bars, jusqu’au remplissage complet de l’empreinte ; après durcissement, la pièce est démoulée.
Compléments
Les fibres d’aramide, aussi appelées Kevlar, sont issues de la chimie des polyamides aromatiques et existent en versions basse et haute module.
Les fibres d’aramide basse module sont utilisées pour les câbles et les gilets pare-balles, tandis que les fibres haute module renforcent les composites hautes performances.
Thermoplastique : ramollir puis refroidir ; thermodurcissable : polymériser avec un durcisseur.
★ À maîtriser
📌 La fabrication additive permet des formes complexes, des délais courts sans frais fixes d’outillage et une réduction de matière, mais chaque imprimante est conçue pour un seul type de matériau et la pièce exige une conception adaptée au procédé.
📌 La conception d’une pièce imprimée doit limiter les supports, dont l’orientation et la conception peuvent éviter l’usage et réduire le temps d’impression jusqu’à le diviser par deux ainsi que le volume de matière utilisé.
Compléments
La démocratisation de l’impression 3D commence au début des années 2000 avec l’usage de résine chauffée pour le prototypage rapide ; dans les années 2010, de nouveaux matériaux et procédés permettent notamment la production de petites séries.
Les imprimantes 3D déplacent généralement leurs buses selon trois translations, X, Y et Z, et certains modèles ajoutent deux rotations, A et B ; leur commande d’axes est similaire à celle des machines-outils à commande numérique.
Un objet prend forme par empilement de couches fines, comme une pile de tranches.
★ À maîtriser
📐 Formule - La résistance élastique est définie par , la résistance mécanique par et le module de Young par .
Lors d’une déformation plastique, la limite élastique est dépassée et la déformation devient permanente ; après décharge, le matériau ne retrouve pas sa taille initiale.
Le laminage étire un produit métallique en le faisant passer entre des rouleaux ; il peut être réalisé à chaud ou à froid selon le matériau et le taux de déformation recherché.
📌 Lors de l’étirage, la matière est tirée à la sortie de la filière, tandis que lors de l’extrusion, elle est poussée à travers la filière par un vérin ou des rouleaux.
Compléments
★ À maîtriser
📌 En emboutissage, une descente excessive du poinçon fissure et déchire la tôle ; si la découpe est volontaire, le procédé est un poinçonnage plutôt qu’un emboutissage.
Compléments
📌 Le découpage par jet d’eau ne repose pas sur la fusion du matériau et ne provoque donc pas de déformation thermique, contrairement aux procédés laser, plasma et oxycoupage.
📌 Le pliage en frappe réduit le retour élastique en faisant descendre le poinçon jusqu’en butée et en maintenant une pression durant quelques secondes.
L’emboutissage forme la tôle ; le poinçonnage la découpe.
★ À maîtriser
📌 Le brasage utilise un métal d’apport dont la température de fusion est inférieure à celle des pièces, qui ne fondent pas ; le soudage classique fait fondre les pièces et crée une continuité cristallographique avec le cordon.
📌 En MIG, le gaz de protection est inerte, généralement l’argon, et le procédé convient notamment à l’aluminium et à ses alliages ; en MAG, le gaz est actif, notamment le CO₂, et le procédé est utilisé pour les aciers.
Compléments
Le TIG utilise une électrode en tungstène et un métal d’apport indépendant de la torche, permet le soudage avec ou sans apport et convient particulièrement aux faibles épaisseurs ; son rendement énergétique d’arc est de 40 %.
En soudage laser, le faisceau mesure de 0,2 mm à 13 mm de diamètre ; le procédé est utilisé à grande cadence dans l’industrie automobile et sa faible zone affectée thermiquement permet notamment de souder des composants électroniques sans les détériorer.
Soudage : fusion des pièces ; brasage : fusion du métal d’apport sans fusion des pièces.
★ À maîtriser
Compléments
Les deux procédés d’électroérosion sont l’enfonçage et l’électroérosion à fil.
L’UGV améliore la productivité, l’état de surface et la précision, réduit l’échauffement de la pièce et peut permettre l’usinage à sec, de parois minces et d’aciers traités thermiquement.
L’UGV peut provoquer des instabilités dynamiques, notamment du broutement et des vibrations, en raison des fréquences de rotation élevées des outils.
Vitesse de coupe accrue → chaleur évacuée par le copeau et productivité améliorée.
★ À maîtriser
En UGV, environ 80 % de la chaleur de coupe est évacuée par le copeau, contre 40 % en usinage conventionnel, car la chaleur n’a pas le temps de se propager dans la pièce et l’outil.
L’UGV augmente la productivité et la vitesse d’avance, améliore l’état de surface et la précision, préserve l’intégrité de la matière, peut permettre l’usinage à sec et facilite l’usinage de voiles minces et d’aciers traités thermiquement.
Les hautes fréquences de rotation des outils en UGV provoquent régulièrement des instabilités dynamiques, notamment du broutement et des vibrations.
Compléments
Lorsque la vitesse de coupe augmente, l’énergie spécifique de coupe diminue ; elle correspond à la puissance électrique consommée par la machine divisée par le débit de copeaux.
Les machines d’UGV nécessitent notamment une structure plus rigide, des broches tournant à 20 000 tr/min ou plus, des cônes HSK, une commande adaptée aux avances élevées, des outils spécifiques et un équilibrage attentif de l’ensemble outil-porte-outil.
Vitesse accrue → chaleur évacuée par le copeau et avance augmentée
★ À maîtriser
Le rugosimètre mesure le profil de surface dans une seule direction, généralement celle de l’avance de l’outil et perpendiculaire au sillon laissé par celui-ci.
Les ordres de défauts de surface sont :
Compléments
Le rugosimètre utilise un palpeur de 4 à 10 μm de diamètre dont le mouvement vertical est converti en courant électrique par un capteur piézoélectrique.
Les écarts de forme du premier ordre sont mesurés par une machine à mesurer tridimensionnelle avec un palpeur de rayon usuel de 2 mm.
Forme et ondulation décrivent le profil global ; stries et sillons relèvent de la rugosité
★ À maîtriser
📐 Formule - La rugosité arithmétique est la moyenne des valeurs absolues des écarts du profil à la ligne moyenne : , où R(x) est l’écart du profil à la ligne moyenne à l’abscisse x.
Compléments
📌 La profondeur moyenne Rp mesure l’écart entre le sommet le plus haut d’un pic et la ligne moyenne, tandis que le creux moyen Rc mesure l’écart entre la ligne moyenne et le fond le plus bas d’un creux.
★ À maîtriser
Compléments
Rectification, superfinition et rodage enlèvent de la matière ; le galetage la comprime
★ À maîtriser
Les traitements thermiques servent à modifier la microstructure des matériaux ou certaines de leurs caractéristiques mécaniques.
La cémentation consiste à mettre la pièce en contact avec un matériau différent, puis à élever la température pour faire diffuser ses atomes dans la surface de la pièce et y déposer une couche de matière.
Compléments
Les traitements de modification de la microstructure comprennent la trempe, le revenu, la trempe superficielle et les recuits, ces derniers pouvant viser la recristallisation, la globularisation ou l’homogénéisation.
Les traitements par apport de composés chimiques comprennent :
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1. Quel changement caractérise l’écrouissage d’un matériau ?
2. Quel problème dynamique les hautes fréquences de rotation des outils peuvent-elles provoquer en UGV ?
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Quelles étapes composent le cycle de vie d’un produit ?
L’identification et l’analyse du besoin, la faisabilité, la conception, l’industrialisation, la production, la commercialisation, l’utilisation, le suivi et le recyclage.
Quel compromis recherche la démarche Produit–Procédé–Matériau ?
Un compromis entre le cahier des charges, les caractéristiques du matériau et celles du procédé.
Quel objectif de coût vise la démarche Produit–Procédé–Matériau ?
Un coût de développement, de fabrication et d’utilisation aussi bas que possible.
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