QCM : Psychologie clinique et psychanalyse — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet définit le mieux la psychologie clinique ?

La souffrance, l’épanouissement et les conflits des patients accompagnés par le clinicien
L’étude expérimentale des processus cognitifs chez des participants sains
La prescription médicale de traitements destinés aux maladies somatiques
La classification statistique des troubles mentaux selon des critères diagnostiques

La souffrance, l’épanouissement et les conflits des patients accompagnés par le clinicien

Explication

La psychologie clinique s’intéresse à la souffrance, à l’épanouissement et aux conflits des patients, notamment dans le cadre des psychothérapies. La classification diagnostique relève davantage de la nosologie que de la définition générale de la psychologie clinique.

2. Quelle propriété distingue une théorie scientifique d’une explication considérée comme intangible ?

Elle rassemble des opinions personnelles sans exiger de cohérence entre les hypothèses
Elle fournit une interprétation définitive qui ne dépend pas des observations nouvelles
Elle repose sur des hypothèses cohérentes pouvant être confrontées aux faits et remises en cause
Elle décrit des expériences singulières sans chercher à les relier dans un ensemble explicatif

Elle repose sur des hypothèses cohérentes pouvant être confrontées aux faits et remises en cause

Explication

Une théorie scientifique rassemble des hypothèses cohérentes fondées sur l’expérience et la rencontre avec les faits, tout en restant questionnable. Une explication intangible se distingue précisément par son absence de remise en cause possible.

3. Que désigne la psychopathologie ?

L’analyse des capacités intellectuelles indépendamment de toute souffrance psychique
L’approche et l’étude des maladies mentales ainsi que de la souffrance psychique
L’étude des traitements biologiques employés pour les maladies du corps
La classification administrative des maladies selon leur fréquence dans une population

L’approche et l’étude des maladies mentales ainsi que de la souffrance psychique

Explication

La psychopathologie étudie les maladies mentales et la souffrance psychique. La classification des maladies correspond plus précisément à la nosologie, tandis que les traitements biologiques ne définissent pas ce champ.

4. Comment distinguer les deux niveaux étudiés en psychopathologie ?

Le niveau visible décrit les causes biologiques, tandis que le niveau non visible décrit les signes recueillis lors de l’entretien
Le niveau visible concerne les signes observables, tandis que le niveau non visible concerne les dimensions psychiques sous-jacentes
Le niveau visible concerne les conflits inconscients, tandis que le niveau non visible concerne les comportements directement observables
Le niveau visible correspond aux classifications médicales, tandis que le niveau non visible correspond aux traitements proposés

Le niveau visible concerne les signes observables, tandis que le niveau non visible concerne les dimensions psychiques sous-jacentes

Explication

Le niveau visible regroupe les signes observables, alors que le niveau non visible renvoie aux dimensions psychiques qui ne sont pas directement accessibles à l’observation. Les conflits inconscients appartiennent donc au niveau non visible et non au niveau visible.

5. Dans quelle situation un signe devient-il un symptôme et participe-t-il à un syndrome ?

Lorsqu’il est classé dans une catégorie diagnostique sans relation avec les autres signes présents
Lorsqu’il correspond à une dimension psychique non observable et exclut toute manifestation visible
Lorsqu’il est observé une fois et reçoit automatiquement une interprétation médicale indépendante
Lorsqu’il prend une signification précise et s’organise avec d’autres signes, dont l’ensemble forme un syndrome

Lorsqu’il prend une signification précise et s’organise avec d’autres signes, dont l’ensemble forme un syndrome

Explication

Un signe devient un symptôme lorsqu’il acquiert une signification précise et s’inscrit dans une logique avec d’autres signes ; leur organisation forme alors un syndrome. Une observation isolée ne suffit donc pas à constituer un syndrome.

6. Quelles sont les trois dimensions de la psychopathologie psychanalytique ?

Une méthode d’accès à l’inconscient, une théorie du fonctionnement psychique et une thérapeutique
Une observation des signes, une comparaison statistique et une description administrative des maladies
Une classification des troubles, une mesure des symptômes et une prescription médicamenteuse
Une étude biologique du cerveau, une théorie sociale des conduites et une rééducation comportementale

Une méthode d’accès à l’inconscient, une théorie du fonctionnement psychique et une thérapeutique

Explication

La psychopathologie psychanalytique associe une méthode d’accès aux contenus inconscients, une théorie du fonctionnement psychique et une thérapeutique adaptée à certains troubles. Les autres propositions remplacent ces dimensions par des opérations diagnostiques, biologiques ou administratives.

7. Quel est l’objectif propre de la méthode psychanalytique ?

Décrire les comportements observables sans rechercher leur signification psychique
Classer les maladies mentales selon leurs signes cliniques les plus fréquents
Proposer des soins adaptés aux troubles à travers une pratique thérapeutique
Accéder aux contenus de l’inconscient afin d’explorer la vie psychique

Accéder aux contenus de l’inconscient afin d’explorer la vie psychique

Explication

La méthode psychanalytique vise l’accès aux contenus de l’inconscient. La proposition concernant les soins décrit la thérapeutique psychanalytique, qui constitue une autre dimension de la psychanalyse.

8. Que fait la psychanalyse lorsqu’elle est considérée comme une théorie ?

Elle recherche les contenus inconscients au moyen d’une méthode d’accès spécifique
Elle traduit les observations, explique les comportements et produit du sens sur les souffrances
Elle met en œuvre des méthodes de soin destinées à réduire directement les troubles
Elle établit une classification des maladies à partir de signes observables et quantifiables

Elle traduit les observations, explique les comportements et produit du sens sur les souffrances

Explication

Comme théorie, la psychanalyse interprète les observations, explique les comportements et donne du sens aux souffrances et aux maladies. La mise en œuvre de soins relève de la psychanalyse comme thérapeutique, tandis que l’accès à l’inconscient renvoie à sa méthode.

9. Quelle conception initiale de Sigmund Freud a précédé la création de la psychanalyse ?

Les maladies résultaient principalement de conflits sociaux.
Les maladies provenaient surtout d’un défaut de raisonnement conscient.
Les maladies avaient leur cause principale dans le corps.
Les maladies étaient produites par des rêves dépourvus de signification.

Les maladies avaient leur cause principale dans le corps.

Explication

Freud était d’abord médecin matérialiste et positiviste, et il cherchait la cause des maladies dans le corps avant de créer la psychanalyse. L’idée d’une origine principalement sociale ne correspond pas à cette conception initiale.

10. Dans la première conception freudienne de l’hystérie, que doit accomplir la méthode clinique ?

Réduire le symptôme par une explication exclusivement physiologique.
Détourner l’attention du patient vers des comportements socialement adaptés.
Retrouver puis rétablir le lien entre le traumatisme oublié et le symptôme.
Remplacer le souvenir traumatique par une interprétation rationnelle.

Retrouver puis rétablir le lien entre le traumatisme oublié et le symptôme.

Explication

La méthode vise à retrouver le traumatisme oublié et à rétablir sa connexion avec le symptôme hystérique. Une explication exclusivement corporelle reprend précisément la conception que cette approche remet en question.

11. Quelle relation distingue correctement l’abréaction de la catharsis ?

L’abréaction est le souvenir retrouvé, tandis que la catharsis est l’écoute de l’analyste.
L’abréaction est l’analyse du rêve, tandis que la catharsis est son contenu manifeste.
L’abréaction est le symptôme corporel, tandis que la catharsis est sa cause inconsciente.
L’abréaction est la réaction émotionnelle intense, tandis que la catharsis en est la décharge.

L’abréaction est la réaction émotionnelle intense, tandis que la catharsis en est la décharge.

Explication

L’abréaction désigne la réaction émotionnelle intense liée au traumatisme, et la catharsis correspond à la décharge de la charge émotionnelle ainsi enfermée. Assimiler la catharsis à l’écoute de l’analyste confond ce processus avec une méthode d’accompagnement.

12. Quelle proposition distingue correctement l’association libre de l’attention flottante ?

Le patient décrit ses symptômes corporels, tandis que l’analyste recherche leur cause physiologique.
Le patient exprime ses pensées sans les trier, tandis que l’analyste écoute avec neutralité.
Le patient raconte ses rêves mémorisés, tandis que l’analyste impose une interprétation précise.
Le patient sélectionne ses souvenirs importants, tandis que l’analyste corrige les erreurs du récit.

Le patient exprime ses pensées sans les trier, tandis que l’analyste écoute avec neutralité.

Explication

L’association libre demande au patient de dire ses contenus psychiques sans tri ni jugement, alors que l’attention flottante désigne l’écoute neutre et bienveillante de l’analyste. L’interprétation imposée ne correspond pas à cette posture d’écoute.

13. Quelle distinction caractérise le contenu manifeste et le contenu latent d’un rêve ?

Le contenu manifeste est inconscient, tandis que le contenu latent correspond au récit mémorisé.
Le contenu manifeste constitue le désir caché, tandis que le contenu latent est l’image directement observée.
Le contenu manifeste est rappelé au réveil, tandis que le contenu latent reste inconscient derrière lui.
Le contenu manifeste apparaît après l’analyse, tandis que le contenu latent disparaît au réveil.

Le contenu manifeste est rappelé au réveil, tandis que le contenu latent reste inconscient derrière lui.

Explication

Le contenu manifeste est la forme consciente du rêve dont le sujet se souvient, tandis que le contenu latent désigne ce qui reste caché derrière cette forme transformée. Dire que le contenu manifeste est inconscient inverse les deux notions.

14. Quelle différence oppose la conscience à l’inconscient dans le fonctionnement psychique ?

La conscience transforme les symptômes en rêves, tandis que l’inconscient mémorise les perceptions présentes.
La conscience conserve les désirs refoulés, tandis que l’inconscient organise la pensée volontaire.
La conscience est directement accessible, tandis que l’inconscient ne l’est pas directement.
La conscience appartient au passé psychique, tandis que l’inconscient reste disponible à l’introspection.

La conscience est directement accessible, tandis que l’inconscient ne l’est pas directement.

Explication

La conscience correspond à la partie du psychisme accessible à la pensée consciente, alors que l’inconscient n’est pas directement accessible. L’introspection volontaire concerne donc la conscience plutôt que l’inconscient.

15. Quel mécanisme maintient une représentation ou un désir hors de la conscience ?

L’attention flottante conserve cette représentation dans la pensée consciente du patient.
L’association libre remplace cette représentation par un souvenir choisi consciemment.
Le refoulement rejette cette représentation dans l’inconscient et l’y maintient.
La catharsis transforme cette représentation en une réaction émotionnelle déchargée.

Le refoulement rejette cette représentation dans l’inconscient et l’y maintient.

Explication

Le refoulement est le mécanisme qui rejette une pensée, un souvenir, une représentation ou un désir dans l’inconscient et le maintient hors de la conscience. La catharsis désigne plutôt une décharge émotionnelle liée à un traumatisme.

16. Dans quelle situation reconnaît-on une manifestation possible du retour du refoulé ?

Une perception présente est enregistrée sans transformation par les sens.
Une pensée consciente est volontairement organisée dans un raisonnement logique.
Un désir inconscient réapparaît sous la forme d’un lapsus, d’un rêve ou d’un symptôme.
Une émotion est exprimée après une décision prise délibérément.

Un désir inconscient réapparaît sous la forme d’un lapsus, d’un rêve ou d’un symptôme.

Explication

Le retour du refoulé peut se manifester indirectement dans les rêves, les lapsus, les actes manqués et les symptômes névrotiques. Un raisonnement logique conscient ne constitue pas, en lui-même, un rejeton de l’inconscient.

17. Comment une pulsion cherche-t-elle à obtenir satisfaction ?

Elle cherche une règle morale qui augmente la tension et fixe un objet stable.
Elle cherche une représentation consciente qui supprime les besoins corporels durablement.
Elle cherche une décharge qui diminue la tension, avec des objets de satisfaction interchangeables.
Elle cherche une perception extérieure qui empêche toute variation de son objet.

Elle cherche une décharge qui diminue la tension, avec des objets de satisfaction interchangeables.

Explication

La pulsion est une énergie qui vise la satisfaction par une baisse de la tension grâce à une décharge, et ses objets peuvent être interchangeables. Une règle morale relève plutôt de l’organisation du surmoi que du fonctionnement propre de la pulsion.

18. À quelle dimension du psychisme le ça correspond-il ?

Le ça correspond à l’intériorisation des interdits parentaux.
Le ça correspond au monde pulsionnel.
Le ça correspond à l’écoute neutre de l’analyste.
Le ça correspond à l’adaptation progressive au monde extérieur.

Le ça correspond au monde pulsionnel.

Explication

Le ça désigne le monde pulsionnel dans la théorie freudienne. L’adaptation au monde extérieur caractérise plutôt la différenciation progressive du moi.

19. Comment le moi se constitue-t-il progressivement ?

Il représente directement le monde pulsionnel avant toute influence de l’environnement.
Il se différencie du fonctionnement pulsionnel au contact du monde extérieur et devient plus organisé.
Il résulte de la décharge émotionnelle provoquée par un traumatisme oublié.
Il naît de l’intériorisation des interdits parentaux et sociaux qui règlent la frustration.

Il se différencie du fonctionnement pulsionnel au contact du monde extérieur et devient plus organisé.

Explication

Le moi se différencie progressivement au contact du monde extérieur à partir du fonctionnement pulsionnel, puis devient une organisation psychique plus élaborée. L’intériorisation des interdits parentaux et sociaux décrit plutôt la constitution du surmoi.

20. Comment le surmoi se constitue-t-il et quelle fonction exerce-t-il ?

Il se forme par contact avec le monde extérieur et organise l’adaptation pratique à la réalité.
Il transforme les souvenirs refoulés en images manifestes accessibles au réveil.
Il intériorise des interdits parentaux, sociaux et culturels qui régulent les pulsions et la frustration.
Il exprime le monde pulsionnel et recherche une satisfaction par diminution de la tension.

Il intériorise des interdits parentaux, sociaux et culturels qui régulent les pulsions et la frustration.

Explication

Le surmoi résulte de l’intériorisation des interdits parentaux, sociaux et culturels et participe à la gestion des pulsions ainsi qu’à la tolérance à la frustration. L’organisation de l’adaptation à la réalité renvoie davantage au moi.

21. Selon Anzieu, comment la croissance psychique se manifeste-t-elle dans l’évolution du complexe d’Œdipe ?

Par l’évitement des interdits afin de préserver l’unité initiale du sujet
Par le remplacement de la relation triangulaire par une identification durable à l’autre
Par le passage progressif de la fusion à la triangulation grâce à l’intégration des interdits
Par le maintien d’une relation fusionnelle jusqu’à la disparition des conflits affectifs

Par le passage progressif de la fusion à la triangulation grâce à l’intégration des interdits

Explication

Anzieu décrit la croissance psychique comme un passage progressif de la fusion à la triangulation, rendu possible par l’intégration des interdits. La relation fusionnelle ne constitue donc pas l’aboutissement du développement, car elle implique encore une confusion avec l’autre.

22. Dans la phase de violence et de destructivité décrite par Anzieu, quelle compréhension permet au sujet de dépasser le conflit ?

Comprendre qu’il peut ressentir de la haine sans pouvoir détruire celui qui le sépare de l’autre
Comprendre que la haine doit être supprimée pour rétablir une relation fusionnelle avec l’autre
Comprendre que la destruction réelle de l’obstacle permet d’accéder à une relation triangulaire
Comprendre que la personne séparatrice devient nécessairement une figure protectrice pour le sujet

Comprendre qu’il peut ressentir de la haine sans pouvoir détruire celui qui le sépare de l’autre

Explication

Le sujet peut éprouver de la haine envers celui qui le sépare de l’autre, mais il doit reconnaître qu’il ne peut pas le détruire. La suppression de la haine ne constitue pas l’enjeu décrit : c’est la limitation de l’agir destructeur qui permet l’évolution psychique.

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Mémorisez les réponses avec 38 flashcards sur Psychologie clinique et psychanalyse.

Que fait la psychologie clinique ?

Elle étudie la souffrance, l’épanouissement et les conflits des patients.

Comment le clinicien accompagne-t-il les patients en psychologie clinique ?

Grâce aux psychothérapies.

Qu'est-ce qu'une théorie en psychologie ?

Un ensemble d’hypothèses cohérentes fondées sur l’expérience et les faits.

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