QCM : Psychologie sociale des groupes (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les quatre niveaux d’analyse proposés par Doise en 1982 ?

Individuel, familial, institutionnel et historique
Intra-individuel, interindividuel ou situationnel, positionnel ou statutaire, idéologique
Biologique, psychologique, économique et politique
Cognitif, affectif, comportemental et culturel

Intra-individuel, interindividuel ou situationnel, positionnel ou statutaire, idéologique

Explication

Doise distingue les niveaux intra-individuel, interindividuel ou situationnel, positionnel ou statutaire, et idéologique. Les autres propositions remplacent cette classification par des dimensions générales qui ne correspondent pas aux quatre niveaux de Doise.

2. Une chercheuse explique un comportement par la manière dont une personne traite mentalement les informations reçues. À quel niveau d’analyse se situe-t-elle ?

Au niveau positionnel ou statutaire
Au niveau interindividuel ou situationnel
Au niveau idéologique
Au niveau intra-individuel

Au niveau intra-individuel

Explication

Le niveau intra-individuel renvoie au traitement cognitif interne de l’information. Le niveau interindividuel ou situationnel porterait plutôt sur les interactions directes entre les personnes.

3. Une analyse attribue un comportement aux normes et aux croyances collectives diffusées dans une société. Quel niveau d’analyse mobilise-t-elle ?

Le niveau positionnel ou statutaire
Le niveau intra-individuel
Le niveau idéologique
Le niveau interindividuel ou situationnel

Le niveau idéologique

Explication

Le niveau idéologique explique les conduites par les normes, les valeurs et les croyances collectives. Le niveau positionnel ou statutaire s’intéresse plutôt aux appartenances groupales et aux hiérarchies entre groupes.

4. Que désigne la catégorisation sociale dans la distinction entre endogroupe et exogroupe ?

Une hiérarchie sociale fondée sur les différences de pouvoir entre groupes
Une attribution de traits biologiques communs à tous les membres d’un groupe
Une coopération entre groupes autour d’objectifs partagés
Une division cognitive de l’environnement social entre « Nous » et « Eux »

Une division cognitive de l’environnement social entre « Nous » et « Eux »

Explication

La catégorisation sociale organise cognitivement l’environnement en endogroupe, correspondant à « Nous », et en exogroupe, correspondant à « Eux ». Elle ne désigne ni une hiérarchie, ni une essence biologique, ni une coopération entre groupes.

5. Dans une situation nouvelle, quels facteurs influencent le choix d’une catégorie sociale ?

La personnalité individuelle, la mémoire autobiographique et la réussite scolaire
La proximité affective, la ressemblance familiale et la stabilité professionnelle
La distance physique, la compétition économique et la hiérarchie institutionnelle
Son accessibilité cognitive, la similarité perçue et les attentes contextuelles

Son accessibilité cognitive, la similarité perçue et les attentes contextuelles

Explication

Le choix d’une catégorie dépend de sa disponibilité cognitive, de la similarité perçue et des attentes liées au contexte. Les autres ensembles de facteurs ne correspondent pas aux déterminants indiqués pour la catégorisation sociale.

6. Quel effet la catégorisation sociale produit-elle généralement sur la perception de l’exogroupe ?

Elle accentue les différences entre catégories et la similarité perçue au sein de l’exogroupe
Elle augmente la coopération entre catégories et réduit les jugements comparatifs
Elle atténue les différences entre catégories et diversifie la perception de l’exogroupe
Elle rend les membres de l’endogroupe plus semblables que ceux de l’exogroupe

Elle accentue les différences entre catégories et la similarité perçue au sein de l’exogroupe

Explication

La catégorisation accentue les différences intercatégorielles et favorise une perception d’homogénéité intracatégorielle de l’exogroupe. Elle ne réduit donc pas les contrastes entre catégories ni ne diversifie spontanément l’image de l’exogroupe.

7. Quelle croyance caractérise l’essentialisme psychologique ?

Les membres d’un groupe sont perçus comme différents en raison de leurs interactions directes
Les frontières entre groupes résultent d’une compétition pour des ressources limitées
Les catégories sociales sont choisies selon les attentes propres à chaque situation
Les membres d’une catégorie partagent une essence profonde, biologique ou naturelle

Les membres d’une catégorie partagent une essence profonde, biologique ou naturelle

Explication

L’essentialisme psychologique consiste à croire qu’une catégorie sociale repose sur une essence intrinsèque et profonde, souvent conçue comme biologique ou naturelle. Les autres propositions décrivent respectivement le contexte de catégorisation, les interactions sociales ou les conflits matériels.

8. Comment la théorie des conflits réels explique-t-elle l’hostilité entre groupes ?

Par une compétition concrète pour des ressources matérielles ou économiques limitées
Par l’adhésion collective à des normes valorisant la coopération intergroupe
Par la simple présence de catégories sociales dépourvues de ressources disputées
Par le traitement cognitif interne des informations relatives aux groupes

Par une compétition concrète pour des ressources matérielles ou économiques limitées

Explication

La théorie des conflits réels relie l’hostilité et la discrimination à une compétition concrète pour des ressources limitées. La simple catégorisation sans ressource disputée relève plutôt de la théorie de l’identité sociale.

9. Que se passe-t-il lorsque deux groupes poursuivent des objectifs antagonistes, puis lorsqu’ils doivent coopérer autour d’un objectif surordonné ?

Les deux types d’objectifs renforcent l’hostilité en intensifiant la comparaison entre groupes
Les objectifs antagonistes et coopératifs produisent des effets similaires sur les relations intergroupes
Les objectifs antagonistes réduisent l’hostilité, tandis que l’objectif coopératif renforce les stéréotypes
Les objectifs antagonistes accroissent l’hostilité, tandis que l’objectif coopératif réduit les tensions

Les objectifs antagonistes accroissent l’hostilité, tandis que l’objectif coopératif réduit les tensions

Explication

Dans la théorie des conflits réels, les objectifs antagonistes favorisent l’hostilité et les stéréotypes négatifs, alors qu’un objectif surordonné nécessitant la coopération apaise les tensions. L’idée d’effets similaires ignore précisément cette opposition entre compétition et coopération.

10. Selon la théorie de l’identité sociale, pourquoi une simple catégorisation peut-elle produire un favoritisme envers l’endogroupe ?

Elle peut soutenir une identité sociale positive par la comparaison entre groupes
Elle crée nécessairement une compétition matérielle pour des ressources économiques limitées
Elle empêche les individus de distinguer leur groupe des groupes extérieurs
Elle transforme les différences de statut en objectifs communs entre groupes

Elle peut soutenir une identité sociale positive par la comparaison entre groupes

Explication

La théorie de l’identité sociale explique le favoritisme pro-endogroupe par la recherche d’une identité sociale positive à travers la comparaison sociale. Une compétition matérielle n’est pas requise par ce mécanisme, contrairement à la théorie des conflits réels.

11. Quelle stratégie un groupe peut-il adopter pour réhabiliter une identité sociale négative ?

La réduction des interactions, l’effacement des frontières, la conformité normative ou la rivalité personnelle
La comparaison ascendante, la dissolution groupale, la neutralité affective ou l’isolement social
La mobilité individuelle, la créativité sociale, la compétition sociale ou la comparaison descendante
La catégorisation neutre, l’assimilation culturelle, le retrait institutionnel ou la coopération économique

La mobilité individuelle, la créativité sociale, la compétition sociale ou la comparaison descendante

Explication

Un groupe peut chercher à restaurer une identité sociale positive par la mobilité individuelle, la créativité sociale, la compétition sociale ou la comparaison descendante. Les autres listes combinent des stratégies qui ne correspondent pas à l’ensemble des voies décrites.

12. Quelle proposition décrit le mieux la théorie de la menace intégrée concernant l’origine de la discrimination intergroupe ?

Elle relie la discrimination à une compétition matérielle objective pour des ressources limitées.
Elle relie la discrimination à une préférence automatique pour les personnes appartenant au même groupe.
Elle relie la discrimination à une différence stable de personnalité entre les groupes sociaux.
Elle relie la discrimination à des menaces perçues subjectivement qui suscitent des émotions négatives.

Elle relie la discrimination à des menaces perçues subjectivement qui suscitent des émotions négatives.

Explication

La théorie de la menace intégrée explique la discrimination par la perception subjective de menaces générant des émotions négatives. La compétition matérielle objective correspond plutôt à la théorie du conflit réaliste, et non au mécanisme central de la menace intégrée.

13. Combien de formes de menace la théorie de la menace intégrée distingue-t-elle ?

Cinq formes : matérielle, identitaire, émotionnelle, politique et physique, selon leurs effets.
Deux formes : réaliste collective et symbolique individuelle, selon leur intensité respective.
Quatre formes : réaliste groupale, symbolique groupale, réaliste individuelle et symbolique individuelle.
Trois formes : économique, culturelle et personnelle, classées selon leur origine sociale.

Quatre formes : réaliste groupale, symbolique groupale, réaliste individuelle et symbolique individuelle.

Explication

La théorie distingue quatre menaces en croisant leur contenu, réaliste ou symbolique, et leur cible, groupale ou individuelle. Une classification limitée à deux ou trois formes ne rend pas compte de ces deux dimensions.

14. Quelle caractéristique distingue le modèle du statut, du pouvoir et du poids numérique de la théorie classique de l’identité sociale ?

Il explique les relations intergroupes par les émotions négatives suscitées par des menaces perçues.
Il suppose des groupes comparables dont les rapports de pouvoir restent globalement équivalents.
Il mesure la justice sociale à partir du rapport entre les contributions et les résultats obtenus.
Il intègre les asymétries réelles de statut, de pouvoir et de taille entre les groupes.

Il intègre les asymétries réelles de statut, de pouvoir et de taille entre les groupes.

Explication

Le modèle de Sachdev et Bourhis intègre les asymétries structurelles de statut, de pouvoir et de taille des groupes. La théorie classique de l’identité sociale est plutôt associée à une situation où les groupes sont implicitement considérés comme dotés d’un pouvoir égal.

15. Dans une situation intergroupe, quelle condition permet à la catégorisation de se traduire en discrimination comportementale ?

La présence d’un pouvoir permettant de contrôler ou d’allouer des ressources.
La présence d’une comparaison sociale accompagnée d’une estime de soi élevée chez les deux groupes.
La présence d’une catégorisation sociale, même lorsque les groupes disposent de moyens équivalents.
La présence d’une forte ressemblance culturelle entre les membres du groupe dominant et ceux du groupe dominé.

La présence d’un pouvoir permettant de contrôler ou d’allouer des ressources.

Explication

Dans ce modèle, le pouvoir est le contrôle des ressources et permet d’actualiser une discrimination comportementale. La catégorisation peut structurer les perceptions, mais elle ne suffit pas à produire une discrimination sans capacité d’action liée au pouvoir.

16. Comment la théorie de l’équité évalue-t-elle principalement la justice dans une relation sociale ?

En comparant les valeurs culturelles des groupes et leur compatibilité avec l’ordre social.
En comparant les menaces symboliques perçues par les individus et celles perçues par leur groupe.
En comparant le rapport entre les contributions d’une personne ou d’un groupe et ses résultats.
En comparant le nombre de membres de chaque groupe et leur visibilité dans l’espace public.

En comparant le rapport entre les contributions d’une personne ou d’un groupe et ses résultats.

Explication

La théorie de l’équité évalue la justice à partir du rapport entre les contributions et les résultats, et un déséquilibre peut provoquer un malaise psychologique. Le nombre des membres ou les menaces perçues relèvent d’autres dimensions des relations intergroupes.

17. Quelle différence oppose l’ajustement matériel à l’ajustement psychologique face à une situation intergroupe inéquitable ?

Le premier mesure les contributions et les résultats, tandis que le second contrôle les ressources détenues par chaque groupe.
Le premier modifie la réalité et est davantage recherché par les groupes dominés, tandis que le second la rationalise et est davantage recherché par les groupes dominants.
Le premier renforce les stéréotypes légitimant l’ordre social, tandis que le second déclenche une compétition directe pour les ressources.
Le premier rationalise la réalité et est davantage recherché par les groupes dominés, tandis que le second modifie la réalité et est davantage recherché par les groupes dominants.

Le premier modifie la réalité et est davantage recherché par les groupes dominés, tandis que le second la rationalise et est davantage recherché par les groupes dominants.

Explication

L’ajustement matériel cherche à transformer concrètement la situation et est préféré par les groupes dominés, alors que l’ajustement psychologique la rationalise sans la modifier et est préféré par les groupes dominants. Les rapports de contributions et de résultats servent plutôt à évaluer l’équité.

18. Selon la théorie de la justification du système, quel rôle les stéréotypes peuvent-ils jouer dans une société inégalitaire ?

Ils peuvent transformer directement les ressources détenues par les groupes dominants et dominés.
Ils peuvent légitimer la structure sociale et contribuer au maintien de l’ordre établi.
Ils peuvent supprimer les différences de pouvoir en rendant les groupes socialement équivalents.
Ils peuvent favoriser une revalorisation systématique de l’identité du groupe défavorisé.

Ils peuvent légitimer la structure sociale et contribuer au maintien de l’ordre établi.

Explication

La théorie de la justification du système considère les stéréotypes comme des outils idéologiques qui légitiment la structure sociale et maintiennent l’ordre établi. La revalorisation de l’identité du groupe défavorisé correspond davantage aux prédictions de la théorie de l’identité sociale.

19. Comment un groupe défavorisé peut-il contribuer à la justification du système qui le domine ?

En rejetant les normes sociales existantes et en organisant une protestation destinée à modifier la répartition des ressources.
En renforçant son identité collective positive et en contestant les stéréotypes qui justifient sa position sociale.
En intériorisant des images négatives de lui-même et en acceptant sa domination pour préserver la stabilité du système.
En attribuant ses difficultés à une compétition matérielle et en recherchant une égalité immédiate entre les groupes.

En intériorisant des images négatives de lui-même et en acceptant sa domination pour préserver la stabilité du système.

Explication

La théorie de la justification du système prévoit que des groupes défavorisés peuvent intérioriser des images négatives d’eux-mêmes et accepter leur domination afin de préserver la stabilité du système. Le rejet des normes et la contestation collective décrivent plutôt une remise en cause de l’ordre établi.

20. Qu’est-ce que la privation relative dans les relations intergroupes ?

Un sentiment de préjudice collectif fondé sur l’écart perçu entre les possessions du groupe et ce qu’il pense mériter.
Une acceptation de la domination sociale résultant de l’intériorisation d’images négatives du groupe.
Une diminution objective des ressources d’un individu causée par une décision prise par son propre groupe.
Une préférence affective pour son groupe produite par la comparaison de ses valeurs avec celles d’un autre groupe.

Un sentiment de préjudice collectif fondé sur l’écart perçu entre les possessions du groupe et ce qu’il pense mériter.

Explication

La privation relative est un sentiment collectif qui naît d’un écart subjectif entre ce que le groupe possède et ce à quoi il estime avoir droit. Une diminution objective des ressources ne suffit pas à définir ce phénomène, car son élément central est l’évaluation subjective de l’écart.

21. Que peut provoquer une privation relative intergroupe lorsque les groupes dominants bloquent l’ajustement matériel ?

Elle peut réduire la comparaison entre les groupes en orientant les individus vers leurs intérêts personnels.
Elle peut favoriser une action collective et l’organisation de protestations visant à contester la situation.
Elle peut déplacer le conflit vers les différences culturelles sans modifier les revendications collectives.
Elle peut conduire les groupes dominés à rationaliser leur position et à défendre la stabilité de l’ordre social.

Elle peut favoriser une action collective et l’organisation de protestations visant à contester la situation.

Explication

Lorsque l’ajustement matériel est bloqué, le sentiment de privation relative peut mobiliser le groupe et déclencher une action collective ou des protestations. La rationalisation de la domination correspond plutôt à un mécanisme de justification du système.

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Quels sont les quatre niveaux d’analyse selon Doise (1982) ?

Intra-individuel, interindividuel ou situationnel, positionnel ou statutaire, et idéologique.

Quel auteur a défini les quatre niveaux d’analyse en 1982 ?

Doise.

Comment le niveau intra-individuel explique-t-il le comportement ?

Par le traitement cognitif interne de l’information.

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