QCM : Psychologie cognitive et apprentissage (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet d’étude caractérise principalement le behaviorisme ?

Les expériences mentales rapportées par introspection
Les comportements observables et leurs relations avec les stimuli
Les structures inconscientes révélées par l’interprétation
Les capacités innées déduites du raisonnement

Les comportements observables et leurs relations avec les stimuli

Explication

Le behaviorisme analyse les comportements observables ainsi que les relations entre stimuli et réponses, sans recourir à l’introspection. L’étude des expériences mentales rapportées correspond plutôt à la psychologie introspective.

2. Quelle position John Watson défend-il dans l’étude psychologique du comportement ?

Privilégier les connaissances innées sur l’observation
Interpréter les rêves comme des comportements manifestes
Mesurer quantitativement les comportements observables
Décrire qualitativement les ressentis introspectifs

Mesurer quantitativement les comportements observables

Explication

John Watson critique l’introspection et préconise l’étude mesurable des comportements observables. La description des ressentis introspectifs appartient à l’approche qu’il remet en cause.

3. Comment la théorie empiriste-associationniste explique-t-elle l’acquisition des connaissances ?

Par l’analyse introspective de représentations déjà disponibles
Par des connaissances innées organisant l’expérience sensorielle
Par l’expérience sensorielle et l’association entre stimuli et réponses
Par la maturation spontanée de structures mentales préexistantes

Par l’expérience sensorielle et l’association entre stimuli et réponses

Explication

Cette théorie considère l’individu comme une page blanche qui construit ses connaissances grâce à l’expérience sensorielle et aux associations. Une explication fondée sur des connaissances innées relève d’une conception opposée à l’empirisme.

4. Quel effet la répétition d’une association entre un stimulus et une réponse produit-elle sur l’apprentissage ?

Elle transforme la réponse apprise en réflexe inné
Elle supprime le lien entre le stimulus et la réponse
Elle remplace l’expérience sensorielle par l’introspection
Elle renforce progressivement le comportement associé

Elle renforce progressivement le comportement associé

Explication

La répétition renforce l’association entre le stimulus et la réponse, ce qui favorise l’apprentissage du comportement. Elle ne transforme pas ce comportement acquis en capacité innée.

5. Que doit apprendre progressivement le chat de l’expérience de Thorndike pour obtenir de la nourriture ?

Observer une lumière avant de sortir de la cage
Appuyer sur une pédale afin d’ouvrir la porte
Répéter une réponse vocale pour déclencher l’ouverture
Saliver au son d’une cloche avant de recevoir la nourriture

Appuyer sur une pédale afin d’ouvrir la porte

Explication

Dans l’expérience de Thorndike, le chat affamé apprend progressivement à appuyer sur une pédale pour ouvrir la porte et atteindre la nourriture. La salivation provoquée par une cloche appartient plutôt au conditionnement classique de Pavlov.

6. Dans le conditionnement classique, comment un stimulus initialement neutre acquiert-il la capacité de déclencher une réponse ?

Il est observé mentalement sans être relié à une réponse réflexe
Il remplace une conséquence agréable qui suivait auparavant le comportement
Il est progressivement associé à un stimulus qui provoque déjà cette réponse
Il est présenté après le comportement afin d’en augmenter la fréquence

Il est progressivement associé à un stimulus qui provoque déjà cette réponse

Explication

Le conditionnement classique repose sur l’association progressive d’un stimulus avec une réponse, jusqu’à ce que le stimulus initialement neutre la déclenche. La présentation d’une conséquence après un comportement caractérise plutôt le conditionnement opérant.

7. Après son association répétée avec la nourriture, comment faut-il qualifier le son de la cloche et la salivation qu’il provoque ?

La cloche est un stimulus inconditionné et la salivation une réponse neutre
La cloche est un stimulus conditionné et la salivation une réponse conditionnée
La cloche est une réponse conditionnée et la salivation un stimulus conditionné
La cloche est un stimulus neutre et la salivation une réponse inconditionnée

La cloche est un stimulus conditionné et la salivation une réponse conditionnée

Explication

Après l’association avec la nourriture, le son de la cloche devient un stimulus conditionné et la salivation qu’il provoque une réponse conditionnée. Les deux éléments décrits sont donc respectivement le signal appris et la réaction apprise.

8. Quelle caractéristique distingue le conditionnement opérant du conditionnement classique ?

La réponse apparaît après une association répétée entre deux stimuli
Le comportement est suivi par une conséquence qui peut le modifier
Le comportement est décrit sans tenir compte des événements qui l’entourent
Le comportement est précédé par un stimulus qui déclenche une réponse

Le comportement est suivi par une conséquence qui peut le modifier

Explication

Dans le conditionnement opérant, une conséquence, comme une récompense ou une punition, suit le comportement et peut en modifier la fréquence. Le conditionnement classique repose plutôt sur un stimulus qui précède la réponse.

9. Quel profil d’apprentissage et d’extinction correspond à une récompense intermittente ?

Un apprentissage plus lent et une extinction plus lente
Un apprentissage plus rapide et une extinction plus lente
Un apprentissage plus lent et une extinction plus rapide
Un apprentissage plus rapide et une extinction plus rapide

Un apprentissage plus lent et une extinction plus lente

Explication

Une récompense intermittente ralentit l’acquisition du comportement, mais rend sa disparition plus progressive lorsque la récompense cesse. La récompense continue produit le profil inverse, avec un apprentissage et une extinction plus rapides.

10. Pourquoi un comportement récompensé tend-il à se répéter dans l’apprentissage opérant ?

La récompense déclenche une réponse indépendante du comportement antérieur
La récompense transforme un comportement observable en réflexe inné
La récompense supprime les conséquences associées au comportement antérieur
La récompense renforce la répétition du comportement qui la précède

La récompense renforce la répétition du comportement qui la précède

Explication

Dans l’apprentissage opérant, la récompense augmente la probabilité que le comportement qui la précède soit reproduit. Elle ne déclenche donc pas une réponse indépendante de ce comportement, comme le suggère le distracteur le plus proche.

11. Quelle limite présente une punition dans l’apprentissage d’un comportement ?

Elle accélère l’acquisition de la conduite correcte en fournissant un modèle précis
Elle signale le comportement à éviter sans définir forcément la conduite correcte
Elle explique les raisons internes du comportement en décrivant les intentions de l’individu
Elle renforce la conduite sanctionnée lorsque celle-ci produit une conséquence désagréable

Elle signale le comportement à éviter sans définir forcément la conduite correcte

Explication

Une punition indique quelle conduite ne doit pas être adoptée, mais elle ne fournit pas nécessairement une indication sur le comportement approprié. Elle ne constitue donc pas à elle seule un modèle précis de la conduite correcte.

12. Pourquoi la théorie béhavioriste explique-t-elle difficilement la créativité ?

La créativité résulte d’un stimulus préalable qui déclenche une réponse identique
La créativité dépend d’une récompense extérieure qui accompagne chaque production
La créativité correspond à une réponse directement observable et facilement mesurable
La créativité met en jeu des phénomènes complexes qui ne sont pas directement observables

La créativité met en jeu des phénomènes complexes qui ne sont pas directement observables

Explication

La créativité implique des phénomènes complexes, alors que le behaviorisme privilégie l’étude des comportements observables et mesurables. La considérer comme une réponse directement mesurable reprend donc précisément la perspective que cette limite met en question.

13. Quelle mission M. Reuchlin attribue-t-il au psychologue scientifique ?

Modifier les comportements en utilisant des récompenses et des punitions
Interpréter les conduites à partir d’intentions impossibles à confronter aux faits
Mesurer les réponses sans chercher à expliquer les conduites des organismes
Décrire et expliquer les conduites des organismes de manière vérifiable

Décrire et expliquer les conduites des organismes de manière vérifiable

Explication

Pour M. Reuchlin, le psychologue cherche à décrire et à expliquer les conduites des organismes selon une démarche vérifiable. La simple mesure des réponses est donc trop limitée, car elle omet l’objectif d’explication.

14. Quand une hypothèse scientifique est-elle falsifiable au sens de K. Popper ?

Lorsqu’elle formule une affirmation que l’expérience ne peut pas mettre à l’épreuve
Lorsqu’elle décrit un phénomène sans préciser de résultat observable possible
Lorsqu’elle confirme les résultats de toutes les observations déjà réalisées
Lorsqu’une observation logiquement possible pourrait la contredire

Lorsqu’une observation logiquement possible pourrait la contredire

Explication

Une hypothèse est falsifiable si au moins un énoncé d’observation logiquement possible pourrait montrer qu’elle est fausse. Une affirmation impossible à tester ne peut pas être confrontée à une observation contradictoire et n’est donc pas falsifiable.

15. Quel événement Wilhelm Wundt associe-t-on à l’année 1879 ?

La fondation du laboratoire de psychologie expérimentale de Leipzig
La publication d’une étude sur la reproductibilité des résultats psychologiques
La formulation du critère de falsifiabilité des hypothèses scientifiques
La création d’une théorie centrée sur les conséquences des comportements

La fondation du laboratoire de psychologie expérimentale de Leipzig

Explication

En 1879, Wilhelm Wundt fonde à Leipzig le laboratoire de psychologie expérimentale, événement marquant l’institutionnalisation de cette discipline. La reproductibilité, la falsifiabilité et les conséquences comportementales renvoient à d’autres notions ou travaux.

16. Quel est l’objet principal de la psychologie cognitive ?

Comprendre l’acquisition, l’organisation et l’utilisation des connaissances
Étudier les interactions sociales indépendamment des processus de connaissance
Décrire les comportements observables et leurs conséquences mesurables
Analyser les réflexes physiologiques déclenchés par des stimulations externes

Comprendre l’acquisition, l’organisation et l’utilisation des connaissances

Explication

La psychologie cognitive cherche à expliquer comment les connaissances sont acquises, organisées et utilisées. Le behaviorisme se concentre davantage sur les comportements observables, ce qui ne recouvre pas tout le champ cognitif.

17. Quelle distinction oppose correctement le behaviorisme, le cognitivisme et la cognition incarnée ?

Le behaviorisme analyse l’environnement, le cognitivisme ignore les processus mentaux et la cognition incarnée étudie les souvenirs
Le behaviorisme mesure les connaissances, le cognitivisme observe les comportements et la cognition incarnée étudie les renforcements
Le behaviorisme étudie le comportement observable, le cognitivisme traite l’information et la cognition incarnée examine l’interaction avec l’environnement
Le behaviorisme étudie la cognition, le cognitivisme décrit les réflexes et la cognition incarnée mesure la performance motrice

Le behaviorisme étudie le comportement observable, le cognitivisme traite l’information et la cognition incarnée examine l’interaction avec l’environnement

Explication

Ces trois approches se distinguent par leur objet privilégié : comportement observable, traitement de l’information et interaction individu-environnement. Confondre behaviorisme et cognitivisme conduit notamment à attribuer au behaviorisme l’étude des processus mentaux.

18. Un rat explore un labyrinthe sans recevoir immédiatement de récompense, puis trouve rapidement la sortie lorsqu’un renforcement apparaît. Quelle interprétation correspond à la conception de Tolman ?

Le rat a répété une réponse motrice renforcée dès le premier essai
Le rat a élaboré une carte mentale du lieu pendant son exploration
Le rat a appris la sortie uniquement grâce à une modification de ses réflexes
Le rat a mémorisé une récompense sans représenter l’organisation du labyrinthe

Le rat a élaboré une carte mentale du lieu pendant son exploration

Explication

Pour Tolman, l’animal peut apprendre l’organisation spatiale d’un lieu sans renforcement immédiat en construisant une carte mentale. L’explication par une réponse renforcée dès l’exploration ne rend pas compte de cet apprentissage latent.

19. Quelle association entre type de mémoire et exemple est correcte ?

La mémoire implicite comprend les procédures, tandis que la mémoire déclarative comprend les souvenirs épisodiques et les connaissances sémantiques
La mémoire implicite conserve les faits généraux, tandis que la mémoire déclarative commande les habiletés motrices
La mémoire implicite dépend du contexte vécu, tandis que la mémoire déclarative regroupe les automatismes corporels
La mémoire implicite contient les souvenirs personnels, tandis que la mémoire déclarative coordonne les gestes automatisés

La mémoire implicite comprend les procédures, tandis que la mémoire déclarative comprend les souvenirs épisodiques et les connaissances sémantiques

Explication

Faire du vélo illustre une connaissance procédurale relevant de la mémoire implicite, alors que les mémoires épisodique et sémantique sont déclaratives. La mémoire déclarative concerne des contenus qui peuvent être explicités, et non des automatismes moteurs.

20. Quelle caractéristique définit le mieux la mémoire épisodique ?

Elle filtre les informations présentes avant leur transfert vers la mémoire à long terme
Elle permet de rappeler un événement avec son lieu, son moment et les ressentis associés
Elle conserve des connaissances générales sans lien avec une expérience personnelle précise
Elle guide des habiletés apprises sans nécessiter le rappel conscient d’un événement

Elle permet de rappeler un événement avec son lieu, son moment et les ressentis associés

Explication

La mémoire épisodique restitue un souvenir autobiographique accompagné de son contexte, comme le lieu, le moment et les ressentis. Les connaissances générales indépendantes d’un épisode personnel relèvent plutôt de la mémoire sémantique.

21. La connaissance que Paris est la capitale de la France appartient à quel type de mémoire ?

À la mémoire de travail, car elle doit être maintenue pendant une conversation
À la mémoire épisodique, car elle peut être associée à un souvenir de voyage particulier
À la mémoire procédurale, car elle s’acquiert progressivement par répétition
À la mémoire sémantique, car elle constitue une connaissance générale indépendante d’un épisode personnel

À la mémoire sémantique, car elle constitue une connaissance générale indépendante d’un épisode personnel

Explication

La mémoire sémantique contient des connaissances générales qui ne dépendent pas du contexte individuel dans lequel elles ont été apprises. Un souvenir précis de voyage serait épisodique, mais le fait général concernant Paris reste sémantique.

22. Quel rôle la mémoire de travail joue-t-elle dans le traitement de l’information ?

Elle transforme les connaissances générales en expériences personnelles contextualisées
Elle automatise les procédures motrices acquises grâce à une pratique répétée
Elle filtre les informations et les répartit entre le traitement immédiat et la mémoire à long terme
Elle stocke les souvenirs autobiographiques avec leur lieu, leur date et les émotions associées

Elle filtre les informations et les répartit entre le traitement immédiat et la mémoire à long terme

Explication

La mémoire de travail sélectionne les informations pertinentes et les oriente vers le traitement immédiat ou la mémoire à long terme. Le stockage des souvenirs autobiographiques correspond plutôt à la mémoire épisodique, tandis que l’automatisation motrice relève de la mémoire implicite.

23. Quelle formulation définit correctement l’apprentissage moteur ?

Une réaction immédiate à une stimulation qui disparaît dès que la situation change
Une réussite ponctuelle dans l’exécution d’un mouvement observée à un moment donné
Une description de la forme visible d’un geste indépendamment des effets de l’entraînement
Un ensemble de processus qui produit par l’expérience des changements relativement permanents dans la capacité à réaliser un mouvement

Un ensemble de processus qui produit par l’expérience des changements relativement permanents dans la capacité à réaliser un mouvement

Explication

L’apprentissage moteur résulte de l’entraînement ou de l’expérience et modifie relativement durablement la capacité à produire un mouvement. Une réussite observée lors d’un seul essai décrit plutôt une performance ponctuelle.

24. Selon la définition de Guthrie, qu’est-ce qu’une habileté motrice ?

Une capacité acquise permettant d’atteindre un résultat avec une réussite élevée et une dépense réduite de temps ou d’énergie
Une disposition innée à produire un mouvement sans apprentissage ni adaptation
Une exécution ponctuelle jugée correcte même si elle demande beaucoup de temps et d’énergie
Une suite de mouvements observables dont la forme reste identique dans toutes les situations

Une capacité acquise permettant d’atteindre un résultat avec une réussite élevée et une dépense réduite de temps ou d’énergie

Explication

Une habileté motrice est une capacité apprise orientée vers un résultat, avec un maximum de réussite et un minimum de temps ou d’énergie. Une simple exécution ponctuelle ne suffit pas à définir une habileté acquise.

25. Quelle classification correspond à une séquence de mouvements comportant plusieurs actions successives, comme une routine de gymnastique ?

Une habileté discrète, car chaque mouvement possède un début et une fin identifiables
Une habileté continue, car la séquence se déroule sans organisation en actions distinctes
Une habileté fermée, car sa classification dépend de la stabilité de l’environnement
Une habileté sérielle, car elle enchaîne plusieurs mouvements organisés

Une habileté sérielle, car elle enchaîne plusieurs mouvements organisés

Explication

Une habileté sérielle combine plusieurs mouvements successifs dans une séquence organisée. Une habileté discrète correspond à une action dont le début et la fin sont identifiables, tandis que la distinction fermé-ouvert concerne l’environnement.

26. Pourquoi le bowling est-il généralement classé comme une habileté fermée, alors que le football est classé comme une habileté ouverte ?

Le bowling produit une forme corporelle déterminée, tandis que le football vise des conséquences indépendantes de l’environnement
Le bowling se pratique dans un environnement stable et prévisible, tandis que le football exige de s’adapter à un environnement changeant
Le bowling dépend de souvenirs procéduraux, tandis que le football mobilise des connaissances générales explicites
Le bowling enchaîne plusieurs mouvements, tandis que le football se limite à un geste dont les limites sont identifiables

Le bowling se pratique dans un environnement stable et prévisible, tandis que le football exige de s’adapter à un environnement changeant

Explication

Une habileté fermée s’exécute dans des conditions stables et prévisibles, comme au bowling. Le football est ouvert parce que les joueurs, le ballon et les adversaires modifient constamment la situation.

27. Quels sont les trois stades de l’apprentissage moteur décrits par Fitts et Posner ?

Les stades perceptif, décisionnel et moteur
Les stades exploratoire, correctif et automatisé
Les stades cognitif, associatif et autonome
Les stades verbal, procédural et contextuel

Les stades cognitif, associatif et autonome

Explication

Fitts et Posner distinguent un stade cognitif, un stade associatif et un stade autonome. Le stade perceptif, décisionnel et moteur ne constitue pas cette classification en trois étapes.

28. Quelle situation caractérise le mieux le stade cognitif de l’apprentissage moteur ?

L’exécutant adapte automatiquement son mouvement après une longue période sans pratique.
L’expert réalise le geste sans attention consciente et surveille les informations de l’environnement.
L’apprenant stabilise sa coordination, mais son geste se dégrade lors de perturbations extérieures.
L’apprenant suit des consignes, observe des démonstrations et commet de nombreux essais-erreurs.

L’apprenant suit des consignes, observe des démonstrations et commet de nombreux essais-erreurs.

Explication

Au stade cognitif, l’apprenant découvre les exigences du mouvement grâce aux consignes et aux démonstrations, puis apprend par essais-erreurs. La surveillance de l’environnement avec une faible attention portée au geste correspond davantage au stade autonome.

29. Que peut faire un expert arrivé au stade autonome pendant la réalisation d’un geste ?

Consacrer toute son attention consciente à chaque composante du mouvement
Rechercher les règles de base du geste par une succession d’essais-erreurs
Recueillir des informations sur l’environnement tout en exécutant le geste
Reprendre les démonstrations initiales avant chaque nouvelle exécution

Recueillir des informations sur l’environnement tout en exécutant le geste

Explication

Au stade autonome, l’exécution du geste demande moins d’attention, ce qui permet à l’expert de traiter des informations sur l’environnement. La forte attention consciente et les essais-erreurs caractérisent plutôt le début de l’apprentissage.

30. Quelle pratique correspond à la pratique délibérée selon Ericsson ?

Une répétition prolongée des mêmes gestes sans objectif précis ni information sur la qualité de l’exécution
Une observation régulière d’experts visant à mémoriser leurs gestes sans les reproduire
Une activité plaisante choisie librement, dont la difficulté reste stable pour préserver la motivation
Un entraînement structuré avec des tâches difficiles, des objectifs d’amélioration et des retours sur les erreurs

Un entraînement structuré avec des tâches difficiles, des objectifs d’amélioration et des retours sur les erreurs

Explication

La pratique délibérée est intense, structurée et orientée vers l’amélioration, avec des exercices exigeants et des retours permettant de corriger les erreurs. Une simple répétition sans objectif ni feedback ne répond pas à cette définition.

31. Dans la loi puissance de l’apprentissage, que représente la relation T=BN−nT = B N^{-n} ?

Le nombre d’erreurs dépend de la difficulté, avec BB comme durée de repos nécessaire.
La durée d’entraînement reste constante, avec nn comme nombre total de mouvements.
La performance augmente avec le temps, avec NN comme niveau maximal atteint.
Le temps de performance dépend du nombre d’essais, avec BB comme performance initiale.

Le temps de performance dépend du nombre d’essais, avec $$B$$ comme performance initiale.

Explication

La loi puissance décrit le temps de performance TT en fonction du nombre d’essais NN, tandis que BB correspond à la performance au début de l’apprentissage. Les autres propositions attribuent aux variables des rôles qui ne figurent pas dans cette relation.

32. Pourquoi les gains de performance deviennent-ils faibles en fin d’apprentissage selon la loi puissance ?

La performance cesse de progresser dès que l’apprenant atteint un niveau intermédiaire stable.
La performance varie au hasard, puisque les essais supplémentaires n’ont plus d’effet mesurable.
La progression continue, mais obtenir une petite amélioration demande alors beaucoup d’essais supplémentaires.
La vitesse de progression augmente, car les essais tardifs produisent des gains plus importants.

La progression continue, mais obtenir une petite amélioration demande alors beaucoup d’essais supplémentaires.

Explication

La loi puissance indique que la performance continue de s’améliorer, mais que la vitesse de progression diminue avec l’apprentissage. Il faut donc un grand nombre d’essais pour obtenir une faible amélioration en fin de progression.

33. Comment évalue-t-on correctement la rétention d’une habileté ?

Après une période de pratique intensive, en comparant deux tâches très différentes
Immédiatement après l’entraînement, avec des corrections données après chaque essai
Après une période sans pratique, sans fournir de feedback pendant l’évaluation
Pendant une nouvelle tâche, en mesurant l’utilisation de l’habileté dans un contexte différent

Après une période sans pratique, sans fournir de feedback pendant l’évaluation

Explication

La rétention mesure la persistance d’une habileté après une période sans pratique et se teste sans feedback ni retour pendant l’évaluation. L’utilisation d’une habileté dans un nouveau contexte relève plutôt du transfert.

34. Quel est l’effet d’un transfert négatif sur l’apprentissage d’une nouvelle habileté ?

Il ne produit pas d’effet mesurable sur la nouvelle habileté.
Il facilite l’apprentissage de la nouvelle habileté.
Il améliore la mémorisation sans modifier la vitesse d’apprentissage.
Il ralentit l’apprentissage de la nouvelle habileté.

Il ralentit l’apprentissage de la nouvelle habileté.

Explication

Le transfert négatif correspond à une influence antérieure qui ralentit l’apprentissage d’une nouvelle habileté. Le transfert positif le facilite, tandis que le transfert neutre ne produit pas d’effet.

35. Quelle distinction décrit correctement le transfert proche et le transfert lointain ?

Le transfert proche dépend du feedback, tandis que le transfert lointain dépend de la durée de pratique.
Le transfert proche concerne des tâches nouvelles, tandis que le transfert lointain concerne des répétitions identiques.
Le transfert proche mesure la rétention après repos, tandis que le transfert lointain mesure la vitesse initiale.
Le transfert proche concerne des situations similaires, tandis que le transfert lointain concerne des situations peu ressemblantes.

Le transfert proche concerne des situations similaires, tandis que le transfert lointain concerne des situations peu ressemblantes.

Explication

Un transfert proche s’exerce entre des situations qui partagent des caractéristiques similaires, alors qu’un transfert lointain relie des situations qui se ressemblent peu. La rétention après une période sans pratique constitue une mesure différente du transfert.

36. Pourquoi la pratique distribuée favorise-t-elle généralement l’apprentissage ?

La répétition d’une même tâche réduit les variations et renforce la stabilité immédiate.
Les séances longues et continues augmentent l’exposition totale sans interruption.
Les exercices difficiles sont remplacés par des tâches plus simples pendant chaque séance.
Les périodes de repos entre les séances soutiennent la progression et la mémorisation.

Les périodes de repos entre les séances soutiennent la progression et la mémorisation.

Explication

La pratique distribuée alterne les périodes d’entraînement et de repos, ce qui favorise généralement la progression et la mémorisation davantage que la pratique massée. Des séances longues et continues caractérisent plutôt la pratique massée.

37. Quel type de feedback informe l’apprenant sur la qualité d’exécution du mouvement plutôt que sur l’atteinte du but ?

La mesure de l’atteinte de la cible
La connaissance du résultat
La connaissance de la performance
La rétroaction sur la réussite de la tâche

La connaissance de la performance

Explication

La connaissance de la performance décrit la manière dont le mouvement a été réalisé. La connaissance du résultat, qui constitue le distracteur le plus proche, indique plutôt si le but a été atteint.

38. Un joueur réussit à atteindre la cible, mais son geste manque de fluidité et de précision. Quel feedback permet d’évaluer cette exécution ?

La connaissance du résultat
La vérification de la réussite finale
La connaissance de la performance
La confirmation de l’atteinte du but

La connaissance de la performance

Explication

La connaissance de la performance porte sur la qualité du geste, même lorsque la cible est atteinte. La connaissance du résultat renseignerait plutôt sur l’issue de l’action, sans décrire précisément son exécution.

39. Pourquoi un feedback fourni après chaque tentative peut-il nuire au développement du contrôle moteur ?

Il peut supprimer les conséquences sensorielles du mouvement réalisé.
Il peut modifier la cible et réduire la difficulté de la tâche.
Il peut empêcher toute comparaison entre le geste et le résultat obtenu.
Il peut créer une dépendance et limiter l’exploration personnelle.

Il peut créer une dépendance et limiter l’exploration personnelle.

Explication

Un feedback trop fréquent risque de rendre l’apprenant dépendant des indications externes et de freiner ses propres comportements exploratoires. Il ne supprime pas les conséquences sensorielles et ne modifie pas nécessairement la cible.

40. Dans la théorie d’Adams, comment une erreur de mouvement est-elle corrigée ?

Les rétroactions sensorielles comparent le mouvement réalisé au mouvement désiré.
Le résultat obtenu détermine les paramètres d’une nouvelle habileté discrète.
L’apprenant mémorise la cible sans analyser les sensations produites par le geste.
Les règles abstraites associent les conditions initiales aux conséquences du mouvement.

Les rétroactions sensorielles comparent le mouvement réalisé au mouvement désiré.

Explication

La théorie d’Adams décrit une boucle fermée où les informations sensorielles permettent de comparer l’action réalisée à l’action désirée et de corriger l’écart. L’association de règles abstraites correspond plutôt à la théorie des schémas de Schmidt.

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Qu'étudie le behaviorisme ?

Les comportements observables et les relations stimuli-réponses.

Quelle méthode le behaviorisme rejette-t-il ?

L’introspection.

Quelle critique John Watson fait-il à la psychologie ?

Il critique l’introspection.

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