QCM : Psychopathologie et normalité développementale — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce que la psychopathologie étudie principalement ?

Les mécanismes qui opposent uniquement le conscient et l’inconscient
Les seules maladies neurologiques de l’enfant
La comparaison des processus mentaux normaux et pathologiques pour guider l’intervention
Les normes sociales d’une époque sans lien avec la vie psychique

La comparaison des processus mentaux normaux et pathologiques pour guider l’intervention

Explication

La psychopathologie compare les processus mentaux normaux et pathologiques afin de mieux comprendre la vie psychique et d’orienter l’intervention. Elle ne se limite ni aux normes sociales ni aux seules maladies neurologiques.

2. Quelle définition correspond le mieux à la normalité fonctionnelle ?

L’état identique chez tous les individus du même âge
L’état le plus adapté à un individu selon ses caractéristiques et ses normes personnelles
L’état qui se situe le plus près de la moyenne statistique
L’état défini par les attentes d’une société donnée

L’état le plus adapté à un individu selon ses caractéristiques et ses normes personnelles

Explication

La normalité fonctionnelle dépend de l’adéquation entre l’état de la personne et ses caractéristiques propres. Elle n’est donc pas réductible à la moyenne statistique ni aux seules normes sociales.

3. Dans la normalité statistique, sur quoi repose principalement la notion de normal ?

Sur la stabilité des mécanismes de défense
Sur l’adaptation personnelle aux contraintes de vie
Sur la proximité à une moyenne mesurable
Sur le respect des règles culturelles d’une époque

Sur la proximité à une moyenne mesurable

Explication

La normalité statistique se définit par la position d’un individu par rapport à une moyenne. Un écart important peut alors être perçu comme déviant.

4. Qu’appelle-t-on décompensation psychique ?

Un symptôme qui permet à lui seul de définir une structure psychique
Une forme de normalité sociale liée à l’époque
Un déséquilibre apparaissant quand l’adaptation à l’environnement devient impossible
Une capacité accrue à s’adapter à toute situation

Un déséquilibre apparaissant quand l’adaptation à l’environnement devient impossible

Explication

La décompensation psychique correspond à un déséquilibre lorsque les contraintes de l’environnement dépassent les capacités d’adaptation du sujet. Le symptôme seul ne suffit pas à définir la structure psychique.

5. Quel énoncé décrit le mieux le sommeil paradoxal ?

Un sommeil dominé par une activité cérébrale régulière et un tonus musculaire élevé
Un état de vigilance sans rêves
Un sommeil avec activité cérébrale intense, baisse du tonus musculaire et mouvements oculaires
Un sommeil réservé exclusivement au début de la nuit

Un sommeil avec activité cérébrale intense, baisse du tonus musculaire et mouvements oculaires

Explication

Le sommeil paradoxal se caractérise par une activité cérébrale intense, une baisse du tonus musculaire et des mouvements oculaires, avec production de rêves. Le sommeil lent présente au contraire une activité plus régulière.

6. À quoi correspond l’hospitalisme chez l’enfant ?

À une sociabilité indiscriminée envers les adultes inconnus
À un retard du langage sans lien relationnel
À une peur des séparations avec recherche intense du parent
À un trouble lié à l’absence de relation et de holding malgré des soins matériels

À un trouble lié à l’absence de relation et de holding malgré des soins matériels

Explication

L’hospitalisme est un trouble de l’attachement observé chez des enfants en pouponnière, lié à l’absence de relation et de holding, et non au manque de soins matériels. Il ne correspond pas à une sociabilité excessive.

7. Quelle différence distingue le symptôme du syndrome ?

Le syndrome concerne uniquement les émotions, pas le comportement
Le syndrome est un ensemble de symptômes, alors que le symptôme est un signe isolé
Le symptôme est toujours plus grave que le syndrome
Le symptôme désigne une structure psychique complète

Le syndrome est un ensemble de symptômes, alors que le symptôme est un signe isolé

Explication

Un syndrome regroupe plusieurs symptômes caractéristiques, tandis qu’un symptôme est un signe isolé décrit ou observé. Le syndrome aide donc à orienter le diagnostic.

8. Comment le trouble du spectre de l’autisme est-il défini dans cette approche ?

Par des déficits persistants de communication sociale et des comportements restreints et répétitifs
Par une simple timidité face aux adultes
Par une alternance de phases dépressives et maniaques
Par une baisse passagère de l’attention sans retentissement

Par des déficits persistants de communication sociale et des comportements restreints et répétitifs

Explication

Le TSA est défini par des déficits persistants de communication sociale associés à des comportements ou intérêts restreints et répétitifs. Une simple timidité ne suffit pas à en faire le diagnostic.

9. Quel trouble de l’attachement correspond à un évitement du contact et à l’absence de recherche de réconfort avant 5 ans ?

Le trouble réactionnel de l’attachement
L’hospitalisme
Le trouble de désinhibition du contact social
Le trouble panique

Le trouble réactionnel de l’attachement

Explication

Le trouble réactionnel de l’attachement se caractérise par l’évitement du contact et l’absence de recherche de réconfort chez le jeune enfant. Le trouble de désinhibition, lui, va plutôt vers une familiarité excessive.

10. Dans cette classification, que signifie le handicap selon la loi de 2005 ?

Une limitation d’activité ou restriction de participation liée à une altération durable dans un environnement donné
Un trouble du langage uniquement
Une maladie mentale définie par les symptômes
Une déviation statistique par rapport à la moyenne

Une limitation d’activité ou restriction de participation liée à une altération durable dans un environnement donné

Explication

Le handicap est défini légalement comme une limitation d’activité ou une restriction de participation liée à une altération durable, en interaction avec l’environnement. Il ne se confond pas avec le trouble lui-même.

11. Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué ?

Une réaction normale aux pleurs prolongés
Un traumatisme crânien non accidentel dû à des secouements violents, parfois avec choc
Un trouble du sommeil du nourrisson lié aux cauchemars
Une infection neurologique transmise après la naissance

Un traumatisme crânien non accidentel dû à des secouements violents, parfois avec choc

Explication

Le syndrome du bébé secoué est un traumatisme crânien non accidentel causé par des secouements violents, parfois associés à un choc. Il peut entraîner des lésions intracrâniennes, oculaires ou neurologiques.

12. Quel énoncé décrit le mieux le traumatisme crânien non accidentel ?

Une complication exclusive des troubles du sommeil
Une atteinte crânienne dont la cause n’est pas accidentelle et qui impose de rechercher une origine intentionnelle ou non conforme au récit
Une lésion bénigne liée au développement normal
Une simple chute sans conséquence clinique

Une atteinte crânienne dont la cause n’est pas accidentelle et qui impose de rechercher une origine intentionnelle ou non conforme au récit

Explication

Le traumatisme crânien non accidentel désigne une atteinte crânienne dont la cause n’est pas accidentelle et qui doit faire évoquer une origine intentionnelle ou un récit incohérent. Ce n’est pas une lésion bénigne.

13. Quel est l’objectif principal du dépistage précoce du TSA ?

Poser un diagnostic définitif chez le nourrisson
Orienter plus tôt l’évaluation et l’accompagnement à partir de signes d’alerte
Remplacer complètement l’observation clinique
Éviter toute prise en charge familiale

Orienter plus tôt l’évaluation et l’accompagnement à partir de signes d’alerte

Explication

Le dépistage précoce vise à repérer les signes d’alerte pour orienter plus tôt l’évaluation et l’accompagnement. Il ne s’agit pas de figer un diagnostic définitif chez les tout-petits.

14. Quel signe peut alerter en faveur d’un TSA chez le jeune enfant ?

Une forte recherche de contact avec tous les adultes inconnus
Une amélioration rapide de l’autonomie sociale
Un goût marqué pour les jeux de société
Une absence de réaction à la séparation et aux retrouvailles

Une absence de réaction à la séparation et aux retrouvailles

Explication

Parmi les signes d’alerte figurent l’absence de réaction à la séparation et aux retrouvailles, ainsi que l’absence de jeux de regard ou de sourire. La sociabilité indiscriminée évoque plutôt un autre trouble de l’attachement.

15. Quel est l’effet principal d’un usage excessif des écrans chez le jeune enfant ?

Il perturbe l’attention, l’humeur, le sommeil et les interactions précoces
Il n’a d’effet que sur la motricité fine
Il améliore systématiquement l’attention et le sommeil
Il favorise uniquement le langage oral

Il perturbe l’attention, l’humeur, le sommeil et les interactions précoces

Explication

L’exposition importante aux écrans peut perturber l’attention, l’humeur, le sommeil et les interactions précoces. L’effet n’est donc pas limité à un seul domaine du développement.

16. Pourquoi les écrans peuvent-ils fragiliser les interactions précoces ?

Parce qu’ils empêchent tout apprentissage sensoriel
Parce qu’ils remplacent toujours toute relation humaine
Parce qu’ils créent un usage sans filtre temporel ou relationnel et favorisent une présence continue
Parce qu’ils suppriment toute forme d’émotion chez l’enfant

Parce qu’ils créent un usage sans filtre temporel ou relationnel et favorisent une présence continue

Explication

Les écrans instaurent une identité affective permanente sans filtres de temps, de cadre ou de distance, ce qui peut perturber les interactions. Le risque vient surtout de la continuité et de l’intensité de l’exposition.

17. Quel trouble du langage correspond à une difficulté portant surtout sur l’utilisation du système linguistique ?

Le bégaiement
Le trouble du langage
Le trouble de la parole
Le mutisme sélectif

Le trouble du langage

Explication

Le trouble du langage concerne l’organisation et l’utilisation du système linguistique, alors que le trouble de la parole touche davantage l’articulation. Le mutisme sélectif relève d’un autre mécanisme.

18. Qu’est-ce que le mutisme sélectif ?

Une absence totale de compréhension du langage
Une difficulté à prononcer certains sons uniquement
Une incapacité à parler dans certaines situations malgré des capacités verbales préservées ailleurs
Une parole trop rapide et peu intelligible

Une incapacité à parler dans certaines situations malgré des capacités verbales préservées ailleurs

Explication

Le mutisme sélectif correspond à une impossibilité de parler dans certains contextes alors que l’enfant peut parler dans d’autres situations. Il ne s’agit pas d’un simple trouble articulatoire.

19. Quelle différence principale oppose la peur à l’anxiété ?

La peur est diffuse, l’anxiété est toujours immédiate
La peur répond à une menace immédiate et précise, l’anxiété anticipe un danger réel ou imaginaire
La peur est un comportement, l’anxiété un symptôme moteur
La peur concerne seulement le sommeil, l’anxiété seulement l’école

La peur répond à une menace immédiate et précise, l’anxiété anticipe un danger réel ou imaginaire

Explication

La peur est une réponse à une menace immédiate et identifiable, alors que l’anxiété correspond à l’anticipation d’un événement négatif réel ou imaginé. Les deux phénomènes ne se confondent pas.

20. Quel modèle explicatif met l’accent sur le fait de s’autonomiser tout en conservant un besoin de sécurité ?

La tension décrite par Jeammet à l’adolescence
Le modèle de la moyenne statistique
La théorie des réflexes conditionnés
Le modèle de Bowlby seul

La tension décrite par Jeammet à l’adolescence

Explication

Jeammet décrit une tension centrale de l’adolescence entre autonomie et besoin de sécurité. Cette tension peut influencer les conduites et les relations d’attachement.

21. Quel comportement correspond le mieux à un trouble oppositionnel avec provocation ?

Une disparition complète de l’expression émotionnelle
Une opposition répétée avec défi et irritabilité envers l’autorité
Une imitation sans nuance des adultes
Une obéissance excessive et constante

Une opposition répétée avec défi et irritabilité envers l’autorité

Explication

Le trouble oppositionnel avec provocation se manifeste par une opposition répétée, du défi et de l’irritabilité dans la relation à l’autorité. Il ne correspond pas à une simple variation d’humeur.

22. Quelle idée résume le mieux les troubles des conduites ?

Ils correspondent uniquement à une anxiété de séparation
Ils impliquent des comportements transgressifs ou agressifs avec atteinte aux règles et à autrui
Ils sont identiques aux mécanismes de défense
Ils se limitent à des difficultés scolaires sans impact social

Ils impliquent des comportements transgressifs ou agressifs avec atteinte aux règles et à autrui

Explication

Les troubles des conduites se traduisent par des comportements transgressifs ou agressifs qui portent atteinte aux règles et à autrui. Ils sont plus larges qu’une simple difficulté scolaire.

23. Que désigne principalement un psycho-trauma ?

L’impact psychologique et émotionnel vécu par la personne après l’événement
L’événement objectif lui-même, indépendamment de ses effets
Une simple faiblesse de caractère
Une norme de développement sociale

L’impact psychologique et émotionnel vécu par la personne après l’événement

Explication

Le psycho-trauma renvoie aux conséquences psychiques et émotionnelles d’un événement, alors que le traumatisme désigne l’événement lui-même. L’accent est mis sur l’expérience vécue.

24. Quelle prise en charge est mentionnée pour le retraitement de mémoires traumatiques dysfonctionnelles ?

La relaxation uniquement
L’apprentissage par imitation
La désensibilisation systématique aux récompenses
L’EMDR

L’EMDR

Explication

L’EMDR est une thérapie psychothérapeutique intégrative visant le retraitement de mémoires dysfonctionnelles liées à des expériences traumatiques. Elle ne se limite pas à une simple relaxation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Psychopathologie et normalité développementale.

Psychopathologie en développement — rôle ?

Comparer processus normaux et pathologiques pour guider l’intervention.

Normalité statistique — définition ?

Basée sur la moyenne et les écarts.

Normalité sociale — définition ?

Normes partagées par une société ou époque.

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Consultez la fiche de révision complète sur Psychopathologie et normalité développementale.

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