QCM : Radioactivité et rayonnements ionisants (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une expérience, la fréquence d’un photon augmente tandis que sa longueur d’onde diminue. Comment varie son énergie ?

Elle devient indépendante de la longueur d’onde.
Elle reste constante.
Elle diminue.
Elle augmente.

Elle augmente.

Explication

L’énergie varie dans le même sens que la fréquence et en sens inverse de la longueur d’onde : les deux changements décrits indiquent donc une hausse. Une baisse confond l’effet de la fréquence, une constance inverse celui de la longueur d’onde, et l’indépendance écarte à tort cette relation.

2. Quelle signification faut-il attribuer au seuil de 13,6 eV associé à l’atome d’hydrogène ?

Il correspond à l’énergie de liaison de l’électron et marque la frontière entre rayonnements ionisants et non ionisants.
Il correspond à l’énergie de liaison de l’électron et rend ionisant tout rayonnement ultraviolet.
Il correspond à l’énergie de liaison de l’électron et sépare les rayonnements ultraviolets des rayonnements visibles.
Il correspond à une fréquence de liaison de l’électron et marque la frontière entre les deux catégories de rayonnements.

Il correspond à l’énergie de liaison de l’électron et marque la frontière entre rayonnements ionisants et non ionisants.

Explication

Dans l’atome d’hydrogène, 13,6 eV est l’énergie de liaison de l’électron et le seuil qui distingue rayonnements ionisants et non ionisants. Dire que tout ultraviolet est ionisant généralise abusivement ce seuil, parler d’une fréquence confond les grandeurs, et placer la frontière entre ultraviolet et visible change la distinction concernée.

3. Un rayonnement présente une fréquence de 3,5×10153{,}5 \times 10^{15} Hz et une longueur d’onde de 90 nm. Quelle classification correspond aux seuils indiqués ?

Un rayonnement non ionisant, car sa fréquence dépasse 3,3×10153{,}3 \times 10^{15} Hz et se situe donc sous le seuil d’ionisation.
Un rayonnement non ionisant, car une longueur d’onde inférieure à 100 nm est en dessous du seuil requis.
Un rayonnement non ionisant, car une longueur d’onde inférieure à 100 nm indique une faible énergie.
Un rayonnement ionisant, car sa fréquence dépasse 3,3×10153{,}3 \times 10^{15} Hz et sa longueur d’onde est inférieure à 100 nm.

Un rayonnement ionisant, car sa fréquence dépasse $$3{,}3 \times 10^{15}$$ Hz et sa longueur d’onde est inférieure à 100 nm.

Explication

Les rayonnements ionisants ont une fréquence supérieure à 3,3×10153{,}3 \times 10^{15} Hz et une longueur d’onde inférieure à 100 nm ; les deux valeurs du cas satisfont ces critères. L’association d’une faible énergie à une courte longueur d’onde inverse la relation, tandis que les deux autres distracteurs inversent le sens du seuil de fréquence ou de longueur d’onde.

4. Une équipe compare le nombre d’enfants dans un foyer et le stade d’une maladie. Quelle analyse distingue correctement ces variables ?

Les deux variables sont qualitatives ordinales, car leurs valeurs sont présentées dans un ordre.
Le nombre d’enfants est qualitatif ordinal, tandis que le stade est quantitatif discret à pas constant.
Les deux variables sont quantitatives discrètes, car leurs valeurs peuvent être rangées.
Le nombre d’enfants est quantitatif discret, tandis que le stade est qualitatif ordinal sans pas nécessairement constant.

Le nombre d’enfants est quantitatif discret, tandis que le stade est qualitatif ordinal sans pas nécessairement constant.

Explication

Le nombre d’enfants permet de mesurer des écarts réguliers et proportionnels, alors que les stades ordonnent des catégories sans garantir un pas quantitatif constant. Traiter les stades comme des écarts réguliers confond ordre et mesure, et les deux autres propositions inversent ou effacent la nature distincte des variables.

5. Une étude vise à estimer la proportion d’adultes atteints d’une maladie dans une région. Quel ensemble constitue la population cible ?

Les individus recrutés dans l’étude et dont les données sont recueillies.
Les individus sélectionnés pour mesurer leur exposition à un facteur de risque.
Tous les individus auxquels l’estimation de la proportion doit s’appliquer.
Les individus atteints déjà diagnostiqués et suivis dans les établissements.

Tous les individus auxquels l’estimation de la proportion doit s’appliquer.

Explication

La population cible rassemble tous les individus auxquels les résultats de l’étude doivent s’appliquer. La limiter aux participants confond cible et échantillon, la restreindre aux personnes suivies impose un critère non donné, et la définir par l’exposition confond la population étudiée avec un sous-groupe de mesure.

6. Pour estimer la prévalence dans une vaste population, une équipe examine une partie des individus puis extrapole ses résultats. De quelle démarche s’agit-il ?

D’un échantillonnage, qui fournit une valeur exacte sans risque d’incertitude.
D’une définition de la population cible, qui dénombre une partie des individus pour décrire l’ensemble.
D’un échantillonnage, qui estime les caractéristiques de l’ensemble à partir d’une partie de la population.
D’un recensement, qui estime les caractéristiques de l’ensemble à partir d’une partie de la population.

D’un échantillonnage, qui estime les caractéristiques de l’ensemble à partir d’une partie de la population.

Explication

L’échantillonnage dénombre un phénomène dans une partie de la population pour estimer les caractéristiques de l’ensemble, avec un risque de non-représentativité et une incertitude. Le recensement porte sur tous les individus, une estimation par échantillon n’est pas exempte d’incertitude, et définir la population cible ne désigne pas cette démarche de mesure.

7. Deux équipes tirent chacune un échantillon de même taille dans une même population et obtiennent des moyennes légèrement différentes. Quel phénomène explique cet écart ?

La fluctuation d’échantillonnage des moyennes entre échantillons.
L’erreur de calcul qui rend différentes deux moyennes de même échantillon.
La fluctuation temporelle de la population entre les deux mesures.
Le biais systématique qui déplace toutes les moyennes dans le même sens.

La fluctuation d’échantillonnage des moyennes entre échantillons.

Explication

La fluctuation d’échantillonnage est la variation des estimateurs entre des échantillons issus d’une même population, y compris lorsqu’ils ont la même taille. Une variation temporelle concerne la population, un biais systématique désigne une déviation dans une direction, et l’écart décrit ne vient pas de calculs sur un échantillon identique.

8. Une équipe prélève 64 observations indépendantes dans une population de moyenne μ\mu et de variance σ2\sigma^2. Quelle approximation le théorème central limite permet-il pour la moyenne de l’échantillon ?

Une loi normale de moyenne μ64\frac{\mu}{64} et de variance σ264\frac{\sigma^2}{64}.
Une loi normale de moyenne μ\mu et de variance σ264\frac{\sigma^2}{64}.
Une loi normale de moyenne μ\mu et de variance σ2\sigma^2.
Une loi normale de moyenne μ\mu et de variance σ64\frac{\sigma}{64}.

Une loi normale de moyenne $$\mu$$ et de variance $$\frac{\sigma^2}{64}$$.

Explication

Pour un effectif suffisamment grand, ici supérieur à 30, la moyenne d’échantillon est approximée par une loi normale de moyenne μ\mu et de variance σ2/n\sigma^2/n ; avec n=64n=64, celle-ci vaut σ2/64\sigma^2/64. Garder σ2\sigma^2 oublie la division par l’effectif, employer σ\sigma confond écart-type et variance, et diviser aussi μ\mu modifie à tort la moyenne.

9. Quelle démarche constitue un sondage au sens statistique ?

Interroger toutes les personnes de la population cible
Calculer une valeur estimée à partir des données recueillies
Définir les caractéristiques du phénomène étudié
Constituer un échantillon à partir de la population cible

Constituer un échantillon à partir de la population cible

Explication

Un sondage est une forme d’échantillonnage qui permet de constituer un échantillon issu de la population cible. Le calcul d’une estimation concerne l’estimateur, l’interrogation exhaustive relève d’un recensement, et la définition du phénomène ne constitue pas un sondage.

10. Une équipe calcule un résultat à partir des observations d’un échantillon réduit pour approcher la valeur vraie d’un phénomène dans la population, avec une incertitude : comment appelle-t-on ce résultat ?

Un estimateur
Une valeur vraie
Une population cible
Un échantillon

Un estimateur

Explication

Un estimateur est un résultat calculé à partir des données observées dans un échantillon réduit, qui représente la valeur vraie avec un certain degré d’incertitude. L’échantillon désigne les unités observées, tandis que la valeur vraie et la population cible désignent respectivement le phénomène réel et l’ensemble visé.

11. Pour former un échantillon de taille fixée, une enquête prévoit des effectifs précis selon le sexe et l’âge, définis à partir de la connaissance de la population cible : quel type de sondage applique-t-elle ?

Un sondage aléatoire simple
Un sondage empirique
Un sondage en grappe
Un sondage probabiliste

Un sondage empirique

Explication

Un sondage empirique fixe l’effectif et s’appuie sur des caractéristiques et des quotas prédéfinis. Le sondage probabiliste repose sur des probabilités de sélection connues, tandis que les grappes et le tirage aléatoire simple sont des méthodes probabilistes.

12. Une équipe dispose d’une liste préalable de tous les sujets admissibles et en sélectionne directement certains par tirage au sort, avec une chance égale pour chacun : quelle méthode utilise-t-elle ?

Un sondage empirique
Un sondage stratifié
Un sondage aléatoire simple
Un sondage en grappe

Un sondage aléatoire simple

Explication

Le sondage aléatoire simple consiste en un tirage au sort direct donnant à chaque sujet une probabilité identique d’être sélectionné, et nécessite une base de sondage préalable. Le sondage en grappe tire des groupes, le sondage stratifié organise la sélection par strates, et le sondage empirique utilise des quotas.

13. Lors d’un lancer de dé, les événements « obtenir 2 » et « obtenir 5 » sont disjoints. Quelle opération permet de calculer la probabilité d’obtenir l’un ou l’autre ?

Multiplier leurs probabilités
Additionner leurs probabilités
Diviser leurs probabilités l’une par l’autre
Soustraire la seconde probabilité de la première

Additionner leurs probabilités

Explication

Pour deux événements disjoints, la probabilité que l’un ou l’autre se réalise est la somme de leurs probabilités. La multiplication correspond à la réalisation simultanée de deux événements indépendants, tandis que la soustraction évoque plutôt un complément.

14. Un événement A a une probabilité de 0,72. Quelle est la probabilité que son événement complémentaire se réalise ?

0,28
1,72
-0,72
0,72

0,28

Explication

La probabilité du complément est 1−P(A)1-P(A), donc 1−0,72=0,281-0,72=0,28. La valeur 0,72 reprend la probabilité de A, 1,72 additionne au lieu de compléter jusqu’à 1, et -0,72 soustrait dans le mauvais sens.

15. Une étude mesure la durée d’un trajet, qui peut prendre toute valeur dans un intervalle, et dénombre le nombre d’accidents, qui prend des valeurs entières distinctes : comment classer ces variables ?

La durée et le nombre d’accidents sont continus
La durée est discrète et le nombre d’accidents est continu
La durée est continue et le nombre d’accidents est discret
La durée et le nombre d’accidents sont discrets

La durée est continue et le nombre d’accidents est discret

Explication

Une variable continue peut prendre une infinité de valeurs dans un intervalle, comme une durée, tandis qu’une variable discrète prend des valeurs distinctes, comme un nombre d’accidents. Intervertir ces catégories confond mesure continue et dénombrement; traiter les deux de la même façon ignore cette distinction.

16. Une équipe calcule la moyenne des résultats observés chez les participants d’un échantillon. Quelle notion désigne la moyenne définie sur la totalité de la population concernée par la variable aléatoire ?

Une réalisation individuelle de la variable
L’espérance de la variable aléatoire
La moyenne de l’échantillon observé
La probabilité d’une issue déterminée

L’espérance de la variable aléatoire

Explication

L’espérance représente la moyenne de la variable aléatoire sur la totalité de la population sur laquelle elle est définie. La moyenne calculée chez les participants est une moyenne d’échantillon, une réalisation est une observation individuelle et une probabilité décrit la chance d’une issue.

17. Quels nombres quantiques caractérisent l’état de chaque électron dans un atome ?

Le principal n, l’azimutal l, le nombre de couche K et le spin s
Le principal n, l’azimutal l, le magnétique m et le nombre de masse A
Le principal n, le magnétique m, le nombre de charge Z et le spin s
Le principal n, l’azimutal l, le magnétique m et le spin s

Le principal n, l’azimutal l, le magnétique m et le spin s

Explication

Les quatre nombres quantiques sont n, l, m et s. Z désigne le numéro atomique, A le nombre de masse, et K une notation de couche, non un nombre quantique.

18. Un électron occupe la couche L d’un atome ; quelle valeur du nombre quantique principal n lui correspond ?

l = 2
n = 1
n = 2
n = 3

n = 2

Explication

La couche L correspond à la deuxième couche, donc à n = 2. n = 1 désigne K, n = 3 désigne M, tandis que l est le nombre quantique azimutal.

19. Deux électrons d’un même atome ont les mêmes valeurs de n, l et m, mais des valeurs de spin différentes ; cette situation respecte-t-elle le principe d’exclusion de Pauli ?

Non, car deux électrons ne peuvent partager la même valeur de n
Non, car ils devraient différer par les quatre nombres quantiques
Non, car deux électrons d’un même atome doivent avoir le même spin
Oui, car ils diffèrent par leur nombre quantique de spin

Oui, car ils diffèrent par leur nombre quantique de spin

Explication

Le principe de Pauli exige que deux électrons d’un même atome diffèrent par au moins un nombre quantique ; des spins différents suffisent. Exiger quatre différences est excessif, imposer un spin identique est l’inverse de la règle, et une même valeur de n est possible.

20. Pour un atome de numéro atomique Z, un électron passe entre les niveaux n₁ = 1 et n₂ = 2 ; quelle expression donne la valeur absolue de l’énergie de liaison entre ces niveaux ?

bZ2(1+14)bZ^2\left(1+\frac{1}{4}\right)
bZ2∣1−12∣bZ^2\left|1-\frac{1}{2}\right|
bZ2∣1−14∣bZ^2\left|1-\frac{1}{4}\right|
bZ∣1−14∣bZ\left|1-\frac{1}{4}\right|

$$bZ^2\left|1-\frac{1}{4}\right|$$

Explication

La formule est ∣ΔE∣=bZ2∣1n12−1n22∣|\Delta E|=bZ^2\left|\frac{1}{n_1^2}-\frac{1}{n_2^2}\right| ; pour n₁ = 1 et n₂ = 2, elle devient bZ2∣1−14∣bZ^2\left|1-\frac{1}{4}\right|. L’expression sans Z² omet sa dépendance en Z, celle avec 1/2 oublie les carrés et celle avec une somme remplace la différence.

21. Comment l’unité de masse atomique (UMA) est-elle définie ?

La masse totale d’un atome de carbone 12
Un douzième de la masse d’un atome de carbone 12
Un sixième de la masse d’un atome de carbone 12
La masse d’un proton isolé

Un douzième de la masse d’un atome de carbone 12

Explication

Par définition, une UMA vaut un douzième de la masse d’un atome de carbone 12. La masse entière du carbone 12, un sixième de celle-ci et la masse du proton ne correspondent pas à cette définition.

22. En identifiant les particules par leur charge électrique, quelle association est correcte ?

Neutron neutre et photon positif ; proton et positon positifs ; électron négatif
Neutron positif et photon neutre ; proton et positon positifs ; électron négatif
Neutron et photon neutres ; proton et positon positifs ; électron négatif
Neutron et photon neutres ; proton positif et positon négatif ; électron positif

Neutron et photon neutres ; proton et positon positifs ; électron négatif

Explication

Le neutron et le photon sont neutres, le proton et le positon portent une charge positive, et l’électron une charge négative. Attribuer une charge au neutron ou au photon, ou inverser les signes des particules chargées, contredit cette répartition.

23. Un électron de charge q=−1,6×10−19 Cq=-1{,}6\times10^{-19}\,\mathrm{C} traverse une différence de potentiel VA−VB=−2 VV_A-V_B=-2\,\mathrm{V} ; quelle énergie électrique lui est fournie selon E=q(VA−VB)E=q(V_A-V_B) ?

3,2×10−19 eV3{,}2\times10^{-19}\,\mathrm{eV}
3,2×10−19 J3{,}2\times10^{-19}\,\mathrm{J}
1,6×10−19 J1{,}6\times10^{-19}\,\mathrm{J}
−3,2×10−19 J-3{,}2\times10^{-19}\,\mathrm{J}

$$3{,}2\times10^{-19}\,\mathrm{J}$$

Explication

En appliquant E=q(VA−VB)E=q(V_A-V_B), on obtient (−1,6×10−19)×(−2)=3,2×10−19 J(-1{,}6\times10^{-19})\times(-2)=3{,}2\times10^{-19}\,\mathrm{J}. Le résultat négatif vient de l’oubli d’un des deux signes ; l’unité correcte est le joule, et la valeur numérique doit tenir compte du facteur 2.

24. Quelle caractéristique du technétium-99m explique son utilisation en scintigraphie conventionnelle ?

Il reste dans un état fondamental stable et sa période est de 6 h
Il passe transitoirement dans un état excité et sa période est de 6 min
Il passe transitoirement dans un état excité et sa période est de 6 h
Il passe transitoirement dans un état excité et sa période est de 6 jours

Il passe transitoirement dans un état excité et sa période est de 6 h

Explication

Le technétium-99m, employé en scintigraphie conventionnelle, passe transitoirement dans un état excité et possède une période de 6 h. Les autres durées modifient cette période, tandis que l’état fondamental stable ne correspond pas à la caractéristique indiquée.

25. Deux échantillons contiennent le même radioélément, mais l’un est plus ancien et placé dans un autre environnement physicochimique. Comment la probabilité de désintégration d’un noyau pendant un intervalle donné se compare-t-elle entre les échantillons ?

Elle est plus élevée dans l’échantillon le plus ancien, car ses noyaux ont davantage vieilli.
Elle est identique, car elle dépend de la nature du noyau et non de son âge ni du milieu.
Elle varie avec l’environnement physicochimique, même pour un radioélément identique.
Elle est plus faible dans l’échantillon qui contient le plus grand nombre de noyaux restants.

Elle est identique, car elle dépend de la nature du noyau et non de son âge ni du milieu.

Explication

Pour un noyau donné, la probabilité de désintégration pendant un intervalle est constante et indépendante de son âge et des conditions physicochimiques. L’âge accru ne change donc pas cette probabilité, le milieu ne la modifie pas, et le nombre de noyaux restants ne définit pas la probabilité individuelle.

26. Dans un échantillon radioactif contenant NN noyaux instables, quelle variation infinitésimale du nombre de noyaux faut-il prévoir pendant une durée dtdt ?

dN=λN dtdN=\lambda N\,dt
dN=−λN dtdN=-\lambda N\,dt
dN=−Nλ dtdN=-\frac{N}{\lambda}\,dt
dN=−λ dtdN=-\lambda\,dt

$$dN=-\lambda N\,dt$$

Explication

La loi différentielle indique que la variation est proportionnelle au nombre de noyaux présents et à la durée, avec un signe négatif puisque leur nombre diminue. Le signe positif ferait croître l’échantillon, l’absence de NN négligerait la quantité présente, et N/λN/\lambda inverserait le rôle de la constante.

27. Un échantillon possède initialement N0N_0 noyaux radioactifs et une constante radioactive λ\lambda. Quelle expression donne le nombre de noyaux restants après un temps tt ?

N(t)=N0eλtN(t)=N_0e^{\lambda t}
N(t)=N0−λetN(t)=N_0-\lambda e^t
N(t)=N0(1−λt)N(t)=N_0(1-\lambda t)
N(t)=N0e−λtN(t)=N_0e^{-\lambda t}

$$N(t)=N_0e^{-\lambda t}$$

Explication

Le nombre de noyaux radioactifs suit une décroissance exponentielle, décrite par N(t)=N0e−λtN(t)=N_0e^{-\lambda t}. Une relation linéaire, une exponentielle croissante ou une expression où le temps est séparé de λ\lambda ne respecte pas cette loi.

28. Un radioélément a une constante radioactive λ=0,035 h−1\lambda=0{,}035\ \text{h}^{-1}. Quelle relation permet de déterminer sa période radioactive TT ?

T=1λln⁡2T=\frac{1}{\lambda\ln 2}
T=λln⁡2T=\frac{\lambda}{\ln 2}
T=log⁡102λT=\frac{\log_{10}2}{\lambda}
T=ln⁡2λT=\frac{\ln 2}{\lambda}

$$T=\frac{\ln 2}{\lambda}$$

Explication

La période et la constante radioactive sont liées par T=ln⁡2λT=\frac{\ln 2}{\lambda}; avec la valeur donnée, on divise donc ln⁡2\ln 2 par 0,035 h−10{,}035\ \text{h}^{-1}. Inverser le rapport, utiliser le logarithme décimal ou multiplier par ln⁡2\ln 2 au dénominateur donne une relation différente.

29. Une équipe classe des rayonnements utilisés en imagerie et en traitement. Quelle classification distingue correctement les rayonnements électromagnétiques des rayonnements particulaires ?

Les rayons X, γ et les électrons sont électromagnétiques; positons, protons et neutrons sont particulaires.
Les deux familles suivent des mécanismes d’interaction différents dans la matière vivante et inerte.
Les rayons X et γ sont électromagnétiques; électrons, positons, protons et neutrons sont particulaires.
Les rayons X et les électrons sont électromagnétiques; γ, positons, protons et neutrons sont particulaires.

Les rayons X et γ sont électromagnétiques; électrons, positons, protons et neutrons sont particulaires.

Explication

Les rayons X et γ appartiennent à la famille électromagnétique, tandis que les électrons, positons, protons et neutrons sont des particules; les mêmes mécanismes s’appliquent à la matière vivante et inerte. Classer les rayons X ou les électrons dans la mauvaise famille constitue la confusion visée par ces distracteurs.

30. Lorsqu’un rayonnement γ et un rayon X sont comparés selon leur origine, quelle distinction est correcte ?

Le rayonnement γ est d’origine nucléaire, tandis que le rayon X est d’origine électronique.
Les deux rayonnements sont d’origine nucléaire, mais diffèrent par leur énergie.
Les deux rayonnements sont d’origine électronique, mais diffèrent par leur interaction.
Le rayonnement γ est d’origine électronique, tandis que le rayon X est d’origine nucléaire.

Le rayonnement γ est d’origine nucléaire, tandis que le rayon X est d’origine électronique.

Explication

Les rayons γ proviennent du noyau, alors que les rayons X proviennent du cortège électronique. Le distracteur qui inverse ces origines porte directement la confusion entre les deux rayonnements; attribuer les deux à une seule source efface également cette distinction.

31. Un photon traverse un milieu contenant des atomes d’hydrogène et possède une énergie de 12,8 eV12{,}8\ \text{eV}. Selon le seuil d’ionisation, ce photon est-il ionisant ?

Oui, car le seuil de 13,6 eV13{,}6\ \text{eV} s’applique aux photons d’énergie inférieure.
Non, car son énergie est inférieure au seuil de 13,6 eV13{,}6\ \text{eV}.
Non, car un photon ne peut pas ioniser un atome d’hydrogène.
Oui, car toute énergie supérieure à 10 eV10\ \text{eV} suffit à ioniser l’hydrogène.

Non, car son énergie est inférieure au seuil de $$13{,}6\ \text{eV}$$.

Explication

Un rayonnement est ionisant si son énergie atteint ou dépasse 13,6 eV13{,}6\ \text{eV}, seuil correspondant à l’ionisation de l’hydrogène; 12,8 eV12{,}8\ \text{eV} est en dessous. Un seuil fixé à 10 eV10\ \text{eV} est trop bas, l’énergie inférieure ne satisfait pas le critère, et les photons peuvent ioniser l’atome si leur énergie atteint le seuil.

32. Lors d’un effet photoélectrique, un photon d’énergie hνh\nu éjecte un électron lié. Comment relier l’énergie du photon à l’énergie de liaison et à l’énergie cinétique de l’électron ?

hν=Ech\nu=E_c
hν=hν′+Ech\nu=h\nu'+E_c
hν=Eliaison−Ech\nu=E_{\text{liaison}}-E_c
hν=Eliaison+Ech\nu=E_{\text{liaison}}+E_c

$$h\nu=E_{\text{liaison}}+E_c$$

Explication

Dans l’effet photoélectrique, toute l’énergie du photon est transférée à l’électron: elle sert à vaincre l’énergie de liaison et fournit son énergie cinétique. L’égalité hν=Ech\nu=E_c omet l’énergie de liaison, l’équation avec hν′h\nu' correspond à l’effet Compton, et la soustraction ne conserve pas le bilan énergétique indiqué.

33. Lorsqu’on classe les lésions primaires de l’ADN, laquelle de ces catégories en fait partie ?

Les lésions des membranes cellulaires
Les mutations chromosomiques héréditaires
Les pontages ADN-protéines
Les altérations des protéines enzymatiques

Les pontages ADN-protéines

Explication

Les pontages entre l’ADN et les protéines font partie des lésions primaires de l’ADN. Les mutations sont une conséquence possible des lésions, tandis que les membranes et les enzymes ne figurent pas dans cette classification.

34. Une lésion de l’ADN modifie le matériel génétique d’une cellule ; quelle conséquence peut en découler ?

Une mutation
Une perte fonctionnelle immédiate
Une réparation de l’ADN
Une apoptose immédiate

Une mutation

Explication

La modification du matériel génétique par une lésion de l’ADN peut entraîner une mutation. La réparation et l’apoptose sont d’autres issues possibles, mais elles ne sont pas synonymes de mutation.

35. Après une exposition, une cellule répare une partie de ses lésions primaires et naturelles ; quelle situation correspond à l’efficacité générale de réparation décrite ?

La réparation atteint généralement 100 % et efface toutes les lésions
La réparation dépend de la dose seule et laisse les lésions naturelles intactes
La réparation dépend de l’équipement enzymatique et laisse généralement des lésions résiduelles
La réparation est identique dans les cellules et élimine les lésions résiduelles

La réparation dépend de l’équipement enzymatique et laisse généralement des lésions résiduelles

Explication

La réparation dépend de l’équipement enzymatique cellulaire et ne dépasse généralement pas 90 % des altérations, laissant des lésions résiduelles. L’idée d’une réparation complète néglige cette fraction non ou mal réparée ; les lésions naturelles sont aussi concernées.

36. Un laboratoire compare la survie cellulaire après plusieurs doses absorbées ; que doit montrer la courbe de survie ?

La proportion de cellules survivantes en fonction de la dose, avec une survie qui diminue quand la dose augmente
La dose absorbée en fonction de la proportion survivante, avec une survie qui augmente quand la dose augmente
La proportion de cellules survivantes en fonction du temps, avec une survie qui diminue quand le temps augmente
Le nombre de lésions par cellule en fonction de la dose, avec un nombre qui diminue quand la dose augmente

La proportion de cellules survivantes en fonction de la dose, avec une survie qui diminue quand la dose augmente

Explication

Une courbe de survie représente la proportion de cellules survivantes S en fonction de la dose absorbée D, et S diminue lorsque D augmente. La courbe ne met pas le temps en abscisse ni la dose en fonction de la survie.

37. Deux effets sont observés après irradiation : le premier apparaît seulement au-delà d’un seuil, tandis que la probabilité du second augmente avec la dose et qu’il peut théoriquement survenir à faible dose. Comment les classer ?

Le premier est stochastique et le second déterministe
Le premier est déterministe et le second stochastique
Les deux sont déterministes puisqu’ils suivent une irradiation
Les deux sont stochastiques puisqu’ils peuvent dépendre de la dose

Le premier est déterministe et le second stochastique

Explication

Les effets déterministes sont non aléatoires et apparaissent au-dessus d’un seuil, alors que les effets stochastiques sont aléatoires et leur probabilité augmente avec la dose. Attribuer un seuil aux effets stochastiques reprend précisément la confusion entre ces catégories.

38. Après une forte exposition, un patient présente des effets déterministes en quelques jours ; quelle relation entre dose et gravité est attendue ?

La gravité augmente avec la dose reçue
La probabilité augmente avec la dose, mais la gravité reste indépendante
La gravité apparaît surtout après plusieurs années
La gravité reste constante quelle que soit la dose reçue

La gravité augmente avec la dose reçue

Explication

Les effets déterministes apparaissent précocement et leur gravité augmente avec la dose reçue. L’indépendance de la gravité par rapport à la dose caractérise plutôt les effets stochastiques, qui peuvent aussi être tardifs.

39. Plusieurs années après une irradiation, un effet stochastique est détecté ; quelle caractéristique de sa gravité faut-il retenir ?

Elle est indépendante de la dose reçue
Elle augmente proportionnellement à la dose reçue
Elle dépend du dépassement d’un seuil de dose
Elle diminue à mesure que le délai augmente

Elle est indépendante de la dose reçue

Explication

Les effets stochastiques peuvent apparaître tardivement et leur gravité est indépendante de la dose, même si leur probabilité augmente avec celle-ci. La relation dose-gravité est caractéristique des effets déterministes.

40. Une exposition in utero survient au 25e jour de la grossesse ; quelle période rend cet embryon particulièrement vulnérable aux effets tératogènes ?

La période de 0 à 8 jours, gouvernée par la loi du tout ou rien
La période de 60 à 270 jours, où le risque persiste mais est moindre
La période suivant 270 jours, où le risque tératogène devient maximal
La période de 9 à 60 jours, où l’embryogenèse est la plus dangereuse

La période de 9 à 60 jours, où l’embryogenèse est la plus dangereuse

Explication

Du 9e au 60e jour, l’embryogenèse est la phase la plus dangereuse pour les effets tératogènes ; le 25e jour s’inscrit dans cet intervalle. La loi du tout ou rien concerne les jours 0 à 8, tandis que le risque est moindre entre 60 et 270 jours.

41. En laboratoire, un échantillon de 2 kg reçoit 6 J d’énergie déposée. Quelle dose absorbée reçoit-il ?

3 Gy
12 Gy
0,33 Gy
6 Gy

3 Gy

Explication

La dose absorbée est l’énergie déposée divisée par la masse : 6 J/2 kg=3 J/kg=3 Gy6\ \mathrm{J}/2\ \mathrm{kg}=3\ \mathrm{J/kg}=3\ \mathrm{Gy}. 12 Gy résulte d’une multiplication par la masse, 6 Gy confond énergie et dose, et 0,33 Gy inverse le rapport.

42. Deux personnes reçoivent la même dose absorbée, mais l’irradiation diffère par sa qualité et les tissus touchés n’ont pas la même radiosensibilité. Quels éléments permettent d’apprécier la probabilité d’effets tardifs ?

La dose équivalente et le facteur tissulaire, sans considérer la qualité du rayonnement
La qualité de l’irradiation et la masse du tissu, sans considérer la dose reçue
La dose absorbée, la qualité de l’irradiation et la radiosensibilité du tissu
La dose absorbée et la durée d’exposition, sans considérer le tissu

La dose absorbée, la qualité de l’irradiation et la radiosensibilité du tissu

Explication

La probabilité des effets tardifs dépend conjointement de la dose absorbée, de la qualité de l’irradiation et de la radiosensibilité de l’organe ou du tissu. La dose seule omet deux facteurs, le facteur tissulaire renvoie à une autre grandeur, et la masse du tissu ne remplace pas la radiosensibilité.

43. Un tissu reçoit en moyenne 2 Gy d’un rayonnement dont le facteur de pondération WrW_r vaut 5. Quelle est la dose équivalente correspondante ?

2 Sv
7 Sv
0,4 Sv
10 Sv

10 Sv

Explication

La dose équivalente se calcule en pondérant la dose absorbée par le facteur du rayonnement : Ht=WrDtr=5×2=10 SvH_t=W_rD_{tr}=5\times2=10\ \mathrm{Sv}. 2 Sv omet la pondération, 7 Sv additionne les valeurs et 0,4 Sv divise par le facteur.

44. Un calcul de dose efficace porte sur deux tissus : leurs doses équivalentes sont de 4 Sv et 2 Sv, et leurs facteurs tissulaires sont respectivement 0,25 et 0,5. Quelle dose efficace obtient-on ?

6 Sv
4,5 Sv
1,5 Sv
2 Sv

2 Sv

Explication

La dose efficace est la somme des doses équivalentes pondérées par les facteurs des tissus : E=0,25×4+0,5×2=1+1=2 SvE=0,25\times4+0,5\times2=1+1=2\ \mathrm{Sv}. 6 Sv omet les facteurs tissulaires, 1,5 Sv croise les facteurs, et 4,5 Sv les additionne aux doses.

45. Quelle unité convient à la dose absorbée délivrée à un patient ?

Le gray (Gy)
Le sievert (Sv)
Le gray par seconde (Gy/s)
Le becquerel (Bq)

Le gray (Gy)

Explication

La dose absorbée, notée D, mesure l’énergie déposée par unité de masse et s’exprime en gray. Le sievert concerne les doses équivalente et efficace, le becquerel mesure l’activité radioactive, et Gy/s exprime un débit de dose.

46. Deux rayonnements déposent la même dose absorbée dans un tissu, mais leur facteur de pondération radiologique diffère. Quelle grandeur tient compte de cette différence ?

La dose équivalente, exprimée en sieverts
Le débit de dose, exprimé en grays par unité de temps
La dose efficace, exprimée en sieverts
La dose absorbée, exprimée en grays

La dose équivalente, exprimée en sieverts

Explication

La dose équivalente tient compte du rayonnement appliqué en pondérant la dose absorbée par un facteur radiologique, et s’exprime en sieverts. La dose absorbée ne comporte pas cette pondération, la dose efficace pondère selon le tissu, et le débit rapporte une dose au temps.

47. Une exposition cumulée reste inférieure à 100 mSv. Quelle approche de radioprotection est retenue par précaution pour la relation dose-effet ?

La considérer comme un risque important de cancer, et augmenter l’irradiation
La considérer sans relation dose-effet, et suspendre la radioprotection
La considérer linéaire avec un seuil, et maintenir l’irradiation
La considérer linéaire et sans seuil, et limiter l’irradiation

La considérer linéaire et sans seuil, et limiter l’irradiation

Explication

Par précaution, en dessous de 100 mSv la relation dose-effet est considérée comme linéaire sans seuil, ce qui conduit à limiter l’irradiation. L’idée d’un seuil ou d’un risque nul contredit cette hypothèse, tandis que le risque présenté comme important est associé au dépassement du seuil cumulatif.

48. Pour comparer des examens, quel ordre de doses indicatives place le coroscanner au-dessus du scanner thoracique et de la scintigraphie osseuse ?

8 mSv, contre 21 mSv et 4 mSv
15 à 20 mSv, contre 8 mSv et 4 mSv
4 mSv, contre 8 mSv et 21 mSv
21 mSv, contre 8 mSv et 4 mSv

21 mSv, contre 8 mSv et 4 mSv

Explication

Les doses indicatives sont de 21 mSv pour un coroscanner, 8 mSv pour un scanner thoracique et 4 mSv pour une scintigraphie osseuse. 8 mSv correspond au scanner thoracique, 15 à 20 mSv à une TEP souvent couplée à un scanner, et 4 mSv à la scintigraphie osseuse.

49. À 4 cm d’un fil long rectiligne parcouru par un courant de 6 A, quelle expression donne l’intensité du champ magnétique ?

B=μ0×6π×0,04B=\frac{\mu_0\times 6}{\pi\times 0{,}04}
B=μ0×62π×0,042B=\frac{\mu_0\times 6}{2\pi\times 0{,}04^2}
B=μ0×6×0,042πB=\frac{\mu_0\times 6\times 0{,}04}{2\pi}
B=μ0×62π×0,04B=\frac{\mu_0\times 6}{2\pi\times 0{,}04}

$$B=\frac{\mu_0\times 6}{2\pi\times 0{,}04}$$

Explication

Pour un fil long rectiligne, l’intensité vaut B=μ0I2πrB=\frac{\mu_0 I}{2\pi r} ; la distance doit donc être au dénominateur et le courant au numérateur. Mettre la distance au numérateur inverse la dépendance, supprimer le facteur 2 modifie la constante, et utiliser r2r^2 ajoute une dépendance incorrecte.

50. Un long solénoïde comporte 800 spires par mètre et est parcouru par un courant de 0,5 A. Quelle expression donne le champ à l’intérieur ?

B=μ0×800×0,5B=\mu_0\times 800\times 0{,}5
B=μ0×800×0,5×rB=\mu_0\times 800\times 0{,}5\times r
B=μ0×800B=\mu_0\times 800
B=μ0×0,5800B=\frac{\mu_0\times 0{,}5}{800}

$$B=\mu_0\times 800\times 0{,}5$$

Explication

Dans un long solénoïde, le champ intérieur vaut B=μ0NIB=\mu_0NI, où NN est le nombre de spires par unité de longueur. Omettre le courant néglige un facteur de la relation, le diviser par la densité inverse celle-ci, et multiplier par une distance ajoute une dépendance qui n’y figure pas.

51. Une particule chargée traverse une région où le champ magnétique uniforme est parallèle à sa vitesse. Quelle trajectoire suit-elle ?

Un cercle dans un plan perpendiculaire au champ
Une trajectoire courbe dans la direction du champ
Une ligne droite
Une spirale autour de la direction du champ

Une ligne droite

Explication

La force de Lorentz est nulle lorsque la vitesse est parallèle au champ, donc la particule poursuit une trajectoire rectiligne. Le cercle correspond au cas d’une vitesse perpendiculaire au champ, tandis qu’une spirale suppose une composante de vitesse parallèle combinée à une composante perpendiculaire.

52. Une vibration produit un son audible dans l’air. Quelle description caractérise ce phénomène ?

Une oscillation électromagnétique pouvant se propager dans le vide
Une perturbation qui ne peut se transmettre que dans le vide
Une vibration de molécules dans un milieu élastique
Un déplacement global des molécules depuis la source

Une vibration de molécules dans un milieu élastique

Explication

Une onde sonore est un phénomène audible engendré par la vibration de molécules dans un milieu élastique. La propagation dans le vide caractérise la possibilité des ondes électromagnétiques, et l’onde sonore transmet une perturbation plutôt qu’un transport global des particules.

53. Dans un tube, des zones successives de compression et de dilatation se propagent après le mouvement d’un piston. Que transporte principalement l’onde sonore ?

Les seules compressions, sans transmission des dilatations
Les particules d’air déplacées depuis le piston
Une perturbation transmise de proche en proche
Un flux permanent d’air jusqu’à l’extrémité du tube

Une perturbation transmise de proche en proche

Explication

Une onde sonore transmet une perturbation de proche en proche sans transporter les particules du milieu. Le déplacement des molécules depuis la source confond leur vibration locale avec un transport de matière, tandis qu’un flux permanent d’air décrit un mouvement global du milieu.

54. Une onde a une période de 0,004 s0{,}004\,\text{s}. Quelle paire donne sa fréquence et sa pulsation ?

f=250 Hzf=250\,\text{Hz} et ω=250 rad/s\omega=250\,\text{rad/s}
f=250 Hzf=250\,\text{Hz} et ω=500π rad/s\omega=500\pi\,\text{rad/s}
f=0,004 Hzf=0{,}004\,\text{Hz} et ω=0,008π rad/s\omega=0{,}008\pi\,\text{rad/s}
f=500π Hzf=500\pi\,\text{Hz} et ω=250 rad/s\omega=250\,\text{rad/s}

$$f=250\,\text{Hz}$$ et $$\omega=500\pi\,\text{rad/s}$$

Explication

La fréquence est l’inverse de la période : f=1/0,004=250 Hzf=1/0{,}004=250\,\text{Hz}. La pulsation vaut 2πf=500π rad/s2\pi f=500\pi\,\text{rad/s} ; intervertir fréquence et pulsation confond leurs définitions, et omettre 2π2\pi sous-estime la pulsation.

55. Une onde sonore se propage à 340 m/s340\,\text{m/s} et sa fréquence est 170 Hz170\,\text{Hz}. Quelle est sa longueur d’onde ?

57 800 m57\,800\,\text{m}
2 m2\,\text{m}
0,002 m0{,}002\,\text{m}
0,5 m0{,}5\,\text{m}

$$2\,\text{m}$$

Explication

La longueur d’onde vérifie λ=c/f\lambda=c/f, donc 340/170=2 m340/170=2\,\text{m}. Le produit cfcf confond multiplication et quotient, et les résultats 0,5 m0{,}5\,\text{m} ou 0,002 m0{,}002\,\text{m} proviennent de l’inversion du rapport.

56. Lorsqu’une onde acoustique rencontre une interface entre deux milieux d’impédances différentes, quelles interactions peuvent répartir son énergie ?

Transmission, absorption et interférence
Réflexion, transmission et absorption
Réflexion, transmission et diffraction
Réflexion, réfraction et diffusion

Réflexion, transmission et absorption

Explication

À une interface d’impédances différentes, l’onde peut être réfléchie, transmise et absorbée. La diffraction, la réfraction et l’interférence ne remplacent pas ces trois interactions dans le principe décrit.

57. À incidence normale, une onde passe d’un milieu d’impédance Z1=2Z_1=2 à un milieu d’impédance Z2=6Z_2=6. Quelle paire de coefficients de réflexion et de transmission obtient-on ?

R=0,50R=0{,}50 et T=0,50T=0{,}50
R=0,25R=0{,}25 et T=0,75T=0{,}75
R=0,10R=0{,}10 et T=0,90T=0{,}90
R=0,75R=0{,}75 et T=0,25T=0{,}25

$$R=0{,}25$$ et $$T=0{,}75$$

Explication

Les formules donnent R=(6−26+2)2=0,25R=\left(\frac{6-2}{6+2}\right)^2=0{,}25 et T=4×2×6(6+2)2=0,75T=\frac{4\times2\times6}{(6+2)^2}=0{,}75, avec R+T=1R+T=1. La valeur 0,750{,}75 pour la réflexion inverse les coefficients, tandis que les valeurs égales ne respectent pas les formules.

58. Une onde d’intensité initiale I1I_1 traverse un matériau d’épaisseur xx et de coefficient d’atténuation linéique μ\mu. Quelle intensité ressort du matériau ?

I1(1−μx)I_1(1-\mu x)
I1eμxI_1e^{\mu x}
I1e−μxI_1e^{-\mu x}
I1e−μ/xI_1e^{-\mu/x}

$$I_1e^{-\mu x}$$

Explication

La loi de Beer-Lambert décrit une décroissance exponentielle : I2(x)=I1e−μxI_2(x)=I_1e^{-\mu x}. Un exposant positif ferait croître l’intensité, et une décroissance linéaire ne correspond pas à cette loi.

59. Pour examiner une structure profonde en échographie, quelle modification de fréquence favorise une plus grande profondeur de pénétration ?

Choisir une fréquence plus basse
Choisir une fréquence plus élevée
Conserver la fréquence, car elle n’influe pas sur la profondeur
Augmenter la fréquence pour accroître la pénétration

Choisir une fréquence plus basse

Explication

Une fréquence plus basse augmente la profondeur de pénétration, tandis qu’une fréquence plus élevée la réduit. Choisir une fréquence élevée inverse donc la relation décrite.

60. Quels osselets composent la chaîne ossiculaire de l’oreille moyenne, dans l’ordre allant du tympan vers la cochlée ?

Marteau, enclume, vestibule
Marteau, étrier, enclume
Enclume, marteau, étrier
Marteau, enclume, étrier

Marteau, enclume, étrier

Explication

La chaîne ossiculaire comprend le marteau, l’enclume et l’étrier, dont la platine est accolée à la cochlée. L’enclume ne précède pas le marteau, et le vestibule n’est pas un osselet.

61. Lorsqu’une vibration du tympan doit être transmise à l’oreille interne, quel rôle remplit l’oreille moyenne ?

Transmettre les vibrations et adapter l’impédance entre air et liquide
Produire les vibrations et adapter l’impédance entre deux liquides
Transmettre les vibrations et analyser les sons dans la cochlée
Détecter l’équilibre et transmettre les vibrations vers le tympan

Transmettre les vibrations et adapter l’impédance entre air et liquide

Explication

L’oreille moyenne transmet les vibrations tympaniques vers l’oreille interne et, grâce aux osselets, adapte l’impédance entre le milieu aérien et le milieu liquide. L’analyse auditive relève de la cochlée, et l’équilibre du vestibule.

62. Une lésion empêche les osselets de transmettre les vibrations. Quelle conséquence énergétique est attendue à l’interface entre l’air et les liquides de l’oreille interne ?

Environ 99,9 % de l’énergie est réfléchie, soit près de 30 dB d’atténuation
Environ 99,9 % de l’énergie est transmise, soit près de 30 dB d’amplification
Environ 99,9 % de l’énergie est absorbée, sans réflexion à l’interface
Environ 30 % de l’énergie est réfléchie, soit près de 99,9 dB d’atténuation

Environ 99,9 % de l’énergie est réfléchie, soit près de 30 dB d’atténuation

Explication

Sans les osselets, l’inadaptation d’impédance à l’interface air-liquide entraîne la réflexion d’environ 99,9 % de l’énergie acoustique, correspondant à quelque 30 dB d’atténuation. La forte transmission est précisément rendue possible par l’adaptation assurée par les osselets.

63. Une personne est exposée à un bruit impulsionnel soudain. Pourquoi le réflexe stapédien ne constitue-t-il pas une protection suffisante contre ce bruit ?

Sa réponse n’est pas assez rapide pour un bruit impulsionnel
Il se fatigue en quelques secondes et ne peut réduire le son transmis
Sa contraction augmente le mouvement de la chaîne ossiculaire
Il agit dans la cochlée plutôt que sur la chaîne ossiculaire

Sa réponse n’est pas assez rapide pour un bruit impulsionnel

Explication

La contraction du muscle stapédien rigidifie la chaîne ossiculaire et atténue le son transmis, mais le réflexe est trop lent pour protéger d’un bruit impulsionnel; il se fatigue après environ dix minutes. Le considérer comme une amplification inverse son effet, et la fatigue n’est pas décrite comme survenant en quelques secondes.

64. À niveau physique identique, un microphone mesure un son à 250 Hz puis à 1 000 Hz. Quelle comparaison décrit le mieux sa réponse et celle de l’oreille ?

Le microphone et l’oreille varient de la même façon avec la fréquence, et leurs réponses coïncident à 250 Hz.
Le microphone varie avec la fréquence, tandis que l’oreille répond de façon relativement constante; leurs réponses coïncident à 1 000 Hz.
Le microphone répond de façon relativement constante selon la fréquence, tandis que la réponse de l’oreille varie; elles coïncident à 1 000 Hz.
Le microphone et l’oreille répondent de façon relativement constante selon la fréquence, et leurs réponses coïncident aux deux fréquences.

Le microphone répond de façon relativement constante selon la fréquence, tandis que la réponse de l’oreille varie; elles coïncident à 1 000 Hz.

Explication

La réponse du microphone est relativement plate selon la fréquence, alors que celle de l’oreille dépend de la fréquence et du niveau sonore; dans la description considérée, elles ne coïncident qu’à 1 000 Hz. L’inversion des profils attribue à tort la variation au microphone, la coïncidence à 250 Hz déplace la fréquence indiquée, et une coïncidence aux deux fréquences généralise abusivement le cas de 1 000 Hz.

65. Un son pur de 1 000 Hz a un niveau physique de 42 dB. Quel est son niveau de sonie exprimé en phones ?

84 phones
21 phones
42 dB(A)
42 phones

42 phones

Explication

À 1 000 Hz, le niveau de sonie en phones a la même valeur numérique que le niveau physique en décibels : 42 dB correspond donc à 42 phones. La moitié et le double inversent ou déforment cette correspondance, tandis que dB(A) désigne une mesure pondérée et non le niveau de sonie en phones.

66. Pour évaluer un bruit faible mesuré à 38 dB, quelle indication correspond à la pondération adaptée et à la notation attendue ?

Pondération C, avec un niveau exprimé en dB(C).
Pondération A, avec un niveau exprimé en dB(A).
Pondération B, avec un niveau exprimé en dB(B).
Mesure non pondérée, avec un niveau exprimé en dB.

Pondération A, avec un niveau exprimé en dB(A).

Explication

La pondération A est adaptée aux niveaux sonores faibles compris entre 0 et 55 dB, et le niveau corrigé s’écrit en dB(A). La pondération B correspond aux niveaux intermédiaires, la C aux sons forts, et la notation dB sans A ne précise pas cette correction.

67. Que mesure une audiométrie tonale lorsqu’un sujet répond à des sons purs de différentes fréquences ?

Les seuils d’audition à différentes fréquences afin d’évaluer l’acuité auditive.
Les réponses électriques de l’oreille afin de mesurer objectivement les réflexes auditifs.
La limite d’intensité perceptible afin de repérer le danger pour la cochlée.
La sonie ressentie à une fréquence de référence afin d’établir un niveau en phones.

Les seuils d’audition à différentes fréquences afin d’évaluer l’acuité auditive.

Explication

L’audiométrie tonale est un examen comportemental subjectif qui évalue l’acuité auditive en mesurant les seuils d’audition à différentes fréquences. Les phones concernent le niveau de sonie, la limite dangereuse relève des bornes du champ auditif, et les réponses électriques ne décrivent pas cet examen subjectif.

68. Dans une onde électromagnétique décrite comme une onde se propageant selon un axe, quelle configuration ont ses champs électrique et magnétique ?

Ils oscillent en phase, perpendiculairement l’un à l’autre et à la direction de propagation.
Ils oscillent en opposition de phase, perpendiculairement l’un à l’autre et à la direction de propagation.
Ils oscillent en phase, parallèlement l’un à l’autre et à la direction de propagation.
Ils oscillent en phase, perpendiculairement l’un à l’autre mais parallèlement à la direction de propagation.

Ils oscillent en phase, perpendiculairement l’un à l’autre et à la direction de propagation.

Explication

Dans la description ondulatoire, les champs électrique et magnétique oscillent en phase et sont perpendiculaires entre eux ainsi qu’à la direction de propagation. Les champs parallèles à la propagation contredisent cette géométrie, l’opposition de phase est incorrecte, et des champs parallèles entre eux ne respectent pas leur perpendicularité mutuelle.

69. Un étudiant classe une onde électromagnétique comme longitudinale parce qu’elle transporte de l’énergie le long d’un axe. Quelle caractéristique justifie plutôt sa classification comme onde transversale ?

Sa longueur d’onde correspond à la distance entre deux répétitions identiques.
Sa propagation dans le vide se fait à la vitesse de la lumière.
Ses champs électrique et magnétique sont perpendiculaires à la direction de propagation.
Ses champs électrique et magnétique sont parallèles à la direction de propagation.

Ses champs électrique et magnétique sont perpendiculaires à la direction de propagation.

Explication

Une onde électromagnétique est transversale parce que ses champs électrique et magnétique sont perpendiculaires à sa direction de propagation. Des champs parallèles décriraient une oscillation longitudinale, tandis que la vitesse dans le vide et la périodicité ne déterminent pas à elles seules cette classification.

70. Un signal périodique se répète toutes les 0,004 seconde. Quelle est sa fréquence ?

0,004 Hz
250 Hz
25 Hz
4 Hz

250 Hz

Explication

La fréquence est l’inverse de la période : f=1T=10,004 s=250 Hzf=\frac{1}{T}=\frac{1}{0,004\ \mathrm{s}}=250\ \mathrm{Hz}. La valeur 0,004 reprend la période, 4 résulte d’une conversion erronée, et 25 correspond à une inversion ou un facteur de conversion incorrect.

71. Dans le vide, une onde électromagnétique a une fréquence de 6×1014 Hz6\times10^{14}\ \mathrm{Hz}. Quelle est sa longueur d’onde ?

5×10−7 m5\times10^{-7}\ \mathrm{m}
5×10−6 m5\times10^{-6}\ \mathrm{m}
5×10−8 m5\times10^{-8}\ \mathrm{m}
1,8×1023 m1,8\times10^{23}\ \mathrm{m}

$$5\times10^{-7}\ \mathrm{m}$$

Explication

Dans le vide, λ=cf\lambda=\frac{c}{f}; en remplaçant, λ=3×1086×1014=0,5×10−6=5×10−7 m\lambda=\frac{3\times10^8}{6\times10^{14}}=0,5\times10^{-6}=5\times10^{-7}\ \mathrm{m}. Le produit au lieu du quotient donne une valeur démesurée, et les deux autres propositions déplacent le résultat d’un facteur dix.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 97 flashcards sur Radioactivité et rayonnements ionisants.

Comment varie l’énergie d’un photon avec sa fréquence et sa longueur d’onde ?

Elle augmente avec la fréquence et diminue avec la longueur d’onde.

Quel est le seuil d’ionisation de l’atome d’hydrogène ?

13,6 eV.

Quelles caractéristiques distinguent les rayonnements ionisants ?

Ils ont une énergie supérieure à 13,6 eV, une fréquence supérieure à 3,3 × 10¹⁵ Hz et une longueur d’onde inférieure à 100 nm.

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Consultez la fiche de révision complète sur Radioactivité et rayonnements ionisants.

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