QCM : Rayonnements ionisants et applications médicales (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle observation a conduit Röntgen à découvrir les rayons X en 1895 ?

Le noircissement d’une plaque par des sels d’uranium dans l’obscurité
La déviation d’électrons accélérés entre deux plaques chargées
La formation d’une image de la main sur un écran fluorescent proche
La fluorescence d’un écran éloigné d’un tube de Crookes modifié

La fluorescence d’un écran éloigné d’un tube de Crookes modifié

Explication

Röntgen a remarqué qu’un écran éloigné du tube de Crookes modifié fluoresçait, ce qui l’a mené à découvrir les rayons X. Le noircissement d’une plaque par des sels d’uranium correspond à l’observation de Becquerel.

2. Quel résultat Becquerel observe-t-il avec des sels d’uranium placés à l’abri de la lumière ?

Ils accélèrent des électrons vers une anode, produisant une décharge électrique
Ils impriment une plaque photographique, révélant une émission spontanée de rayonnements
Ils font fluorescer un écran éloigné, révélant la production de rayons X
Ils cessent d’agir sur une plaque, montrant que la lumière déclenche leur émission

Ils impriment une plaque photographique, révélant une émission spontanée de rayonnements

Explication

Les sels d’uranium impressionnent une plaque photographique même à l’abri de la lumière, signe d’une émission spontanée de rayonnements. La fluorescence d’un écran éloigné est associée à la découverte des rayons X par Röntgen.

3. Quelle définition décrit un rayonnement ?

Un processus d’émission ou de transmission d’énergie sous forme de particules ou d’ondes
Une propagation d’ondes qui exige la présence d’un milieu matériel
Une transformation d’un noyau instable en un noyau stable par émission d’énergie
Un déplacement de matière qui transporte nécessairement des particules chargées

Un processus d’émission ou de transmission d’énergie sous forme de particules ou d’ondes

Explication

Un rayonnement correspond à l’émission ou à la transmission d’énergie sous forme de particules ou d’ondes. L’exigence d’un milieu matériel caractérise les ondes mécaniques, pas tous les rayonnements.

4. Une onde se propage entre deux engins spatiaux dans le vide : quelle distinction permet d’expliquer cette propagation ?

Les deux types d’ondes se propagent dans le vide avec les mêmes conditions
Une onde électromagnétique peut se propager dans le vide, contrairement à une onde mécanique
Une onde mécanique peut se propager dans le vide, contrairement à une onde électromagnétique
Les deux types d’ondes nécessitent un milieu matériel pour se propager

Une onde électromagnétique peut se propager dans le vide, contrairement à une onde mécanique

Explication

Les ondes électromagnétiques peuvent se propager dans le vide, tandis que les ondes mécaniques nécessitent un milieu matériel. Une onde mécanique ne peut donc pas expliquer une propagation dans le vide.

5. Qu’est-ce qui rend un rayonnement ionisant ?

Il peut traverser la matière sans interagir avec les électrons des atomes
Il transporte des particules chargées qui s’ajoutent au noyau d’un atome
Sa fréquence est assez basse pour déplacer un atome sans modifier ses électrons
Son énergie suffit à arracher un électron au cortège électronique d’un atome

Son énergie suffit à arracher un électron au cortège électronique d’un atome

Explication

Un rayonnement est ionisant si son énergie permet d’arracher un électron au cortège électronique d’un atome. Le simple transport de particules chargées ne définit pas l’ionisation.

6. Pour créer des ions à partir d’un atome d’hydrogène, comment se situe l’énergie minimale indiquée par rapport à 13,6 eV ?

Elle est égale à 13,6 eV
Elle est inférieure à 13,6 eV
Elle est indépendante de la valeur de 13,6 eV
Elle est supérieure à 13,6 eV

Elle est supérieure à 13,6 eV

Explication

L’énergie minimale indiquée pour créer des ions dans l’atome d’hydrogène est supérieure à 13,6 eV. La valeur de 13,6 eV ne constitue donc pas, dans cette donnée, le seuil minimal lui-même.

7. Quelle affirmation distingue correctement un atome neutre des isotopes d’un même élément ?

Un atome neutre a autant de neutrons que de protons, tandis que les isotopes ont le même nombre d’électrons et des nombres de protons différents
Un atome neutre a autant d’électrons que de protons, tandis que les isotopes ont le même nombre de protons et des nombres de neutrons différents
Un atome neutre a plus d’électrons que de protons, tandis que les isotopes ont des nombres de neutrons identiques
Un atome neutre a autant d’électrons que de neutrons, tandis que les isotopes ont des nombres de protons et de neutrons identiques

Un atome neutre a autant d’électrons que de protons, tandis que les isotopes ont le même nombre de protons et des nombres de neutrons différents

Explication

La neutralité signifie que le nombre d’électrons égale celui des protons; des isotopes d’un élément conservent le même nombre de protons, mais diffèrent par leurs neutrons. L’égalité entre protons et neutrons n’est pas la condition de neutralité.

8. Un noyau possède 8 protons et 10 neutrons : quel est son nombre de masse selon la relation entre ces grandeurs ?

10, car le nombre de masse correspond au nombre de neutrons
8, car le nombre de masse correspond au nombre de protons
2, car le nombre de masse est la différence entre neutrons et protons
18, car le nombre de masse est la somme des protons et des neutrons

18, car le nombre de masse est la somme des protons et des neutrons

Explication

Le nombre de masse vérifie A=Z+NA=Z+N; avec 8 protons et 10 neutrons, il vaut donc 18. Le nombre 10 désigne ici les neutrons, pas le nombre de masse.

9. Quelle transformation caractérise la radioactivité naturelle ?

La transformation provoquée de noyaux stables en noyaux instables, avec absorption de particules et d’énergie
La transformation spontanée de noyaux atomiques instables en d’autres atomes, avec émission de particules et d’énergie
La modification spontanée des électrons d’un atome, sans changement de son noyau ni émission d’énergie
La séparation d’un atome en électrons libres, sans émission de particules ni transfert d’énergie

La transformation spontanée de noyaux atomiques instables en d’autres atomes, avec émission de particules et d’énergie

Explication

La radioactivité naturelle est une transformation spontanée de noyaux instables en d’autres atomes, accompagnée d’émissions de particules et d’énergie. Une modification du cortège électronique sans changement du noyau ne correspond pas à cette définition.

10. Un échantillon connaît 250 désintégrations par seconde : quelle est son activité radioactive ?

250 désintégrations par minute, puisque l’activité se compte en minutes
1 Bq, puisque chaque désintégration correspond à une unité d’activité
250 Bq, puisqu'un becquerel correspond à une désintégration par seconde
250 eV, puisque l’activité mesure l’énergie libérée par seconde

250 Bq, puisqu'un becquerel correspond à une désintégration par seconde

Explication

L’activité compte les désintégrations par seconde et s’exprime en becquerels; 250 désintégrations par seconde correspondent donc à 250 Bq. L’électronvolt mesure une énergie, et non une activité radioactive.

11. Une onde électromagnétique a une longueur d’onde λ\lambda et une période TT. Quelle relation permet de calculer sa célérité cc ?

c=λTc=\lambda T
c=Tλc=\frac{T}{\lambda}
c=1λTc=\frac{1}{\lambda T}
c=λTc=\frac{\lambda}{T}

$$c=\frac{\lambda}{T}$$

Explication

La célérité est le rapport entre la longueur d’onde et la période. Le rapport inverse donne une grandeur différente et ne correspond pas à la relation entre ces trois paramètres.

12. Comment l’énergie EE d’un photon est-elle reliée à sa fréquence ν\nu ?

E=hνE=\frac{h}{\nu}
E=hνE=h\nu
E=hTE=hT
E=νhE=\frac{\nu}{h}

$$E=h\nu$$

Explication

L’énergie d’un photon est le produit de la constante de Planck par sa fréquence. La période n’intervient pas directement dans cette expression.

13. Si la fréquence d’un rayonnement électromagnétique augmente, comment évoluent l’énergie du photon et la longueur d’onde ?

L’énergie et la longueur d’onde diminuent toutes deux.
L’énergie diminue et la longueur d’onde augmente.
L’énergie augmente et la longueur d’onde diminue.
L’énergie et la longueur d’onde augmentent toutes deux.

L’énergie augmente et la longueur d’onde diminue.

Explication

Une fréquence accrue augmente l’énergie selon E=hνE=h\nu et réduit la longueur d’onde puisque ν=cλ\nu=\frac{c}{\lambda}. Une longueur d’onde accrue correspondrait plutôt à une fréquence plus faible.

14. Quelle suite d’étapes décrit la production des rayons X dans un tube ?

Les électrons sont produits, accélérés par une tension, puis envoyés sur une cible où leur interaction produit des rayons X.
Les photons sont produits dans la cible, accélérés par une tension, puis convertis en électrons dans le tube.
Les noyaux de la cible sont accélérés par une tension, puis expulsent des électrons qui produisent les rayons X.
Les électrons sont produits, ralentis dans le vide, puis transformés en rayons X avant d’atteindre la cible.

Les électrons sont produits, accélérés par une tension, puis envoyés sur une cible où leur interaction produit des rayons X.

Explication

Dans un tube, des électrons sont d’abord produits, puis accélérés par une tension et dirigés vers une cible, où leurs interactions génèrent les rayons X. La cible n’est pas constituée de noyaux accélérés vers les électrons.

15. Quel mécanisme produit le rayonnement de freinage dans une cible de tube à rayons X ?

L’accélération d’électrons dans le champ électrique appliqué entre les électrodes du tube.
Le comblement d’une lacune électronique interne par un électron provenant d’une couche externe.
Le ralentissement ou la déviation d’électrons par le champ électrostatique des noyaux de la cible.
La désexcitation d’un noyau instable après une transformation radioactive de la cible.

Le ralentissement ou la déviation d’électrons par le champ électrostatique des noyaux de la cible.

Explication

Le rayonnement de freinage est émis lorsque les électrons sont ralentis ou déviés par le champ électrostatique des noyaux de la cible. Le comblement d’une lacune interne produit plutôt des raies caractéristiques.

16. Dans la production des rayons X par freinage, que devient la majeure partie de l’énergie des électrons incidents ?

Elle est convertie en rayons X, avec un rendement proche de 1 % pour la chaleur.
Elle est dissipée sous forme de chaleur, le rendement en rayons X étant d’environ 1 %.
Elle est emportée par des photons gamma, tandis qu’une faible part chauffe la cible.
Elle est stockée dans les électrons de la cible, sans échauffement important de celle-ci.

Elle est dissipée sous forme de chaleur, le rendement en rayons X étant d’environ 1 %.

Explication

Le freinage est le mécanisme majoritaire de production des rayons X, mais son rendement est d’environ 1 %, et la majeure partie de l’énergie devient de la chaleur. L’idée que presque toute l’énergie se transforme en rayons X inverse le bilan énergétique.

17. Quel spectre résulte de l’association du rayonnement de freinage et des transitions électroniques dans une cible ?

Un spectre de raies de freinage accompagné d’un continuum propre au matériau de la cible.
Un spectre continu de freinage accompagné de raies caractéristiques propres au matériau de la cible.
Un spectre continu de freinage accompagné de raies identiques pour tous les matériaux de cible.
Un spectre de raies provenant du freinage accompagné d’un continuum issu des transitions électroniques.

Un spectre continu de freinage accompagné de raies caractéristiques propres au matériau de la cible.

Explication

Le freinage produit un spectre continu, tandis que les réarrangements électroniques génèrent des raies caractéristiques du matériau. Les raies ne sont donc pas les caractéristiques du freinage.

18. Quelle comparaison entre les rayons X et les rayons gamma est correcte ?

Leurs gammes d’énergie et leurs origines sont similaires, mais leurs interactions avec la matière et leurs effets biologiques diffèrent.
Leurs interactions avec la matière et leurs origines sont similaires, mais leurs gammes d’énergie et leurs effets biologiques diffèrent.
Leurs origines, leurs interactions avec la matière et leurs effets biologiques sont similaires, malgré des gammes d’énergie différentes.
Leurs gammes d’énergie, leurs interactions avec la matière et leurs effets biologiques peuvent être similaires, malgré des origines différentes.

Leurs gammes d’énergie, leurs interactions avec la matière et leurs effets biologiques peuvent être similaires, malgré des origines différentes.

Explication

Les rayons X et gamma peuvent présenter des gammes d’énergie, des interactions et des effets biologiques similaires, alors que leur origine les distingue. Une gamme d’énergie différente n’est pas le critère général qui les sépare.

19. Quelle caractéristique distingue l’origine des rayons X de celle des rayons gamma ?

Les deux proviennent de transitions nucléaires, mais les rayons X sont émis par des noyaux plus légers.
Les rayons X ont une origine extranucléaire, tandis que les rayons gamma proviennent d’une désexcitation nucléaire.
Les deux proviennent du cortège électronique, mais les rayons gamma sont émis après une accélération plus forte.
Les rayons X proviennent d’une désexcitation nucléaire, tandis que les rayons gamma ont une origine extranucléaire.

Les rayons X ont une origine extranucléaire, tandis que les rayons gamma proviennent d’une désexcitation nucléaire.

Explication

Les rayons X résultent de mécanismes extranucléaires, comme des transitions électroniques ou l’interaction entre électrons et noyaux, tandis que les rayons gamma sont issus de transitions nucléaires. L’attribution d’une origine nucléaire aux rayons X inverse cette distinction.

20. Comment varie l’intensité transmise à travers une épaisseur homogène de matériau ?

Elle suit la relation I=I0e−μxI=I_0e^{-\mu x}, où xx est l’épaisseur traversée.
Elle suit une relation linéaire où l’intensité augmente avec l’épaisseur traversée.
Elle reste égale à l’intensité incidente, quelle que soit l’épaisseur traversée.
Elle suit une relation exponentielle croissante lorsque l’épaisseur traversée augmente.

Elle suit la relation $$I=I_0e^{-\mu x}$$, où $$x$$ est l’épaisseur traversée.

Explication

La loi d’atténuation exponentielle relie l’intensité transmise à l’intensité incidente, au coefficient d’atténuation et à l’épaisseur. Une relation linéaire ne décrit pas cette dépendance exponentielle.

21. Quels facteurs déterminent le coefficient d’atténuation linéique d’un milieu ?

La distance à la source, la température et la forme du détecteur.
L’épaisseur traversée, la durée d’exposition et la vitesse du faisceau.
La taille du faisceau, la pression ambiante et le nombre de photons incidents.
L’énergie du rayonnement, le numéro atomique et la masse volumique du milieu.

L’énergie du rayonnement, le numéro atomique et la masse volumique du milieu.

Explication

Le coefficient d’atténuation linéique dépend de l’énergie du rayonnement, du numéro atomique et de la masse volumique. L’épaisseur traversée influe sur l’atténuation totale, mais ne fait pas partie des facteurs énumérés qui déterminent ce coefficient.

22. Un faisceau plus énergétique traverse un matériau plus épais et plus dense, dont le numéro atomique est plus élevé : quelle tendance peut-on prévoir pour l’atténuation ?

La masse volumique l’augmente, tandis que l’épaisseur, le numéro atomique et l’énergie la diminuent.
Le numéro atomique et l’énergie la diminuent, tandis que l’épaisseur et la masse volumique n’ont pas d’effet.
L’épaisseur, le numéro atomique et la masse volumique l’augmentent, tandis que l’énergie plus élevée la diminue.
L’épaisseur et l’énergie l’augmentent, tandis que le numéro atomique et la masse volumique la diminuent.

L’épaisseur, le numéro atomique et la masse volumique l’augmentent, tandis que l’énergie plus élevée la diminue.

Explication

L’atténuation augmente avec l’épaisseur, le numéro atomique et la masse volumique, mais diminue lorsque l’énergie des photons augmente. L’énergie ne renforce donc pas l’atténuation dans cette situation : son effet est inverse.

23. Quelle épaisseur réduit l’intensité d’un faisceau à la moitié de sa valeur initiale ?

La couche de doublement, donnée par x=ln⁡2μx=\frac{\ln 2}{\mu}.
La couche de demi-atténuation, donnée par CDA=ln⁡2μ\mathrm{CDA}=\frac{\ln 2}{\mu}.
La couche de demi-atténuation, donnée par CDA=μln⁡2\mathrm{CDA}=\frac{\mu}{\ln 2}.
L’épaisseur de transmission complète, donnée par x=μln⁡2x=\frac{\mu}{\ln 2}.

La couche de demi-atténuation, donnée par $$\mathrm{CDA}=\frac{\ln 2}{\mu}$$.

Explication

La couche de demi-atténuation est l’épaisseur qui ramène l’intensité à la moitié de sa valeur initiale et vaut ln⁡2μ\frac{\ln 2}{\mu}. L’expression μln⁡2\frac{\mu}{\ln 2} inverse le rapport et ne correspond pas à cette épaisseur.

24. Quelle distinction décrit correctement l’absorption, la transmission et la diffusion d’un photon ?

L’absorption supprime le photon, la transmission change sa direction et son énergie, et la diffusion conserve son énergie.
L’absorption laisse ressortir le photon avec la même énergie, la transmission le supprime, et la diffusion change sa direction.
L’absorption dévie le photon en réduisant son énergie, la transmission le supprime, et la diffusion conserve son énergie.
L’absorption supprime le photon, la transmission le laisse ressortir avec la même énergie, et la diffusion change sa direction et réduit son énergie.

L’absorption supprime le photon, la transmission le laisse ressortir avec la même énergie, et la diffusion change sa direction et réduit son énergie.

Explication

L’absorption fait disparaître le photon incident, tandis que la transmission conserve son énergie et que la diffusion modifie sa direction en diminuant son énergie. Confondre absorption et transmission inverse le devenir du photon dans ces deux interactions.

25. Quelle interaction prédomine aux faibles énergies et transfère toute l’énergie du photon à un électron éjecté ?

La diffusion cohérente, qui transfère toute l’énergie à un électron.
La création de paires, qui éjecte un électron sans positon.
L’effet Compton, qui absorbe le photon incident.
L’effet photoélectrique, qui absorbe le photon incident.

L’effet photoélectrique, qui absorbe le photon incident.

Explication

Lors de l’effet photoélectrique, le photon est absorbé et toute son énergie est transférée à un électron éjecté; cet effet prédomine aux faibles énergies. L’effet Compton, contrairement à ce distracteur, diffuse le photon au lieu de l’absorber entièrement.

26. Que se passe-t-il lors d’une interaction Compton ?

Le photon cède une partie de son énergie à un électron éjecté, puis il est dévié et peut être rétrodiffusé.
Le photon se transforme près d’un noyau en un électron et un positon.
Le photon transfère toute son énergie à un électron éjecté et disparaît par absorption.
Le photon traverse la matière sans changer de direction ni perdre d’énergie.

Le photon cède une partie de son énergie à un électron éjecté, puis il est dévié et peut être rétrodiffusé.

Explication

Dans l’effet Compton, le photon transfère une partie de son énergie à un électron éjecté, puis poursuit sa route dans une direction modifiée, avec possibilité de rétrodiffusion. La disparition du photon après transfert de toute son énergie correspond plutôt à l’effet photoélectrique.

27. Dans quelle condition la création de paires peut-elle convertir un photon en un électron et un positon ?

Lorsque le photon interagit avec un électron libre et possède une énergie inférieure à 1022 keV.
Lorsque le photon traverse le milieu sans rencontrer de noyau et possède une énergie de 511 keV.
Lorsque le photon se trouve au voisinage d’un noyau et possède une énergie supérieure à 1022 keV.
Lorsque le photon est absorbé par un électron et possède une énergie supérieure à 511 keV.

Lorsque le photon se trouve au voisinage d’un noyau et possède une énergie supérieure à 1022 keV.

Explication

La création de paires produit un électron et un positon lorsqu’un photon d’énergie supérieure à 1022 keV se trouve au voisinage d’un noyau. Une interaction avec un électron libre décrirait une autre situation et ne respecte pas la condition donnée.

28. Comment une radiographie conventionnelle est-elle formée ?

Les rayons X sont absorbés par le patient, puis l’image est formée à partir des photons incidents.
Les détecteurs envoient des rayons X dans le patient, puis le tube mesure l’intensité réfléchie.
Le tube et les détecteurs tournent autour du patient, puis reconstruisent une image tridimensionnelle.
Les rayons X traversent le patient, puis les détecteurs enregistrent l’intensité transmise.

Les rayons X traversent le patient, puis les détecteurs enregistrent l’intensité transmise.

Explication

En radiologie conventionnelle, les rayons X traversent le patient et les détecteurs enregistrent l’intensité qui en ressort pour former une radiographie. La rotation autour du patient et la reconstruction tridimensionnelle caractérisent plutôt la tomodensitométrie.

29. De quoi dépend le contraste d’une radiographie ?

De la durée pendant laquelle le patient retient sa respiration.
Des différences de vitesse de rotation des détecteurs autour du patient.
Des différences d’atténuation des rayons X dans les structures traversées.
De la quantité de rayons X réfléchie par la surface de chaque structure.

Des différences d’atténuation des rayons X dans les structures traversées.

Explication

Le contraste radiographique dépend de l’atténuation des rayons X dans les structures traversées. La vitesse de rotation des détecteurs concerne l’acquisition tomodensitométrique, et non le principe du contraste radiographique.

30. Quel dispositif est caractéristique de la tomodensitométrie ?

Le patient tourne devant un tube fixe, puis une seule mesure transmise produit directement une image tridimensionnelle.
Le tube et les détecteurs restent fixes, puis les photons diffusés produisent une image tridimensionnelle sans reconstruction.
Le patient se déplace entre plusieurs détecteurs fixes, puis l’intensité incidente forme directement une radiographie plane.
Le tube à rayons X et les détecteurs tournent autour du patient immobile, puis les mesures de plusieurs incidences sont reconstruites en image tridimensionnelle.

Le tube à rayons X et les détecteurs tournent autour du patient immobile, puis les mesures de plusieurs incidences sont reconstruites en image tridimensionnelle.

Explication

En tomodensitométrie, le tube et les détecteurs tournent autour d’un patient immobile, et les mesures prises selon différentes incidences sont reconstruites en image tridimensionnelle. Une mesure unique ne permet pas de décrire ce processus de reconstruction tomodensitométrique.

31. Dans un accélérateur linéaire utilisé en radiothérapie externe, que deviennent les électrons après avoir été accélérés jusqu’à des énergies de 4 à 25 MeV ?

Ils frappent une cible et produisent des rayons X thérapeutiques.
Ils sont dirigés vers la tumeur pour délivrer directement leur énergie.
Ils excitent une source radioactive qui émet des rayons gamma.
Ils traversent un collimateur et deviennent des faisceaux de protons.

Ils frappent une cible et produisent des rayons X thérapeutiques.

Explication

L’accélérateur linéaire porte les électrons à une énergie élevée, puis leur impact sur une cible génère les rayons X thérapeutiques. Le collimateur façonne le faisceau, mais ne transforme pas les électrons en protons.

32. Quelle succession d’étapes permet de produire puis d’adapter le faisceau en radiothérapie externe ?

La cible de tungstène adapte le faisceau à la tumeur, puis le collimateur convertit les électrons en rayons X.
Le collimateur produit les rayons X, puis les électrons frappent le tungstène pour orienter le faisceau.
Les électrons frappent une cible de tungstène, produisent des rayons X, puis le collimateur adapte le faisceau à la tumeur.
Les électrons traversent le collimateur, frappent la tumeur, puis la cible de tungstène ajuste leur trajectoire.

Les électrons frappent une cible de tungstène, produisent des rayons X, puis le collimateur adapte le faisceau à la tumeur.

Explication

Les électrons frappent d’abord la cible de tungstène, ce qui produit les rayons X, et le collimateur adapte ensuite le faisceau à la tumeur. Le collimateur ne produit pas les rayons X : cette production résulte de l’impact sur la cible.

33. Lorsqu’une équipe planifie une radiothérapie, quel compromis constitue l’objectif du traitement ?

Concentrer la dose dans les tissus sains pour empêcher la tumeur de recevoir un rayonnement direct.
Répartir une dose identique entre la tumeur et les tissus sains pour équilibrer l’exposition.
Réduire l’irradiation de la tumeur afin de préserver les tissus sains autour de la zone traitée.
Délivrer une dose maximale à la tumeur tout en limitant l’irradiation des tissus sains.

Délivrer une dose maximale à la tumeur tout en limitant l’irradiation des tissus sains.

Explication

La radiothérapie vise à maximiser la dose reçue par la tumeur tout en réduisant l’exposition des tissus sains. Une dose identique pour les tissus sains et la tumeur ne correspond pas à cet objectif de protection.

34. De quels éléments se compose un traceur radiopharmaceutique utilisé pour observer une fonction biologique ?

D’une source de rayons X associée à un collimateur qui délimite la région à examiner.
D’un marqueur émetteur gamma associé à un vecteur qui cible la fonction biologique à observer.
D’une source radioactive scellée associée à un dispositif implanté près de la lésion.
D’un marqueur émetteur gamma associé à un vecteur qui bloque la fonction biologique observée.

D’un marqueur émetteur gamma associé à un vecteur qui cible la fonction biologique à observer.

Explication

Le traceur associe un marqueur qui émet des rayons gamma à un vecteur ciblant la fonction biologique que l’on veut observer. Une source scellée placée près d’une lésion correspond plutôt au principe de la curiethérapie.

35. Pour réaliser une scintigraphie, quelle démarche permet de cartographier la distribution du traceur dans l’organisme ?

Administrer un traceur radiopharmaceutique, puis utiliser un collimateur pour en mesurer la distribution.
Diriger un faisceau de rayons X vers la région étudiée, puis suivre le déplacement du traceur dans le sang.
Administrer un traceur radiopharmaceutique, puis utiliser une gamma-caméra pour cartographier sa distribution.
Placer une source radioactive scellée près de la lésion, puis mesurer la dose délivrée aux tissus voisins.

Administrer un traceur radiopharmaceutique, puis utiliser une gamma-caméra pour cartographier sa distribution.

Explication

En scintigraphie, le traceur est administré au patient, puis une gamma-caméra cartographie sa répartition dans l’organisme. Un collimateur peut adapter un faisceau de traitement, mais il ne remplace pas la gamma-caméra pour cette cartographie.

36. Quel dispositif caractérise la curiethérapie pour traiter une tumeur ?

Des micro-sources de cobalt 60 font converger leurs rayonnements vers une lésion cérébrale.
Un traceur radiopharmaceutique est administré pour cartographier une fonction dans l’organisme.
Un faisceau externe de rayons X est adapté à la tumeur par un collimateur.
Une source radioactive scellée est introduite à proximité de la lésion, à l’intérieur du patient.

Une source radioactive scellée est introduite à proximité de la lésion, à l’intérieur du patient.

Explication

La curiethérapie traite la tumeur depuis l’intérieur du patient en plaçant une source radioactive scellée près de la lésion. L’administration d’un traceur suivie d’une cartographie correspond à la scintigraphie, qui sert à observer plutôt qu’à traiter ainsi la tumeur.

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En quelle année Röntgen découvre-t-il les rayons X ?

En 1895.

Qu’observe Röntgen pour découvrir les rayons X ?

La fluorescence d’un écran éloigné du tube de Crookes modifié.

Qu’impriment les sels d’uranium placés à l’abri de la lumière ?

Une plaque photographique.

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