QCM : Sciences cognitives et abduction — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif central des sciences cognitives ?

Remplacer l’expérimentation psychologique par une description philosophique
Élucider les rapports entre l’esprit, le cerveau, le corps et l’ordinateur
Analyser les échanges sociaux en laissant de côté les mécanismes cérébraux
Décrire les comportements observables sans étudier les processus mentaux

Élucider les rapports entre l’esprit, le cerveau, le corps et l’ordinateur

Explication

Les sciences cognitives forment un champ interdisciplinaire qui cherche à comprendre les relations entre l’esprit et plusieurs supports matériels, notamment le cerveau, le corps et l’ordinateur. L’étude des comportements observables sans processus mentaux correspond davantage à une conception béhavioriste.

2. Quelles disciplines contribuent directement aux sciences cognitives ?

La neuroscience cognitive, la psychologie cognitive, l’intelligence artificielle, la linguistique cognitive et la philosophie de l’esprit
La psychanalyse, l’ethnologie, la littérature, le droit et la science politique
La neurochirurgie, la médecine interne, la botanique, la chimie et la géologie
La sociologie, l’économie, l’histoire de l’art, la géographie et la démographie

La neuroscience cognitive, la psychologie cognitive, l’intelligence artificielle, la linguistique cognitive et la philosophie de l’esprit

Explication

Les sciences cognitives conjuguent les apports de cinq domaines principaux : la neuroscience cognitive, la psychologie cognitive, l’intelligence artificielle, la linguistique cognitive et la philosophie de l’esprit. Les autres ensembles proposés ne correspondent pas à cette composition interdisciplinaire.

3. Comment la neuroscience cognitive définit-elle son objet d’étude ?

Elle décrit les conduites observables en écartant les processus mentaux et les mécanismes cérébraux.
Elle étudie les fonctions psychologiques à partir des échanges sociaux, sans recourir aux modèles computationnels.
Elle explique les états mentaux par des catégories philosophiques indépendantes du fonctionnement neuronal.
Elle cherche à comprendre la nature et la structure des opérations mentales en rapprochant psychologie cognitive, intelligence artificielle et neurosciences.

Elle cherche à comprendre la nature et la structure des opérations mentales en rapprochant psychologie cognitive, intelligence artificielle et neurosciences.

Explication

La neuroscience cognitive est née du rapprochement entre la psychologie cognitive, l’intelligence artificielle et les neurosciences afin d’étudier la nature et la structure des opérations mentales. L’exclusion des processus mentaux et cérébraux renvoie plutôt à une orientation béhavioriste.

4. Dans une approche computationnelle, comment une activité mentale est-elle analysée ?

Comme une activité cérébrale localisée dans une région unique et indépendante des autres
Comme une réaction globale dont les étapes internes ne peuvent pas être distinguées
Comme un programme informatique déjà écrit qui ne nécessite aucune analyse fonctionnelle
Comme une succession de sous-systèmes définis par une entrée, une opération et une sortie

Comme une succession de sous-systèmes définis par une entrée, une opération et une sortie

Explication

L’approche computationnelle décompose l’activité mentale en sous-systèmes successifs, chacun étant caractérisé par une information d’entrée, une opération et une information de sortie. Cette analyse ne se réduit ni à un programme déjà implémenté ni à une localisation cérébrale unique.

5. Quelle distinction oppose correctement l’analyse computationnelle et la simulation informatique ?

L’analyse computationnelle mesure l’activité cérébrale, tandis que la simulation compare les performances de patients.
L’analyse computationnelle exécute un programme, tandis que la simulation définit logiquement les exigences du système.
L’analyse computationnelle détermine les exigences d’un système, tandis que la simulation les implémente dans un programme.
L’analyse computationnelle décrit les symptômes, tandis que la simulation identifie les régions cérébrales impliquées.

L’analyse computationnelle détermine les exigences d’un système, tandis que la simulation les implémente dans un programme.

Explication

L’analyse computationnelle établit logiquement les traitements nécessaires pour produire un comportement, alors que la simulation informatique reproduit ces opérations dans un programme. Confondre les deux revient à attribuer à l’analyse la fonction d’implémentation qui appartient à la simulation.

6. Quelle condition un modèle de neuroscience cognitive doit-il respecter pour être considéré comme pertinent ?

Il doit privilégier la simplicité informatique, indépendamment des données expérimentales.
Il doit présenter une architecture cérébrale localisée, même si les simulations la contredisent.
Il doit être plausible neuronalement et compatible avec les résultats des expériences de simulation.
Il doit reproduire un comportement sans fournir d’hypothèse sur les mécanismes neuronaux.

Il doit être plausible neuronalement et compatible avec les résultats des expériences de simulation.

Explication

Un modèle pertinent doit satisfaire simultanément une plausibilité sur le plan neuronal et une compatibilité avec les résultats de simulation. Une architecture élégante ou une reproduction comportementale isolée ne suffit pas si elle est incompatible avec l’un de ces deux critères.

7. Quel est l’objet principal de la psychologie cognitive ?

Décrire les comportements observables en excluant les opérations mentales inobservables
Étudier expérimentalement les opérations de l’esprit, leur développement et leurs dysfonctionnements en lien avec la psychophysique
Analyser les structures cérébrales sans examiner les performances dans des tâches cognitives
Interpréter les conduites à partir de récits subjectifs sans mesure expérimentale

Étudier expérimentalement les opérations de l’esprit, leur développement et leurs dysfonctionnements en lien avec la psychophysique

Explication

La psychologie cognitive étudie expérimentalement les opérations mentales, leur développement et leurs dysfonctionnements, en relation avec la psychophysique. L’exclusion des processus mentaux caractérise plutôt le béhaviorisme, qui constitue la confusion la plus courante ici.

8. Comment le cognitivisme décrit-il l’esprit et la pensée ?

L’esprit est une construction sociale entièrement indépendante du cerveau et la pensée dépend du langage parlé.
L’esprit est un ensemble d’émotions corporelles et la pensée se réduit à des réponses physiologiques.
L’esprit est un système de traitement symbolique de l’information et la pensée constitue un langage formel interne.
L’esprit est un réseau neuronal sans représentations symboliques et la pensée résulte d’associations réflexes.

L’esprit est un système de traitement symbolique de l’information et la pensée constitue un langage formel interne.

Explication

Selon le cognitivisme associé à Jerry Fodor, l’esprit traite symboliquement l’information et la pensée repose sur un langage formel interne composé de représentations symboliques. Cette conception ne réduit donc pas la pensée à des réflexes, à des émotions ou au seul langage parlé.

9. Quelle méthode infère les algorithmes mentaux à partir des temps de traitement et des erreurs ?

L’imagerie cérébrale fonctionnelle
Le paradigme lésionnel
La théorie des marqueurs somatiques
La chronométrie mentale

La chronométrie mentale

Explication

La chronométrie mentale utilise les temps de traitement et les erreurs pour inférer les algorithmes mentaux mobilisés. Le paradigme lésionnel poursuit une autre démarche en étudiant les dysfonctionnements de patients cérébrolésés afin de dégager les structures impliquées.

10. Quel apport caractérise l’imagerie cérébrale fonctionnelle dans l’étude de la cognition humaine ?

Elle visualise directement l’activité cérébrale d’une personne normale pendant une tâche cognitive.
Elle déduit les opérations mentales à partir des seules erreurs commises par des patients cérébrolésés.
Elle mesure les exigences logiques d’un système avant leur implémentation dans un programme.
Elle remplace l’étude expérimentale des tâches par une description générale des comportements observables.

Elle visualise directement l’activité cérébrale d’une personne normale pendant une tâche cognitive.

Explication

L’imagerie cérébrale fonctionnelle permet de visualiser directement l’activité cérébrale chez l’être humain normal engagé dans une tâche cognitive. L’étude des erreurs de patients relève du paradigme lésionnel, tandis que la détermination des exigences logiques appartient à l’analyse computationnelle.

11. Quelle définition décrit le mieux l’intelligence artificielle ?

Une théorie qui explique les comportements humains sans recourir à des modèles informatiques
Une discipline qui étudie exclusivement le fonctionnement biologique du cerveau humain
Un domaine qui utilise les ordinateurs pour simuler des processus attribués à l’intelligence humaine
Une méthode qui remplace les processus cognitifs par des mécanismes purement biologiques

Un domaine qui utilise les ordinateurs pour simuler des processus attribués à l’intelligence humaine

Explication

L’intelligence artificielle utilise des ordinateurs afin de simuler des processus habituellement associés à l’intelligence humaine. Elle ne se confond donc pas avec l’intelligence humaine biologique, qui constitue le piège principal de la deuxième proposition.

12. À quelle période l’intelligence artificielle entre-t-elle dans l’histoire comme domaine identifiable ?

À partir des années 1970, avec l’apparition des bases de connaissances informatiques
À partir des années 1930, avec les premières théories formelles de la communication
À partir des années 1950, avec les premiers ordinateurs et le contexte de la cybernétique
À partir des années 1990, avec la généralisation des réseaux neuronaux numériques

À partir des années 1950, avec les premiers ordinateurs et le contexte de la cybernétique

Explication

L’intelligence artificielle entre dans l’histoire à partir des années 1950, au moment où apparaissent les premiers ordinateurs dans le contexte de la cybernétique. Les autres périodes renvoient à des développements ultérieurs ou à des domaines voisins.

13. Quelle opposition caractérise les conceptions orgueilleuse et humble de l’intelligence artificielle ?

La conception orgueilleuse dirige les paradigmes cognitifs, tandis que la conception humble implémente des modèles issus d’autres disciplines
La conception orgueilleuse privilégie les données biologiques, tandis que la conception humble abandonne toute modélisation cognitive
La conception orgueilleuse reproduit les neurones, tandis que la conception humble décrit les comportements sans ordinateur
La conception orgueilleuse étudie les langues naturelles, tandis que la conception humble se limite aux systèmes experts

La conception orgueilleuse dirige les paradigmes cognitifs, tandis que la conception humble implémente des modèles issus d’autres disciplines

Explication

L’IA orgueilleuse prétend fournir les paradigmes qui dirigent les autres disciplines de la cognition, alors que l’IA humble implémente informatiquement des modèles conçus par la psychologie, les neurosciences ou la linguistique. La distinction ne porte donc pas sur le type de données ou sur l’abandon de la modélisation.

14. Quel compromis constitue une contribution épistémologique majeure de l’intelligence artificielle aux sciences cognitives ?

Le compromis entre la précision des capteurs et la taille physique des ordinateurs
Le compromis entre la quantité de données disponibles et la diversité des comportements humains
Le compromis entre la puissance expressive des représentations et la rapidité des décisions
Le compromis entre l’apprentissage biologique et la transmission sociale des connaissances

Le compromis entre la puissance expressive des représentations et la rapidité des décisions

Explication

L’IA met en évidence la nécessité d’arbitrer entre des représentations très expressives et la possibilité de prendre des décisions en temps utile. Les autres compromis concernent des problèmes généraux de données, de matériel ou de cognition sociale, mais ne formulent pas cet apport précis.

15. Quel arbitrage un système d’intelligence artificielle doit-il effectuer lorsqu’il modélise la réalité ?

Il doit privilégier la complexité du modèle avant de mesurer sa capacité à produire une réponse
Il doit équilibrer la puissance expressive du modèle et la capacité à décider en temps utile
Il doit remplacer les représentations formelles par des décisions fondées sur des réactions immédiates
Il doit choisir entre une représentation biologique du cerveau et une description sociale du comportement

Il doit équilibrer la puissance expressive du modèle et la capacité à décider en temps utile

Explication

Un système d’IA doit mettre en balance la richesse expressive de son modèle de la réalité et sa capacité à prendre rapidement des décisions. Accroître la complexité sans considérer le temps de décision ne résout pas cet arbitrage.

16. Quelle série rassemble des notions essentielles pour comprendre l’apport spécifique de l’intelligence artificielle ?

La génétique, l’anatomie, l’évolution, l’immunité, la nutrition et la morphologie
La phonétique, la prosodie, la syntaxe, la sémantique, la pragmatique et la traduction
La perception, l’émotion, la mémoire autobiographique, la motricité, l’attention et la socialisation
La complexité, le contrôle, l’expressivité, la logique, la métacognition et la représentation

La complexité, le contrôle, l’expressivité, la logique, la métacognition et la représentation

Explication

Les notions centrales comprennent notamment la complexité, le contrôle, l’expressivité, la logique, la métacognition, le raisonnement, la représentation et les réseaux sémantiques. Les autres séries regroupent des concepts d’autres domaines ou des sous-domaines linguistiques sans couvrir cet apport spécifique.

17. Quelle distinction décrit correctement les principales approches contemporaines de l’intelligence artificielle ?

Le symbolisme modélise des activations en réseau, tandis que le connexionnisme manipule des règles symboliques explicites
Le symbolisme étudie la vie artificielle, tandis que le connexionnisme se limite à la représentation de l’incertain
Le symbolisme repose sur l’apprentissage statistique, tandis que le connexionnisme formalise des propositions logiques
Le symbolisme manipule des symboles, tandis que le connexionnisme modélise la propagation d’activations dans un réseau

Le symbolisme manipule des symboles, tandis que le connexionnisme modélise la propagation d’activations dans un réseau

Explication

Le symbolisme conçoit le traitement cognitif à partir de manipulations de symboles, alors que le connexionnisme s’appuie sur la propagation d’activations dans des réseaux. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou confondent les approches avec d’autres thèmes du débat.

18. Quel changement intervient au début des années 1950 dans l’étude du langage ?

La grammaire générative est construite à partir de la théorie des langages formels
La psycholinguistique se constitue autour de la validation expérimentale des conceptions chomskiennes
La théorie de l’information commence à influencer les théories linguistiques et les premiers traitements automatiques apparaissent
Le langage de la pensée est formulé comme un ensemble de propositions logiques dans les représentations mentales

La théorie de l’information commence à influencer les théories linguistiques et les premiers traitements automatiques apparaissent

Explication

Au début des années 1950, la théorie de l’information influence les théories linguistiques et les premiers traitements automatiques du langage se développent. La grammaire générative de Chomsky date de 1955, tandis que les autres évolutions sont associées à des périodes ultérieures.

19. Quel chercheur utilise dès 1955 la théorie des langages formels pour construire sa grammaire générative ?

Jerry Fodor
George Miller
Noam Chomsky
Alan Turing

Noam Chomsky

Explication

Dès 1955, Noam Chomsky s’appuie sur la théorie des langages formels pour élaborer sa grammaire générative. George Miller est associé à la psycholinguistique, Jerry Fodor au langage de la pensée et Alan Turing aux débuts de l’intelligence artificielle.

20. Comment le paradigme symbolique conçoit-il la pensée ?

Comme un ensemble de réponses produites par l’interaction entre organismes et environnements
Comme une suite réglée d’opérations sur des symboles, comparable à l’exécution d’algorithmes
Comme une propagation graduelle d’activations distribuées dans un réseau de connexions
Comme une succession de perceptions corporelles sans règles formelles de manipulation

Comme une suite réglée d’opérations sur des symboles, comparable à l’exécution d’algorithmes

Explication

Le paradigme symbolique représente la pensée comme une suite réglée d’opérations appliquées à des symboles, à l’image d’algorithmes informatiques. La propagation d’activations dans un réseau caractérise plutôt l’approche connexionniste.

21. Quelle évolution George Lakoff et Charles Fillmore défendent-ils depuis le milieu des années 1970 ?

Ils privilégient la syntaxe au détriment de toute analyse sémantique de la cognition
Ils remplacent l’étude du langage par une théorie exclusivement fondée sur la perception
Ils privilégient la sémantique au détriment du primat de la syntaxe et du formalisme cognitif
Ils expliquent les opérations linguistiques par la propagation d’excitation dans les neurones

Ils privilégient la sémantique au détriment du primat de la syntaxe et du formalisme cognitif

Explication

Lakoff et Fillmore contestent le primat accordé à la syntaxe et aux approches formelles, en mettant l’accent sur la sémantique. L’idée d’une explication par la propagation neuronale relève plutôt du connexionnisme.

22. Que signifie le caractère non aristotélicien de l’organisation lexicale dans la théorie des prototypes ?

Les catégories lexicales sont définies par des propriétés nécessaires et suffisantes communes à tous leurs membres
Les catégories lexicales sont produites par des règles syntaxiques sans intervention de la signification
Les mots sont classés selon leur fréquence d’apparition indépendamment de leur contenu sémantique
Les catégories lexicales peuvent être organisées autour de membres plus représentatifs que d’une définition nécessaire et suffisante

Les catégories lexicales peuvent être organisées autour de membres plus représentatifs que d’une définition nécessaire et suffisante

Explication

La théorie des prototypes conçoit les catégories comme structurées autour de représentants plus typiques, plutôt que comme des ensembles aristotéliciens définis par des conditions nécessaires et suffisantes. La deuxième proposition décrit précisément le modèle qu’elle remet en cause.

23. Quelle conception des opérations linguistiques Lakoff et Langacker développent-ils dans les années 1980 ?

Ils les conçoivent comme des réponses motrices déclenchées par des signaux perceptifs
Ils les conçoivent comme des calculs exécutés par des symboles dépourvus de structure
Ils les conçoivent comme des manipulations de règles syntaxiques indépendantes du sens
Ils les conçoivent comme des parcours dans un espace abstrait

Ils les conçoivent comme des parcours dans un espace abstrait

Explication

Les grammaires cognitives de Lakoff et Langacker décrivent les opérations linguistiques comme des parcours dans un espace abstrait. La proposition syntaxique réduit à des règles indépendantes du sens ne correspond pas à cette orientation cognitive.

24. Quelle distinction oppose le niveau symbolique du cognitivisme classique au niveau subsymbolique du connexionnisme ?

Le niveau symbolique manipule des symboles, tandis que le niveau subsymbolique décrit leurs constituants
Le niveau symbolique traite des perceptions, tandis que le niveau subsymbolique organise des catégories lexicales
Le niveau symbolique décrit des neurones, tandis que le niveau subsymbolique manipule des règles explicites
Le niveau symbolique dépend de la sémantique, tandis que le niveau subsymbolique dépend de la syntaxe

Le niveau symbolique manipule des symboles, tandis que le niveau subsymbolique décrit leurs constituants

Explication

Le niveau symbolique porte sur la manipulation de symboles, alors que le niveau subsymbolique analyse les constituants ou activations qui les composent. La deuxième proposition inverse précisément les deux niveaux.

25. Quel est l’objectif propre de la recherche fondationnelle en cognition ?

Appliquer les méthodes établies d’une discipline à l’étude concrète de son objet
Évaluer la légitimité d’une entreprise de connaissance en examinant son objet et ses méthodes
Décrire les comportements observables sans interroger la validité des méthodes utilisées
Construire des modèles neuronaux en remplaçant les analyses conceptuelles de la cognition

Évaluer la légitimité d’une entreprise de connaissance en examinant son objet et ses méthodes

Explication

La recherche fondationnelle examine les conditions de légitimité d’une connaissance, notamment la nature de son objet et l’adéquation de ses méthodes. La deuxième proposition correspond plutôt au travail disciplinaire qui applique des méthodes à un objet.

26. Laquelle décrit le mieux la cognition dans une perspective computationnelle ?

Une activité limitée à la mémorisation consciente de données provenant de l’environnement
Une suite de mouvements corporels expliqués sans recours à des représentations de l’environnement
Un traitement de l’information qui forme, stocke et combine des représentations pour planifier l’action
Une réception passive de stimulations qui ne produit ni représentation ni anticipation de l’action

Un traitement de l’information qui forme, stocke et combine des représentations pour planifier l’action

Explication

La cognition comprend le traitement permettant de former, stocker et combiner des représentations de l’environnement afin de planifier une action. La troisième proposition la réduit à la mémoire consciente, alors que la définition inclut plusieurs opérations représentationnelles.

27. Quelle thèse Turing et Church établissent-ils dans les années 1930 et suivantes ?

Les réseaux de neurones biologiques remplacent le formalisme de la machine de Turing pour définir le calcul
Toute réalisation physique d’un calcul possède nécessairement les mêmes propriétés matérielles qu’une machine de Turing
Toute forme de calcul peut être mécanisée et représentée dans le formalisme d’une machine de Turing universelle
Les processus cognitifs échappent par principe à toute formalisation computationnelle et mécanisée

Toute forme de calcul peut être mécanisée et représentée dans le formalisme d’une machine de Turing universelle

Explication

Turing et Church établissent la possibilité de mécaniser et de représenter toute forme de calcul dans le cadre de la machine de Turing universelle. Cette thèse concerne la formalisation des processus computationnels, non l’identité de toutes leurs réalisations physiques.

28. Pourquoi les modèles connexionnistes restent-ils computationnels malgré leur rejet des règles portant sur des séquences de symboles ?

Parce qu’ils appliquent des règles syntaxiques explicites à des listes de symboles discrets
Parce qu’ils décrivent des mécanismes biologiques sans formaliser aucune opération de traitement
Parce qu’ils modélisent la propagation de l’excitation dans des réseaux de neurones formels
Parce qu’ils remplacent tout calcul par une simple description qualitative des comportements observés

Parce qu’ils modélisent la propagation de l’excitation dans des réseaux de neurones formels

Explication

Les modèles connexionnistes restent computationnels parce qu’ils formalisent la propagation de l’excitation dans des réseaux de neurones. La deuxième proposition attribue aux connexionnistes des règles symboliques explicites qu’ils cherchent précisément à dépasser.

29. Par quelles contributions la philosophie participe-t-elle aux sciences cognitives ?

Elle étudie leurs fondements, fournit des instruments conceptuels et propose de nouvelles hypothèses théoriques
Elle remplace les disciplines empiriques en fournissant directement les résultats expérimentaux nécessaires
Elle se limite à examiner l’histoire des sciences cognitives sans intervenir dans leurs concepts théoriques
Elle réalise des expériences comportementales, construit des appareils de mesure et collecte des données cliniques

Elle étudie leurs fondements, fournit des instruments conceptuels et propose de nouvelles hypothèses théoriques

Explication

La philosophie contribue par l’analyse des fondements, la clarification conceptuelle et la formulation d’hypothèses théoriques. La deuxième proposition décrit plutôt des activités méthodologiques et expérimentales propres à certaines disciplines empiriques.

30. Quels problèmes relèvent notamment de la philosophie de l’esprit ?

La naturalisation de l’intentionnalité, les niveaux de conscience et les théories naïves de l’esprit
La classification des espèces, la mesure des réflexes et la cartographie anatomique du cerveau
La conception d’algorithmes, l’optimisation des réseaux et la compression des données perceptives
L’analyse des sons de la parole, la morphologie lexicale et la variation des langues

La naturalisation de l’intentionnalité, les niveaux de conscience et les théories naïves de l’esprit

Explication

La philosophie de l’esprit examine notamment comment naturaliser l’intentionnalité, comment distinguer les niveaux de conscience et comment comprendre les théories naïves de l’esprit. Les autres propositions regroupent des problèmes principalement biologiques, informatiques ou linguistiques.

31. Selon Charles Peirce, quelle fonction caractérise principalement l’abduction face à un phénomène donné ?

Elle déduit une conséquence à partir d’une prémisse connue
Elle vérifie une hypothèse par une expérience contrôlée
Elle restreint les hypothèses susceptibles de l’expliquer
Elle généralise une règle à partir d’observations répétées

Elle restreint les hypothèses susceptibles de l’expliquer

Explication

Pour Peirce, l’abduction sert d’abord à réduire l’ensemble des hypothèses pouvant expliquer un phénomène. La généralisation à partir d’observations relève plutôt de l’induction.

32. Pour l’implication logique A⊃BA \supset B, quelle inférence correspond à l’abduction lorsqu’on observe BB ?

Elle rejette AA parce que BB constitue une conséquence
Elle déduit BB après avoir établi la présence de AA
Elle propose AA comme cause possible de BB
Elle généralise AA à partir de plusieurs cas observés

Elle propose $$A$$ comme cause possible de $$B$$

Explication

L’abduction remonte de l’effet observé BB vers une hypothèse causale AA. La déduction suit le sens inverse en inférant BB à partir de AA.

33. Dans quelle condition l’inférence abductive de AA à partir de BB est-elle logiquement licite ?

Lorsque des connaissances établissent que AA est la seule cause possible de BB
Lorsque BB est une conséquence fréquente de causes différentes de AA
Lorsque AA et BB apparaissent ensemble dans plusieurs observations
Lorsque AA est formulée après l’observation de BB sans autre information

Lorsque des connaissances établissent que $$A$$ est la seule cause possible de $$B$$

Explication

L’inférence de BB vers AA devient logiquement licite lorsque des connaissances supplémentaires excluent les autres causes possibles de BB. La simple coexistence ou la fréquence d’une association ne suffit pas à garantir cette conclusion.

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Que cherchent à élucider les sciences cognitives ?

Les rapports entre l’esprit et la matière.

Quels domaines les sciences cognitives conjuguent-elles ?

La neuroscience cognitive, psychologie cognitive, IA, linguistique cognitive et philosophie de l’esprit.

À quelle période la naissance des sciences cognitives est-elle située ?

Au milieu du XXe siècle.

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