QCM : Sociologie du travail et de l’emploi — 66 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans la cité grecque antique, quelle distinction opposait les citoyens aux esclaves et aux artisans ?

Les citoyens réalisaient les activités productives, tandis que les autres administraient les affaires politiques.
Les citoyens transmettaient les métiers, tandis que les autres définissaient les règles de la vie civique.
Les citoyens participaient aux affaires politiques, tandis que les autres étaient associés aux activités productives.
Les citoyens dirigeaient les cultes religieux, tandis que les autres assuraient principalement la défense militaire.

Les citoyens participaient aux affaires politiques, tandis que les autres étaient associés aux activités productives.

Explication

Les citoyens étaient chargés de la vie politique, alors que les esclaves et les artisans étaient voués aux activités productives. Confondre ces rôles revient à attribuer aux citoyens la production matérielle, ce qui inverse la distinction sociale grecque.

2. Quel groupe de l’organisation médiévale des trois ordres était chargé du travail ?

Les oratores, chargés des fonctions religieuses et de la prière.
Les laboratores, associés aux activités laborieuses de la société.
Les bellatores, responsables de la guerre et de la défense armée.
Les seigneurs, détenteurs des terres et responsables de leur administration.

Les laboratores, associés aux activités laborieuses de la société.

Explication

Les laboratores formaient l’ordre associé au travail, tandis que les oratores priaient et que les bellatores combattaient. Les oratores et les bellatores correspondent donc à d’autres fonctions sociales.

3. Quelle situation correspond à une relation de servage au Moyen Âge ?

Un serf reçoit une terre, mais reste fortement dépendant et aliéné à son seigneur.
Un citoyen possède une terre, participe aux institutions politiques et choisit ses activités.
Un salarié reçoit un salaire, négocie son contrat et change d’employeur selon ses intérêts.
Un artisan loue un atelier, puis vend librement ses produits sur un marché urbain.

Un serf reçoit une terre, mais reste fortement dépendant et aliéné à son seigneur.

Explication

Le servage associe l’accès à une terre à une forte contrainte exercée par le seigneur sur le serf. La possession ou la location libre d’un atelier relève d’une autre organisation du travail.

4. Quelle transformation est associée à la loi Le Chapelier de 1791 ?

Elle protège les syndicats ouvriers et organise la négociation collective dans les manufactures.
Elle abolit les corporations et favorise l’économie de marché ainsi que la production industrielle.
Elle crée les corporations et renforce la transmission des pratiques dans les métiers artisanaux.
Elle instaure le servage et rattache les travailleurs agricoles à la terre d’un seigneur.

Elle abolit les corporations et favorise l’économie de marché ainsi que la production industrielle.

Explication

La loi Le Chapelier abolit les corporations en 1791 et accompagne le passage vers une économie de marché et une production industrielle. La création ou la consolidation des corporations correspond à une période antérieure.

5. Quelle différence distingue principalement l’artisan du salarié ?

L’artisan loue ses outils à une entreprise et reçoit un salaire, tandis que le salarié commercialise lui-même sa production.
L’artisan possède ses moyens de production et vend son produit, tandis que le salarié vend sa force de travail à un employeur.
L’artisan travaille pour un employeur sans posséder ses outils, tandis que le salarié achète les matières et vend le produit.
L’artisan exerce une activité politique indépendante, tandis que le salarié participe à une organisation religieuse de métier.

L’artisan possède ses moyens de production et vend son produit, tandis que le salarié vend sa force de travail à un employeur.

Explication

L’artisan maîtrise les moyens de production, les matières premières et la vente du produit, alors que le salarié cède sa force de travail à un employeur. Le salarié ne commercialise donc pas directement le produit qu’il fabrique.

6. Que désigne le salariat ?

Un mode de rémunération par salaire et un statut d’emploi dans lequel une personne travaille pour un employeur.
Une rémunération versée à une personne, sans indication sur son lien professionnel avec un employeur.
Une organisation collective des artisans destinée à réglementer les pratiques d’un métier.
Un statut d’indépendant permettant de posséder ses outils et de vendre directement ses produits.

Un mode de rémunération par salaire et un statut d’emploi dans lequel une personne travaille pour un employeur.

Explication

Le salariat combine une rémunération par le salaire et un statut de travail pour un employeur. Le salaire, en revanche, désigne la rémunération sans englober à lui seul l’ensemble du statut professionnel.

7. Comment la diffusion de la révolution industrielle s’est-elle organisée dans le temps ?

Elle apparaît simultanément en Angleterre, en France, en Europe et aux États-Unis à la fin du XVIIIe siècle.
Elle commence en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, puis progresse plus graduellement ailleurs au début du XIXe siècle.
Elle débute aux États-Unis au milieu du XIXe siècle, avant de se diffuser progressivement vers l’Angleterre.
Elle commence en France au début du XVIIIe siècle, puis atteint l’Angleterre après les États-Unis et l’Europe.

Elle commence en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, puis progresse plus graduellement ailleurs au début du XIXe siècle.

Explication

L’Angleterre connaît les débuts de la révolution industrielle dès la fin du XVIIIe siècle, tandis que les autres régions s’industrialisent plus progressivement au début du XIXe siècle. Une apparition simultanée dans tous ces espaces ne correspond donc pas à la chronologie donnée.

8. Quelles conditions caractérisent généralement le travail des ouvriers industriels au XIXe siècle ?

Des journées de huit heures, des congés réguliers et une compensation publique des pertes d’emploi.
Des journées de six heures, des pauses régulières et une protection étendue contre les accidents et le chômage.
Des journées variables selon les ateliers, des pauses nombreuses et une assurance professionnelle largement organisée.
Des journées de 12 à 15 heures, de rares pauses et une indemnisation faible ou absente des accidents et du chômage.

Des journées de 12 à 15 heures, de rares pauses et une indemnisation faible ou absente des accidents et du chômage.

Explication

Les ouvriers industriels travaillaient généralement 12 à 15 heures par jour avec peu de pauses, tandis que les accidents et le chômage étaient peu ou pas indemnisés. Les autres propositions décrivent des protections et des durées de travail plus favorables que celles de cette période.

9. Que désigne la question sociale au XIXe siècle ?

La réglementation des métiers artisanaux et la transmission des pratiques professionnelles urbaines.
La gestion des affaires politiques par les citoyens dans les sociétés de l’Antiquité.
Les problèmes de misère ouvrière, de dissociation sociale et de cohésion liés à l’industrialisation.
La transformation technique du système productif provoquée par la mécanisation des entreprises.

Les problèmes de misère ouvrière, de dissociation sociale et de cohésion liés à l’industrialisation.

Explication

La question sociale renvoie aux difficultés sociales engendrées par l’industrialisation, notamment la misère ouvrière et les menaces pesant sur la cohésion collective. La transformation du système productif décrit plutôt la révolution industrielle elle-même.

10. Quel travail Louis René Villermé publie-t-il en 1840 ?

Une analyse juridique des corporations visant à organiser les relations entre artisans et employeurs.
Une description de la misère ouvrière à Manchester fondée sur l’observation du monde industriel anglais.
Une étude des budgets familiaux destinée à comparer les modes de vie des ouvriers européens.
Une enquête sur les conditions physiques et morales des ouvriers du textile dans plusieurs départements.

Une enquête sur les conditions physiques et morales des ouvriers du textile dans plusieurs départements.

Explication

Villermé décrit en 1840 les conditions de vie des ouvriers du coton, de la laine et de la soie à partir d’observations directes. L’étude des budgets familiaux est associée à Le Play, tandis que Manchester est au centre du travail d’Engels.

11. Que prévoit la loi du 22 mars 1841 concernant le travail des enfants ?

Elle interdit le travail des enfants de moins de douze ans et réduit leur durée dans toutes les entreprises industrielles.
Elle fixe un âge minimum de dix ans et réserve les restrictions aux entreprises employant plus de cinquante salariés.
Elle interdit le travail des enfants de moins de huit ans et limite leur durée dans les entreprises de plus de vingt salariés.
Elle autorise le travail dès six ans, mais impose une durée identique dans les ateliers et les manufactures.

Elle interdit le travail des enfants de moins de huit ans et limite leur durée dans les entreprises de plus de vingt salariés.

Explication

La loi de 1841 interdit le travail des enfants de moins de huit ans et encadre la durée du travail dans les entreprises de plus de vingt salariés. Les autres propositions modifient l’âge limite ou le seuil d’effectif prévus par la loi.

12. Quelle méthode caractérise la monographie développée par Frédéric Le Play ?

Une enquête de terrain fondée sur l’observation directe, notamment l’étude des budgets familiaux.
Une enquête parlementaire centrée sur les textes juridiques régissant les relations professionnelles.
Une observation médicale des accidents du travail réalisée dans les manufactures textiles.
Une analyse statistique nationale fondée sur les recensements administratifs des entreprises industrielles.

Une enquête de terrain fondée sur l’observation directe, notamment l’étude des budgets familiaux.

Explication

La monographie repose sur l’observation directe et les enquêtes de terrain, en particulier l’étude détaillée des budgets familiaux. Elle ne se réduit donc ni à l’analyse administrative des entreprises ni à l’observation médicale des accidents.

13. Quelle contribution Adam Smith attribue-t-il à la division du travail dans *La richesse des nations* publiée en 1776f

Elle supprime les écarts entre la valeur produite et le coût du travail
Elle accroît la productivité et contribue à l’enrichissement des nations
Elle réduit la production en spécialisant les travailleurs dans des tâches répétitives
Elle renforce d’abord l’intégration sociale par l’interdépendance des individus

Elle accroît la productivité et contribue à l’enrichissement des nations

Explication

Pour Adam Smith, la spécialisation des tâches augmente la productivité et favorise la richesse des nations. L’intégration sociale par l’interdépendance renvoie plutôt à l’analyse de Durkheim.

14. Dans l’exemple de la manufacture d’épingles de Smith, quelle production quotidienne atteint l’équipe de dix ouvriers spécialisésf

48 000 épingles en se répartissant dix-huit opérations
Environ 480 épingles en partageant six opérations
12 000 épingles en automatisant les dix-huit opérations
Moins de 20 épingles en réalisant les dix-huit opérations

48 000 épingles en se répartissant dix-huit opérations

Explication

Dix ouvriers qui se partagent dix-huit opérations produisent 48 000 épingles par jour. Un ouvrier accomplissant seul toutes les opérations en fabrique moins de 20, ce qui montre l’effet de la spécialisation.

15. Comment Marx définit-il la plus-valuef

La part du salaire correspondant au nombre de tâches réalisées par l’ouvrier
La différence entre la valeur produite et le coût des moyens de production et du travail
Le revenu distribué aux travailleurs lorsque la productivité collective augmente
La valeur totale des machines utilisées pendant le processus de production

La différence entre la valeur produite et le coût des moyens de production et du travail

Explication

La plus-value correspond à l’écart entre la valeur des biens produits et le coût des moyens de production ainsi que de la force de travail. Selon Marx, cette différence est appropriée par le capitaliste.

16. Quelle distinction Durkheim établit-il entre solidarité mécanique et solidarité organiquef

La première sépare les travailleurs, la seconde supprime la division des tâches
La première dépend de la production industrielle, la seconde de la conscience collective
La première repose sur la concurrence, la seconde sur l’égalité complète des fonctions
La première repose sur la similitude, la seconde sur la différenciation et l’interdépendance

La première repose sur la similitude, la seconde sur la différenciation et l’interdépendance

Explication

La solidarité mécanique s’appuie sur les ressemblances et une conscience collective forte, tandis que la solidarité organique résulte de la différenciation et de l’interdépendance. La solidarité organique ne supprime donc pas la division du travail, elle en découle.

17. Quelle organisation du travail caractérise le taylorismef

Une organisation centrée sur l’autonomie des équipes et la rotation des postes
Une production flexible fondée sur le juste-à-temps et la polyvalence des salariés
Une fabrication artisanale privilégiant la maîtrise globale du produit par chaque ouvrier
Une rationalisation par l’étude des temps, la division des tâches et la séparation des fonctions

Une rationalisation par l’étude des temps, la division des tâches et la séparation des fonctions

Explication

Le taylorisme rationalise le travail grâce à l’étude des temps, à la division des tâches et à la séparation entre conception et exécution. Le juste-à-temps et la polyvalence caractérisent plutôt le toyotisme.

18. Quelle séquence décrit correctement le fonctionnement du taylorisme dans l’atelierf

Accélérer la production, laisser chaque ouvrier choisir sa méthode et rémunérer selon la qualification
Confier la conception aux exécutants, varier les postes, réduire les contrôles et payer au salaire fixe
Décomposer les gestes, chronométrer les tâches, définir la méthode optimale et payer selon les pièces
Regrouper les opérations, supprimer les mesures de temps, favoriser l’entraide et payer selon l’ancienneté

Décomposer les gestes, chronométrer les tâches, définir la méthode optimale et payer selon les pièces

Explication

Le taylorisme décompose les gestes, mesure leur durée, recherche la meilleure méthode et lie la rémunération au nombre de pièces produites. La séparation entre conception et exécution constitue précisément une caractéristique de cette organisation.

19. Sur quels principes repose principalement le fordismef

Le travail à la chaîne, la standardisation des produits et des salaires soutenant la consommation de masse
La fabrication sur mesure, la polyvalence des ouvriers et la réduction des salaires pour limiter les coûts
Le juste-à-temps, la production diversifiée et l’amélioration continue des procédés
La sous-traitance des opérations, l’autonomie des équipes et la personnalisation des véhicules

Le travail à la chaîne, la standardisation des produits et des salaires soutenant la consommation de masse

Explication

Le fordisme associe le travail à la chaîne, la standardisation et une hausse des salaires destinée à soutenir la consommation de masse. Le juste-à-temps et la polyvalence relèvent plutôt du toyotisme.

20. Quel ensemble de caractéristiques définit le toyotismef

Le chronométrage, la spécialisation étroite, la chaîne fixe et la rémunération aux pièces
La standardisation, les salaires élevés, la chaîne et la consommation de masse
La production artisanale, la stabilité des tâches, les stocks importants et la hiérarchie verticale
Le juste-à-temps, la flexibilité, la polyvalence de la main-d’œuvre et l’amélioration continue

Le juste-à-temps, la flexibilité, la polyvalence de la main-d’œuvre et l’amélioration continue

Explication

Le toyotisme repose sur le juste-à-temps, la flexibilité, la polyvalence et l’amélioration continue. La chaîne standardisée et les salaires destinés à soutenir la consommation de masse renvoient davantage au fordisme.

21. Quel reproche le mouvement des relations humaines, associé à Elton Mayo, adresse-t-il au taylorismef

Il néglige les besoins affectifs et l’appartenance aux groupes dans l’activité professionnelle
Il privilégie la polyvalence et la flexibilité au détriment de la standardisation industrielle
Il accorde trop d’importance aux relations informelles et aux sentiments des travailleurs
Il remplace l’observation des salariés par une automatisation complète des postes de travail

Il néglige les besoins affectifs et l’appartenance aux groupes dans l’activité professionnelle

Explication

Le mouvement des relations humaines reproche au taylorisme de réduire l’attention portée aux besoins affectifs et à la vie des groupes. L’approche de Mayo met précisément en avant ces dimensions sociales et relationnelles.

22. Que montrent les expériences menées par Mayo à Hawthorne sur le lien entre éclairage et productivitéf

La productivité reste stable malgré les changements d’éclairage, car elle dépend principalement du salaire versé
La productivité augmente avec l’éclairage renforcé puis continue lorsqu’il est réduit, sous l’effet du sentiment d’être observé et reconnu
La productivité augmente lorsque l’éclairage baisse, parce que les ouvrières compensent une visibilité moindre par un effort accru
La productivité progresse avec l’éclairage renforcé puis diminue dès que les ouvrières travaillent dans une lumière réduite

La productivité augmente avec l’éclairage renforcé puis continue lorsqu’il est réduit, sous l’effet du sentiment d’être observé et reconnu

Explication

Chez Hawthorne, la productivité des six ouvrières augmente lorsque l’éclairage est renforcé et continue de progresser lorsqu’il est réduit. Mayo relie ce résultat au sentiment d’être observé et reconnu, plutôt qu’à l’intensité lumineuse seule.

23. En sociologie, que désigne principalement le travail ?

Les conditions concrètes dans lesquelles l’activité professionnelle est exercée
Le fait d’occuper un poste selon un statut juridique donné
La durée prévue d’un contrat conclu avec une organisation
Le niveau de rémunération associé à une activité professionnelle

Les conditions concrètes dans lesquelles l’activité professionnelle est exercée

Explication

Le travail renvoie aux conditions concrètes d’exercice de l’activité professionnelle. Le statut juridique d’occupation, comme le CDD ou le CDI, relève plutôt de l’emploi.

24. Quelle dimension relève de la notion sociologique d’emploi ?

Les relations entre collègues pendant la réalisation de l’activité
Les gestes et les contraintes physiques liés à l’exécution d’une tâche
Les modalités d’occupation d’un travail, notamment le statut en CDD ou en CDI
L’organisation matérielle du poste et de son environnement

Les modalités d’occupation d’un travail, notamment le statut en CDD ou en CDI

Explication

L’emploi désigne le fait d’avoir un travail et les modalités selon lesquelles il est occupé, notamment le statut contractuel. Les conditions concrètes d’exercice appartiennent à la notion de travail.

25. Pourquoi la sociologie du travail et de l’emploi considère-t-elle le travail comme potentiellement destructeur ?

Parce que l’emploi empêche généralement la construction de relations sociales durables
Parce que l’intensification et la précarisation peuvent dégrader l’expérience professionnelle
Parce que toute activité professionnelle isole progressivement les individus de la société
Parce que les organisations abandonnent fréquemment toute forme d’intégration collective

Parce que l’intensification et la précarisation peuvent dégrader l’expérience professionnelle

Explication

Le travail peut être destructeur lorsque ses conditions se caractérisent par une intensification de l’activité ou une précarisation de l’emploi. Il reste toutefois aussi étudié comme un grand intégrateur social.

26. Que décrit l’effet Hawthorne dans l’analyse d’Elton Mayo ?

Une hausse de la satisfaction et du rendement lorsque les travailleurs se sentent reconnus
Une amélioration du rendement résultant d’un perfectionnement matériel du poste
Une baisse de la production provoquée par l’observation régulière des ouvriers
Une augmentation des salaires entraînant une adhésion durable aux objectifs productifs

Une hausse de la satisfaction et du rendement lorsque les travailleurs se sentent reconnus

Explication

L’effet Hawthorne correspond à une amélioration de la satisfaction et du rendement liée au sentiment d’être observé, reconnu et valorisé. Il ne repose pas principalement sur une amélioration objective des conditions matérielles.

27. Quelle méthode Elton Mayo utilise-t-il dans les expériences de Hawthorne menées entre 1924 et 1932 ?

Il impose des cadences identiques afin d’évaluer la résistance physique des ouvriers
Il mesure les performances, observe les ouvrières et mène des entretiens sur leur travail
Il étudie les machines en laboratoire sans modifier ni observer l’organisation collective
Il compare les salaires de plusieurs usines sans rencontrer les travailleurs concernés

Il mesure les performances, observe les ouvrières et mène des entretiens sur leur travail

Explication

Mayo combine la mesure des performances, l’observation des travailleurs et les entretiens afin d’étudier les effets des conditions de travail et de l’attention portée aux ouvrières. Une comparaison limitée aux salaires ne rend pas compte de cette démarche empirique.

28. Selon Mayo, qu’est-ce qui peut organiser plus fortement le rendement collectif que les stimulants financiers ?

Une modification technique des machines augmentant la vitesse de fabrication
Une consigne individuelle de production fixée par la direction de l’entreprise
Une hausse régulière des primes attribuées aux salariés les plus productifs
Une norme informelle de rendement construite par le groupe des ouvriers

Une norme informelle de rendement construite par le groupe des ouvriers

Explication

Mayo montre que les ouvriers peuvent s’accorder sur une norme informelle qui règle directement le rendement du groupe. Cette régulation collective peut peser davantage que les stimulants financiers proposés par l’entreprise.

29. Quelle situation correspond à l’aliénation au travail définie par Georges Friedmann ?

Un salarié choisit librement ses méthodes et contribue aux décisions de son équipe
Un employé négocie ses horaires et adapte son activité aux besoins de l’organisation
Un ouvrier ne peut ni s’exprimer dans son travail ni participer à l’activité de l’entreprise
Un technicien acquiert de nouvelles compétences grâce à la modernisation de son atelier

Un ouvrier ne peut ni s’exprimer dans son travail ni participer à l’activité de l’entreprise

Explication

L’aliénation désigne une situation où l’ouvrier ne peut pas s’exprimer dans son travail ni participer à l’activité de l’entreprise, ce qui rend son travail étranger. La possibilité de choisir ses méthodes ou de participer aux décisions correspond à une situation opposée.

30. Que devient le travail à la chaîne malgré l’introduction du toyotisme ?

Il se transforme en activité artisanale où chaque salarié contrôle l’ensemble de la production
Il disparaît au profit d’un travail organisé autour de stocks importants de produits finis
Il est remplacé par une autonomie complète supprimant les contraintes de déplacement
Il persiste dans l’industrie avec le déplacement automatique et contraint des pièces

Il persiste dans l’industrie avec le déplacement automatique et contraint des pièces

Explication

Le travail à la chaîne et le déplacement automatique sous contrainte d’une pièce persistent dans l’industrie malgré l’introduction du toyotisme. Le toyotisme renouvelle certaines formes d’organisation sans faire disparaître ce principe industriel.

31. Quelle forme prend la taylorisation dans les centres d’appels et la restauration rapide ?

Des cadences soutenues, des scripts, un contrôle direct et un fort turn-over
Une coopération informelle réduisant la mesure des temps et la surveillance des salariés
Une production artisanale privilégiant la qualification et la maîtrise complète du service
Une organisation souple fondée sur des horaires choisis et une rotation limitée du personnel

Des cadences soutenues, des scripts, un contrôle direct et un fort turn-over

Explication

Dans ces secteurs, la taylorisation repose notamment sur des cadences soutenues, des appels chronométrés, des scripts, un contrôle direct et un fort turn-over. Elle ne se caractérise donc pas par une réduction de la mesure des temps ou de la surveillance.

32. Quelle évolution de la relation avec le public est observée entre 1991 et 2016 ?

La part des salariés en contact direct avec le public passe de 73 % à 60,8 %
La proportion de salariés concernés reste stable autour de deux tiers sur la période
La relation directe avec le public concerne moins de la moitié des salariés en 2016
La part des salariés en contact direct avec le public passe de 60,8 % à 73 %

La part des salariés en contact direct avec le public passe de 60,8 % à 73 %

Explication

En 2016, 73 % des salariés déclarent être en contact direct avec le public, contre 60,8 % en 1991. Les autres réponses inversent ou minimisent l’évolution mesurée.

33. Quelle distinction oppose le flux tendu au toyotisme dans l’organisation du travail ?

Le flux tendu repose sur une autonomie complète et le toyotisme supprime la régulation humaine
Le flux tendu réduit les stocks-tampons et accroît la pression, tandis que le toyotisme développe la polyvalence
Le flux tendu ralentit les cadences et le toyotisme spécialise davantage chaque poste de travail
Le flux tendu élargit les tâches et le toyotisme accumule des stocks pour limiter les délais

Le flux tendu réduit les stocks-tampons et accroît la pression, tandis que le toyotisme développe la polyvalence

Explication

Le flux tendu remplace les stocks-tampons par une régulation humaine, ce qui renforce la pression des délais courts, tandis que le toyotisme élargit les tâches et accroît la polyvalence. Il ne faut donc pas confondre la réduction des stocks avec l’élargissement des compétences.

34. Que mesurent principalement les enquêtes Conditions de travail ?

Les accidents recensés par les services de secours
Le travail formellement prescrit par l’employeur
Les compétences attendues lors du recrutement
Le travail effectivement vécu par les salariés

Le travail effectivement vécu par les salariés

Explication

Ces enquêtes décrivent la manière dont les salariés vivent concrètement leur travail, notamment son organisation et ses contraintes. Elles ne se limitent donc pas aux tâches que l’employeur a officiellement prescrites.

35. Quelle caractéristique distingue l’enquête SUMER des enquêtes Conditions de travail ?

SUMER étudie les expositions aux risques professionnels observées par des médecins du travail
SUMER analyse les écarts de rémunération entre les différentes catégories de salariés
SUMER décrit les marges de manœuvre vécues dans l’organisation quotidienne du travail
SUMER mesure la satisfaction professionnelle déclarée par les personnes en emploi

SUMER étudie les expositions aux risques professionnels observées par des médecins du travail

Explication

L’enquête SUMER dresse l’état des lieux des expositions professionnelles à partir d’observations de médecins du travail volontaires. Les enquêtes Conditions de travail portent davantage sur l’organisation et les marges de manœuvre vécues.

36. Quel effet paradoxal l’automatisation peut-elle avoir sur la pénibilité du travail ?

Elle réduit certains postes dangereux tout en favorisant des horaires atypiques et une vigilance accrue
Elle accroît les postes manuels pénibles tout en réduisant les exigences liées au fonctionnement continu
Elle remplace les horaires variables par des journées régulières et une autonomie renforcée
Elle supprime les contraintes physiques tout en diminuant la nécessité de surveiller les machines

Elle réduit certains postes dangereux tout en favorisant des horaires atypiques et une vigilance accrue

Explication

L’automatisation peut raréfier certains postes très pénibles et dangereux, mais elle peut aussi imposer des horaires atypiques et une vigilance constante. La réduction d’une forme de pénibilité n’entraîne donc pas la disparition des autres contraintes.

37. Comment les organisations hybrides peuvent-elles intensifier le travail ?

En combinant les contraintes de la demande extérieure avec des normes industrielles qui entretiennent l’urgence
En remplaçant les objectifs de production par une organisation fondée sur la coopération informelle
En séparant les exigences des clients des procédures industrielles afin d’élargir les marges de manœuvre
En donnant aux salariés davantage de temps pour anticiper les tâches et ajuster leur activité

En combinant les contraintes de la demande extérieure avec des normes industrielles qui entretiennent l’urgence

Explication

Les organisations hybrides cumulent les contraintes de la demande extérieure et les normes industrielles, ce qui intensifie le travail. Cette intensification réduit les possibilités d’adaptation et d’anticipation, contrairement à une organisation offrant de véritables marges de manœuvre.

38. Selon l’enquête SUMER de 2010, quelle catégorie est la plus exposée à au moins un facteur de pénibilité ?

Les cadres et professions intellectuelles supérieures, avec une proportion de 70 %
Les ouvriers, avec une proportion de 70 %
Les cadres et professions intellectuelles supérieures, avec une proportion de 12 %
Les employés de commerce et de services, avec une proportion de 48 %

Les ouvriers, avec une proportion de 70 %

Explication

L’enquête indique que 70 % des ouvriers sont exposés à au moins un facteur de pénibilité, contre 12 % des cadres et 48 % des employés de commerce et de services. La proportion la plus élevée concerne donc les ouvriers.

39. Quelles sont les trois grandes catégories de pénibilité au travail ?

Les faibles salaires, les contrats précaires et les horaires de bureau prolongés
Les contraintes physiques marquées, l’environnement physique agressif et certains rythmes de travail
Les tâches répétitives, les déplacements domicile-travail et les changements de métier
Les risques psychosociaux, les conflits hiérarchiques et l’insatisfaction professionnelle

Les contraintes physiques marquées, l’environnement physique agressif et certains rythmes de travail

Explication

La pénibilité est regroupée en trois catégories : les contraintes physiques marquées, l’environnement physique agressif et certains rythmes de travail. Les autres réponses mélangent des facteurs sociaux, organisationnels ou subjectifs qui ne constituent pas cette classification.

40. Pourquoi les conditions de travail sont-elles qualifiées de construction sociale ?

Parce que les employeurs fixent seuls les dangers reconnus dans chaque métier
Parce que la définition d’un risque évolue avec les normes collectives et les attentes sociales
Parce que les accidents deviennent moins fréquents lorsque les salariés changent d’activité
Parce que les risques professionnels sont déterminés par les caractéristiques physiques de chaque salarié

Parce que la définition d’un risque évolue avec les normes collectives et les attentes sociales

Explication

Un danger autrefois considéré comme inhérent au métier, comme la chute d’un couvreur, peut ensuite être défini comme un problème auquel il faut remédier. La perception et la reconnaissance des risques dépendent donc aussi de l’évolution sociale.

41. Quelles catégories professionnelles déclaraient la satisfaction au travail la plus élevée dans l’enquête de 1997 ?

Les professions libérales, les chefs d’entreprise, les cadres et les enseignants
Les employés de commerce, les agents d’exécution et les salariés nouvellement recrutés
Les ouvriers non qualifiés, les employés administratifs et les personnels de nettoyage
Les personnels des services directs aux particuliers, les ouvriers et les intérimaires

Les professions libérales, les chefs d’entreprise, les cadres et les enseignants

Explication

L’enquête Travail et modes de vie de 1997 associait une satisfaction plus élevée aux professions libérales, aux chefs d’entreprise, aux cadres et aux enseignants. Les ouvriers non qualifiés et les personnels des services directs aux particuliers déclaraient une satisfaction plus faible.

42. Quelle différence caractérise le rapport au travail des catégories dominées et dominantes ?

Les catégories dominées privilégient les loisirs, tandis que les catégories dominantes cherchent d’abord à obtenir un emploi
Les catégories dominées recherchent d’abord l’accès à l’emploi, tandis que les catégories dominantes visent davantage un équilibre de vie
Les catégories dominées et dominantes accordent la même priorité à la stabilité et aux loisirs
Les catégories dominées refusent l’activité professionnelle, tandis que les catégories dominantes privilégient la réussite salariale

Les catégories dominées recherchent d’abord l’accès à l’emploi, tandis que les catégories dominantes visent davantage un équilibre de vie

Explication

Pour les catégories dominées, le travail constitue d’abord une condition du bonheur parce que l’accès à l’emploi n’est pas assuré. Les catégories dominantes peuvent davantage rechercher un équilibre entre travail, vie familiale, loisirs et culture.

43. Que montre la comparaison des rémunérations entre hommes et femmes ?

L’écart salarial atteint environ 15 % et disparaît lorsque l’on contrôle les caractéristiques professionnelles
Les femmes gagnent davantage en moyenne, mais l’écart s’inverse après prise en compte du temps de travail
L’écart salarial atteint 25 à 30 % et demeure de 15 % à caractéristiques comparables
Les rémunérations sont équivalentes dès que les hommes et les femmes occupent un emploi similaire

L’écart salarial atteint 25 à 30 % et demeure de 15 % à caractéristiques comparables

Explication

L’écart salarial global est estimé entre 25 et 30 %, et il reste de 15 % toutes choses égales par ailleurs, ce qui renvoie à une discrimination entre les sexes. Des perceptions salariales comparables ne suffiraient donc pas à établir une égalité réelle des rémunérations.

44. Quelle évolution caractérise les nuisances physiques liées au travail ?

Les nuisances physiques diminuent dans l’ensemble grâce à la réduction des contraintes temporelles
Les nuisances de niveau moyen concernent surtout les emplois sans polyvalence ni pression temporelle
Les nuisances extrêmes progressent, tandis que celles de niveau moyen disparaissent progressivement
Les nuisances extrêmes diminuent, tandis que celles de niveau moyen persistent ou s’étendent

Les nuisances extrêmes diminuent, tandis que celles de niveau moyen persistent ou s’étendent

Explication

Les nuisances physiques extrêmes reculent, mais les nuisances intermédiaires persistent ou s’étendent avec la polyvalence et les contraintes de temps. La baisse des formes extrêmes ne permet donc pas de conclure à une diminution générale des pénibilités physiques.

45. Que désigne le déni dans le contexte de la santé au travail ?

La transformation d’une souffrance reconnue en revendication collective auprès de l’employeur
La recherche de marges de manœuvre pour réduire les contraintes physiques et temporelles
L’identification des causes professionnelles d’un trouble afin de pouvoir le traiter
Le refus de considérer une partie de la réalité, notamment la souffrance ou le danger

Le refus de considérer une partie de la réalité, notamment la souffrance ou le danger

Explication

Le déni consiste à écarter de la conscience une partie de la réalité extérieure ou intérieure, comme la souffrance et le danger. La reconnaissance de ces difficultés correspond au contraire à une étape permettant de les traiter comme des problèmes de travail.

46. Selon le modèle de Robert Karasek, dans quelle situation la tension au travail est-elle la plus forte ?

Lorsque les exigences sont élevées et que les salariés disposent d’une grande liberté
Lorsque les exigences sont faibles et que les marges de manœuvre sont importantes
Lorsque les exigences sont élevées et que les marges de manœuvre sont réduites
Lorsque les exigences sont faibles et que les salariés disposent de peu d’autonomie

Lorsque les exigences sont élevées et que les marges de manœuvre sont réduites

Explication

La tension au travail apparaît lorsque de fortes exigences de volume, de qualité et de vitesse s’accompagnent de marges de manœuvre limitées. Une grande autonomie peut au contraire réduire cette tension, même lorsque les exigences sont importantes.

47. Quelle combinaison favorise l’apparition des troubles musculo-squelettiques ?

Une faible pression de travail associée à une grande liberté dans le choix des gestes
Une exposition physique brève associée à des échanges fréquents avec les collègues
Une forte pression de travail associée à de faibles possibilités de choisir ses gestes
Une forte pression de travail compensée par une autonomie importante dans les mouvements

Une forte pression de travail associée à de faibles possibilités de choisir ses gestes

Explication

Les troubles musculo-squelettiques sont liés notamment à l’association d’une forte pression de travail et de faibles marges pour choisir ses gestes. Une autonomie importante peut modifier cette contrainte, mais ne constitue pas la combinaison décrite ici.

48. Comment définir la perte de sens du travail comme problème de santé ?

Une situation où la pression empêche de prendre du recul, d’échanger et de préserver les aspects enrichissants du métier
Une réduction des échanges entre collègues causée par une organisation choisie par les salariés
Une insatisfaction passagère liée à une préférence personnelle pour certaines tâches professionnelles
Une difficulté à apprendre de nouvelles procédures lorsque les exigences techniques augmentent

Une situation où la pression empêche de prendre du recul, d’échanger et de préserver les aspects enrichissants du métier

Explication

La perte de sens est un trouble de santé dans lequel la pression empêche le recul, les échanges et la préservation des dimensions enrichissantes du métier. Elle dépasse donc une simple insatisfaction et peut contribuer à des troubles graves.

49. Quel enchaînement décrit le mieux les effets possibles d’une pression professionnelle accrue ?

Reconnaissance plus rapide des difficultés, puis échanges renforcés et enrichissement du métier
Sacrifice de la variété et de l’apprentissage, puis insatisfaction et troubles de santé
Réduction des contraintes obligatoires, puis satisfaction accrue et amélioration de la santé
Développement de la variété et de l’apprentissage, puis autonomie et récupération durable

Sacrifice de la variété et de l’apprentissage, puis insatisfaction et troubles de santé

Explication

La pression peut conduire à sacrifier la variété, l’apprentissage et les tâches non obligatoires, ce qui favorise l’insatisfaction puis des troubles comme le burn-out ou le syndrome de fatigue chronique. L’insatisfaction seule n’est pas encore un trouble de santé, mais elle peut s’inscrire dans ce processus.

50. Que peut provoquer une hausse de la pression dans les métiers de relation humaine ?

Une baisse de la qualité du travail et l’impossibilité d’accomplir la mission professionnelle, avec des conséquences graves
Une diminution des maladies longues parce que les salariés réduisent leur investissement relationnel
Une amélioration de la qualité du service grâce à une concentration accrue sur les tâches obligatoires
Une réorientation vers des activités techniques qui préserve la mission initiale malgré la pression

Une baisse de la qualité du travail et l’impossibilité d’accomplir la mission professionnelle, avec des conséquences graves

Explication

Dans les métiers de relation humaine, la pression peut contraindre les salariés à réduire la qualité du travail et à ne plus accomplir leur mission, ce qui peut entraîner de longues maladies ou des suicides. L’intensification ne garantit donc pas une meilleure qualité du service.

51. Quelle répartition caractérise les maladies professionnelles reconnues ?

Les troubles musculosquelettiques représentent 88 %, contre 5,7 % pour les infections liées à l’amiante
Les deux catégories représentent des proportions proches parmi les maladies professionnelles reconnues
Les troubles musculosquelettiques représentent 5,7 %, contre 88 % pour les infections liées à l’amiante
Les infections liées à l’amiante représentent 88 %, contre 5,7 % pour les troubles musculosquelettiques

Les troubles musculosquelettiques représentent 88 %, contre 5,7 % pour les infections liées à l’amiante

Explication

Les troubles musculosquelettiques sont largement majoritaires avec 88 % des maladies professionnelles reconnues, tandis que les infections liées à l’amiante en représentent 5,7 %. L’amiante constitue donc une catégorie beaucoup moins fréquente dans cette répartition.

52. Pourquoi le nombre de maladies professionnelles reconnues peut-il augmenter ?

Parce que l’intensification du travail a supprimé les difficultés de diagnostic liées aux expositions anciennes
Parce que les effets de l’amiante sont immédiats et expliquent à eux seuls l’évolution des reconnaissances
Parce que leur origine est mieux identifiée, que le travail s’intensifie et que les effets différés de l’amiante apparaissent
Parce que chaque hausse des reconnaissances correspond directement à une hausse équivalente des pathologies réelles

Parce que leur origine est mieux identifiée, que le travail s’intensifie et que les effets différés de l’amiante apparaissent

Explication

La hausse des reconnaissances s’explique par une meilleure connaissance de l’origine professionnelle, l’intensification du travail et les effets différés de l’amiante. Elle ne traduit pas nécessairement une progression équivalente des pathologies, car l’identification et la reconnaissance jouent aussi un rôle.

53. Que montrent les déclarations de salariés concernant les accidents entraînant des soins en 2005 ?

12 % n’ont pas été signalés à la Sécurité sociale, 32 % n’ont pas été reconnus et près de la moitié n’ont pas été déclarés à l’entreprise
12 % n’ont pas été déclarés à la Sécurité sociale, 32 % n’ont pas été reconnus et près de la moitié n’ont pas été signalés à l’entreprise
12 % n’ont pas été reconnus, 32 % n’ont pas été signalés à l’entreprise et près de la moitié n’ont pas été déclarés à la Sécurité sociale
12 % n’ont pas été signalés à l’entreprise, 32 % n’ont pas été déclarés à la Sécurité sociale et près de la moitié n’ont pas été reconnus

12 % n’ont pas été signalés à l’entreprise, 32 % n’ont pas été déclarés à la Sécurité sociale et près de la moitié n’ont pas été reconnus

Explication

Les données citées par la Dares en 2011 indiquent que 12 % des accidents n’ont pas été signalés à l’entreprise, 32 % n’ont pas été déclarés à la Sécurité sociale et près de la moitié n’ont pas été reconnus. Les autres répartitions inversent les pourcentages associés à ces étapes.

54. Quelle estimation concerne les cancers attribuables aux expositions professionnelles en France ?

Ils représenteraient 4 à 8,5 % des nouveaux cancers, soit environ 14 000 à 30 000 cas, alors que moins de 2 000 sont reconnus comme professionnels
Ils représenteraient 8,5 à 14 % des nouveaux cancers, soit environ 30 000 à 50 000 cas, tous identifiés comme professionnels
Ils représenteraient 14 à 30 % des nouveaux cancers, soit environ 4 000 à 8 500 cas, alors que 2 000 sont reconnus comme professionnels
Ils représenteraient moins de 2 % des nouveaux cancers, soit environ 2 000 à 4 000 cas, dont la majorité serait reconnue comme professionnelle

Ils représenteraient 4 à 8,5 % des nouveaux cancers, soit environ 14 000 à 30 000 cas, alors que moins de 2 000 sont reconnus comme professionnels

Explication

Les expositions professionnelles seraient responsables de 4 à 8,5 % des nouveaux cancers, soit 14 000 à 30 000 cas, tandis que moins de 2 000 sont reconnus comme professionnels. Cette différence souligne l’écart entre l’estimation des cas attribuables et leur reconnaissance administrative.

55. Selon la définition du Bureau international du travail, qui appartient à la population active ?

Les personnes ni en emploi ni au chômage, lorsqu’elles sont disponibles
Les personnes en emploi et celles qui recherchent un emploi
Les personnes en emploi, à l’exclusion des personnes sans emploi
Les personnes sans emploi, y compris celles qui ne cherchent pas d’emploi

Les personnes en emploi et celles qui recherchent un emploi

Explication

La population active regroupe les actifs occupés et les chômeurs qui recherchent un emploi. Les personnes inactives ne sont ni en emploi ni au chômage, ce qui les exclut de cette catégorie.

56. Quelle situation correspond à la définition d’un chômeur au sens du Bureau international du travail ?

Une personne de 16 ans sans emploi, disponible sous deux semaines et recherchant activement un emploi
Une personne de 20 ans sans emploi qui prévoit de commencer une formation dans trois mois
Une personne de 16 ans en emploi à temps partiel qui souhaite travailler davantage
Une personne de 14 ans disponible rapidement mais ne menant aucune recherche d’emploi

Une personne de 16 ans sans emploi, disponible sous deux semaines et recherchant activement un emploi

Explication

Le chômage au sens du BIT suppose notamment d’avoir au moins 15 ans, de ne pas avoir travaillé durant la semaine de référence, d’être disponible sous deux semaines et de rechercher activement un emploi. Le travail à temps partiel, l’absence de recherche ou le projet de formation ne répondent pas à cette définition.

57. Une économie compte 30 millions d’actifs et 50 millions d’habitants : comment calculer son taux d’activité ?

3050×100=60 %\frac{30}{50} \times 100 = 60\,\%
5030×100=166,7 %\frac{50}{30} \times 100 = 166{,}7\,\%
3020×100=150 %\frac{30}{20} \times 100 = 150\,\%
2030×100=66,7 %\frac{20}{30} \times 100 = 66{,}7\,\%

$$\frac{30}{50} \times 100 = 60\,\%$$

Explication

Le taux d’activité rapporte le nombre d’actifs à la population totale, soit 3050×100=60 %\frac{30}{50} \times 100 = 60\,\%. Le rapport entre chômeurs et actifs correspond plutôt au taux de chômage.

58. Quelle évolution a principalement contribué à la hausse de la population active française entre 1962 et aujourd’hui ?

La prolongation des études, la diminution de la population adulte et la retraite plus précoce
La baisse de l’immigration, le départ du baby-boom et le recul de l’activité féminine
La progression du travail indépendant, la baisse des naissances et le recul de l’emploi salarié
L’immigration, l’arrivée du baby-boom et l’activité accrue des femmes de 25 à 54 ans

L’immigration, l’arrivée du baby-boom et l’activité accrue des femmes de 25 à 54 ans

Explication

La population active est passée d’environ 20 millions en 1962 à plus de 30 millions, notamment grâce à l’immigration, à l’arrivée du baby-boom sur le marché du travail et à la hausse de l’activité salariée des femmes de 25 à 54 ans. La prolongation des études a plutôt réduit la présence des jeunes dans la population active.

59. Quel emploi correspond à la définition d’un emploi atypique ?

Un emploi stable correspondant à la norme de référence
Un poste permanent à temps plein dans une entreprise
Un contrat à durée indéterminée à temps plein
Un contrat à durée déterminée à temps plein

Un contrat à durée déterminée à temps plein

Explication

Un emploi atypique déroge à la norme du CDI à temps plein, notamment par la durée ou la stabilité du contrat ou par la durée du travail. Le CDI à temps plein constitue au contraire l’emploi typique de référence.

60. Comment a évolué la part des contrats temporaires dans l’emploi total depuis le début des années 1980 ?

Elle est passée d’environ 5 % à près de 12 %.
Elle est passée d’environ 12 % à près de 5 %.
Elle est restée proche de 5 % sur toute la période.
Elle a progressé d’environ 17 % à près de 27 %.

Elle est passée d’environ 5 % à près de 12 %.

Explication

La part des contrats temporaires, notamment les CDD et l’intérim, a augmenté d’environ 5 % au début des années 1980 à près de 12 % en 2024. Le chiffre de 17,6 % concerne le temps partiel et non les contrats temporaires.

61. Quel énoncé décrit correctement le temps partiel et son évolution ?

Il concerne la stabilité du contrat et représente aujourd’hui 11,8 % de l’emploi total.
Il concerne la durée du contrat et représentait déjà près de 27 % de l’emploi dans les années 1960.
Il concerne la durée du travail et représente aujourd’hui 17,6 % de l’emploi total.
Il concerne l’accès à l’emploi et dépasse aujourd’hui 90 % des nouvelles embauches.

Il concerne la durée du travail et représente aujourd’hui 17,6 % de l’emploi total.

Explication

Le temps partiel porte sur la durée du travail et représente aujourd’hui 17,6 % de l’emploi total, alors qu’il était presque inexistant dans les années 1960. Les CDD et l’intérim renvoient principalement à la stabilité du contrat.

62. Pourquoi les emplois précaires peuvent-ils constituer à la fois un préalable à l’embauche et un prélude au chômage ?

Ils servent souvent à recruter, mais sont aussi supprimés en premier lors d’un retournement conjoncturel.
Ils remplacent les formations longues, mais deviennent plus stables lorsque l’activité économique diminue.
Ils réduisent les entrées dans l’emploi, mais sont conservés en priorité lorsque les entreprises licencient.
Ils garantissent une insertion durable, mais ralentissent les recrutements quand la croissance accélère.

Ils servent souvent à recruter, mais sont aussi supprimés en premier lors d’un retournement conjoncturel.

Explication

Les emplois précaires peuvent permettre à l’employeur de recruter, puis être supprimés rapidement lorsque la conjoncture se retourne. Ils facilitent donc certaines embauches tout en exposant davantage leurs occupants à une rupture d’emploi.

63. Pourquoi le taux de chômage des jeunes peut-il atteindre près de 19 % alors que leur part au chômage est d’environ 7 % ?

Le taux de chômage est calculé parmi les jeunes actifs, tandis que la part au chômage rapporte les chômeurs à toute leur classe d’âge.
Le taux de chômage inclut les étudiants, tandis que la part au chômage concerne les jeunes actifs en emploi.
Le taux de chômage concerne les diplômés, tandis que la part au chômage concerne les jeunes sans qualification.
Le taux de chômage mesure les emplois précaires, tandis que la part au chômage mesure les contrats à durée indéterminée.

Le taux de chômage est calculé parmi les jeunes actifs, tandis que la part au chômage rapporte les chômeurs à toute leur classe d’âge.

Explication

Le taux de chômage des jeunes est calculé parmi les jeunes actifs, tandis que la part au chômage est rapportée à l’ensemble des 15-24 ans, notamment aux étudiants. Les deux indicateurs n’ont donc pas le même dénominateur.

64. Quelle caractéristique concerne les jeunes de 15 à 24 ans en emploi en 2024 ?

Moins de 42 % occupent un emploi à durée indéterminée.
Environ 76 % occupent un emploi à durée indéterminée.
Plus de 90 % occupent un emploi à durée indéterminée.
Près de 19 % occupent un emploi à durée indéterminée.

Moins de 42 % occupent un emploi à durée indéterminée.

Explication

En 2024, moins de 42 % des jeunes de 15 à 24 ans en emploi occupent un emploi à durée indéterminée. La proportion d’environ 76 % concerne les actifs des autres tranches d’âge.

65. Quelle distinction oppose correctement le déclassement statistique et le déclassement subjectif ?

Le premier mesure la durée du contrat, tandis que le second mesure la fréquence du chômage selon le diplôme.
Le premier dépend du ressenti de l’individu, tandis que le second repose sur les relations observées entre formation et emploi.
Le premier compare les salaires, tandis que le second compare la stabilité des emplois selon l’âge.
Le premier repose sur les relations observées entre formation et emploi, tandis que le second dépend du ressenti de l’individu.

Le premier repose sur les relations observées entre formation et emploi, tandis que le second dépend du ressenti de l’individu.

Explication

Le déclassement statistique s’appuie sur la fréquence observée des correspondances entre niveaux de formation et emplois occupés. Le déclassement subjectif renvoie à la perception qu’a l’individu de l’écart entre sa formation et son emploi.

66. Quel lien général entre diplôme, chômage et accès au CDI est établi pour les jeunes ?

Un diplôme plus élevé réduit le chômage, mais diminue les chances d’obtenir un emploi à durée indéterminée.
Un diplôme plus élevé est associé à un risque de chômage plus élevé et à de moindres chances d’accéder à un CDI.
Le niveau de diplôme ne modifie pas les chances d’emploi, car chaque diplôme garantit un accès comparable au CDI.
Un diplôme plus élevé est associé à un risque de chômage plus faible et à de meilleures chances d’accéder à un CDI.

Un diplôme plus élevé est associé à un risque de chômage plus faible et à de meilleures chances d’accéder à un CDI.

Explication

Lorsque le niveau de diplôme augmente, la probabilité d’être au chômage diminue et les chances d’accéder à un CDI augmentent. Cette relation améliore les perspectives d’emploi sans garantir totalement l’accès à un poste.

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