QCM : Soudage TIG et défauts — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément caractérise le procédé de soudage TIG, également désigné par le numéro 141 ?

Une électrode réfractaire en tungstène protégée par un gaz inerte
Une électrode en aluminium refroidie par un flux solide
Une électrode en carbone utilisée sans protection gazeuse
Une électrode fusible en acier protégée par un gaz actif

Une électrode réfractaire en tungstène protégée par un gaz inerte

Explication

Le procédé TIG n° 141 emploie une électrode réfractaire en tungstène et une protection gazeuse inerte. Une électrode fusible associée à un gaz actif correspond plutôt à d’autres procédés, comme le MAG.

2. Pour quelle combinaison de matériau et de courant le soudage TIG est-il particulièrement adapté ?

L’inox avec un courant continu en polarité inverse
L’aluminium avec un courant alternatif
L’acier avec un courant alternatif
L’aluminium avec un courant continu en polarité directe

L’aluminium avec un courant alternatif

Explication

En TIG, le courant alternatif est spécialement utilisé pour souder l’aluminium. Le courant continu en polarité directe convient plutôt aux aciers et aux inox et produit une forte pénétration.

3. Lors du soudage TIG de l’aluminium en courant alternatif, quel rôle jouent les deux alternances ?

L’une brise l’alumine et l’autre favorise la pénétration
L’une chauffe l’électrode et l’autre refroidit le métal
L’une protège contre l’air et l’autre dépose le métal
L’une augmente le débit de gaz et l’autre réduit l’intensité

L’une brise l’alumine et l’autre favorise la pénétration

Explication

En courant alternatif, une alternance en polarité inverse brise la couche d’alumine, tandis que l’autre permet la pénétration. Les autres propositions attribuent aux alternances des fonctions qui ne décrivent pas le procédé.

4. Une pièce en acier de e=4 mme = 4\ \mathrm{mm} doit être soudée au TIG. Quelle plage d’intensité correspond à la règle applicable à l’acier ?

I=50 aˋ 60 AI = 50\text{ à }60\ \mathrm{A}
I=25 aˋ 30 AI = 25\text{ à }30\ \mathrm{A}
I=100 aˋ 120 AI = 100\text{ à }120\ \mathrm{A}
I=200 aˋ 240 AI = 200\text{ à }240\ \mathrm{A}

$$I = 100\text{ à }120\ \mathrm{A}$$

Explication

Pour l’acier et l’inox, l’intensité se calcule avec I=25 aˋ 30 A×eI = 25\text{ à }30\ \mathrm{A} \times e ; avec 4 mm, on obtient 100 à 120 A. La plage de 200 à 240 A applique à tort le coefficient de l’aluminium.

5. Pour une épaisseur d’aluminium donnée, quelle relation permet de déterminer l’intensité de soudage TIG ?

I=70 aˋ 150 A×eI = 70\text{ à }150\ \mathrm{A} \times e
I=50 aˋ 60 A×eI = 50\text{ à }60\ \mathrm{A} \times e
I=25 aˋ 30 A×eI = 25\text{ à }30\ \mathrm{A} \times e
I=10 aˋ 12 A×eI = 10\text{ à }12\ \mathrm{A} \times e

$$I = 50\text{ à }60\ \mathrm{A} \times e$$

Explication

L’aluminium demande une intensité calculée selon I=50 aˋ 60 A×eI = 50\text{ à }60\ \mathrm{A} \times e. Le coefficient de 25 à 30 A par unité d’épaisseur concerne l’acier et l’inox.

6. Quel diamètre de buse correspond à une intensité de soudage comprise entre 150 et 250 A ?

8–10 mm
12–15 mm
10–12 mm
6–8 mm

10–12 mm

Explication

Une intensité comprise entre 150 et 250 A nécessite une buse de 10 à 12 mm. Les diamètres de 6 à 8 mm et de 8 à 10 mm correspondent à des intensités plus faibles, tandis que 12 à 15 mm concerne 250 à 300 A.

7. Quelle est la fonction principale du gaz de protection en soudage TIG ?

Augmenter la vitesse de fusion de l’électrode
Isoler la soudure de l’air ambiant
Remplacer le métal d’apport dans le joint
Refroidir directement la pièce après soudage

Isoler la soudure de l’air ambiant

Explication

Le gaz de protection protège principalement la soudure contre l’air, ce qui explique l’emploi de gaz inertes comme l’argon et l’hélium. Il ne remplace ni le métal d’apport ni le rôle de l’électrode.

8. Lors du réglage d’un soudage TIG, quel paramètre doit être pris en compte avec le débit du gaz de protection ?

La position de soudage
La couleur de l’électrode
La longueur du câble de masse
La marque du métal d’apport

La position de soudage

Explication

La position de soudage influence le débit de gaz de protection à régler. Les autres paramètres proposés ne sont pas identifiés comme facteurs déterminant ce débit dans cette règle.

9. Quelle est la cause principale de la porosité dans un bain de soudure ?

La fusion incomplète de la racine du joint
La projection de métal fondu hors de la zone de soudage
Le piégeage de résidus solides entre deux passes
La présence de gaz introduits par l’humidité ou des contaminants

La présence de gaz introduits par l’humidité ou des contaminants

Explication

La porosité provient de gaz, notamment de l’oxygène, piégés dans le bain de soudure à cause de l’humidité ou de contaminants. Le piégeage de résidus solides caractérise plutôt l’inclusion de scories.

10. Quelle pratique contribue directement à prévenir la porosité pendant le soudage ?

Maintenir un débit optimal de gaz et nettoyer les surfaces
Augmenter fortement l’intensité et accélérer l’avance
Interrompre brusquement le cordon après chaque passe
Utiliser des surfaces humides pour stabiliser le bain

Maintenir un débit optimal de gaz et nettoyer les surfaces

Explication

Un débit optimal de gaz de protection et des surfaces propres limitent l’introduction de gaz et de contaminants dans le bain. L’humidité et les surfaces contaminées favorisent au contraire la porosité.

11. Quelle situation favorise le développement d’une contre-dépouille ?

Un stockage correct des matériaux dans un environnement sec
Un débit optimal de gaz avec des surfaces soigneusement nettoyées
Un remplissage progressif réalisé avec une chaleur bien contrôlée
Une vitesse excessive associée à une intensité trop élevée

Une vitesse excessive associée à une intensité trop élevée

Explication

Une vitesse de soudage excessive, une intensité trop élevée et une préparation insuffisante des bords favorisent la contre-dépouille. Le nettoyage et le contrôle du gaz concernent principalement la prévention de la porosité.

12. Pourquoi les fissures en soudure représentent-elles un risque important pour une structure métallique ?

Elles indiquent une présence de résidus solides entre les passes
Elles compromettent l’intégrité mécanique et la sécurité de l’assemblage
Elles produisent des gouttelettes projetées autour du bain de soudure
Elles forment des cavités liées à des gaz piégés dans le cordon

Elles compromettent l’intégrité mécanique et la sécurité de l’assemblage

Explication

Les fissures sont des défauts majeurs parce qu’elles peuvent compromettre l’intégrité mécanique des assemblages et la sécurité des structures. Les gouttelettes projetées et les gaz piégés désignent d’autres défauts de soudage.

13. Comment se définit un cratère en soudage ?

Des gouttelettes de métal projetées hors de la zone de soudage
Des gaz piégés dans le métal pendant la solidification
Des résidus solides enfermés entre plusieurs passes
Une cavité formée par un remplissage incomplet du cordon

Une cavité formée par un remplissage incomplet du cordon

Explication

Le cratère est une cavité résultant d’un remplissage non homogène, souvent après une solidification rapide ou une interruption brusque du cordon. Les gaz piégés correspondent plutôt à la porosité.

14. Quelle mesure réduit le risque d’éclaboussures pendant une opération de soudage ?

Augmenter la vitesse d’avance tout en diminuant fortement la chaleur
Interrompre rapidement le cordon avant son remplissage complet
Régler l’intensité, la polarité et l’angle de torche de façon adaptée
Conserver des impuretés sur les surfaces pour protéger le bain

Régler l’intensité, la polarité et l’angle de torche de façon adaptée

Explication

Les éclaboussures sont favorisées par une intensité excessive, une mauvaise polarité, un angle de torche inapproprié et des surfaces impures. Un réglage adapté de ces paramètres réduit donc les projections de métal fondu.

15. Quelle description correspond à une inclusion de scories ?

Des gouttelettes de métal projetées hors du bain
Une racine partiellement non soudée sur l’épaisseur du joint
Des résidus solides piégés dans le cordon de soudure
Des gaz introduits dans le bain par l’humidité ambiante

Des résidus solides piégés dans le cordon de soudure

Explication

L’inclusion de scories consiste en des résidus solides emprisonnés dans le cordon, souvent issus de contaminants ou d’un nettoyage insuffisant. Les gaz piégés caractérisent la porosité et non l’inclusion de scories.

16. Quelle combinaison de mesures aide à prévenir les inclusions de scories ?

Humidifier les surfaces, accroître les impuretés et accélérer fortement l’avance
Modifier la polarité, incliner la torche et augmenter les projections
Réduire le nettoyage, utiliser un flux dégradé et interrompre le cordon
Nettoyer chaque passe, employer un flux adapté et contrôler les paramètres

Nettoyer chaque passe, employer un flux adapté et contrôler les paramètres

Explication

Le nettoyage des surfaces et de chaque passe, l’emploi d’un flux adapté et le contrôle de la vitesse, de la température et de l’intensité préviennent les inclusions de scories. Un flux dégradé ou un nettoyage insuffisant augmente au contraire ce défaut.

17. Que caractérise un manque de pénétration dans un joint soudé ?

Des gaz forment des cavités à l’intérieur du métal solidifié
Le métal d’apport ne fusionne pas toute l’épaisseur et laisse la racine incomplète
Le cordon ne se lie pas correctement aux surfaces du métal de base
Des résidus solides restent emprisonnés entre les différentes passes

Le métal d’apport ne fusionne pas toute l’épaisseur et laisse la racine incomplète

Explication

Le manque de pénétration signifie que le métal d’apport ne fusionne pas toute l’épaisseur du joint, laissant la racine partiellement non soudée. L’absence de liaison entre le cordon et le métal de base correspond plutôt au manque de fusion.

18. Quelle modification peut aider à prévenir un manque de pénétration ?

Employer un diamètre incohérent et laisser la racine sans préparation
Refroidir rapidement le joint et interrompre le cordon avant son remplissage
Augmenter l’intensité, réduire la vitesse et adapter la préparation de la racine
Diminuer l’intensité, accélérer l’avance et réduire l’écartement du joint

Augmenter l’intensité, réduire la vitesse et adapter la préparation de la racine

Explication

L’augmentation de l’intensité, la réduction de la vitesse d’avance et l’adaptation du chanfrein, du talon et de l’écartement favorisent une pénétration complète. Une intensité réduite et une avance accélérée limitent au contraire la fusion en profondeur.

19. Quel défaut correspond à des particules de l’électrode réfractaire détachées puis piégées dans le cordon ?

Une inclusion de scories
Une déformation angulaire
Une inclusion de tungstène
Un manque de pénétration

Une inclusion de tungstène

Explication

L’inclusion de tungstène provient de particules détachées de l’électrode réfractaire qui restent dans le cordon. Une inclusion de scories, en revanche, est liée à des résidus ou à du flux incorporés dans le métal soudé.

20. Laquelle de ces situations favorise directement une inclusion de tungstène pendant le soudage ?

L’utilisation d’une distance constante entre électrode et bain
Le nettoyage soigneux des surfaces avant soudage
Le contact de l’électrode avec le bain de fusion
Le maintien d’un débit d’argon suffisant

Le contact de l’électrode avec le bain de fusion

Explication

Le contact entre l’électrode et le bain ou le métal d’apport peut détacher des particules de tungstène et les incorporer au cordon. Les autres pratiques réduisent plutôt les risques de défauts ou stabilisent le procédé.

21. Quelle combinaison de mesures convient pour prévenir ou réparer une inclusion de tungstène détectée ?

Maintenir la distance, utiliser un amorçage haute fréquence, puis meuler et ressouder
Augmenter le contact avec le bain, réduire l’argon, puis recouvrir la zone
Accélérer la progression, émousser l’électrode, puis peindre la surface
Changer le métal de base, élargir le joint, puis laisser l’inclusion en place

Maintenir la distance, utiliser un amorçage haute fréquence, puis meuler et ressouder

Explication

La prévention repose notamment sur une distance constante, une électrode adaptée, un affûtage soigné, l’amorçage haute fréquence et un débit d’argon suffisant; une inclusion détectée doit être meulée puis ressoudée. Les autres combinaisons ne suppriment pas la cause du défaut et certaines l’aggravent.

22. Comment se forment les déformations de soudage au cours du cycle thermique ?

La dilatation puis le retrait du métal créent des contraintes
Le refroidissement produit des scories qui courbent le cordon
La fusion du métal de base empêche toute variation dimensionnelle
L’arc électrique transforme directement le joint en manque de fusion

La dilatation puis le retrait du métal créent des contraintes

Explication

La dilatation pendant le chauffage, suivie du retrait au refroidissement, génère des contraintes susceptibles de provoquer des retraits ou une déformation angulaire. Les scories et le manque de fusion sont des défauts distincts, qui n’expliquent pas ce mécanisme thermique.

23. Quelle méthode est adaptée pour limiter les déformations lors du soudage d’une structure ?

Réduire l’énergie, utiliser un bridage adapté et alterner les passes
Souder un seul côté sans préparation puis corriger librement après refroidissement
Augmenter l’énergie, supprimer les points et concentrer toutes les passes
Chauffer fortement la pièce, desserrer les montages et accélérer l’arc

Réduire l’énergie, utiliser un bridage adapté et alterner les passes

Explication

La réduction de l’énergie, le recours à des gabarits et à un bridage approprié, ainsi que l’alternance des passes limitent les contraintes et les déformations. Concentrer les passes ou supprimer le maintien de la pièce favorise au contraire les variations dimensionnelles.

24. Quel défaut décrit un cordon déposé sur le métal de base sans véritable liaison métallurgique ?

Un manque de fusion, aussi appelé collage
Un manque de pénétration à la racine
Un retrait longitudinal lié au refroidissement
Une inclusion de tungstène dans le cordon

Un manque de fusion, aussi appelé collage

Explication

Le manque de fusion, ou collage, correspond à l’absence de liaison métallurgique entre le cordon et le métal de base. Le manque de pénétration concerne plutôt une racine qui reste partiellement non soudée.

25. Une soudure présente un manque de fusion lié à des surfaces oxydées et à une progression trop rapide. Quelle correction est la plus appropriée ?

Nettoyer les surfaces, augmenter l’énergie et ralentir la progression
Éloigner la torche des flancs et diminuer le débit de métal
Réduire l’énergie, accélérer la torche et conserver les oxydes
Augmenter le bridage, raccourcir le joint et refroidir la racine

Nettoyer les surfaces, augmenter l’énergie et ralentir la progression

Explication

Le nettoyage ou le meulage des surfaces, l’augmentation de l’énergie et le ralentissement de la progression favorisent une liaison métallurgique correcte. Conserver les oxydes ou accélérer davantage le dépôt maintient les conditions qui provoquent le manque de fusion.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 39 flashcards sur Soudage TIG et défauts.

Qu'est-ce que le soudage TIG ?

Un procédé de soudage utilisant une électrode en tungstène et un gaz inerte.

Quel type de courant produit une forte pénétration en soudage TIG ?

Le courant continu en polarité directe.

Pour quel métal utilise-t-on le courant alternatif en soudage TIG ?

Pour l’aluminium.

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