Fiche de révision : Structure interne et discontinuités de la Terre

Plan du Cours

  1. Structure du globe terrestre
  2. Composition des roches
  3. Discontinuités sismiques
  4. Structure interne de la Terre
  5. Lithosphère et asthénosphère

1. Structure du globe terrestre

Notions clés & Définitions

Distribution bimodale des altitudes : Répartition des altitudes terrestres caractérisée par deux maxima distincts, l’un en milieu océanique et l’autre en milieu continental. Selon AUTEUR (date), cette distribution montre une différence notable entre ces deux types de reliefs, avec une moyenne de -3800 m en océan et +840 m en continent.

Relief océanique : Relief situé sous la surface des océans, marqué par des fonds marins variés, notamment des dorsales, des plaines abyssales et des fosses. Il présente une altitude moyenne de -3800 m, soit une surface très négative par rapport au niveau de référence.

Relief continental : Relief situé sur les continents, comprenant des montagnes, des plateaux et des plaines. Il possède une altitude moyenne de +840 m, ce qui indique une surface généralement positive par rapport au niveau de référence.

Altitude moyenne océanique : Valeur moyenne de l’altitude des fonds océaniques, estimée à -3800 m, reflétant la profondeur typique des fonds marins par rapport au niveau de référence.

Altitude moyenne continentale : Valeur moyenne de l’altitude des surfaces continentales, estimée à +840 m, représentant la hauteur moyenne des terres émergées par rapport au niveau de référence.

Points essentiels

La Terre présente une distribution bimodale des altitudes, avec une moyenne de -3800 m en milieu océanique et +840 m en milieu continental. Cette répartition a été établie grâce à des campagnes de mesure de profondeur océanique, qui ont permis de cartographier précisément la répartition des reliefs terrestres. Ces mesures ont montré un contraste marqué entre les zones continentales et océaniques, illustrant la différence de reliefs et d’altitudes entre ces deux environnements.

À retenir

La répartition bimodale des altitudes, avec des moyennes distinctes pour les zones océaniques et continentales, est essentielle pour comprendre la structure externe du globe et ses variations de relief.

2. Composition des roches

Notions clés & Définitions

  • AUTEUR : voir section 1

Roches magmatiques éruptives : AUTEUR (date) : roches issues d’un refroidissement rapide en surface, présentant une cristallisation imparfaite ou microlitique, souvent sans éléments différenciés visibles. Exemple : basalte.

Roches sédimentaires : (Aucune définition spécifique fournie dans le contenu source).

Roches métamorphiques : (Aucune définition spécifique fournie dans le contenu source).

Densité des roches : Masse volumique d’une roche, exprimée en g/cm³ ou en valeur numérique. La densité influence la distribution des reliefs terrestres.

Composition minéralogique et chimique : Ensemble des minéraux constitutifs d’une roche, déterminant ses propriétés physiques, notamment la couleur, la densité, et la structure cristalline. La composition chimique influence la densité et la couleur de la roche.

Points essentiels

La densité des roches est liée à leur composition minéralogique et chimique. La densité du gabbro (2.8) est plus élevée que celle du granite (2.6), ce qui explique en partie la différence de reliefs observée sur Terre.

L’observation à l’œil nu permet de distinguer deux types de roches magmatiques : celles cristallisées lentement en profondeur, appelées roches plutoniques, comme le granite, qui présentent des cristaux visibles (granulaires), et celles cristallisées rapidement en surface, appelées roches éruptives, comme le basalte, qui sont microlitiques ou imparfaitement cristallisées.

La couleur de la roche donne aussi des indications : une couleur claire, comme celle du granite, indique une forte présence de silice (quartz), tandis que des couleurs sombres, comme celles du gabbro, indiquent une moindre teneur en silice.

L’utilisation de la lumière polarisée en microscopie permet d’identifier les cristaux et leur agencement, comme le quartz, le mica, le pyroxène, la plagioclase, ou l’olivine, qui donnent des teintes caractéristiques et renseignent sur la composition minéralogique.

À retenir

L’étude détaillée des roches, notamment leur composition minéralogique et chimique, explique les différences physiques entre continents et océans, notamment en termes de densité, ce qui influence la distribution bimodale des altitudes sur Terre.

3. Discontinuités sismiques

Notions clés & Définitions

Discontinuité de Mohorovicic (Moho) : La discontinuité de Mohorovicic, ou Moho, est la limite séparant la croûte terrestre du manteau. Elle se situe à environ 30 km de profondeur. Elle est caractérisée par un changement brusque de la vitesse des ondes sismiques, indiquant une transition entre deux types de roches.

Discontinuité de Gutenberg : La discontinuité de Gutenberg, située vers 2900 km de profondeur, marque la frontière entre le manteau solide et le noyau liquide. Elle est confirmée par l'arrêt des ondes S, qui ne peuvent pas se propager dans un milieu liquide.

Discontinuité de Lehmann : La discontinuité de Lehmann, vers 5100 km de profondeur, délimite la graine solide du noyau interne. Elle est identifiée par un changement dans la vitesse des ondes sismiques, notamment une augmentation de la vitesse des ondes P.

Zone d'ombre sismique : Zone où les stations d'enregistrement ne reçoivent pas les ondes sismiques normalement, en raison de l'interruption ou de la déviation de leur propagation par des discontinuités ou des milieux liquides.

Ondes P et S : Les ondes P (primaires) sont des ondes de compression qui se propagent dans tous les milieux, tandis que les ondes S (secondaires) sont des ondes de cisaillement qui ne se déplacent pas dans les milieux liquides. Leur comportement permet d'identifier les discontinuités internes.

Réfraction et réflexion sismique : La réfraction est la déviation des ondes sismiques lorsqu'elles traversent une interface entre deux milieux de propriétés différentes. La réflexion est le rebond des ondes sur une discontinuité, permettant de localiser ces interfaces.

Points essentiels

  • La discontinuité de Mohorovicic sépare la croûte terrestre du manteau à environ 30 km de profondeur. Elle est détectée par une augmentation brusque de la vitesse des ondes sismiques.
  • La discontinuité de Gutenberg, vers 2900 km, marque la limite entre le manteau solide et le noyau liquide. Elle est confirmée par l'arrêt des ondes S, qui ne peuvent pas se propager dans le noyau liquide.
  • La discontinuité de Lehmann, vers 5100 km, délimite la graine solide du noyau interne. Elle est caractérisée par une augmentation de la vitesse des ondes P dans cette zone.

À retenir

Les discontinuités sismiques sont des interfaces clés qui révèlent la structure interne différenciée de la Terre, en se manifestant par des changements dans la vitesse et la propagation des ondes sismiques, permettant ainsi d'identifier les différentes couches du globe.

4. Structure interne de la Terre

Notions clés & Définitions

Croûte terrestre : La couche superficielle de la Terre, solide, qui constitue la surface émergée et la partie la plus fine de la structure terrestre.

Manteau : La couche située sous la croûte, composée principalement de roches solides mais ductiles, permettant une convection lente. Il contient une semelle de péridotite rigide.

Noyau externe liquide : La partie du noyau située sous le manteau, composée de matériaux liquides, notamment de fer fondu, qui ne permet pas la propagation des ondes S.

Noyau interne solide : La partie centrale du noyau, composée de matière solide, principalement de fer, dont la solidité est déduite de la propagation des ondes sismiques.

Péridotite : Roche ultramafique rigide présente dans le manteau, formant la semelle du manteau et participant à la lithosphère.

LVZ (Low Velocity Zone) : Zone de faible vitesse de propagation des ondes sismiques située dans le manteau, indiquant une zone plus ductile ou partiellement fondue.

Points essentiels

La Terre est composée de trois couches principales : la croûte, le manteau et le noyau. La croûte, couche superficielle, repose sur le manteau, qui contient une semelle de péridotite rigide formant la lithosphère. La lithosphère, comprenant la croûte et la partie rigide du manteau, repose sur une couche plus ductile appelée l’asthénosphère. La densité et la vitesse des ondes sismiques augmentent avec la profondeur, jusqu’à la discontinuité du noyau. Cette discontinuité, située à environ 2900 km de profondeur, marque la limite entre le manteau profond et le noyau. Les ondes S ne traversent pas cette discontinuité, ce qui indique que le noyau externe est liquide. La vitesse des ondes P augmente jusqu’à cette discontinuité, puis diminue brutalement sous le noyau. La propagation des ondes sismiques, notamment leur réflexion et réfraction à ces interfaces, permet de déduire la nature solide ou liquide des différentes couches.

À retenir

La structure interne de la Terre est stratifiée en couches aux propriétés physiques distinctes, où la croûte et le manteau sont solides, tandis que le noyau externe est liquide, cette organisation étant déterminée par la composition et l’état de la matière.

5. Lithosphère et asthénosphère

Notions clés & Définitions

Lithosphère : Ensemble de la croûte terrestre et de la partie supérieure rigide du manteau. Elle est caractérisée par sa rigidité et sa capacité à se casser. La lithosphère repose sur l’asthénosphère, formant la couche solide et cassante de la Terre.
Asthénosphère : Couche située sous la lithosphère, constituée de péridotites où les ondes sismiques ralentissent (zone LVZ). Elle présente un comportement ductile, permettant la déformation plastique. La lithosphère repose sur cette couche plus ductile.
Rigidité lithosphérique : Propriété de la lithosphère à résister à la déformation sans se déformer plastiquement, ce qui lui confère sa cassabilité.
Ductilité asthénosphérique : Capacité de l’asthénosphère à se déformer de manière plastique sous contrainte, en raison de sa nature plus visqueuse.
Épaisseur lithosphérique continentale : La couche de lithosphère continentale a une épaisseur moyenne d’environ 150 km.
Épaisseur lithosphérique océanique : La lithosphère océanique est en moyenne plus fine, avec une épaisseur d’environ 100 km.

Points essentiels

La lithosphère regroupe la croûte et la partie supérieure rigide du manteau, caractérisée par sa rigidité et sa capacité à se casser. Elle est en contact direct avec l’asthénosphère, une couche située en dessous, où les ondes sismiques ralentissent (zone LVZ), indiquant une déformation plastique. La lithosphère océanique est généralement plus fine, avec une épaisseur moyenne de 100 km, tandis que la lithosphère continentale est plus épaisse, atteignant en moyenne 150 km. La discontinuité de Mohorovicic (Moho) marque la séparation entre la croûte et le manteau, à environ 30 km de profondeur en moyenne dans le domaine continental. La lithosphère est rigide et cassante, reposant sur une couche ductile de péridotites dans l’asthénosphère, où la déformation est plastique. La différence de rigidité et de ductilité entre ces deux couches est fondamentale pour la dynamique tectonique de la Terre.

À retenir

La distinction entre la lithosphère rigide et l’asthénosphère ductile est essentielle pour comprendre la dynamique des mouvements tectoniques terrestres.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésDescriptionAuteur / Référence
Distribution bimodale des altitudesAltitude moyenne océanique : -3800 mRelief océanique sous-marin, fonds marins variésAUTEUR (date)
Altitude moyenne continentale : +840 mRelief terrestre, montagnes, plaines, plateauxAUTEUR (date)
Composition des roches magmatiquesRoches éruptives (basalte)Cristallisation rapide en surface, microlitiqueAUTEUR (date)
Roches plutoniques (granite)Cristallisation lente en profondeur, cristaux visiblesAUTEUR (date)
Discontinuités sismiquesMohoLimite croûte/manteau, à 30 km, changement de vitesse des ondesAUTEUR (date)
GutenbergLimite manteau/noyau, à 2900 km, arrêt ondes SAUTEUR (date)
LehmannLimite noyau interne/noyau externe, à 5100 km, augmentation vitesse PAUTEUR (date)
Structure interne de la TerreCroûte, manteau, noyau externe et interneCouches différenciées avec propriétés physiques distinctesAUTEUR (date)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la discontinuité de Mohorovicic (Moho) avec celle de Gutenberg : la première concerne la croûte/manteau, la seconde le manteau/noyau.
  2. Confusion entre roches magmatiques éruptives et plutoniques : cristallisation rapide vs lente.
  3. Mal interpréter la densité : une densité plus élevée ne signifie pas forcément un relief plus élevé.
  4. Oublier que les ondes S ne se propagent pas dans le noyau liquide, ce qui est clé pour identifier la discontinuité de Gutenberg.
  5. Confondre relief océanique et continental : altitudes négatives vs positives.
  6. Négliger l’importance des variations minéralogiques dans la composition des roches pour expliquer leurs propriétés physiques.
  7. Confondre la zone d’ombre sismique avec une discontinuité spécifique : zone d’absorption ou déviation des ondes.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la distribution bimodale des altitudes et ses valeurs moyennes pour océan (-3800 m) et continent (+840 m).
  2. Savoir décrire le relief océanique et continental en termes d’altitude moyenne.
  3. Expliquer comment les campagnes de mesure ont permis d’établir cette répartition bimodale.
  4. Connaître les principales roches magmatiques : basalte (éruptive), granite (plutonique), avec leurs caractéristiques cristallines.
  5. Comprendre l’impact de la composition minéralogique et chimique sur la densité des roches.
  6. Identifier les discontinuités sismiques principales : Moho (30 km), Gutenberg (~2900 km), Lehmann (~5100 km).
  7. Savoir ce que révèle chaque discontinuité sur la structure interne de la Terre.
  8. Connaître les propriétés physiques du noyau externe liquide et du noyau interne solide.
  9. Maîtriser le rôle des ondes P et S dans l’identification des discontinuités internes.
  10. Connaître les couches principales de la structure interne : croûte, manteau, noyau externe et interne.
  11. Comprendre le concept de LVZ dans le manteau supérieur.
  12. Être capable d’expliquer comment la propagation des ondes sismiques permet de cartographier l’intérieur du globe.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Structure interne et discontinuités de la Terre avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Qui est crédité de la découverte ou de la formulation de la discontinuité de Mohorovicic (Moho) ?

2. Quelle est la valeur moyenne de l'altitude des fonds océaniques, représentant le relief océanique ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Structure interne et discontinuités de la Terre avec 9 flashcards interactives.

Distribution bimodale — définition ?

Répartition des altitudes en deux maxima distincts.

Distribution bimodale — définition?

Altitudes concentrées en deux maxima distincts.

Relief océanique — altitude ?

En moyenne -3800 m.

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