QCM : Système éducatif français — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise la construction historique de l’école réunionnaise actuelle ?

L’instruction a été réservée aux groupes privilégiés
L’instruction est restée liée à l’appartenance sociale
L’instruction est progressivement devenue un droit commun
L’instruction s’est concentrée sur les fonctions coloniales

L’instruction est progressivement devenue un droit commun

Explication

L’école réunionnaise actuelle résulte d’une construction historique au cours de laquelle l’instruction a progressivement acquis le statut de droit commun. La situation contemporaine ne correspond donc pas à une instruction durablement réservée à certains groupes sociaux.

2. À quelle date La Réunion devient-elle un département français ?

Le 4 octobre 1958
Le 1er janvier 1947
Le 8 mai 1945
Le 19 mars 1946

Le 19 mars 1946

Explication

La Réunion devient un département français le 19 mars 1946. Cette transformation administrative ne se produit ni à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, ni lors de l’adoption de la Constitution de 1958.

3. Dans la société coloniale et esclavagiste de Bourbon, à qui l’instruction est-elle longtemps principalement destinée ?

Aux travailleurs agricoles après leur journée
À l’ensemble des enfants sans distinction
À une minorité de la population
Aux seuls responsables des institutions religieuses

À une minorité de la population

Explication

Dans la société coloniale et esclavagiste de Bourbon, l’instruction reste longtemps réservée à une minorité et répond à plusieurs enjeux de la société coloniale. Elle ne vise donc pas encore l’accès général de tous les enfants à l’école.

4. Quel rôle les congrégations jouent-elles à partir de 1815-1816 à Bourbon ?

Elles organisent la formation universitaire des fonctionnaires coloniaux
Elles remplacent les écoles primaires par des ateliers agricoles
Elles administrent le vice-rectorat chargé de l’éducation
Elles développent l’instruction auprès de plusieurs groupes de population

Elles développent l’instruction auprès de plusieurs groupes de population

Explication

À partir de 1815-1816, les congrégations, notamment les Frères des écoles chrétiennes, jouent un rôle majeur auprès des libres de couleur, des affranchis et des Blancs pauvres. Leur action concerne donc l’instruction de plusieurs groupes sociaux, et non l’administration générale du système éducatif.

5. À la fin du XIXe siècle, quelle situation caractérise la fréquentation scolaire à La Réunion ?

Environ 18 000 enfants fréquentent l’école, soit près de deux sur trois
Environ 24 000 enfants fréquentent l’école, soit presque tous les enfants
Environ 12 000 enfants fréquentent l’école, soit près d’un sur deux
Environ 6 000 enfants fréquentent l’école, soit près d’un sur quatre

Environ 12 000 enfants fréquentent l’école, soit près d’un sur deux

Explication

À la fin du XIXe siècle, environ 12 000 enfants fréquentent l’école, ce qui représente approximativement un enfant sur deux. Beaucoup quittent toutefois l’école après le primaire pour travailler dans les champs, ce qui écarte les estimations plus élevées.

6. Quelle mesure est instaurée en France en 1881 concernant l’enseignement primaire public ?

L’obligation d’instruction de six à dix ans
La gratuité de l’enseignement primaire public
La laïcisation du personnel des écoles publiques
La création d’une École normale à La Réunion

La gratuité de l’enseignement primaire public

Explication

En 1881, l’enseignement primaire public devient gratuit en France. L’obligation d’instruction et la laïcisation des programmes relèvent de 1882, tandis que l’École normale réunionnaise ouvre également en 1882.

7. Quelle combinaison correspond aux mesures scolaires françaises de 1882 ?

École normale ouverte et enseignement primaire réservé aux garçons
Instruction obligatoire jusqu’à seize ans et programmes religieux
Instruction obligatoire de six à dix ans et programmes laïcisés
École primaire gratuite et personnel scolaire laïcisé

Instruction obligatoire de six à dix ans et programmes laïcisés

Explication

En 1882, l’instruction devient obligatoire de six à dix ans et les programmes sont laïcisés. La gratuité de l’enseignement primaire public avait été instaurée en 1881, tandis que la laïcisation du personnel intervient en 1886.

8. Quelle association entre institution et fonction est correcte à La Réunion au début des années 1880 ?

Le vice-rectorat organise l’éducation et l’École normale forme les enseignants
Le vice-rectorat enseigne aux enfants et l’École normale contrôle les programmes
Le vice-rectorat forme les enseignants et l’École normale organise l’éducation
Le vice-rectorat laïcise le personnel et l’École normale impose la gratuité

Le vice-rectorat organise l’éducation et l’École normale forme les enseignants

Explication

Un vice-rectorat est créé à La Réunion en 1880 pour assurer l’organisation administrative de l’éducation, puis une École normale ouvre en 1882 pour former les enseignants. Les deux institutions ont donc des fonctions distinctes et complémentaires.

9. Quelle articulation caractérise les programmes scolaires coloniaux appliqués à La Réunion ?

Ils remplacent les références françaises par une histoire scolaire propre à l’île.
Ils privilégient les modèles métropolitains sans utiliser les ressources locales.
Ils transmettent les valeurs françaises en intégrant l’histoire et le milieu réunionnais.
Ils enseignent les réalités réunionnaises en écartant la géographie nationale.

Ils transmettent les valeurs françaises en intégrant l’histoire et le milieu réunionnais.

Explication

Les programmes associent la transmission des valeurs françaises à l’étude de l’histoire, de la géographie, de l’environnement et des ressources de La Réunion. L’idée d’écarter les références nationales contredit cette articulation entre cadre français et contexte local.

10. Que prévoit l’arrêté du 12 décembre 1907 concernant les supports de l’enseignement à La Réunion ?

Les leçons doivent s’appuyer sur des objets métropolitains adaptés au contexte insulaire.
Le français est remplacé en classe par l’observation du milieu réunionnais.
Les objets observables dans l’île servent de supports reliés au cadre national.
Les enseignants choisissent des exemples locaux sans les rattacher aux programmes nationaux.

Les objets observables dans l’île servent de supports reliés au cadre national.

Explication

L’arrêté demande d’utiliser des objets et des phénomènes observables à La Réunion tout en les reliant au cadre national. Le milieu local ne remplace donc pas le français ni les références nationales, mais sert de support pédagogique.

11. Quelle était la situation scolaire de La Réunion en 1946 ?

Elle comptait 170 écoles communales, 26 coloniales et 46 privées.
Elle comptait 170 écoles coloniales, 46 communales et 26 privées.
Elle comptait 170 écoles privées, 26 communales et 46 coloniales.
Elle comptait 170 écoles coloniales, 26 communales et 46 privées.

Elle comptait 170 écoles coloniales, 26 communales et 46 privées.

Explication

En 1946, La Réunion compte 170 écoles coloniales, 26 écoles communales et 46 écoles privées. Les autres réponses intervertissent les catégories et leurs effectifs.

12. Quelle revendication caractérise la grève générale des instituteurs réunionnais en 1963 ?

L’extension du temps passé à l’école pour accroître la scolarisation.
La réduction des inégalités de réussite entre les différents parcours scolaires.
L’égalité salariale et statutaire avec les instituteurs de métropole.
L’augmentation rapide du nombre d’élèves accueillis dans les établissements.

L’égalité salariale et statutaire avec les instituteurs de métropole.

Explication

La grève de 1963, longue de 62 jours, revendique l’égalité salariale, l’égalité statutaire avec les instituteurs de métropole et la dignité professionnelle. L’augmentation des effectifs et du temps scolaire relève de la massification, non de l’objet principal de cette grève.

13. Quelle évolution des effectifs scolaires illustre la massification à La Réunion entre les années 1960 et 1965 ?

Le nombre d’élèves passe de 43 900 à 107 100.
Le nombre d’élèves passe de 29 000 à 46 637.
Le nombre d’élèves passe de 62 000 à 91 580.
Le nombre d’élèves passe de 43 900 à 62 000.

Le nombre d’élèves passe de 43 900 à 107 100.

Explication

Les effectifs scolarisés augmentent de 43 900 à 107 100 entre les années 1960 et 1965, tandis que le taux annoncé atteint 91,58 % en 1965. Les autres valeurs ne correspondent pas à l’évolution indiquée.

14. Quelle distinction permet de différencier la massification scolaire de la démocratisation scolaire ?

La massification développe la neutralité scolaire, tandis que la démocratisation organise la gratuité publique.
La massification réduit les inégalités de réussite, tandis que la démocratisation accroît les effectifs scolaires.
La massification améliore les statuts professionnels, tandis que la démocratisation augmente les salaires enseignants.
La massification accroît les effectifs et le temps scolaire, tandis que la démocratisation réduit les inégalités.

La massification accroît les effectifs et le temps scolaire, tandis que la démocratisation réduit les inégalités.

Explication

La massification désigne l’augmentation du nombre d’élèves accueillis et du temps passé à l’école. La démocratisation concerne en plus la réduction des inégalités d’accès, de parcours et de réussite.

15. Pourquoi la gratuité de l’enseignement public ne suffit-elle pas à assurer l’égalité réelle des conditions scolaires ?

Parce que la gratuité impose des parcours identiques sans tenir compte des besoins individuels.
Parce que des dépenses matérielles peuvent encore peser sur les conditions de scolarisation.
Parce que la gratuité limite l’accès aux établissements publics pour les familles modestes.
Parce que la gratuité remplace les apprentissages par des aides matérielles aux élèves.

Parce que des dépenses matérielles peuvent encore peser sur les conditions de scolarisation.

Explication

La gratuité favorise l’égalité d’accès, mais certains coûts matériels restent nécessaires et peuvent créer des écarts entre élèves. Elle ne doit donc pas être confondue avec une égalité réelle des conditions.

16. Quelle mesure est associée à la loi du 16 juin 1881 portée par Jules Ferry ?

La neutralité religieuse complète du service public scolaire.
La gratuité de l’enseignement primaire public.
La reconnaissance juridique de la liberté de ne pas croire.
L’obligation générale d’instruction pour tous les enfants.

La gratuité de l’enseignement primaire public.

Explication

La loi du 16 juin 1881, associée à Jules Ferry, instaure la gratuité de l’enseignement primaire public. L’obligation d’instruction et la laïcité relèvent d’autres mesures et ne désignent pas directement cette loi.

17. Quelles sont les trois finalités complémentaires attribuées à l’école ?

Transmettre des savoirs, sélectionner les élèves et organiser leur orientation professionnelle.
Assurer la discipline, transmettre une religion et préparer aux examens nationaux.
Développer la compétition, renforcer l’autorité et favoriser la mobilité géographique.
Développer l’autonomie, former à la citoyenneté et préparer l’insertion sociale et professionnelle.

Développer l’autonomie, former à la citoyenneté et préparer l’insertion sociale et professionnelle.

Explication

L’école vise conjointement l’autonomie, la formation à la citoyenneté et la préparation à l’insertion sociale et professionnelle. Les autres propositions réduisent ses finalités à la sélection, à la discipline ou à la transmission religieuse.

18. Que garantit juridiquement le principe de laïcité dans le service public scolaire ?

La liberté de croire ou de ne pas croire et la neutralité de l’instituteur.
L’interdiction pour les élèves d’exprimer toute conviction personnelle à l’école.
La possibilité pour l’instituteur de promouvoir une religion dans ses enseignements.
La priorité accordée aux convictions religieuses majoritaires dans les activités scolaires.

La liberté de croire ou de ne pas croire et la neutralité de l’instituteur.

Explication

La laïcité garantit la liberté d’être croyant ou non, interdit de favoriser une religion et impose la neutralité de l’instituteur. Elle ne supprime donc pas la liberté de conviction et n’autorise pas la promotion d’un culte par l’enseignant.

19. Quelle distinction décrit correctement le premier et le second degré de l’enseignement scolaire ?

Le premier degré regroupe le collège et le lycée, tandis que le second degré comprend la maternelle et l’élémentaire.
Le premier degré comprend la maternelle et le collège, tandis que le second degré réunit l’élémentaire et le lycée.
Le premier degré désigne l’école élémentaire, tandis que le second degré réunit la maternelle et le collège.
Le premier degré regroupe la maternelle et l’élémentaire, tandis que le second degré comprend le collège et le lycée.

Le premier degré regroupe la maternelle et l’élémentaire, tandis que le second degré comprend le collège et le lycée.

Explication

Le premier degré comprend l’école maternelle et l’école élémentaire, alors que le second degré correspond au collège et au lycée. L’école élémentaire ne se confond donc pas avec l’ensemble du premier degré, puisqu’elle exclut la maternelle.

20. Quel enchaînement associe correctement chaque cycle de la scolarité obligatoire à son intitulé ?

Cycle 1 des apprentissages fondamentaux, cycle 2 des apprentissages premiers, cycle 3 d’approfondissement, cycle 4 de consolidation.
Cycle 1 d’approfondissement, cycle 2 de consolidation, cycle 3 des apprentissages fondamentaux, cycle 4 des apprentissages premiers.
Cycle 1 des apprentissages premiers, cycle 2 des apprentissages fondamentaux, cycle 3 de consolidation, cycle 4 d’approfondissement.
Cycle 1 de consolidation, cycle 2 d’approfondissement, cycle 3 des apprentissages premiers, cycle 4 des apprentissages fondamentaux.

Cycle 1 des apprentissages premiers, cycle 2 des apprentissages fondamentaux, cycle 3 de consolidation, cycle 4 d’approfondissement.

Explication

Les quatre cycles sont ordonnés des apprentissages premiers aux apprentissages fondamentaux, puis à la consolidation et à l’approfondissement. L’ordre proposé dans les autres réponses mélange les intitulés et les numéros des cycles.

21. Pourquoi le cycle 3 est-il particulièrement important dans le parcours scolaire ?

Il réunit le CP, le CE1 et le CE2, ce qui organise les premiers apprentissages fondamentaux.
Il comprend la petite section, la moyenne section et la grande section, ce qui prépare l’entrée à l’école élémentaire.
Il regroupe la 5e, la 4e et la 3e, ce qui prépare l’approfondissement des connaissances.
Il comprend le CM1, le CM2 et la 6e, ce qui renforce la continuité entre l’école et le collège.

Il comprend le CM1, le CM2 et la 6e, ce qui renforce la continuité entre l’école et le collège.

Explication

Le cycle 3 associe le CM1, le CM2 et la 6e afin de consolider les apprentissages et d’assurer la transition entre l’école et le collège. La maternelle relève du cycle 1, tandis que le CP au CE2 relève du cycle 2.

22. Quel objectif correspond particulièrement à l’école maternelle ?

Consolider les apprentissages fondamentaux en organisant la transition vers la classe de 6e.
Accompagner les élèves dans le choix d’une orientation et dans la construction d’un projet professionnel.
Préparer principalement les élèves aux examens du collège et approfondir les disciplines scolaires.
Développer le langage, favoriser les premiers apprentissages et apprendre à vivre avec les autres.

Développer le langage, favoriser les premiers apprentissages et apprendre à vivre avec les autres.

Explication

L’école maternelle contribue au développement du langage, aux premiers apprentissages, à l’épanouissement de l’enfant et à la vie collective. La consolidation disciplinaire et l’orientation correspondent à des étapes ultérieures de la scolarité.

23. Quel énoncé attribue correctement l’employeur de chacun de ces professionnels de l’école primaire ?

Le professeur des écoles relève de l’État, l’ATSEM de la commune et l’AESH du rectorat.
Le professeur des écoles relève de l’État, l’ATSEM du rectorat et l’AESH de la commune.
Le professeur des écoles relève de la commune, l’ATSEM de l’État et l’AESH du rectorat.
Le professeur des écoles relève du rectorat, l’ATSEM de l’État et l’AESH de la commune.

Le professeur des écoles relève de l’État, l’ATSEM de la commune et l’AESH du rectorat.

Explication

Le professeur des écoles est employé par l’État, l’ATSEM par la commune et l’AESH est recruté par le rectorat. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer l’ATSEM à l’État alors qu’il relève de la commune.

24. Quelle responsabilité relève notamment du directeur d’école ?

Définir les programmes nationaux et organiser les concours de recrutement des enseignants.
Assurer la direction académique du département et superviser toutes les écoles de la circonscription.
Piloter l’action pédagogique, coordonner l’équipe et conduire le projet d’école.
Gérer les carrières des personnels et répartir les moyens entre les établissements scolaires.

Piloter l’action pédagogique, coordonner l’équipe et conduire le projet d’école.

Explication

Le directeur d’école coordonne l’équipe, préside plusieurs conseils, organise l’accueil et la surveillance et conduit le projet d’école. La définition des programmes et la gestion académique relèvent d’échelons administratifs supérieurs.

25. Quel conseil est chargé de suivre la progression des apprentissages et leur continuité entre les classes ?

La commission administrative paritaire
Le conseil d’école
Le conseil des maîtres
Le conseil de cycle

Le conseil de cycle

Explication

Le conseil de cycle assure la continuité des apprentissages et suit leur progression. Le conseil d’école traite plus largement de la vie de l’école, tandis que le conseil des maîtres s’intéresse à son fonctionnement pédagogique.

26. Quelle est la succession correcte des échelons administratifs auxquels l’école primaire est rattachée ?

La circonscription dirigée par l’IEN, la DSDEN dirigée par le DASEN, le rectorat, puis le ministère.
La DSDEN dirigée par l’IEN, la circonscription dirigée par le DASEN, le ministère, puis le rectorat.
La circonscription dirigée par le DASEN, le rectorat dirigé par l’IEN, la DSDEN, puis le ministère.
Le rectorat dirigé par l’IEN, le ministère dirigé par le DASEN, la circonscription, puis la DSDEN.

La circonscription dirigée par l’IEN, la DSDEN dirigée par le DASEN, le rectorat, puis le ministère.

Explication

L’école primaire est reliée à la circonscription, placée sous l’autorité de l’IEN, puis à la DSDEN dirigée par le DASEN, avant le rectorat et le ministère. Les autres propositions inversent les responsables ou l’ordre des échelons.

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Qu'est-ce que le socioconstructivisme selon Lev Vygotsky ?

Une théorie où la connaissance se construit par interactions sociales et culturelles.

Avec quel auteur le socioconstructivisme est-il associé ?

Lev Vygotsky.

Quelle est l'origine historique de l'école réunionnaise actuelle ?

Une construction historique où l'instruction est devenue un droit commun.

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