Fiche de révision : Techniques et Mesures en Physique et Chimie

📋 Plan du Cours

  1. Acquisition de tension avec interface SP5
  2. Mesure de vitesse via code-barres laser
  3. Analyse spectrale et spectre de Fourier
  4. Montage de diffraction par fente
  5. Détermination des fréquences d’approche et d’éloignement
  6. Conservation de la quantité de mouvement
  7. Choix de verrerie et précision des mesures
  8. Préparation d’une solution par dissolution
  9. Dosage colorimétrique et repérage de l’équivalence
  10. Dosage pHmétrique et méthode des tangentes
  11. Conductimétrie et courbe d’étalonnage
  12. Chauffage à reflux et extraction liquide-liquide

📖 1. Acquisition de tension avec interface SP5

🔑 Notions clés & Définitions

  • Interface SP5 : Interface matérielle utilisée en TP pour acquérir un signal électrique et obtenir une tension exploitable dans le logiciel.
  • LatisPro : Logiciel d’exploitation de mesures expérimentales utilisé pendant l’épreuve pour traiter des données et tracer des courbes.
  • Mode opératoire : Description chronologique des opérations à réaliser pour répondre à la problématique avec le matériel fourni.
  • Appel examinateur : Moment où l’élève valide une réponse ou demande une aide pour sécuriser la compréhension et avancer efficacement.

📝 Points essentiels

  • L’épreuve dure une heure et le temps par partie est indiqué sur le sujet, donc il faut s’y tenir strictement.
  • Dès qu’une question nécessite une validation par l’examinateur, il faut l’appeler immédiatement pour ne pas perdre de temps.
  • Le dialogue sert à aider et à vérifier la compréhension, pas à piéger, donc il faut solliciter l’examinateur si on est bloqué.
  • Pour rédiger un protocole, relier la problématique aux documents, formules et au matériel fourni, puis répondre à la demande exacte.
  • Si on te demande d’étudier l’influence d’un paramètre, il faut le faire varier tout en gardant les autres conditions inchangées.
  • Si on te demande de mesurer une grandeur, choisir la méthode la plus adaptée au signal (ex. période ou fréquence du fondamental sur le spectre).

💡 Astuce mémo

SP5 = Signal Pour Exploiter : relie problématique → matériel → acquisition → exploitation dans LatisPro, puis appelle dès validation.

📖 2. Mesure de vitesse via code-barres laser

🔑 Notions clés & Définitions

  • LatisPro : Logiciel de traitement de données vidéo et de modélisation de mesures expérimentales utilisé pour exploiter les acquisitions.
  • Version Découverte : Mode d’installation de LatisPro qui permet d’utiliser le logiciel sans installer d’autres composants inutiles.
  • Incertitude de mesure : Estimation de l’erreur commise sur une grandeur mesurée, notée Δx ou U(x).
  • Incertitude relative : Mesure de la précision exprimée en pourcentage, obtenue en divisant l’incertitude absolue par la valeur mesurée.
  • GUM : Logiciel d’analyse d’incertitudes par propagation, utilisé pour calculer une grandeur de sortie et ses contributions.

📝 Points essentiels

  • LatisPro est utilisé dans plus d’un sujet sur deux et la dernière version est disponible gratuitement sur scphysiques.free.fr.
  • À l’installation, sélectionner uniquement le composant LatisPro et choisir la version Découverte pour gagner du temps.
  • Refaire des exploitations avec LatisPro à partir des fichiers du site : traitement vidéo, modélisation de mesures expérimentales, tracé de courbe de dosage.
  • Le résultat d’une mesure s’écrit x ± Δx (ou x ± U(x)), avec une incertitude majorée en terminal.
  • Ne pas confondre incertitude absolue Δx et incertitude relative Δx/x exprimée en pourcentage.
  • Pour une incertitude de 5 interfranges i, si Δ(5i)=2 mm alors Δi=2/5=0,4 mm.

💡 Astuce mémo

Δx = erreur absolue ; (Δx/x)×100 = précision relative.

📖 3. Analyse spectrale et spectre de Fourier

🔑 Notions clés & Définitions

  • Interfrange : L’interfrange est l’écart entre deux maxima (ou minima) successifs d’un motif d’interférences, utilisé pour relier la mesure à la fréquence spatiale ou temporelle du signal.
  • Incertitude finale : L’incertitude finale est la dispersion globale du résultat expérimental, obtenue en combinant les contributions des différentes grandeurs mesurées.
  • Analyse spectrale : L’analyse spectrale consiste à décomposer un signal en composantes (fréquences) pour identifier les périodicités et leur importance relative.
  • Spectre de Fourier : Le spectre de Fourier représente l’amplitude (et éventuellement la phase) des composantes fréquentielles d’un signal, révélant ses pics caractéristiques.
  • Fourier : Fourier désigne la méthode mathématique qui transforme un signal en somme de contributions sinusoïdales associées à des fréquences.

📝 Points essentiels

  • La mesure de l’interfrange contribue à 92% de l’incertitude finale, donc la priorité expérimentale est d’améliorer sa précision.
  • Pour réduire l’incertitude sur l’interfrange, on augmente la précision de la mesure en augmentant D et en utilisant un banc optique (cf. TP).
  • L’analyse spectrale vise à identifier les périodicités d’un signal en observant ses composantes fréquentielles plutôt que seulement son évolution temporelle.
  • Le spectre de Fourier met en évidence des pics correspondant aux fréquences dominantes du signal, ce qui permet d’extraire des informations quantitatives.
  • Pour s’entraîner, on utilise des acquisitions informatisées (interface SP5 + logiciel) afin d’obtenir un signal exploitable pour une analyse (temps puis spectre).
  • La qualité du résultat dépend fortement des grandeurs mesurées qui pilotent la périodicité (comme l’interfrange), donc une amélioration ciblée a un fort impact global.

💡 Astuce mémo

Interfrange = 92% : si tu l’améliore, tu réduis presque tout l’erreur.

📖 4. Montage de diffraction par fente

🔑 Notions clés & Définitions

  • Écholocation en mode salve : Technique de mesure où une salve ultrasonore est émise, réfléchie par un obstacle, puis le temps de vol sert à déduire la distance.
  • Écholocation en mode continu : Mesure où l’onde ultrasonore est émise sans interruption et où la vitesse se déduit de la relation entre longueur d’onde et période.
  • Durée de vol Δt : Temps mesuré entre le début de l’émission de la salve et le début de la réception de l’écho après réflexion.
  • Longueur d’onde λ : Distance minimale entre deux points du milieu vibrant qui oscillent en phase.
  • Période T : Durée d’un cycle complet d’oscillation du signal ultrasonore.

📝 Points essentiels

  • En mode salve, la distance à l’obstacle vérifie d=vΔt/2d=v\,\Delta t/2 car la salve parcourt un trajet aller-retour de longueur 2d2d.
  • En mode salve, la relation équivalente est v=2d/Δtv=2d/\Delta t, avec vv la vitesse des ultrasons.
  • Pour illustrer l’écholocation, placer émetteur et récepteur côte à côte et mesurer Δt\Delta t entre émission et réception après réflexion.
  • Attention aux unités : convertir Δt\Delta t en secondes avant d’appliquer d=vΔt/2d=v\,\Delta t/2.
  • En variante, si un seul récepteur est utilisé, dd devient la distance émetteur–récepteur et Δt\Delta t la durée entre émission et réception (sans réflexion dédiée à un obstacle).
  • En mode continu, la vitesse se calcule par v=λ/Tv=\lambda/T à partir de la longueur d’onde et de la période mesurées sur l’oscilloscope ou via le déphasage entre récepteurs.

💡 Astuce mémo

Salve : aller-retour → 2d2d donc d=vΔt/2d=v\Delta t/2 ; Continu : v=λ/Tv=\lambda/T (vitesse = longueur d’onde sur période).

📖 5. Détermination des fréquences d’approche et d’éloignement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fondamental harmonique n°1 : Le fondamental est la première composante du son visible sur le spectre de Fourier, correspondant à l’harmonique n°1.
  • Spectre de Fourier : Le spectre de Fourier représente la décomposition d’un son en composantes de fréquences, sous forme de pics.
  • Réticule : Le réticule est l’outil de mesure qui permet de lire une fréquence directement sur le spectre (position du pic ou du curseur).
  • Analyse de Fourier : L’analyse de Fourier est la procédure logicielle qui calcule le spectre en fréquence à partir d’un signal sonore.
  • Fenêtre de Hamming : La fenêtre de Hamming est un paramètre de traitement qui modifie l’extrait analysé pour limiter les effets de bord lors du calcul du spectre.

📝 Points essentiels

  • Pour un son musical, la fréquence à relever est celle du fondamental, c’est-à-dire le premier pic à gauche sur le spectre de Fourier.
  • Utiliser la réticule pour mesurer la fréquence du premier pic (fondamental) sur le spectre.
  • LatisPro : ouvrir Traitements puis Calculs spécifiques puis Analyse de Fourrier, placer la courbe dans le cadre, choisir Avancé et Sélection de périodes en mode Manuelle, puis sélectionner une période avec les réticules.
  • Audacity : sélectionner la partie du son à étudier, puis utiliser le menu Analyse pour tracer le spectre en fréquence.
  • Avec un spectre affiché, déplacer le curseur donne la fréquence correspondante à sa position, et la crête fournit la fréquence du pic le plus proche.
  • Paramétrage d’épreuve (fourni) : taille 4096, fenêtre Hamming, axe en fréquence logarithmique, puis lecture de la fréquence via curseur et pic le plus proche.

💡 Astuce mémo

Fondamental = premier pic à gauche (gauche→fondamental).

📖 6. Conservation de la quantité de mouvement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Quantité de mouvement : La quantité de mouvement est une grandeur vectorielle qui mesure la “quantité” de mouvement d’un système en fonction de sa masse et de sa vitesse.
  • Conservation de la quantité de mouvement : La conservation de la quantité de mouvement affirme que la quantité totale d’un système reste constante si la résultante des forces externes est nulle.
  • Référentiel galiléen : Un référentiel galiléen est un repère où le principe d’inertie est valable, ce qui permet d’appliquer correctement les bilans de quantité de mouvement.
  • Forces externes : Les forces externes sont celles exercées par l’extérieur sur le système étudié, et elles déterminent l’évolution de la quantité de mouvement totale.

📝 Points essentiels

  • La quantité de mouvement d’un système s’écrit comme la somme vectorielle des quantités de mouvement de ses constituants.
  • Si la résultante des forces extérieures est nulle, alors la quantité de mouvement totale avant et après l’interaction est identique.
  • En collision, les forces internes se compensent : elles ne modifient pas la quantité de mouvement totale du système.
  • Le bilan se fait dans un référentiel galiléen pour que la conservation soit directement exploitable en équations.
  • En présence de forces externes non nulles, la quantité de mouvement totale varie : on relie alors la variation à la résultante des forces externes.
  • Pour résoudre un exercice, on choisit un système pertinent (avant/après) et on projette la conservation sur les axes utiles si le mouvement est partiellement 2D ou 3D.

💡 Astuce mémo

Résultante externe = 0 ⇒ quantité de mouvement totale constante (avant = après).

📖 7. Choix de verrerie et précision des mesures

🔑 Notions clés & Définitions

  • Étalon de longueur : Un étalon de longueur est une référence mesurable placée dans le champ de la caméra pour convertir les pixels de la vidéo en longueurs exploitables.
  • Axe perpendiculaire : L’axe de la webcam doit être perpendiculaire au plan de la scène pour limiter les déformations géométriques lors de l’acquisition vidéo.
  • Sélection manuelle des points : La sélection manuelle des points est l’étape où l’on choisit précisément, sur les images de la vidéo, les positions des objets à suivre pour les calculs.
  • Dérivée dans LatisPro : La dérivée dans LatisPro est l’outil de calcul qui transforme des coordonnées en fonction du temps en coordonnées de vitesse puis d’accélération.

📝 Points essentiels

  • En TP, l’exploitation peut se faire avec LatisPro : gagner du temps impose de maîtriser l’acquisition et l’exploitation avant le jour J.
  • Pour que la vidéo soit exploitable, place une règle (ou autre) comme étalon de longueur dans le plan filmé.
  • Positionne l’axe de la webcam perpendiculairement au plan de la scène pour réduire les erreurs dues à la perspective.
  • Pour un pendule en oscillations, commence par faire osciller puis déclenche l’acquisition vidéo afin que la dynamique soit bien captée.
  • Si la première image de l’étude n’est pas la première image de la vidéo, avance avec les boutons avant de lancer la sélection manuelle des points.
  • Pour obtenir une vitesse à partir de positions, dérive les coordonnées X et Y : Vx = dX/dt et Vy = dY/dt (Traitements/Calculs spécifiques/Dérivée).

💡 Astuce mémo

Étalon dans le plan + webcam perpendiculaire = vidéo “mesurable” ; puis dériver X,Y → Vx,Vy.

📖 8. Préparation d’une solution par dissolution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dissolution : La dissolution est le processus où un soluté se disperse dans un solvant pour former une solution homogène.
  • Verrerie jaugée : La verrerie jaugée est conçue pour mesurer un volume avec une précision élevée grâce à un trait de jauge calibré.
  • Éprouvette graduée : Une éprouvette graduée est une verrerie à précision limitée, adaptée aux volumes dont l’exactitude n’est pas critique.
  • Pipette jaugée : Une pipette jaugée sert à prélever un volume unique avec une précision typiquement au dixième de mL.
  • Fiole jaugée : Une fiole jaugée permet de préparer ou mesurer un volume avec précision en ajustant le niveau au trait de jauge.

📝 Points essentiels

  • Dans un mode opératoire, choisir la verrerie selon le niveau de précision requis plutôt que par habitude.
  • Pour une mesure très précise (ex. volume d’une solution titrée), utiliser une verrerie jaugée.
  • Pour une mesure peu précise (ex. ajouter 100 mL d’eau pour immerger une sonde pH), utiliser une éprouvette graduée.
  • Les graduations des béchers et des erlenmeyers sont trop imprécises : ils servent surtout de récipients, pas de mesure de volume.
  • Les chiffres significatifs du volume annoncé guident le choix : « 50 mL » vise le mL près, « 10,0 mL » vise le 0,1 mL près.
  • Pour une masse volumique, mesurer V avec une fiole jaugée et m avec une balance au centième de gramme, puis calculer ρ=m/V\rho=m/V.

💡 Astuce mémo

Précision = verrerie : jaugée pour « fin », éprouvette pour « large » ; chiffres significatifs → décimales attendues.

📖 9. Dosage colorimétrique et repérage de l’équivalence

🔑 Notions clés & Définitions

  • Rapport ρ : Le rapport ρ est le quotient de la masse m par le volume V, utilisé pour relier une quantité à une concentration massique.
  • Cinétique de réaction : La cinétique de réaction décrit l’évolution de l’avancement au cours du temps, permettant de comparer des vitesses selon les conditions expérimentales.
  • Temps de demi-réaction : Le temps de demi-réaction t1/2 est la durée nécessaire pour que l’avancement atteigne la moitié de sa valeur maximale.
  • Trempe : La trempe est une opération de refroidissement rapide d’un échantillon pour stopper la réaction et figer l’avancement à une date donnée.
  • Chromatographie sur couche mince : La chromatographie sur couche mince est une technique de séparation et de repérage de composés sur une plaque, révélée notamment sous UV.

📝 Points essentiels

  • Le rapport ρ se calcule par ρ = m/V pour relier masse et volume dans un dosage.
  • Pour étudier l’influence d’un paramètre, on modifie un seul paramètre du protocole de référence et on garde le reste identique.
  • Augmenter la concentration d’un réactif ou augmenter la température accélère la transformation, tandis que la nature du solvant et la présence d’un catalyseur peuvent aussi modifier la vitesse.
  • Un catalyseur augmente la vitesse sans apparaître dans les réactifs de la transformation étudiée.
  • Le temps de demi-réaction t1/2 vérifie x(t1/2) = x_max/2, où x(t) est l’avancement mesuré au cours du temps.
  • Pour repérer si une transformation est terminée à une date, on prélève, on trempe dans un bain eau-glace, puis on dépose l’échantillon sur une ligne de CCM avec un étalon du réactif en défaut.

💡 Astuce mémo

t1/2 = moitié : « demi = x_max/2 » ; trempe = « froid = stop ».

📖 10. Dosage pHmétrique et méthode des tangentes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pipette jaugée : Une verrerie graduée calibrée pour délivrer un volume précis, utilisée pour prélever le titrant ou l’analyte avec une grande exactitude.
  • Pipette graduée : Une verrerie graduée permettant de prélever un volume quelconque quand il ne correspond pas à un volume disponible en pipette jaugée.
  • Équivalence : Le moment du titrage où la quantité de réactif ajoutée correspond au rapport stœchiométrique, repéré par un changement net de la grandeur mesurée (ici le pH).
  • Méthode des tangentes : Une méthode graphique qui estime le volume à l’équivalence en utilisant les tangentes à la partie la plus raide de la courbe pH = f(Vtitrant).

📝 Points essentiels

  • Si le volume à prélever ne correspond pas à un volume de pipette jaugée, on utilise une pipette graduée pour ajuster le prélèvement.
  • Volumes usuels de pipettes jaugées : 0,5 mL, 1 mL, 2 mL, 5 mL, 10 mL et 20 mL.
  • Pour un dosage pHmétrique, tracer pH = f(Vtitrant) et aller vite pendant le dosage et la saisie des points.
  • Gestion des ajouts : faire des ajouts tous les 1 mL, puis quand le pH augmente brutalement faire 2 ajouts de 0,5 mL et ensuite reprendre des ajouts tous les 1 mL.
  • Saisie LatisPro : créer deux colonnes (pH et volume de titrant) et entrer les volumes directement en mL, sans unité dans le logiciel puis l’ajouter sur l’impression.
  • Dans LatisPro, utiliser la méthode des tangentes via clic-droit sur le graphe, déplacer le curseur sur la portion avant le saut de pH jusqu’à obtenir des tangentes correctes, puis valider par clic.

💡 Astuce mémo

Courbe en S : tangentes sur la zone avant le saut → intersection = équivalence.

📖 11. Conductimétrie et courbe d’étalonnage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Conductimétrie : Technique de mesure qui permet de doser une espèce ionique en solution à partir de la conductivité électrique.
  • Gamme d’étalonnage : Série de solutions étalons préparées avec des concentrations connues de l’espèce à doser pour établir la relation entre mesure et concentration.
  • Conductivité électrique : Grandeur physique mesurée par le conductimètre, notée σ, qui dépend de la présence et de la concentration d’ions en solution.
  • Courbe d’étalonnage : Représentation graphique reliant la grandeur mesurée (σ) à la concentration C pour déterminer graphiquement la concentration d’une solution inconnue.
  • Loi de Kohlrausch : Loi reliant la conductivité σ à la concentration C pour des solutions suffisamment diluées, via un coefficient k dépendant du système.

📝 Points essentiels

  • La conductimétrie sert au dosage d’une espèce chimique ionique dissoute en solution.
  • Pour des solutions suffisamment diluées, la relation suit la loi de Kohlrausch : k·C·σ.
  • La gamme d’étalonnage est obtenue par dilution de solutions étalons de concentrations connues, parfois déjà fournies.
  • Avant les mesures, le conductimètre doit être étalonné avec une solution de référence de conductivité connue.
  • On mesure σ pour chaque solution de la gamme puis pour la solution inconnue.
  • Si la grandeur mesurée pour l’inconnue n’est pas dans l’intervalle de la gamme, il faut diluer l’inconnue avant de réutiliser la courbe.

💡 Astuce mémo

Conductimétrie = ions → σ ; Courbe σ=f(C) : on lit C de l’inconnue sur la droite.

📖 12. Chauffage à reflux et extraction liquide-liquide

🔑 Notions clés & Définitions

  • Séchage au sulfate de magnésium anhydre : Le séchage au sulfate de magnésium anhydre est une étape de déshydratation qui élimine les traces d’eau d’une phase organique avant la séparation finale.
  • Extraction liquide-liquide : L’extraction liquide-liquide est une séparation où un soluté se répartit entre deux solvants non miscibles pour transférer la phase utile vers le bon solvant.
  • Phase aqueuse saturée en sel : La phase aqueuse saturée en sel est une condition d’extraction où l’ajout de sel réduit la solubilité du composé organique dans l’eau et limite les pertes.
  • Filtration sous vide : La filtration sous vide est une séparation solide-liquide réalisée avec un entonnoir de Buchner pour récupérer rapidement les cristaux.
  • Recristallisation : La recristallisation est une purification fondée sur la différence de solubilité du produit et des impuretés entre chaud et froid.

📝 Points essentiels

  • Lors d’une extraction liquide-liquide, la phase utile est souvent séchée puis le solvant extracteur est retiré par évaporation pour isoler le produit.
  • Lors de l’extraction liquide-liquide, la phase aqueuse est fréquemment saturée en sel pour diminuer la solubilité du produit organique dans l’eau.
  • Avant de verser dans l’entonnoir de Buchner, mettre les cristaux en suspension par un léger mouvement de rotation du bécher pour éviter de perdre des solides.
  • Après filtration sous vide, récupérer les cristaux restant dans le bécher en ajoutant un peu de solvant puis en les transférant.
  • Lors d’une synthèse, les cristaux sur Buchner sont souvent rincés pour enlever des impuretés, par exemple avec de l’eau froide pour limiter les pertes de paracétamol.
  • La recristallisation dissout à chaud le solide dans un solvant adapté, puis le refroidissement provoque la cristallisation du produit tandis que les impuretés restent majoritairement dans le solvant.

💡 Astuce mémo

Sel→eau moins de soluté : sel “chasse” le produit organique hors de la phase aqueuse.

📊 Tableaux de synthèse

Modes d’écholocation : formules et mesures

ModeGrandeur à mesurerRelation clé
SalveΔt (durée entre émission et réception après réflexion)d = v·Δt/2 (trajet aller-retour 2d)
ContinuT et λ (période et longueur d’onde)v = λ/T

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Oublier d’appeler l’examinateur dès qu’une validation est nécessaire : on perd du temps alors que le dialogue sert à sécuriser la compréhension.
  2. Confondre incertitude absolue Δx (en unités) et incertitude relative Δx/x (en %) : les résultats n’ont pas le même sens.
  3. Mesurer l’interfrange i sans chercher à l’optimiser : l’interfrange contribue à 92% de l’incertitude finale, donc c’est la priorité.
  4. En écholocation en mode salve, appliquer d = v·Δt au lieu de d = v·Δt/2 : on oublie le trajet aller-retour 2d.
  5. En vidéo (LatisPro), oublier l’étalon de longueur ou ne pas mettre la webcam perpendiculairement au plan : la conversion pixels→longueurs devient fausse.
  6. Pour la fréquence via spectre, prendre un pic quelconque au lieu du fondamental (premier pic à gauche) : on obtient une fréquence incorrecte.
  7. En pHmétrie, saisir trop lentement ou avec de mauvais pas d’ajouts : la zone de saut est mal échantillonnée et la méthode des tangentes devient imprécise.

✅ Checklist Examen

  1. Acquérir une tension avec SP5 : relier EA0 et masse, activer la voie EA0, régler durée et nombre de points dans Temporelle, puis déclencher avec F10.
  2. Pour une question d’influence d’un paramètre, faire varier uniquement ce paramètre en gardant le reste inchangé, puis rédiger un mode opératoire relié au matériel et aux documents.
  3. Exploiter dans LatisPro : refaire l’exploitation à partir des fichiers fournis, tracer la courbe demandée et écrire le résultat sous la forme x ± Δx (ou x ± U(x)).
  4. En incertitudes, majorer en terminal par un seul chiffre significatif pour Δx, et distinguer clairement Δx de l’incertitude relative (Δx/x)×100.
  5. En analyse spectrale, identifier le fondamental comme premier pic à gauche sur le spectre de Fourier et relever sa fréquence avec le réticule/curseur.
  6. En optique (diffraction par fente), mesurer la largeur de la tache centrale L en maximisant D (écran) et en choisissant le cas donnant le plus grand L, puis utiliser la relation L = 2·λ·D/d.
  7. En interférences (fentes de Young), mesurer plusieurs interfranges i puis diviser par le nombre mesuré, et augmenter D et choisir le plus petit écart d entre fentes pour avoir i plus grand.
  8. En écholocation salve, mesurer Δt et appliquer d = v·Δt/2 en convertissant Δt en secondes avant calcul.
  9. En écholocation continu, mesurer T et λ (λ = plus petite distance en phase, ou 10·λ puis diviser par 10) puis calculer v = λ/T.
  10. En vitesse via code-barres laser, garder une vitesse de défilement régulière, calculer v = L/Δt à partir de la durée de défilement et de la longueur L du code-barres.
  11. En quantité de mouvement, choisir un système pertinent, travailler dans un référentiel galiléen, projeter sur les axes utiles si besoin, puis vérifier conservation avant/après si résultante externe nulle.
  12. En vidéo (pendule/trajectoire), placer l’étalon dans le plan filmé, mettre la webcam perpendiculairement au plan de la scène, sélectionner les points au bon moment, puis dériver X,Y pour obtenir Vx,Vy.
  13. En chimie (verrerie), choisir la verrerie selon la précision attendue : jaugée pour une mesure très précise, éprouvette graduée pour une précision limitée, et éviter de mesurer avec béchers/erlenmeyers.
  14. En dissolution, préparer une solution homogène par dissolution et ajuster au trait de jauge avec la verrerie jaugée ; pour une dilution, utiliser la relation de conservation de la quantité de matière et la verrerie jaugé

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Techniques et Mesures en Physique et Chimie avec 12 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle est la fonction principale de l’interface SP5 lors d’une acquisition de tension en TP ?

2. Lors d’une mesure de vitesse par code-barres laser, quelle grandeur permet de calculer la vitesse à partir du défilement du code ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Techniques et Mesures en Physique et Chimie avec 24 flashcards interactives.

Interface SP5 — rôle ?

Acquérir un signal électrique pour mesurer une tension.

Mesure de vitesse — méthode ?

Utilisation d’un code-barres laser et chronométrage du défilement.

Analyse spectrale — objectif ?

Identifier les composantes fréquentielles d’un signal.

Voir les flashcards →

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