QCM : Technologie et fonctionnement des REP (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison caractérise la filière UNGG française ?

Uranium naturel, eau lourde et eau légère
Uranium naturel, graphite et gaz carbonique
Uranium enrichi, graphite et sodium liquide
Uranium enrichi, eau légère et hélium

Uranium naturel, graphite et gaz carbonique

Explication

La filière UNGG associe l’uranium naturel, le graphite comme modérateur et le gaz carbonique comme caloporteur. L’eau légère et le combustible enrichi caractérisent plutôt les REP.

2. Quel événement d’octobre 1969 a contribué à l’abandon de la filière UNGG au profit du REP ?

La mise en service du premier réacteur EPR
La divergence de la pile atomique Zoé à uranium naturel
La création du Commissariat à l’énergie atomique
La fusion partielle du cœur de Saint-Laurent A1

La fusion partielle du cœur de Saint-Laurent A1

Explication

En octobre 1969, une fusion partielle du cœur de Saint-Laurent A1 a fragilisé la confiance accordée à l’UNGG. La création du CEA et la divergence de Zoé sont des événements antérieurs, tandis que l’EPR appartient à une période ultérieure.

3. Quelle orientation le plan Messmer de mars 1974 a-t-il donnée au programme électronucléaire français ?

La conception individualisée de chaque réacteur selon son emplacement
La standardisation de REP construits en série par paliers de puissance
Le retour aux réacteurs UNGG alimentés à l’uranium naturel
La réduction du programme nucléaire aux seules installations de recherche

La standardisation de REP construits en série par paliers de puissance

Explication

Le plan Messmer a lancé un programme fondé sur la standardisation et la construction en série de REP par paliers de puissance croissante. Il ne reposait donc pas sur des réacteurs conçus séparément pour chaque site.

4. Quelle association entre palier de réacteurs et caractéristiques est correcte ?

P4 et P’4 : 20 réacteurs de 900 MWe à trois boucles primaires
CP0/CPY : 32 réacteurs de 900 MWe à trois boucles primaires
N4 : 20 réacteurs de 1 300 MWe à quatre boucles primaires
EPR de Flamanville 3 : 1 450 MWe à trois boucles primaires

CP0/CPY : 32 réacteurs de 900 MWe à trois boucles primaires

Explication

Le palier CP0/CPY comprend 32 réacteurs de 900 MWe équipés de trois boucles primaires. Les paliers P4 et P’4, N4 et l’EPR de Flamanville 3 possèdent d’autres effectifs ou puissances.

5. Quelle distinction décrit correctement les deux grands îlots d’un REP ?

L’îlot nucléaire transforme la vapeur et l’îlot conventionnel extrait la chaleur
L’îlot nucléaire refroidit la turbine et l’îlot conventionnel chauffe le cœur
L’îlot nucléaire produit l’électricité et l’îlot conventionnel fournit la fission
L’îlot nucléaire produit la chaleur et l’îlot conventionnel la convertit en électricité

L’îlot nucléaire produit la chaleur et l’îlot conventionnel la convertit en électricité

Explication

Dans l’îlot nucléaire, la fission produit la chaleur, qui est ensuite valorisée dans l’îlot conventionnel pour produire de l’électricité. L’îlot conventionnel n’assure donc pas la réaction de fission.

6. Comment fonctionne le circuit primaire d’un REP 900 ?

Il contient de la vapeur à pression modérée qui chauffe directement l’alternateur
Il bout à basse pression et entraîne directement la turbine du groupe turboalternateur
Il évacue la chaleur résiduelle vers une source froide après le condenseur
Il reste liquide sous environ 155 bar et transporte la chaleur du cœur vers le générateur de vapeur

Il reste liquide sous environ 155 bar et transporte la chaleur du cœur vers le générateur de vapeur

Explication

Le circuit primaire est une boucle fermée d’eau maintenue liquide sous forte pression, à environ 155 bar, qui transporte la chaleur du cœur vers le générateur de vapeur. La vapeur destinée à la turbine est produite dans le circuit secondaire.

7. Quelle relation entre les trois circuits d’un REP est correcte ?

Ils sont physiquement réunis et transportent le même fluide dans toute la centrale
Ils sont séparés par leur fonction, mais le circuit de refroidissement contient le combustible
Ils sont thermiquement indépendants, tandis que le primaire produit directement l’électricité
Ils sont thermiquement couplés mais physiquement séparés, avec des fonctions distinctes

Ils sont thermiquement couplés mais physiquement séparés, avec des fonctions distinctes

Explication

Les trois circuits échangent de la chaleur tout en restant physiquement séparés : le primaire la transporte, le secondaire produit la vapeur et le refroidissement rejette la chaleur résiduelle. Le combustible demeure dans l’îlot nucléaire et ne circule pas dans ces circuits.

8. Quelle succession décrit la chaîne énergétique d’un REP ?

Énergie mécanique, chaleur, fission dans le réacteur, puis électricité dans la pompe
Chaleur, fission, énergie électrique dans la turbine, puis énergie mécanique
Fission, électricité, chaleur dans le générateur, puis énergie mécanique dans la turbine
Fission, chaleur, énergie cinétique et mécanique dans la turbine, puis électricité

Fission, chaleur, énergie cinétique et mécanique dans la turbine, puis électricité

Explication

La fission libère d’abord de la chaleur, qui permet de produire un mouvement de vapeur et une énergie mécanique dans la turbine, avant la conversion finale par l’alternateur. L’électricité n’est donc pas produite directement dans le réacteur.

9. Quel ensemble correspond aux installations principales d’une tranche d’un centre nucléaire de production d’électricité ?

Bâtiment administratif, centrale solaire, station gazière et bassin agricole
Mine d’uranium, usine d’enrichissement, dépôt géologique et laboratoire médical
Tour de refroidissement, barrage hydraulique, poste ferroviaire et atelier mécanique
Bâtiment réacteur, bâtiment combustible, salle des machines et diesel d’ultime secours

Bâtiment réacteur, bâtiment combustible, salle des machines et diesel d’ultime secours

Explication

Une tranche comprend notamment le bâtiment réacteur, le bâtiment combustible, la salle des machines et un diesel d’ultime secours, ainsi que d’autres installations nucléaires et de pompage. Les autres ensembles mélangent des infrastructures qui ne constituent pas les éléments caractéristiques d’une tranche.

10. Quelles étapes appartiennent à l’amont du cycle du combustible ?

Production d’électricité, maintenance du réacteur, démantèlement et surveillance
Entreposage du combustible usé, traitement, recyclage et stockage des déchets
Conditionnement des déchets ultimes, stockage, transport et retraitement final
Extraction du minerai, conversion, enrichissement et fabrication des assemblages

Extraction du minerai, conversion, enrichissement et fabrication des assemblages

Explication

L’amont prépare le combustible avant son utilisation en réacteur : il comprend l’extraction, la conversion, l’enrichissement et la fabrication des assemblages. L’entreposage et le traitement du combustible usé relèvent de l’aval.

11. Que signifie l’enrichissement de l’uranium destiné aux REP ?

La proportion d’uranium 235 reste proche de 0,7 % après fabrication
La proportion d’uranium 235 diminue d’environ 5 % à 0,7 %
La proportion de plutonium augmente d’environ 0,7 % à 3–5 %
La proportion d’uranium 235 augmente d’environ 0,7 % à 3–5 %

La proportion d’uranium 235 augmente d’environ 0,7 % à 3–5 %

Explication

L’enrichissement augmente la proportion d’uranium 235, d’environ 0,7 % dans l’uranium naturel à 3–5 % dans le combustible des REP. Le plutonium n’est pas la matière dont la proportion est ainsi augmentée dans cette étape.

12. Quelles opérations caractérisent l’aval du cycle du combustible ?

Enrichissement de l’uranium, fabrication du combustible, irradiation et démarrage du réacteur
Entreposage du combustible usé, traitement, recyclage de matières et stockage des déchets ultimes
Extraction du minerai, conversion chimique, enrichissement et fabrication des assemblages
Fabrication des gaines, chargement du réacteur, production de vapeur et transport électrique

Entreposage du combustible usé, traitement, recyclage de matières et stockage des déchets ultimes

Explication

L’aval intervient après le séjour du combustible en réacteur et comprend son entreposage, son traitement, le recyclage de certaines matières et le conditionnement-stockage des déchets ultimes. L’extraction et la fabrication des assemblages appartiennent à l’amont.

13. Deux atomes possèdent le même numéro atomique ZZ, mais des nombres de masse AA différents. Pourquoi sont-ils considérés comme des isotopes ?

Ils ont le même nombre de protons, mais des nombres de neutrons différents.
Ils ont le même nombre de neutrons, mais des nombres de protons différents.
Ils ont des masses identiques, mais des niveaux d’énergie électronique différents.
Ils ont des nombres identiques de protons et de neutrons, mais des charges différentes.

Ils ont le même nombre de protons, mais des nombres de neutrons différents.

Explication

Des isotopes possèdent le même nombre de protons, défini par ZZ, mais diffèrent par leur nombre de neutrons, ce qui modifie AA. Des nombres de neutrons identiques avec des protons différents décriraient plutôt des isotones.

14. Quelle affirmation décrit correctement la composition isotopique approximative de l’uranium naturel ?

Il contient environ 99,27 % d’uranium 235 fissile et 0,72 % d’uranium 238 fertile.
Il contient environ 0,72 % d’uranium 235 fissile et 99,27 % d’uranium 238 fertile.
Il contient environ 50 % d’uranium 235 fissile et 50 % d’uranium 238 fertile.
Il contient environ 0,72 % d’uranium 238 fissile et 99,27 % d’uranium 235 fertile.

Il contient environ 0,72 % d’uranium 235 fissile et 99,27 % d’uranium 238 fertile.

Explication

L’uranium naturel contient environ 0,72 % d’uranium 235 fissile et 99,27 % d’uranium 238 fertile, avec une faible proportion d’uranium 234. L’uranium 238 n’est pas l’isotope fissile principal dans cette description.

15. Quelle situation illustre le phénomène de radioactivité ?

Un noyau lourd se divise après une collision provoquée avec un neutron.
Un noyau stable absorbe un neutron incident après avoir été placé dans un réacteur.
Un électron change d’orbite autour du noyau sans transformation nucléaire.
Un noyau instable se transforme spontanément en émettant une particule ou un rayonnement.

Un noyau instable se transforme spontanément en émettant une particule ou un rayonnement.

Explication

La radioactivité est la transformation spontanée d’un noyau instable accompagnée de l’émission d’une particule ou d’un rayonnement. Une fission provoquée et une transition électronique ne correspondent pas à cette définition générale.

16. Quelle émission radioactive libère un excédent d’énergie sans modifier la composition du noyau ?

L’émission bêta moins
L’émission gamma
L’émission bêta plus
L’émission alpha

L’émission gamma

Explication

L’émission gamma évacue un excédent d’énergie tandis que la composition du noyau reste inchangée. Les émissions alpha et bêta modifient la composition nucléaire, notamment le nombre de protons ou de nucléons.

17. Que se produit-il lors d’une fission nucléaire provoquée par l’absorption d’un neutron incident ?

Un noyau lourd se scinde en noyaux plus légers.
Un électron est expulsé sans modification du noyau atomique.
Un noyau absorbe un neutron et reste dans le même état nucléaire.
Un noyau léger fusionne avec un autre noyau léger.

Un noyau lourd se scinde en noyaux plus légers.

Explication

La fission est la scission d’un noyau lourd après absorption d’un neutron incident. Une simple capture peut modifier l’état ou la stabilité du noyau sans entraîner sa scission.

18. Quels produits caractérisent en moyenne la fission d’un noyau fissile ?

Un noyau plus lourd, de la lumière et environ 0,5 neutron.
Un noyau intact, de la chaleur et environ 25 neutrons.
Deux noyaux plus légers, de la chaleur et environ 2,5 neutrons.
Deux électrons, du froid et environ 2,5 protons.

Deux noyaux plus légers, de la chaleur et environ 2,5 neutrons.

Explication

La fission produit deux noyaux plus légers, une importante quantité d’énergie sous forme de chaleur et, en moyenne, 2,5 neutrons. Ces neutrons peuvent ensuite contribuer à entretenir une réaction en chaîne.

19. Que mesure la section efficace d’une interaction nucléaire ?

La quantité d’énergie libérée par une fission, exprimée en électronvolts.
La probabilité qu’une particule interagisse avec un noyau, exprimée en barns.
La vitesse moyenne d’un neutron dans le combustible, exprimée en mètres par seconde.
La surface géométrique réelle d’un noyau, exprimée en mètres carrés.

La probabilité qu’une particule interagisse avec un noyau, exprimée en barns.

Explication

La section efficace quantifie la probabilité d’interaction entre une particule et un noyau et s’exprime en barns, avec 1 barn=10−24 cm21\ \text{barn}=10^{-24}\ \text{cm}^2. Elle ne doit pas être interprétée comme la surface géométrique ordinaire du noyau.

20. Dans un réacteur à eau pressurisée, quel est le double rôle de l’eau dans le cœur ?

Elle ralentit les neutrons grâce à l’hydrogène et évacue la chaleur comme caloporteur.
Elle produit les neutrons par fission et les immobilise comme matériau de commande.
Elle transforme les noyaux lourds en électrons et refroidit les grappes de commande.
Elle accélère les neutrons grâce à l’oxygène et absorbe la chaleur comme combustible.

Elle ralentit les neutrons grâce à l’hydrogène et évacue la chaleur comme caloporteur.

Explication

Dans un REP, les chocs avec les noyaux d’hydrogène ralentissent les neutrons, tandis que l’eau évacue la chaleur produite dans le cœur. Elle joue donc simultanément les rôles de modérateur et de caloporteur.

21. Comment définit-on le facteur de multiplication neutronique kk ?

Comme la différence entre la réactivité de la deuxième génération et celle de la première.
Comme le rapport entre la puissance thermique et la masse de combustible du cœur.
Comme le rapport entre la population neutronique de la deuxième génération et celle de la première.
Comme le rapport entre le nombre de noyaux fissiles et le nombre de noyaux fertiles.

Comme le rapport entre la population neutronique de la deuxième génération et celle de la première.

Explication

Le facteur kk compare la population neutronique de deux générations successives, selon k=N2N1k=\frac{N_{2}}{N_{1}}. Il renseigne ainsi sur l’évolution de la réaction en chaîne, contrairement aux rapports thermiques ou isotopiques proposés.

22. Quel état correspond à un réacteur pour lequel ρ<0\rho<0 et k<1k<1 ?

Un état sous-critique
Un état surcritique
Un état d’équilibre thermique
Un état critique

Un état sous-critique

Explication

Un réacteur sous-critique vérifie ρ<0\rho<0 et k<1k<1, car la population neutronique diminue d’une génération à la suivante. L’état critique correspond à ρ=0\rho=0 et k=1k=1, tandis que l’état surcritique vérifie des valeurs positives.

23. Comment la dilution du bore dissous agit-elle sur la réactivité d’un réacteur ?

Elle laisse la réactivité inchangée en modifiant seulement la température de l’eau.
Elle inverse la fission en transformant les neutrons absorbés en photons gamma.
Elle diminue la réactivité en augmentant l’absorption des neutrons par le bore.
Elle augmente la réactivité en réduisant l’absorption des neutrons par le bore.

Elle augmente la réactivité en réduisant l’absorption des neutrons par le bore.

Explication

Diluer le bore réduit la concentration d’atomes absorbant les neutrons et augmente donc la réactivité. À l’inverse, augmenter la concentration de bore dissous diminue la réactivité.

24. Pourquoi l’insertion des grappes de commande permet-elle un arrêt d’urgence rapide ?

Elles réfléchissent les neutrons et peuvent flotter par poussée dans le cœur.
Elles absorbent des neutrons et peuvent tomber par gravité dans le cœur.
Elles produisent des neutrons et peuvent remonter par pression dans le cœur.
Elles ralentissent l’eau et peuvent fondre par chauffage dans le cœur.

Elles absorbent des neutrons et peuvent tomber par gravité dans le cœur.

Explication

Les grappes en alliage argent-indium-cadmium absorbent des neutrons, ce qui diminue rapidement la réactivité lorsqu’elles sont insérées. Leur chute par gravité permet une insertion rapide lors de l’arrêt d’urgence.

25. Quelle fonction caractérise le mieux le circuit primaire d’un réacteur à eau pressurisée ?

Il produit de la vapeur destinée à entraîner directement la turbine du groupe turboalternateur.
Il transforme l’énergie mécanique des pompes en électricité distribuée sur le réseau.
Il évacue la chaleur vers l’atmosphère en faisant circuler l’air autour du cœur.
Il extrait et transfère la chaleur tout en maintenant l’eau liquide sous forte pression.

Il extrait et transfère la chaleur tout en maintenant l’eau liquide sous forte pression.

Explication

Le circuit primaire extrait la chaleur du cœur, la transfère et maintient l’eau liquide grâce à une pression élevée, tout en participant à la sûreté du réacteur. Le circuit secondaire reçoit cette chaleur et produit la vapeur destinée à la turbine, mais il ne remplit pas la fonction décrite ici.

26. Dans quel ordre les trois barrières de confinement sont-elles disposées autour des produits de fission ?

Circuit primaire, gaine du combustible, enceinte de confinement en béton.
Enceinte de confinement en béton, circuit primaire, gaine du combustible.
Gaine du combustible, circuit primaire, enceinte de confinement en béton.
Gaine du combustible, enceinte de confinement en béton, circuit primaire.

Gaine du combustible, circuit primaire, enceinte de confinement en béton.

Explication

La gaine constitue la première barrière, le circuit primaire la deuxième et l’enceinte en béton la troisième. Intervertir la gaine et le circuit primaire modifie l’ordre réel des protections successives.

27. Lequel des ensembles correspond aux quatre composants principaux d’une boucle primaire, avec un seul pressuriseur dans le circuit ?

La cuve, la turbine, le condenseur et le groupe motopompe primaire.
Le pressuriseur, la turbine, la cheminée de rejet et la cuve.
La cuve, le générateur de vapeur, le groupe motopompe primaire et le pressuriseur.
Le générateur de vapeur, l’alternateur, le pressuriseur et le condenseur.

La cuve, le générateur de vapeur, le groupe motopompe primaire et le pressuriseur.

Explication

Une boucle primaire comprend la cuve, le générateur de vapeur, le groupe motopompe primaire et le pressuriseur, ce dernier étant unique dans le circuit. La turbine et le condenseur appartiennent au circuit secondaire, ce qui exclut les ensembles qui les intègrent.

28. Quel est le rôle principal de la gaine qui entoure les pastilles de combustible ?

Enrichir l’uranium des pastilles et contrôler la puissance par absorption des neutrons.
Produire la vapeur du circuit secondaire et régler la pression au moyen de chaufferettes électriques.
Évacuer la chaleur des pastilles et confiner les produits de fission dans un tube en alliage de zirconium.
Refroidir directement l’enceinte en béton et retenir les produits radioactifs après une fuite primaire.

Évacuer la chaleur des pastilles et confiner les produits de fission dans un tube en alliage de zirconium.

Explication

La gaine est un tube en alliage de zirconium qui transfère la chaleur vers le fluide primaire et constitue la première barrière en retenant les produits de fission. Elle n’enrichit pas le combustible et ne produit pas la vapeur du circuit secondaire.

29. Quel trajet l’eau suit-elle dans la cuve d’un réacteur à eau pressurisée ?

Elle entre par la branche chaude, descend à travers le cœur, remonte autour de la cuve puis sort par la branche froide.
Elle entre par la branche froide, descend autour du cœur, remonte à travers celui-ci puis sort par la branche chaude.
Elle entre par le haut de la cuve, traverse horizontalement le cœur puis ressort par les générateurs de vapeur.
Elle entre par la branche froide, traverse directement le générateur de vapeur puis revient dans la cuve par le cœur.

Elle entre par la branche froide, descend autour du cœur, remonte à travers celui-ci puis sort par la branche chaude.

Explication

L’eau arrive par les tubulures de branche froide, descend dans l’espace annulaire, remonte dans le cœur en se réchauffant et repart par la branche chaude. Le trajet inverse proposé dans une autre réponse confond le sens réel de circulation et l’évolution de la température.

30. Pour un REP de 900 MWe, quelles températures caractérisent approximativement la branche froide et la branche chaude ?

Environ 286 °C en branche froide et 323 °C en branche chaude.
Environ 323 °C en branche froide et 286 °C en branche chaude.
Environ 286 °C en branche froide et 250 °C en branche chaude.
Environ 250 °C en branche froide et 286 °C en branche chaude.

Environ 286 °C en branche froide et 323 °C en branche chaude.

Explication

L’eau est à environ 286 °C dans la branche froide et à environ 323 °C dans la branche chaude après son passage dans le cœur. La branche froide ne peut donc pas être plus chaude que la branche chaude dans ce fonctionnement nominal.

31. Comment faut-il définir le combustible utilisé dans le cœur d’un REP ?

Des pastilles de dioxyde d’uranium fritté, résistantes à la température et compatibles avec l’eau en cas de rupture de gaine.
De l’uranium naturel métallique disposé directement dans le circuit primaire pour chauffer l’eau.
Des pastilles de graphite fritté qui absorbent les produits de fission et assurent l’étanchéité du circuit.
Des tubes en alliage de zirconium qui entourent les pastilles et retiennent les produits de fission.

Des pastilles de dioxyde d’uranium fritté, résistantes à la température et compatibles avec l’eau en cas de rupture de gaine.

Explication

Le combustible est constitué de pastilles de dioxyde d’uranium UO₂, une céramique frittée adaptée aux températures élevées et compatible avec l’eau dans la situation décrite. Les tubes en zirconium sont la gaine : ils entourent le combustible, mais ne le constituent pas.

32. Quelle composition correspond à un assemblage combustible de REP ?

24 crayons combustibles, 264 tubes de commande et un tube d’instrumentation.
264 tubes d’instrumentation, 24 crayons combustibles et un tube réservé à la grappe de commande.
264 crayons combustibles, 24 tubes pour les crayons d’une grappe de commande et un tube d’instrumentation.
264 crayons combustibles, 24 générateurs de vapeur et un tube d’instrumentation.

264 crayons combustibles, 24 tubes pour les crayons d’une grappe de commande et un tube d’instrumentation.

Explication

Un assemblage comprend 264 crayons combustibles, 24 tubes pouvant recevoir les crayons d’une grappe de commande et un tube d’instrumentation. Les générateurs de vapeur ne font pas partie de la structure interne d’un assemblage combustible.

33. Quelle fonction principale le pressuriseur remplit-il dans le circuit primaire ?

Maintenir l’eau liquide en contrôlant la pression et compenser les variations de volume du fluide primaire.
Produire la vapeur qui entraîne la turbine en abaissant la pression du circuit secondaire.
Faire circuler le fluide primaire dans les tuyauteries en vainquant les pertes de charge.
Refroidir le combustible en injectant de l’eau froide directement dans les crayons.

Maintenir l’eau liquide en contrôlant la pression et compenser les variations de volume du fluide primaire.

Explication

Le pressuriseur maintient la pression du primaire pour empêcher l’ébullition et absorbe les variations de volume du fluide, tout en contribuant au dégazage et à la protection du circuit. La circulation du fluide relève du groupe motopompe primaire, tandis que la vapeur destinée à la turbine est produite dans le secondaire.

34. Comment le pressuriseur modifie-t-il la pression du circuit primaire ?

Des chaufferettes produisent de la vapeur pour augmenter la pression, tandis qu’une aspersion d’eau plus froide la diminue.
Une aspersion d’eau plus froide augmente la pression, tandis que les chaufferettes évacuent la vapeur.
Une injection de vapeur réduit la pression, tandis qu’une pompe augmente la pression par circulation accélérée.
Des chaufferettes condensent la vapeur pour augmenter la pression, tandis qu’une aspersion d’eau chaude la diminue.

Des chaufferettes produisent de la vapeur pour augmenter la pression, tandis qu’une aspersion d’eau plus froide la diminue.

Explication

Les chaufferettes vaporisent une partie de l’eau et augmentent ainsi la pression, alors que l’aspersion d’eau plus froide condense de la vapeur et la diminue. Inverser les effets des deux dispositifs conduit à une régulation opposée à celle du pressuriseur.

35. Que se passe-t-il lorsqu’une soupape SEBIM de protection s’ouvre après un dépassement de pression ?

Elle s’ouvre lorsque la pression diminue, se referme pendant la montée de pression, et les deux soupapes isolent simultanément le circuit.
Elle s’ouvre automatiquement, se referme lorsque la pression baisse, et une soupape d’isolement peut prendre le relais en cas de blocage.
Elle s’ouvre avec la soupape d’isolement, puis les deux restent fermées afin de maintenir la pression élevée.
Elle s’ouvre manuellement, reste ouverte après la baisse de pression, et la soupape d’isolement demeure ouverte en parallèle.

Elle s’ouvre automatiquement, se referme lorsque la pression baisse, et une soupape d’isolement peut prendre le relais en cas de blocage.

Explication

La soupape SEBIM s’ouvre automatiquement au dépassement de la limite et se referme lorsque la pression redescend ; une soupape d’isolement intervient si la première se bloque. Les deux soupapes ne doivent pas être fermées simultanément, car cela supprimerait la protection attendue.

36. Pourquoi les groupes motopompes primaires sont-ils installés sur la branche froide ?

L’eau y est plus chaude et plus turbulente, ce qui augmente le transfert thermique et empêche toute circulation naturelle.
L’eau y est plus froide et plus stable, ce qui réduit le risque de cavitation et favorise le thermosiphon en cas d’arrêt.
La branche froide permet de produire la vapeur du secondaire et de maintenir les générateurs de vapeur sous pression.
La branche froide concentre les produits de fission et facilite leur évacuation vers l’enceinte de confinement.

L’eau y est plus froide et plus stable, ce qui réduit le risque de cavitation et favorise le thermosiphon en cas d’arrêt.

Explication

L’implantation en branche froide bénéficie d’une eau plus froide et plus stable, ce qui limite la cavitation et permet une circulation naturelle par thermosiphon lorsque les pompes s’arrêtent. La production de vapeur et le confinement des produits de fission ne sont pas les fonctions qui justifient l’emplacement des groupes motopompes.

37. Quelle est la fonction principale d’un générateur de vapeur dans un réacteur à eau pressurisée ?

Refroidir la vapeur produite avant son admission dans la turbine
Maintenir la concentration en bore du primaire pendant le fonctionnement
Mélanger directement les fluides primaire et secondaire pour accélérer la vaporisation
Transférer la chaleur du primaire au secondaire pour produire la vapeur de turbine

Transférer la chaleur du primaire au secondaire pour produire la vapeur de turbine

Explication

Le générateur de vapeur transmet la chaleur du circuit primaire au circuit secondaire afin de produire une vapeur utilisable par la turbine, tout en séparant les deux fluides. L’échange direct entre les circuits est donc une confusion avec son fonctionnement réel.

38. Quel parcours décrit correctement les fluides dans un générateur de vapeur ?

Les deux fluides se mélangent dans les tubes en U avant de traverser ensemble les sécheurs
Le secondaire circule dans des tubes en U, tandis que le primaire les entoure puis traverse les séparateurs
Le primaire circule dans des tubes en U, tandis que le secondaire les entoure puis passe par des séparateurs et des sécheurs
Le primaire se vaporise dans les tubes en U, tandis que le secondaire reste liquide autour du faisceau

Le primaire circule dans des tubes en U, tandis que le secondaire les entoure puis passe par des séparateurs et des sécheurs

Explication

L’eau primaire reste dans les tubes en U et cède sa chaleur à l’eau secondaire qui circule autour du faisceau, se vaporise, puis traverse les séparateurs à cyclone et les sécheurs à chicanes. Le secondaire n’est donc pas contenu dans les tubes en U.

39. Dans un REP de 900 MWe, comment évoluent approximativement les températures du primaire et du secondaire dans le générateur de vapeur ?

Le primaire reste proche de 323 °C, tandis que le secondaire descend d’environ 270 °C à 220 °C
Le primaire descend d’environ 270 °C à 220 °C, tandis que le secondaire monte d’environ 286 °C à 323 °C
Le primaire passe d’environ 286 °C à 323 °C, tandis que le secondaire atteint environ 220 °C après une entrée à 270 °C
Le primaire passe d’environ 323 °C à 286 °C, tandis que le secondaire atteint environ 270 °C après une entrée à 220 °C

Le primaire passe d’environ 323 °C à 286 °C, tandis que le secondaire atteint environ 270 °C après une entrée à 220 °C

Explication

Le primaire entre à environ 323 °C et ressort à environ 286 °C, alors que le secondaire entre à environ 220 °C et atteint environ 270 °C lors de sa vaporisation. Les autres évolutions inversent les températures d’entrée et de sortie ou attribuent ces valeurs au mauvais circuit.

40. Que signifie le gonflement du générateur de vapeur lors d’une augmentation de la demande de vapeur ?

Une diminution réelle de la production de vapeur dans le circuit secondaire
Une baisse apparente du niveau mesuré dans le générateur de vapeur
Une augmentation réelle de la masse d’eau contenue dans le circuit primaire
Une hausse apparente du niveau mesuré dans le générateur de vapeur

Une hausse apparente du niveau mesuré dans le générateur de vapeur

Explication

Le gonflement désigne une hausse apparente du niveau mesuré lorsque la demande de vapeur augmente. La baisse apparente associée à une diminution brutale de la demande correspond au tassement, et non au gonflement.

41. Quelle combinaison de fonctions relève principalement du circuit RCV ?

Maintenir l’inventaire d’eau primaire, régler sa chimie et alimenter les joints des GMPP
Évacuer la chaleur du RRI vers une source froide avec de l’eau brute
Refroidir le primaire à l’arrêt après la baisse de pression et de température
Régler la concentration en bore du primaire par dilution ou ajout d’acide borique

Maintenir l’inventaire d’eau primaire, régler sa chimie et alimenter les joints des GMPP

Explication

Le RCV maintient la quantité d’eau primaire, contrôle sa chimie, ajuste notamment le pH et l’oxygène dissous, et alimente les joints des GMPP. Le réglage de la concentration en bore par dilution ou borication est la fonction spécifique du REA.

42. Quelle séquence décrit correctement le traitement de l’eau dans la ligne de décharge du RCV puis son retour par la ligne de charge ?

La décharge ajoute de l’acide borique, puis la charge évacue l’eau traitée vers les générateurs de vapeur
La décharge réchauffe et pressurise l’eau, puis la charge la refroidit, la filtre et la dirige vers le stockage
La décharge refroidit, dépressurise, filtre et déminéralise l’eau, puis la charge la réchauffe et la réinjecte dans le primaire
La décharge sépare les fluides primaire et secondaire, puis la charge vaporise l’eau avant son retour

La décharge refroidit, dépressurise, filtre et déminéralise l’eau, puis la charge la réchauffe et la réinjecte dans le primaire

Explication

La ligne de décharge prélève puis conditionne l’eau primaire par refroidissement, dépressurisation, filtration et déminéralisation avant son stockage. La ligne de charge la réchauffe et la réinjecte ensuite dans le primaire à environ 177 bar.

43. Quelle affirmation décrit correctement l’action des résines de déminéralisation du RCV ?

Les deux résines retiennent les ions négatifs, tandis que le bore est éliminé par la dépressurisation de l’eau
Les deux résines retiennent les ions positifs, tandis que le bore est éliminé par le refroidissement de l’eau
Les résines cationiques retiennent les ions positifs, les résines anioniques les ions négatifs, et les lits ne captent pas le bore
Les résines cationiques retiennent les ions négatifs, les résines anioniques les ions positifs, et les lits extraient le bore

Les résines cationiques retiennent les ions positifs, les résines anioniques les ions négatifs, et les lits ne captent pas le bore

Explication

Les résines cationiques captent les ions positifs et les résines anioniques les ions négatifs, tandis que les lits de déminéralisation ne captent pas le bore. Les autres propositions inversent les rôles des résines ou attribuent au traitement une élimination du bore.

44. Dans quelles conditions la connexion du RRA est-elle autorisée ?

Température moyenne primaire entre 100 et 140 °C, pression entre 10 et 20 bar et écart thermique inférieur à 100 °C
Température moyenne primaire entre 24 et 28 °C, pression entre 160 et 177 bar et écart thermique inférieur à 50 °C
Température moyenne primaire entre 160 et 177 °C, pression entre 24 et 28 bar et écart thermique inférieur à 50 °C
Température moyenne primaire entre 177 et 200 °C, pression entre 28 et 32 bar et écart thermique supérieur à 50 °C

Température moyenne primaire entre 160 et 177 °C, pression entre 24 et 28 bar et écart thermique inférieur à 50 °C

Explication

La connexion du RRA exige une température moyenne du primaire comprise entre 160 et 177 °C, une pression de 24 à 28 bar et un écart de température inférieur à 50 °C. Les autres ensembles de valeurs ne correspondent pas aux critères de connexion indiqués.

45. Quelle caractéristique distingue correctement les circuits RRI et SEC ?

Le RRI est un circuit fermé intermédiaire utilisant une eau traitée, tandis que le SEC est un circuit ouvert en contact avec l’eau brute
Le RRI refroidit directement la source froide, tandis que le SEC refroidit les équipements auxiliaires avec une eau traitée
Le RRI est un circuit ouvert alimenté par l’eau brute, tandis que le SEC est un circuit fermé utilisant une eau traitée
Le RRI produit la vapeur de turbine, tandis que le SEC maintient la concentration en bore du primaire

Le RRI est un circuit fermé intermédiaire utilisant une eau traitée, tandis que le SEC est un circuit ouvert en contact avec l’eau brute

Explication

Le RRI refroidit les équipements auxiliaires avec une eau traitée et constitue un circuit intermédiaire fermé séparant les fluides radioactifs de l’eau brute. Le SEC fonctionne en circuit ouvert avec l’eau brute et reçoit la chaleur du RRI.

46. Quelle organisation décrit correctement une voie de sauvegarde du RRI ?

Une pompe assurant 100 % du débit et un échangeur assurant 50 % du débit avec un secours commun
Deux pompes pouvant chacune assurer 100 % du débit et deux échangeurs en parallèle assurant chacun 50 % du débit
Deux pompes et deux échangeurs montés en série, chacun dimensionné pour 50 % du débit
Deux pompes assurant chacune 50 % du débit et deux échangeurs pouvant chacun assurer 100 % du débit

Deux pompes pouvant chacune assurer 100 % du débit et deux échangeurs en parallèle assurant chacun 50 % du débit

Explication

Chaque voie RRI comporte deux pompes, chacune capable d’assurer 100 % du débit, et deux échangeurs en parallèle, chacun dimensionné pour 50 % du débit nominal de la voie. La confusion fréquente consiste à inverser les capacités des pompes et des échangeurs.

47. Quelle est la fonction du circuit SEC dans la chaîne d’évacuation thermique ?

Produire la vapeur secondaire en faisant circuler l’eau brute autour des tubes en U
Transférer la chaleur des équipements auxiliaires vers le RRI avec une eau traitée en circuit fermé
Transférer la chaleur du RRI vers la source froide avec de l’eau brute en circuit ouvert
Régler la température du primaire en injectant de l’acide borique dans le circuit RCV

Transférer la chaleur du RRI vers la source froide avec de l’eau brute en circuit ouvert

Explication

Le SEC constitue le dernier maillon de l’évacuation thermique : il reçoit la chaleur du RRI et la transmet à la source froide grâce à de l’eau brute prélevée dans le milieu naturel. Le RRI assure l’étape intermédiaire avec une eau traitée, tandis que la production de vapeur appartient au générateur de vapeur.

48. Quel enchaînement représente correctement le transfert de chaleur entre les équipements refroidis et la source froide ?

RRI vers systèmes utilisateurs, puis SEC vers RRI, puis source froide vers SEC
Source froide vers SEC, puis SEC vers RRI, puis RRI vers les systèmes utilisateurs
Systèmes utilisateurs vers RRI, puis RRI vers SEC, puis SEC vers la source froide
Systèmes utilisateurs vers SEC, puis SEC vers RRI, puis RRI vers la source froide

Systèmes utilisateurs vers RRI, puis RRI vers SEC, puis SEC vers la source froide

Explication

La chaleur est évacuée successivement des systèmes utilisateurs vers le RRI, du RRI vers le SEC, puis du SEC vers la source froide. Les autres séquences inversent le sens du transfert ou intervertissent les rôles du RRI et du SEC.

49. Quelle distinction caractérise le RPN et le RIC dans la mesure du flux neutronique ?

Le RPN mesure le courant moyen, tandis que le RIC compte les impulsions individuelles.
Le RPN mesure la température du cœur, tandis que le RIC mesure la puissance hors de la cuve.
Le RPN mesure le flux dans le cœur, tandis que le RIC mesure les neutrons de fuite hors de la cuve.
Le RPN mesure les neutrons de fuite hors de la cuve, tandis que le RIC mesure le flux dans le cœur.

Le RPN mesure les neutrons de fuite hors de la cuve, tandis que le RIC mesure le flux dans le cœur.

Explication

Le RPN est un dispositif ex-core qui exploite les neutrons de fuite, alors que le RIC est placé in-core. Confondre leurs positions revient à inverser la distinction entre mesure externe et mesure interne.

50. Lorsqu’un réacteur présente un flux neutronique faible, quelle méthode de mesure est la plus appropriée ?

La mesure des neutrons de fuite sans amplification des signaux.
Le comptage individuel des impulsions produites par le détecteur.
La mesure de la température au moyen des capteurs du cœur.
La mesure continue du courant moyen fourni par le détecteur.

Le comptage individuel des impulsions produites par le détecteur.

Explication

Les faibles flux produisent des impulsions suffisamment espacées pour être comptées individuellement. La mesure du courant moyen est plutôt adaptée aux flux élevés, lorsque les impulsions sont nombreuses.

51. Comment les deux instrumentations complémentaires représentent-elles la puissance du réacteur ?

Le RPN caractérise la température dans le cœur, tandis que le RIC mesure le flux hors cuve.
Le RPN mesure en continu le flux hors cœur, tandis que le RIC caractérise le flux dans le cœur.
Le RPN compte les impulsions à faible flux, tandis que le RIC mesure le courant à flux élevé.
Le RPN mesure la distribution de puissance dans le cœur, tandis que le RIC surveille les neutrons de fuite.

Le RPN mesure en continu le flux hors cœur, tandis que le RIC caractérise le flux dans le cœur.

Explication

La puissance du réacteur est directement liée au flux neutronique, suivi par le RPN hors cœur et le RIC dans le cœur. La distribution de puissance et la température relèvent principalement des informations fournies par le RIC, et non d’une inversion des rôles.

52. Quelle caractéristique décrit correctement l’instrumentation RPN ?

C’est un système ex-core qui mesure en continu les neutrons de fuite, quel que soit l’état du réacteur.
C’est un système ex-core qui établit des cartes de flux à partir de capteurs mobiles dans le cœur.
C’est un système in-core qui mesure les neutrons présents entre les assemblages combustibles.
C’est un système in-core qui mesure la température et la puissance pendant les arrêts du réacteur.

C’est un système ex-core qui mesure en continu les neutrons de fuite, quel que soit l’état du réacteur.

Explication

Le RPN est installé à l’extérieur de la cuve et mesure continuellement le flux neutronique à partir des neutrons de fuite. Les capteurs placés dans le cœur et les cartes de flux sont associés au RIC.

53. Quelles grandeurs l’instrumentation RIC mesure-t-elle dans le cœur du réacteur ?

Le flux neutronique externe, le débit d’eau et la puissance électrique produite.
Les neutrons de fuite, la pression de la cuve et le courant moyen.
La tension des électrodes, la température ambiante et le flux hors cuve.
Le flux neutronique, la température et la distribution de puissance.

Le flux neutronique, la température et la distribution de puissance.

Explication

Le RIC regroupe des capteurs placés dans le cœur pour mesurer le flux neutronique, la température et la distribution de puissance. Les neutrons de fuite mesurés hors cuve caractérisent plutôt le fonctionnement du RPN.

54. Que se produit-il lorsqu’un rayonnement ionisant traverse le gaz d’un détecteur ?

Il refroidit le gaz, réduit la tension et empêche la formation d’un signal électrique.
Il absorbe les électrons libres et produit un courant moyen sans création de charges.
Il arrache des électrons, crée des paires d’ions, puis génère une impulsion captée et amplifiée.
Il transforme directement la température du gaz en une tension continue mesurée par les électrodes.

Il arrache des électrons, crée des paires d’ions, puis génère une impulsion captée et amplifiée.

Explication

Le rayonnement ionisant arrache des électrons aux atomes du gaz, formant des paires d’ions dont le déplacement produit une impulsion électrique. En l’absence d’ionisation, ce mécanisme de production d’impulsion ne se déclenche pas.

55. Quelle méthode convient à la mesure d’un flux élevé dans un détecteur à ionisation gazeuse ?

La mesure de la température du gaz entre la cathode et l’anode.
Le comptage séparé de chaque impulsion produite par le détecteur.
La mesure du courant moyen produit par l’ensemble des impulsions.
La détection des neutrons de fuite à l’extérieur de la cuve.

La mesure du courant moyen produit par l’ensemble des impulsions.

Explication

Pour un flux élevé, les impulsions sont nombreuses et rapprochées ; leur effet global est donc évalué par le courant moyen. Le comptage individuel est davantage adapté aux faibles flux, où les impulsions restent distinguables.

56. Quelles sont les trois chaînes neutroniques successives et partiellement recouvrantes du RPN ?

La CNS, la CNI et la CNP
La CNI, la chaîne de protection et la CNP
La chaîne gamma, la CNS et la CNI
La CNP, la chaîne thermique et la CNS

La CNS, la CNI et la CNP

Explication

Le RPN comprend successivement la chaîne neutronique source, la chaîne neutronique intermédiaire et la chaîne neutronique de puissance. Les autres ensembles proposés mélangent des chaînes du RPN avec des fonctions ou des catégories qui ne constituent pas cette succession.

57. Quelle association décrit correctement les gammes et les grandeurs mesurées par les chaînes du RPN ?

La CNS mesure un courant à faible flux, tandis que la CNI compte les impulsions et la CNP mesure la température.
La CNS compte les impulsions à faible flux, tandis que la CNI et la CNP mesurent un courant à des flux plus élevés.
La CNS mesure le déséquilibre axial, tandis que la CNI compte les impulsions et la CNP mesure un courant gamma.
La CNS et la CNI comptent les impulsions, tandis que la CNP mesure le courant dans les assemblages.

La CNS compte les impulsions à faible flux, tandis que la CNI et la CNP mesurent un courant à des flux plus élevés.

Explication

La CNS compte les impulsions pour des flux faibles, alors que la CNI mesure un courant sur une gamme plus étendue et que la CNP mesure les forts flux ainsi que le déséquilibre axial. La confusion fréquente consiste à attribuer le comptage d’impulsions à la CNI ou à confondre la mesure neutronique avec une mesure thermique.

58. Pourquoi la CNS doit-elle être relayée avant d’atteindre sa saturation ?

Parce que le dépassement de gamme provoque une perte du déséquilibre axial mesuré.
Parce que la baisse du flux empêche la chaîne de détecter les particules alpha produites.
Parce que l’augmentation du flux transforme directement les neutrons en courant gamma.
Parce que le chevauchement des impulsions sous-estime le flux réel et rend la mesure inexploitable.

Parce que le chevauchement des impulsions sous-estime le flux réel et rend la mesure inexploitable.

Explication

Lorsque les impulsions se chevauchent, la CNS ne les distingue plus correctement et sous-estime le flux réel, ce qui compromet la mesure. Les autres réponses invoquent des phénomènes associés à d’autres détecteurs ou à d’autres fonctions du RPN.

59. Dans la CNI, comment la composante gamma est-elle supprimée du courant mesuré ?

En calculant I(n)=I(n+γ)−I(γ)I(n)=I(n+\gamma)-I(\gamma).
En calculant I(n)=I(n+γ)×I(γ)I(n)=I(n+\gamma)\times I(\gamma).
En calculant I(n)=I(n+γ)+I(γ)I(n)=I(n+\gamma)+I(\gamma).
En calculant I(n)=I(γ)−I(n+γ)I(n)=I(\gamma)-I(n+\gamma).

En calculant $$I(n)=I(n+\gamma)-I(\gamma)$$.

Explication

La CNI isole le courant neutronique en soustrayant le courant dû aux gammas du courant total neutron-gamma. Une addition ou une multiplication ne permettrait pas de retirer la composante gamma, et l’ordre inversé donnerait une grandeur de signe opposé.

60. Dans quelle situation les signaux élaborés par le RPN contribuent-ils à l’action du RPR ?

Lorsqu’un thermocouple détecte un écart de température entre deux métaux différents.
Lorsqu’une variation de température de sortie impose une cartographie détaillée pendant un arrêt du réacteur.
Lorsqu’une sonde mobile traverse un assemblage pour enregistrer son signal selon sa position.
Lorsqu’un dépassement du flux neutronique ou une hausse trop rapide du flux peut déclencher un arrêt automatique.

Lorsqu’un dépassement du flux neutronique ou une hausse trop rapide du flux peut déclencher un arrêt automatique.

Explication

Le RPN transmet au système de protection des signaux utiles à l’arrêt automatique en cas de flux excessif ou d’augmentation trop rapide. Les autres situations relèvent de l’instrumentation mobile du RIC ou du fonctionnement des thermocouples.

61. Quel est le rôle des sections haute et basse des chaînes de mesure de la gamme puissance ?

Repérer le déséquilibre azimutal du flux et mesurer la température de l’eau sous le couvercle.
Détecter les fragments de fission et suivre la position d’une sonde dans la zone active.
Surveiller le déséquilibre axial du flux et contribuer à la protection de la gaine du combustible.
Compter les impulsions de la gamme source et compenser la composante gamma du courant.

Surveiller le déséquilibre axial du flux et contribuer à la protection de la gaine du combustible.

Explication

Les sections haute et basse permettent de surveiller la répartition verticale du flux, appelée déséquilibre axial, et de protéger la gaine du combustible. Le déséquilibre azimutal concerne la répartition horizontale, tandis que les autres fonctions appartiennent à d’autres chaînes ou au RIC.

62. À quel moment le RIC réalise-t-il des cartes de flux ?

Pendant l’étalonnage des chaînes de puissance, avec une mesure permanente du courant gamma.
Pendant le fonctionnement normal, avec une acquisition continue de la température de chaque assemblage.
Pendant les arrêts du réacteur, notamment après un rechargement et lors des essais de redémarrage.
Lors d’un dépassement de flux, afin de commander directement l’arrêt automatique du réacteur.

Pendant les arrêts du réacteur, notamment après un rechargement et lors des essais de redémarrage.

Explication

Le RIC réalise des cartes de flux au cours des arrêts, en particulier après un rechargement et pendant les essais de redémarrage. La surveillance permanente de la température est assurée par les thermocouples, et l’arrêt automatique relève des signaux du RPN.

63. Comment une sonde RIC est-elle utilisée pour établir une carte de flux ?

Elle est introduite depuis le haut, puis descendue rapidement pendant que seuls les maxima de température sont enregistrés.
Elle est poussée jusqu’en haut de la zone active, puis retirée progressivement tandis que son signal est enregistré selon sa position.
Elle est positionnée autour du cœur, puis déplacée entre plusieurs angles pour comparer les chaînes de puissance.
Elle est placée au milieu de la zone active, puis maintenue fixe pendant que le courant gamma est soustrait du signal.

Elle est poussée jusqu’en haut de la zone active, puis retirée progressivement tandis que son signal est enregistré selon sa position.

Explication

La sonde parcourt la zone active lors de son retrait progressif, et l’enregistrement du signal en fonction de la position permet de reconstruire le profil de flux. Le maintien fixe, la mesure de température ou le déplacement angulaire décrivent d’autres méthodes ou d’autres instruments.

64. Quelle description correspond au détecteur RIC ?

Une chambre à gaz contenant du bore 10, une électrode en aluminium, une enveloppe unique et un câble électrique fixe.
Un tube rempli d’eau avec une sonde thermocouple, deux gaines de cuivre et un câble coaxial de puissance.
Un détecteur externe au cœur fondé sur des scintillations, une électrode en graphite et une enveloppe en béton.
Une petite chambre à gaz avec une électrode centrale revêtue d’oxyde d’uranium enrichi, deux enveloppes en acier et un câble téléflex.

Une petite chambre à gaz avec une électrode centrale revêtue d’oxyde d’uranium enrichi, deux enveloppes en acier et un câble téléflex.

Explication

Le détecteur RIC associe une chambre à gaz, une électrode centrale revêtue d’oxyde d’uranium enrichi à environ 90 % en uranium 235, deux enveloppes concentriques en acier inoxydable et un câble téléflex. Le bore 10 caractérise le principe de détection du RPN, tandis que les autres descriptions ne correspondent pas à la constitution du RIC.

65. Quelle distinction entre les réactions détectées par le RPN et le RIC est correcte ?

Le RPN utilise la réaction du bore 10 produisant des particules alpha, tandis que le RIC utilise la fission de l’uranium 235 produisant deux fragments ionisants.
Le RPN utilise la fission de l’uranium 235 produisant des fragments, tandis que le RIC utilise le bore 10 produisant des particules alpha.
Le RPN convertit les neutrons en chaleur par l’acier, tandis que le RIC les convertit en courant par deux enveloppes concentriques.
Le RPN mesure les gammas par ionisation gazeuse, tandis que le RIC compte les neutrons capturés par une électrode en bore.

Le RPN utilise la réaction du bore 10 produisant des particules alpha, tandis que le RIC utilise la fission de l’uranium 235 produisant deux fragments ionisants.

Explication

Dans le RPN, la capture par le bore 10 engendre des particules alpha ionisantes, alors que la fission de l’uranium 235 dans le RIC produit deux fragments fortement ionisants. Les deux autres réponses inversent les principes ou attribuent aux détecteurs des mécanismes qui ne sont pas décrits.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Technologie et fonctionnement des REP.

Quels matériaux utilise la filière UNGG?

Uranium naturel, graphite comme modérateur, gaz carbonique comme caloporteur.

Quel événement en octobre 1969 a fragilisé la confiance dans la filière UNGG?

La fusion partielle du cœur de Saint-Laurent A1.

Quelle décision a suivi l'accident de Saint-Laurent A1 en 1969?

Abandonner la filière UNGG au profit du REP.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Technologie et fonctionnement des REP.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM