Fiche de révision : Tectonique des Plaques et Dorsales

📋 Plan du Cours

  1. Caractérisation des plaques
  2. Identification des limites des plaques
  3. Déplacements géodésiques
  4. Indices volcaniques et sédimentaires
  5. Indices paléomagnétiques
  6. Dynamique des dorsales lentes
  7. Production de magma dorsale
  8. Formation des roches océaniques
  9. Dorsales lentes et activité magmatique
  10. Hydrothermalisme et métamorphisme
  11. Évolution de la densité océanique
  12. Zones de subduction

📖 1. Caractérisation des plaques

🔑 Notions clés & Définitions

Plaques lithosphériques
Les plaques lithosphériques sont des fragments rigides de la surface de la Terre, dont l’épaisseur est d’environ 100 km. Selon CNED (première), elles sont composées de la croûte et du manteau supérieur lithosphérique, formant une unité solide et peu déformable. Ces plaques se déplacent en surface sur l’asthénosphère ductile, ce qui leur permet d’avoir une mobilité horizontale. Leur mouvement est à l’origine de la tectonique des plaques, qui explique notamment les changements de position et de forme des continents au cours du temps géologique.

Lithosphère
La lithosphère désigne la couche rigide de la Terre, comprenant la croûte et le manteau supérieur lithosphérique. Elle est délimitée par la zone de faible vélocité (LVZ) du manteau supérieur, située dans l’asthénosphère. La lithosphère est découpée en plaques, qui peuvent couvrir des zones continentales ou océaniques, et qui se déplacent indépendamment les unes des autres.

Asthénosphère
L’asthénosphère est une zone ductile située sous la lithosphère, dans le manteau supérieur. Elle permet la mobilité des plaques lithosphériques en offrant une couche sur laquelle celles-ci peuvent glisser. La lithosphère, en tant que couche rigide, repose et se déplace sur cette zone ductile, facilitant ainsi la tectonique des plaques.

Croûte océanique
La croûte océanique constitue la partie de la lithosphère océanique. Elle est principalement composée de basaltes et gabbros, qui forment la partie supérieure et inférieure de cette croûte. La croûte océanique est caractérisée par sa jeunesse géologique, sa densité élevée, et sa formation au niveau des dorsales océaniques, où elle s’éloigne de la dorsale en se refroidissant et en s’épaississant.

Manteau supérieur lithosphérique
Le manteau supérieur lithosphérique est la partie supérieure du manteau terrestre qui, avec la croûte, forme la lithosphère. Il est constitué principalement de péridotite, une roche dense et riche en olivine. La zone de cette partie du manteau est délimitée par la LVZ, et elle joue un rôle clé dans la mobilité des plaques en étant la couche ductile sur laquelle celles-ci glissent.

📝 Points essentiels

Les plaques lithosphériques sont des fragments rigides, d’environ 100 km d’épaisseur, composés de la croûte et du manteau supérieur lithosphérique, qui se déplacent sur une couche ductile appelée l’asthénosphère. La lithosphère, en tant que couche rigide, est découpée en plusieurs plaques distinctes, dont la position et la forme ont changé au cours des temps géologiques. Ces mouvements sont à l’origine de la tectonique des plaques, qui explique la dérive des continents, la formation de montagnes, la création de dorsales océaniques, et la subduction. La compréhension de la nature rigide de ces plaques et de leur composition est fondamentale pour saisir leur mobilité et leurs interactions.

💡 À retenir

La lithosphère, composée de plaques rigides d’environ 100 km d’épaisseur, repose sur une couche ductile appelée l’asthénosphère, permettant leur déplacement. La tectonique des plaques, qui explique les changements de position des continents, repose sur cette structure rigide et mobile.

📖 2. Identification des limites des plaques

🔑 Notions clés & Définitions

Zones de divergence
Les zones de divergence sont des régions où deux plaques tectoniques s’éloignent l’une de l’autre. Elles sont caractérisées par la formation de dorsales sous-marines, qui sont des chaînes de montagnes sous-marines formées par l’activité volcanique liée à la remontée du magma à la surface. Ces zones présentent une activité sismique et géothermique élevée, témoignant de la dynamique de séparation des plaques. La divergence permet la création de nouvelle croûte océanique, ce qui entraîne un élargissement progressif de l’océan. La datation des sédiments et du plancher basaltique dans ces zones montre que plus on s’éloigne de la dorsale, plus les sédiments sont épais et plus les couches en contact avec le fond océanique sont anciennes. La symétrie de cette répartition de sédiments de part et d’autre de la dorsale permet de mesurer la vitesse d’ouverture de l’océan.

Dorsales océaniques
Les dorsales océaniques sont des chaînes de montagnes sous-marines situées au cœur des zones de divergence. Elles résultent de la remontée de magma provenant du manteau profond, qui crée une nouvelle croûte océanique lors de l’éloignement des plaques. Ces dorsales sont caractérisées par une activité volcanique intense, une activité sismique importante, et une forte activité géothermique. La dorsale de l’océan Pacifique Sud, par exemple, est une dorsale lente si l’on considère sa vitesse d’expansion, généralement de 1 à 2 cm par an, ou rapide si elle atteint 9 à 14 cm par an. La datation des anomalies magnétiques et des sédiments permet de mesurer la vitesse d’expansion de la dorsale.

Failles transformantes
Les failles transformantes sont des zones de faille qui relient deux segments de dorsales ou deux zones de divergence. Elles permettent le déplacement horizontal des plaques sans création ni destruction de croûte océanique. Ces failles sont souvent associées à une activité sismique importante, car elles représentent des zones de friction entre plaques qui glissent l’une contre l’autre. La faille transformante la plus célèbre est la faille de San Andreas en Californie. Ces zones jouent un rôle clé dans la déformation de la croûte terrestre au niveau des dorsales.

Zones de convergence
Les zones de convergence sont des régions où deux plaques tectoniques se déplacent l’une vers l’autre. Elles peuvent prendre deux formes principales : zones de subduction ou zones de collision. La convergence est caractérisée par une activité sismique intense, une activité volcanique, et une déformation importante de la croûte. La nature de la zone dépend du type de plaques impliquées.

Zones de subduction
Les zones de subduction sont des régions de convergence où une plaque océanique s’enfonce sous une plaque continentale ou une autre plaque océanique. La plaque océanique, plus dense, plonge dans le manteau, formant une fosse océanique profonde. La subduction est accompagnée d’une activité sismique profonde, de volcans de type arc insulaire ou arc de continent, et de déformations importantes. La zone de subduction est une frontière où la croûte est détruite, ce qui contribue à la dynamique globale de la tectonique des plaques.

Zones de collision
Les zones de collision se produisent lorsque deux plaques continentales entrent en contact. Contrairement à la subduction, aucune plaque ne s’enfonce dans le manteau, car la croûte continentale est moins dense. La collision entraîne une déformation intense, la formation de chaînes de montagnes (exemple : l’Himalaya), et une activité sismique importante. La croûte continentale est épaissie et plissée, et la zone est caractérisée par une activité géologique intense.

📝 Points essentiels

Les zones de divergence se distinguent par la présence de dorsales sous-marines, qui marquent la séparation de deux plaques océaniques. Ces zones sont caractérisées par une activité sismique et géothermique élevée, témoignant de la remontée du magma et de la création de nouvelle croûte océanique. La formation de dorsales est un processus dynamique où la croûte se forme et s’éloigne, entraînant l’expansion des océans. La datation des sédiments et du plancher basaltique dans ces zones permet d’évaluer la vitesse d’ouverture de l’océan, en observant notamment la symétrie de la répartition des sédiments de part et d’autre de la dorsale.

Les zones de convergence regroupent deux types principaux : les zones de subduction, où une plaque océanique plonge sous une plaque continentale ou océanique, et les zones de collision, où deux plaques continentales entrent en collision. La subduction est caractérisée par la formation de fosses océaniques, une activité sismique profonde, et des volcans de type arc. La collision, quant à elle, entraîne la formation de chaînes de montagnes et une déformation intense de la croûte, sans destruction de croûte océanique.

💡 À retenir

Les frontières des plaques se distinguent par leur nature géologique et tectonique : les zones de divergence sont marquées par la formation de dorsales et l’expansion océanique, tandis que les zones de convergence, qu’elles soient de subduction ou de collision, sont associées à la destruction ou à la déformation de la croûte terrestre. Ces mécanismes reflètent la dynamique globale de la tectonique des plaques.

📖 3. Déplacements géodésiques

🔑 Notions clés & Définitions

Géodésie spatiale
La géodésie spatiale désigne l’ensemble des techniques et méthodes permettant de mesurer la position, la forme et le déplacement de la surface terrestre à l’aide de satellites en orbite. Elle offre une précision élevée pour suivre les mouvements des plaques lithosphériques en temps réel ou sur de longues périodes, en utilisant notamment des données provenant de satellites en orbite autour de la Terre.

Récepteurs GPS
Les récepteurs GPS (Global Positioning System) sont des dispositifs électroniques permettant de déterminer avec précision la position d’un point au sol. Ils reçoivent des signaux émis par plusieurs satellites en orbite, et grâce à la triangulation de ces signaux, ils calculent la position géographique du récepteur. Ces appareils sont essentiels pour la géodésie spatiale, car ils permettent de mesurer directement et précisément la position des points au sol, facilitant ainsi le suivi des déplacements des plaques lithosphériques.

Positionnement millimétrique
Le positionnement millimétrique fait référence à la capacité de mesurer la position d’un récepteur GPS avec une précision de l’ordre du millimètre. Cette précision extrême est obtenue grâce à des techniques avancées de traitement des signaux, à la correction des erreurs et à l’utilisation de stations de référence fixes. Elle permet de détecter et d’analyser des déplacements très faibles, tels que ceux liés au mouvement des plaques tectoniques.

Modèle des plaques rigides
Le modèle des plaques rigides considère la lithosphère terrestre comme étant découpée en plusieurs plaques, qui sont supposées se comporter comme des fragments rigides et peu déformables. Ces plaques, d’une centaine de kilomètres d’épaisseur, se déplacent en surface sur l’asthénosphère ductile. Ce modèle permet d’étudier et de modéliser les déplacements des plaques, en tenant compte de leurs frontières et des interactions entre elles.

📝 Points essentiels

Les satellites jouent un rôle crucial en géodésie spatiale en permettant de mesurer avec une grande précision la position des récepteurs GPS placés au sol. Ces mesures précises permettent de reconstituer les trajectoires et les vitesses des plaques lithosphériques. Grâce à ces données, il est possible de suivre en temps réel ou sur de longues périodes les déplacements des plaques, en détectant même des mouvements de l’ordre du millimètre par an.

Les données géodésiques actuelles ont permis de modéliser le déplacement des 25 principales plaques lithosphériques. En analysant les mesures obtenues par les récepteurs GPS, on peut établir des cartes précises du mouvement de chaque plaque, ainsi que leur vitesse d’expansion ou de convergence. Ces modèles sont essentiels pour comprendre la dynamique de la tectonique des plaques et pour prévoir l’évolution future de la surface terrestre.

Les satellites fournissent une méthode directe, précise et fiable pour quantifier les déplacements actuels des plaques lithosphériques. En combinant ces mesures avec le modèle des plaques rigides, les géodésiens peuvent élaborer des représentations détaillées du mouvement global de la lithosphère terrestre, contribuant ainsi à la compréhension des phénomènes géologiques et sismiques.

💡 À retenir

La géodésie spatiale, grâce aux satellites et aux récepteurs GPS, offre une méthode précise et directe pour quantifier les déplacements actuels des plaques lithosphériques, permettant de modéliser leur mouvement avec une grande exactitude.

📖 4. Indices volcaniques et sédimentaires

🔑 Notions clés & Définitions

Points chauds
Les points chauds sont des zones fixes situées dans le manteau profond, à partir desquelles se produit une remontée de magma qui forme des volcans. Ces volcans, appelés volcans de points chauds, sont alignés et leur emplacement ne change pas, car le point chaud lui-même est considéré comme immobile. La datation de ces volcans permet de retracer le déplacement de la plaque au fil du temps, en montrant que la plaque a migré par rapport à un point chaud fixe.

Alignements volcaniques
Les volcans de points chauds sont généralement alignés parallèlement à la direction du déplacement de la plaque. Cet alignement témoigne du mouvement de la plaque par rapport au point chaud fixe. La datation de chaque volcan dans cette chaîne permet d’établir une chronologie du déplacement, en montrant que les volcans plus anciens se trouvent plus loin du point chaud, tandis que les volcans plus récents sont situés plus près de celui-ci.

Datation volcanique
La datation des volcans de points chauds consiste à déterminer leur âge précis, souvent par des méthodes géochronologiques. En utilisant ces datations, il est possible de reconstituer le mouvement de la plaque au fil du temps, en observant la position relative des volcans éteints par rapport au point chaud fixe. La datation permet aussi de calculer la vitesse de déplacement de la plaque, en mesurant la distance entre chaque volcan et le point chaud, puis en divisant cette distance par l’âge du volcan.

Programme JOIDES
Le programme JOIDES, actif entre 1968 et 1980, est un programme de recherche qui permet de dater les sédiments et le plancher basaltique de la croûte océanique. La datation des sédiments fournit l’âge de ces couches, ce qui permet de calculer la vitesse d’ouverture de l’océan en comparant l’âge des sédiments à leur distance de la dorsale.

Épaisseur des sédiments
L’épaisseur des sédiments accumulés sur le plancher océanique augmente généralement avec la distance à la dorsale. Plus on s’éloigne de la dorsale, plus les sédiments sont anciens, et leur épaisseur tend à augmenter. Cette augmentation symétrique de l’épaisseur et de l’âge des sédiments de part et d’autre de la dorsale permet de calculer la vitesse d’ouverture de l’océan, en utilisant la relation entre distance, âge et vitesse de déplacement des plaques.

📝 Points essentiels

Les volcans de points chauds, qui sont fixes dans le manteau profond, jouent un rôle crucial pour retracer le déplacement des plaques tectoniques. Leur alignement, parallèlement à la direction du mouvement de la plaque, témoigne du déplacement de cette dernière par rapport à un point chaud immobile. La datation précise de ces volcans éteints permet de reconstituer la chronologie du déplacement, en montrant que la plaque s’est déplacée au fil du temps. La datation volcanique est essentielle pour déterminer l’âge de chaque volcan, ce qui, combiné à leur position, permet de calculer la vitesse de déplacement de la plaque.

Les indices sédimentaires, obtenus notamment par le programme JOIDES, offrent une autre méthode pour comprendre la dynamique océanique. En datant les sédiments accumulés sur le plancher océanique, on observe que leur épaisseur et leur âge augmentent symétriquement avec la distance à la dorsale. Cette relation permet de calculer la vitesse d’ouverture de l’océan, en utilisant la différence d’âge entre les sédiments et leur position par rapport à la dorsale.

Les anomalies magnétiques, enregistrées dans les basaltes au niveau des dorsales, complètent ces indices en permettant de mesurer la vitesse de déplacement des plaques à partir des bandes magnétiques symétriques de part et d’autre de la dorsale.

💡 À retenir

Les indices volcaniques et sédimentaires constituent des archives naturelles essentielles pour reconstituer les mouvements passés des plaques tectoniques. Leur étude permet de déterminer la vitesse et la direction du déplacement des plaques, en utilisant notamment la datation des volcans de points chauds et l’analyse de l’épaisseur et de l’âge des sédiments.

📖 5. Indices paléomagnétiques

🔑 Notions clés & Définitions

Paléomagnétisme
AUTEUR (date) : Le paléomagnétisme désigne l'étude de l'orientation et de l'intensité du champ magnétique terrestre dans le passé, fossilisé dans les roches magmatiques ou sédimentaires. Lors de leur cristallisation ou de leur formation, ces roches enregistrent la direction du champ magnétique terrestre à ce moment-là, permettant ainsi de reconstituer l'histoire géomagnétique de la Terre.

Anomalies magnétiques
Ce sont des variations locales ou globales du champ magnétique terrestre, détectées dans les roches fossilisées, qui apparaissent sous forme de bandes ou de zones présentant des intensités ou orientations différentes. Ces anomalies sont souvent symétriques de part et d'autre des dorsales océaniques, témoignant de processus géologiques liés à l'expansion océanique.

Basaltes océaniques
Ce sont des roches magmatiques volcaniques, riches en plagioclases et pyroxènes, qui se forment lors de la cristallisation du magma issu de la fusion partielle des péridotites de l’asthénosphère. Lors de leur solidification, ils enregistrent l’orientation du champ magnétique terrestre de l’époque, constituant ainsi un témoin paléomagnétique.

Échelle magnéto-stratigraphique
C’est une méthode de datation relative basée sur l’étude des bandes d’anomalies magnétiques fossilisées dans les basaltes océaniques. Elle permet de reconstituer la chronologie des inversions du champ magnétique terrestre et de mesurer la vitesse d’expansion des fonds océaniques.

Inversions du champ magnétique
Ce sont des événements où le pôle nord magnétique devient le pôle sud et vice versa. Ces inversions sont enregistrées dans les roches magmatiques lors de leur cristallisation, créant des bandes magnétiques symétriques de part et d’autre des dorsales, qui constituent une preuve essentielle de l’expansion océanique.

📝 Points essentiels

Les basaltes, lors de leur cristallisation dans le contexte de l’expansion océanique, enregistrent l’orientation du champ magnétique terrestre au moment précis de leur formation. Ce phénomène, appelé fossilisation du paléomagnétisme, permet de reconstituer l’histoire géomagnétique de la Terre. La symétrie observée dans les bandes d’anomalies magnétiques de part et d’autre des dorsales océaniques est une caractéristique clé : elle indique que la croûte océanique se forme au niveau des dorsales, puis s’éloigne de celles-ci au fil du temps. La mesure de ces anomalies permet également de calculer la vitesse d’expansion océanique, en comparant la distance entre deux bandes d’anomalies opposées à la période de formation correspondante.

L’étude de ces anomalies magnétiques fossilisées constitue une méthode essentielle pour dater précisément la formation des fonds océaniques et pour comprendre la dynamique des plaques tectoniques. La présence d’inversions du champ magnétique, enregistrées dans ces roches, fournit une chronologie précise des changements du champ géomagnétique, permettant de dater avec fiabilité les différentes phases d’expansion océanique.

💡 À retenir

L’étude des anomalies magnétiques fossilisées dans les basaltes est une méthode clé pour dater et quantifier les déplacements des plaques, grâce à la symétrie des bandes d’anomalies magnétiques de part et d’autre des dorsales. Ces anomalies, enregistrant les inversions du champ magnétique, permettent de reconstituer l’histoire géomagnétique de la Terre et de mesurer la vitesse d’expansion océanique.

📖 6. Dynamique des dorsales lentes

🔑 Notions clés & Définitions

Dorsales lentes
Les dorsales lentes désignent des zones de divergence tectonique océanique où la vitesse d’expansion de la lithosphère océanique est relativement faible, généralement de l’ordre de 1 à 2 cm par an. Selon la source, ces dorsales se caractérisent par une activité magmatique et thermique moindre comparée aux dorsales rapides. La structure de ces dorsales est segmentée, ce qui signifie qu’elles ne forment pas une ligne continue mais présentent des segments séparés par des failles, contribuant à un relief plus irrégulier. La faible vitesse d’expansion implique une production magmatique réduite, ce qui influence directement la morphologie du plancher océanique associé.

📝 Points essentiels

Les dorsales lentes ont une vitesse d’expansion de l’ordre de 1 à 2 cm/an, ce qui est nettement inférieur à celle des dorsales rapides. Cette faible vitesse d’expansion entraîne une activité magmatique et thermique moindre, ce qui se traduit par une moindre production de magma lors de la formation du plancher océanique. En conséquence, la morphologie du plancher océanique au niveau de ces dorsales est différente : elle présente une structure segmentée, avec des failles qui délimitent des segments distincts. Cette segmentation contribue à un relief plus irrégulier, avec des variations topographiques plus marquées que celles observées sur des dorsales à vitesse d’expansion plus élevée. La structure segmentée et le relief irrégulier sont des caractéristiques majeures qui influencent la morphologie et la dynamique de la croûte océanique formée dans ces zones.

💡 À retenir

La dynamique spécifique des dorsales lentes, caractérisée par une vitesse d’expansion faible, limite la production magmatique et thermique, ce qui entraîne une morphologie segmentée et un relief plus irrégulier du plancher océanique. Cette configuration influence directement la structure et la composition de la lithosphère océanique dans ces régions.

📖 7. Production de magma dorsale

🔑 Notions clés & Définitions

Fusion partielle du manteau
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

Magma basaltique
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

Remontée mantellique
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

Croûte océanique nouvelle
Aucune définition spécifique fournie dans la source.

📝 Points essentiels

La production de magma au niveau des dorsales résulte de la fusion partielle du manteau, qui est provoquée par la décompression lors de l'écartement des plaques tectoniques. En effet, lorsque les plaques s’éloignent l’une de l’autre au niveau des dorsales, la pression exercée sur le manteau inférieur diminue, ce qui favorise la fusion partielle des péridotites mantelliques. Ce processus engendre la formation de magma basaltique, qui est une roche en fusion riche en minéraux tels que les plagioclases et les pyroxènes.

Ce magma basaltique, une fois formé, remonte à travers les fractures du manteau et de la croûte, en raison de la différence de densité et de la convection mantellique. Lorsqu’il atteint la surface ou une zone proche, il refroidit et se solidifie, formant ainsi la nouvelle croûte océanique. La croûte océanique ainsi créée est caractérisée par une composition principalement basaltique, qui constitue la base de la croûte océanique en formation.

Ce processus de fusion partielle et de remontée mantellique est essentiel pour la création continue de la croûte océanique, qui se renouvelle constamment au niveau des dorsales. La formation de cette croûte est un phénomène dynamique, lié à la convection dans le manteau, qui entraîne la remontée de matière chaude et la décompression nécessaire à la fusion partielle. La croûte océanique ainsi formée s’éloigne ensuite de la dorsale, s’épaissit et vieillit, ce qui contribue à la dynamique globale de la tectonique des plaques.

💡 À retenir

La genèse magmatique aux dorsales, résultant de la fusion partielle du manteau due à la décompression lors de l’écartement des plaques, est fondamentale pour la formation continue de la croûte océanique. Ce magma basaltique formé au niveau des dorsales constitue la matière première de cette nouvelle croûte, qui s’éloigne ensuite de la dorsale en s’épaississant et en vieillissant.

📖 8. Formation des roches océaniques

🔑 Notions clés & Définitions

Basaltes
Les basaltes sont des roches volcaniques mafiques, de texture microlithique, formées par cristallisation rapide du magma basaltique à la surface de la croûte océanique. Elles constituent la couche superficielle de la croûte océanique, résultant d’éruptions effusives. Leur composition est riche en silicates ferromagnésiens, notamment en pyroxènes et en plagioclases.

Gabbros
Les gabbros sont des roches plutoniques mafiques, formées par cristallisation lente du magma dans la croûte océanique, sous la surface. Ils présentent une texture grenue avec de gros cristaux visibles à l’œil nu. Leur composition est similaire à celle des basaltes, mais leur mode de formation est intrusif, ce qui leur confère une texture cristalline plus grossière.

Péridotites
Les péridotites sont des roches ultramafiques, principalement composées de olivine et de pyroxènes, formant la majeure partie du manteau lithosphérique. Elles se trouvent sous la croûte océanique, en contact direct avec le manteau supérieur, et peuvent être serpentinisées par hydrothermalisme. Leur composition reflète la composition du manteau supérieur.

Croûte océanique
La croûte océanique est la couche de roches formant le plancher des océans. Elle est principalement composée en surface de basaltes, sous-jacente de gabbros, reposant directement sur le manteau lithosphérique en péridotite. Sa formation résulte de la cristallisation du magma issu du manteau au niveau des dorsales.

Manteau lithosphérique
Le manteau lithosphérique est la couche solide, rigide, située sous la croûte océanique, principalement composée de péridotites. Il constitue la partie supérieure du manteau terrestre, en contact avec la croûte, et joue un rôle clé dans la dynamique de formation et de destruction de la croûte océanique.

📝 Points essentiels

La croûte océanique est constituée en surface de basaltes, qui sont des roches volcaniques issues de la cristallisation rapide du magma basaltique. Sous ces basaltes, on trouve des gabbros, formés par cristallisation lente du même magma dans la partie profonde de la croûte. Ces deux types de roches, basaltes en surface et gabbros en profondeur, reposent directement sur le manteau lithosphérique, principalement constitué de péridotites. Ces péridotites sont des roches ultramafiques, riches en olivine et pyroxènes, qui représentent la composition du manteau supérieur.

Ces roches se forment lors de processus magmatiques au niveau des dorsales océaniques. Le magma, issu du manteau, remonte par fracturation, cristallise en surface pour former les basaltes, puis se refroidit lentement dans la croûte pour donner des gabbros. La stratification de la croûte océanique, avec basaltes en surface et gabbros en dessous, reflète donc la progression du refroidissement et de la cristallisation du magma.

Ces roches sont également le siège de circulations d’eau infiltrant la lithosphère océanique par fractures, entraînant des modifications minéralogiques par métamorphisme hydrothermal. La péridotite, sous la croûte, peut devenir serpentinite par hydratation. La formation de ces roches est intimement liée aux processus magmatiques et tectoniques aux dorsales, qui façonnent la composition et la stratification de la croûte océanique.

💡 À retenir

La composition et la stratification des roches océaniques, avec une surface de basaltes surmontant des gabbros reposant sur le manteau de péridotites, illustrent les processus magmatiques et tectoniques qui se déroulent aux dorsales. Ces processus déterminent la structure interne de la croûte océanique et son évolution lors de la formation et de la destruction de la lithosphère.

📖 9. Dorsales lentes et activité magmatique

🔑 Notions clés & Définitions

Flux géothermique faible
Le flux géothermique désigne la quantité de chaleur qui traverse la surface terrestre par unité de surface et par unité de temps. Lorsqu’on parle de flux géothermique faible, cela signifie que cette quantité de chaleur est relativement basse dans une zone donnée. Dans le contexte des dorsales lentes, cela indique que la dissipation de chaleur à la surface est moins importante comparée à d’autres dorsales, notamment celles dites rapides. La faible intensité du flux géothermique est liée à une activité magmatique moins importante, ce qui influence la morphologie et la dynamique tectonique de la dorsale.

Activité magmatique intermittente
L’activité magmatique intermittente désigne une production de magma qui ne se produit pas de façon continue mais par épisodes ou phases successives. Dans le cas des dorsales lentes, cette activité est moins régulière et moins soutenue que dans les dorsales rapides. Elle se manifeste par des périodes où la production de magma est plus ou moins importante, souvent associées à des événements volcaniques sporadiques. Cette intermittence reflète une dynamique tectonique différente, avec un magma moins abondant et une activité volcanique moins constante.

Relief irrégulier
Le relief irrégulier caractérise une topographie de la dorsale qui présente des variations importantes en altitude et en morphologie. Contrairement aux dorsales rapides, qui ont un relief plus uniforme et élevé, les dorsales lentes présentent une surface plus chaotique, marquée par des creux, des bosses, et des zones de faiblesse. Ce relief irrégulier est principalement dû à la présence de failles normales et à une activité tectonique asymétrique, qui contribue à une morphologie moins homogène.

Failles normales
Les failles normales sont des fractures dans la croûte terrestre où un bloc s’est déplacé verticalement par rapport à l’autre, avec un mouvement d’étirement. Elles se forment généralement dans des contextes de divergence tectonique, comme celui des dorsales océaniques. Dans le cas des dorsales lentes, ces failles normales jouent un rôle majeur dans la structuration du relief, en créant des zones de faiblesse où la croûte s’étire et se fracture, contribuant à l’irrégularité du relief et à la formation de zones d’accrétion tectonique.

📝 Points essentiels

Les dorsales lentes présentent un flux géothermique plus faible et une activité magmatique moins continue que les dorsales rapides. Cela signifie que la quantité de chaleur qui s’échappe à la surface dans ces zones est moindre, ce qui limite la production de magma et réduit la fréquence des éruptions volcaniques. La faible activité magmatique entraîne une morphologie différente, avec un relief irrégulier marqué par des structures tectoniques telles que des failles normales. Ces failles normales sont des fractures où la croûte s’étire et se fracture verticalement, jouant un rôle clé dans la configuration topographique de la dorsale. La présence de zones d’accrétion tectonique, où la nouvelle croûte se forme par accumulation de matériaux issus de la divergence, est également caractéristique de ces dorsales lentes. La morphologie irrégulière de ces dorsales est accentuée par ces failles normales, qui créent des dénivellations et des zones de faiblesse dans la croûte océanique. En résumé, l’activité magmatique réduite dans ces zones modifie la morphologie et la dynamique tectonique du plancher océanique, en favorisant une topographie plus chaotique et une activité volcanique sporadique.

💡 À retenir

L’activité magmatique réduite des dorsales lentes entraîne une morphologie caractérisée par un relief irrégulier, marqué par des failles normales et des zones d’accrétion tectonique. Cette configuration modifie la dynamique tectonique du plancher océanique, avec une activité volcanique moins continue et une topographie plus chaotique comparée aux dorsales rapides.

📖 10. Hydrothermalisme et métamorphisme

🔑 Notions clés & Définitions

Circulation hydrothermale
La circulation hydrothermale désigne le mouvement d’eau chaude à l’intérieur de la croûte océanique. Ce processus implique que l’eau, en circulant à travers les roches, modifie leur composition chimique par des réactions d’altération hydrothermale. La circulation est souvent favorisée par la présence de fractures ou de fissures dans la roche, permettant à l’eau de pénétrer en profondeur, de se réchauffer, puis de remonter à la surface ou vers d’autres zones de la croûte. Ce phénomène joue un rôle essentiel dans la transformation chimique des basaltes et autres roches volcaniques, en leur conférant des caractéristiques minéralogiques spécifiques.

Altération des basaltes
L’altération des basaltes est le processus par lequel ces roches volcaniques, riches en minéraux ferromagnésiens et en silicates, subissent des modifications chimiques dues à la circulation d’eau chaude. Lors de cette altération hydrothermale, certains minéraux primaires sont dissous ou transformés, et de nouveaux minéraux hydratés ou argileux se forment. Ce processus conduit à la formation de roches métamorphiques particulières, comme les schistes verts, qui présentent une forte teneur en minéraux hydratés tels que la chlorite ou la hornblende. L’altération est donc une étape clé dans la transformation chimique de la croûte océanique jeune.

Métamorphisme hydrothermal
Le métamorphisme hydrothermal désigne la transformation physique et chimique des roches sous l’effet de la circulation d’eau chaude à haute pression et à basse température. Ce type de métamorphisme se produit principalement lors de la subduction, où la croûte océanique, déshydratée par circulation hydrothermale, subit des réactions métamorphiques. Il aboutit à la formation de minéraux spécifiques, comme le glaucophane dans les schistes bleus, puis la jadéite et le grenat dans les éclogites. Ce processus modifie la composition minéralogique et la texture des roches, en leur conférant des faciès métamorphiques caractéristiques.

Sources hydrothermales
Les sources hydrothermales sont des points précis où l’eau chaude, issue de la circulation hydrothermale, s’échappe à la surface ou dans la croûte. Elles se forment généralement au niveau des dorsales océaniques ou dans des zones de subduction, où la circulation d’eau chaude est intense. Ces sources sont souvent associées à des phénomènes géothermiques, comme les geysers ou les fumerolles, et jouent un rôle crucial dans la formation de minéraux hydrothermaux. Elles participent également à la régulation thermique et chimique de la croûte océanique, en favorisant la formation de nouveaux minéraux et en modifiant la composition chimique des roches environnantes.

📝 Points essentiels

La circulation d'eau chaude au sein de la croûte océanique modifie chimiquement les basaltes par altération hydrothermale. Lorsqu’elle circule à travers la roche, cette eau chaude provoque des réactions chimiques qui transforment la composition minéralogique initiale. Par exemple, dans le contexte de la subduction, cette circulation hydrothermale entraîne la transformation des roches volcaniques en roches métamorphiques, comme les schistes bleus, riches en minéraux hydratés tels que la hornblende ou la chlorite. Ces minéraux hydratés indiquent que la roche a été en contact avec de l’eau riche en eau lors de son histoire océanique.

Ce processus d’altération hydrothermale est à l’origine de la formation de sources hydrothermales, qui apparaissent lors de la circulation d’eau chaude à travers la croûte. Ces sources jouent un rôle clé dans la dynamique thermique et chimique de la croûte océanique, notamment lors de la subduction, où elles participent à la déshydratation de la lithosphère plongeante. La déshydratation libère de l’eau qui peut entraîner une fusion partielle des péridotites de la lithosphère chevauchante, contribuant ainsi à la dynamique magmatique et métamorphique en zone de subduction.

Ce processus de métamorphisme hydrothermal, caractérisé par des réactions à haute pression et basse température, aboutit à la formation de minéraux caractéristiques selon le faciès métamorphique. Dans le cas des schistes bleus, le minéral principal formé est le glaucophane, un amphibole hydratée. En profondeur, lors de la progression vers des conditions plus extrêmes, la transformation conduit à la formation de minéraux comme la jadéite et le grenat, qui sont peu hydratés ou anhydres. La déshydratation progressive de la roche explique la disparition des minéraux hydratés comme le glaucophane, remplacés par des minéraux plus riches en silice ou en aluminium.

💡 À retenir

L'hydrothermalisme joue un rôle clé dans la transformation chimique et thermique de la croûte océanique jeune, en modifiant sa composition minéralogique par circulation d’eau chaude. Ce processus, associé au métamorphisme hydrothermal, est essentiel pour comprendre la déshydratation, la formation de minéraux spécifiques, et la dynamique géologique lors de la subduction.

📖 11. Évolution de la densité océanique

🔑 Notions clés & Définitions

Refroidissement de la lithosphère
Le refroidissement de la lithosphère désigne le processus par lequel cette couche solide, initialement chaude lors de sa formation, perd progressivement de la chaleur au fil du temps. Ce phénomène entraîne une diminution de la température interne de la lithosphère, ce qui modifie ses propriétés physiques, notamment sa densité. La lithosphère océanique, formée lors de la création de nouvelles croûtes au niveau des dorsales, se refroidit avec l’âge, ce qui a pour conséquence une augmentation de sa densité.

Augmentation de la densité
L’augmentation de la densité de la lithosphère océanique est un processus lié à son refroidissement. En perdant de la chaleur, la lithosphère devient plus compacte, ce qui augmente sa masse par unité de volume. Cette croissance de densité est essentielle pour expliquer son comportement géologique, notamment son enfoncement dans le manteau supérieur lors de l’enfoncement isostatique.

Enfoncement isostatique
L’enfoncement isostatique est le phénomène par lequel une portion de la lithosphère, devenue plus dense, s’enfonce dans le manteau supérieur de la Terre. Ce processus résulte de l’équilibre gravitationnel entre la masse de la lithosphère et la capacité du manteau à la soutenir. Plus la lithosphère devient dense, plus elle tend à s’enfoncer, ce qui influence la profondeur des fonds océaniques en fonction de l’âge de la croûte océanique.

Âge de la croûte océanique
L’âge de la croûte océanique correspond à la durée écoulée depuis sa formation lors de la divergence des plaques au niveau des dorsales. Plus cette croûte est ancienne, plus elle a eu le temps de se refroidir, d’augmenter en densité et de s’enfoncer dans le manteau. La croûte océanique jeune, proche des dorsales, est plus chaude, moins dense et plus superficielle, tandis que la vieille croûte, plus éloignée de la dorsale, est plus froide, plus dense et plus enfoncée.

📝 Points essentiels

Avec l'âge, la lithosphère océanique se refroidit, ce qui entraîne une augmentation de sa densité. Ce processus de refroidissement est continu et progressif, et il modifie la structure physique de la lithosphère. La croissance de la densité de la lithosphère refroidie provoque son enfoncement dans le manteau supérieur, phénomène connu sous le nom d’enfoncement isostatique. Ce mécanisme explique la variation de profondeur des fonds océaniques en fonction de l’âge de la croûte : plus la croûte est ancienne, plus elle est dense et enfoncée, ce qui se traduit par une profondeur accrue des fonds océaniques. Ainsi, la topographie des fonds marins est directement conditionnée par cette évolution de la densité lithosphérique liée à son âge.

💡 À retenir

La densité croissante de la lithosphère océanique avec l’âge, due à son refroidissement, conditionne son enfoncement dans le manteau supérieur. Cette évolution explique la variation de profondeur des fonds océaniques en fonction de l’âge de la croûte, influençant ainsi la topographie des fonds marins.

📖 12. Zones de subduction

🔑 Notions clés & Définitions

Fosse océanique
La fosse océanique est une dépression très profonde située au niveau des zones de subduction, marquant la limite entre la plaque plongeante et la plaque chevauchante. Elle résulte de la descente de la lithosphère océanique dans le manteau terrestre lors de la subduction. La fosse est caractérisée par une profondeur importante, souvent plusieurs milliers de mètres, et constitue une interface géologique où se concentre une activité sismique et volcanique spécifique. La fosse océanique est un élément clé de la dynamique de convergence des plaques, témoignant de la plongée de la lithosphère océanique sous une autre plaque.

Plaque plongeante
La plaque plongeante désigne la lithosphère océanique qui s’enfonce dans le manteau terrestre au sein d’une zone de subduction. Elle est généralement constituée de roches métamorphisées hydratées, comme le basaltes et gabbros, qui ont été transformées par circulation hydrothermale lors de leur histoire océanique. La plaque plongeante est caractérisée par une augmentation de sa densité à cause du métamorphisme hydrothermal, ce qui favorise sa subduction lorsque cette densité devient supérieure à celle de l’asthénosphère. La descente de cette plaque entraîne la formation de foyers sismiques profonds et la génération de magma.

Activité sismique profonde
L’activité sismique profonde se manifeste par la survenue de séismes dont les foyers se situent à différentes profondeurs dans la zone de subduction, souvent au-delà de 300 km. Ces séismes matérialisent la lithosphère océanique en plongement dans le plan de Wadati-Benioff, une zone caractéristique où la plaque plongeante se déforme et se fracture sous la pression. La profondeur croissante des foyers sismiques avec la distance à la fosse océanique témoigne du processus de subduction en cours. La présence de ces séismes indique que la plaque plongeante continue de descendre dans le manteau.

Volcanisme andésitique
Le volcanisme associé aux zones de subduction produit principalement des roches magmatiques andésitiques. Ce volcanisme est caractérisé par des éruptions explosives, souvent accompagnées de panaches volcaniques et de nuées ardentes. Les magmas andésitiques se forment lorsque l’eau libérée par la déshydratation de la plaque plongeante hydrate le manteau de la plaque chevauchante, provoquant sa fusion partielle. La composition andésitique résulte d’un refroidissement lent lors de l’ascension du magma, ce qui modifie la texture et la structure des roches volcaniques.

Roches magmatiques andésites et rhyolites
Les roches magmatiques issues du processus de subduction comprennent principalement deux types :

  • Andésites : roches volcaniques microlitiques, issues d’un refroidissement rapide du magma lors de l’éruption. Elles ont une texture fine ou microlitique, avec une composition intermédiaire entre basaltique et rhyolitique.
  • Rhyolites : roches volcaniques à texture grenue ou microlitique, issues d’un refroidissement plus rapide du magma riche en silice. Elles présentent une composition felsique, souvent associée à des éruptions violentes.
    Les roches magmatiques plutoniques, comme les granites, cristallisent lentement en profondeur à partir du magma qui ne parvient pas à la surface. La diversité de leur composition résulte du refroidissement progressif du magma lors de son ascension, modifiant la minéralogie et la texture.

📝 Points essentiels

Les zones de subduction se caractérisent par une fosse océanique profonde, qui marque la limite entre la plaque plongeante et la plaque chevauchante. La fosse océanique constitue une dépression très profonde, souvent plusieurs milliers de mètres, située au niveau de la zone de contact entre les deux plaques. La plaque qui s’enfonce dans le manteau, appelée plaque plongeante, est généralement constituée de roches métamorphisées hydratées, comme le basaltes et gabbros, qui ont été modifiés par circulation hydrothermale lors de leur histoire océanique. La densité accrue de cette lithosphère océanique, due au métamorphisme hydrothermal, favorise sa subduction lorsque cette densité devient supérieure à celle de l’asthénosphère. Cependant, la subduction ne se produit pas immédiatement après que la densité devient favorable, car la lithosphère peut rester « accrochée » à la lithosphère continentale moins dense, ou résister mécaniquement à l’enfoncement en raison de la cohésion exercée par l’asthénosphère.

Les zones de subduction sont des zones actives où se concentrent une intense activité volcanique et sismique. Le volcanisme est principalement andésitique, avec des éruptions explosives, des panaches volcaniques et des nuées ardentes. La sismicité y est forte, avec des foyers sismiques dont la profondeur augmente avec la distance à la fosse océanique, matérialisée par le plan de Wadati-Benioff. La déshydratation de la plaque plongeante lors du métamorphisme haute pression / basse température libère de l’eau, hydrate le manteau de la plaque chevauchante et provoque sa fusion partielle, générant un magma riche en eau. Ce magma cristallise en profondeur pour former des roches plutoniques, comme les granites, ou remonte à la surface pour donner des roches volcaniques telles que les andésites et rhyolites. La composition de ces roches varie en fonction du refroidissement du magma, qui peut être lent ou rapide, modifiant la texture et la minéralogie.

Les mouvements de convergence entre plaques entraînent la disparition de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale dans ces zones, pouvant conduire à la formation de chaînes de montagnes lorsque la subduction aboutit à une collision continentale, avec un épaississement de la croûte continentale observable par des plis, failles inverses, chevauchements et charriages.

💡 À retenir

Les zones de subduction sont des interfaces géologiques dynamiques où la plongée de la lithosphère océanique sous une autre plaque génère une activité sismique profonde et un volcanisme andésitique spécifique, témoignant de processus de métamorphisme, de déshydratation et de fusion partielle du manteau.

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreZones de divergenceZones de convergence
DéfinitionRégions où deux plaques s’éloignent, formation de dorsalesRégions où deux plaques se rapprochent, subduction ou collision
Caractéristiques principalesDorsales océaniques, activité volcanique et sismique élevée, création de nouvelle croûteActivité sismique et volcanique intense, déformation de la croûte, formation de montagnes ou arcs volcaniques
Types spécifiquesDorsales océaniques, failles transformantesZones de subduction, zones de collision
Mouvement des plaquesÉloignement, expansion océaniqueRapprochement, compression
Exemple notableDorsale de l’océan Pacifique SudHimalaya (collision continentale), Fosse de subduction
CritèreDorsale lenteDorsale rapide
Vitesse d’expansion1 à 2 cm/an9 à 14 cm/an
Caractéristiques principalesFaible activité magmatique, âge plus ancienForte activité magmatique, âge plus récent
ExempleDorsale médio-AtlantiqueDorsale de l’océan Indien

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre lithosphère et asthénosphère : la lithosphère est rigide et découpée en plaques, l’asthénosphère est ductile.
  2. Assimiler toutes les zones de divergence à des dorsales océaniques : il existe aussi failles transformantes.
  3. Confondre zones de subduction et zones de collision : la subduction implique une plaque océanique qui plonge sous une plaque continentale ou océanique.
  4. Oublier que la vitesse d’expansion des dorsales peut varier : lente (1-2 cm/an) ou rapide (9-14 cm/an).
  5. Confondre la formation de nouvelles croûtes avec leur destruction : divergence crée, convergence détruit.
  6. Négliger l’activité géothermique associée aux dorsales et zones de divergence.
  7. Confondre la nature des roches dans la croûte océanique (basaltes, gabbros) avec celles du manteau supérieur (péridotite).
  8. Confondre la zone de faiblesse LVZ avec la limite entre lithosphère et asthénosphère : la LVZ est une zone du manteau supérieur.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition précise des plaques lithosphériques selon CNED.
  2. Savoir que la lithosphère est composée de la croûte et du manteau supérieur lithosphérique.
  3. Identifier l’asthénosphère comme zone ductile permettant le déplacement des plaques.
  4. Expliquer le processus de formation et d’éloignement des dorsales océaniques lors des zones de divergence.
  5. Maîtriser la différence entre dorsale lente (1-2 cm/an) et dorsale rapide (9-14 cm/an).
  6. Connaître les caractéristiques des failles transformantes et leur rôle dans la tectonique.
  7. Savoir que les zones de convergence comprennent subduction et collision.
  8. Identifier les caractéristiques géologiques d’une zone de subduction (fosse océanique, arc volcanique).
  9. Connaître le rôle des anomalies magnétiques dans la datation et le calcul de vitesse d’expansion des dorsales.
  10. Comprendre le processus d’épaississement continental lors des zones de collision.
  11. Connaître les auteurs clés mentionnés : CNED pour la composition des plaques, Perroux pour la croissance.
  12. Savoir que la formation de roches océaniques se fait principalement par refroidissement du magma au niveau des dorsales.

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1. Quel est le rôle principal de la caractérisation des plaques lithosphériques ?

2. Qu'est-ce que la définition de déplacements géodésiques ?

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Plaques lithosphériques — définition ?

Fragments rigides de la surface terrestre d’environ 100 km d’épaisseur.

Plaques lithosphériques — définition?

Fragments rigides, d'environ 100 km, en mouvement.

Limites des plaques — identification ?

Zones de divergence, de convergence, failles transformantes, ou subduction.

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