QCM : Tectonique et roches terrestres (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une coupe géologique montre une couche supérieure qui se déplace comme un bloc rigide au-dessus d’une couche sous-jacente qui se déforme. Comment identifier ces deux enveloppes ?

Les deux couches sont des plaques lithosphériques rigides
La couche supérieure est une plaque lithosphérique et la couche sous-jacente est l’asthénosphère
Les deux couches sont des parties déformables de l’asthénosphère
La couche supérieure est l’asthénosphère et la couche sous-jacente est une plaque lithosphérique

La couche supérieure est une plaque lithosphérique et la couche sous-jacente est l’asthénosphère

Explication

Une plaque lithosphérique est un ensemble rigide qui se déplace sur l’asthénosphère déformable. Inverser leurs propriétés confond les deux enveloppes; qualifier les deux couches de rigides ou de déformables efface cette distinction.

2. Dans une première région, une lithosphère océanique converge vers une autre plaque; dans une seconde, deux lithosphères continentales convergent. Quels processus caractérisent ces deux régions, dans cet ordre ?

La subduction de la lithosphère océanique, puis une collision continentale formant une chaîne de montagnes
L’expansion à une dorsale, puis l’ouverture d’un océan au sein d’un continent
La subduction de la lithosphère continentale, puis l’enfoncement d’une lithosphère océanique
La collision formant une chaîne de montagnes, puis la subduction de la lithosphère continentale

La subduction de la lithosphère océanique, puis une collision continentale formant une chaîne de montagnes

Explication

La convergence impliquant une lithosphère océanique entraîne son enfoncement dans l’asthénosphère, tandis que la convergence de deux lithosphères continentales produit une collision à l’origine d’une chaîne de montagnes. Inverser les processus attribue la collision à la convergence océanique; l’expansion et l’ouverture d’un océan relèvent de la divergence.

3. Pour observer une lame mince en lumière polarisée non analysée (LPNA), puis en lumière polarisée analysée (LPA), quel trajet optique faut-il utiliser ?

Polariseur seul en LPNA, puis polariseur et analyseur en LPA
Analyseur seul en LPNA, puis polariseur seul en LPA
Polariseur et analyseur en LPNA, puis analyseur seul en LPA
Polariseur seul en LPNA, puis analyseur seul en LPA

Polariseur seul en LPNA, puis polariseur et analyseur en LPA

Explication

En LPNA, la lumière a traversé le polariseur sans passer par l’analyseur; en LPA, elle passe aussi par l’analyseur. L’analyseur seul omet le polariseur, tandis que le placer dès la LPNA ou le retirer en LPA confond les deux modes d’observation.

4. En examinant une lame mince, une étudiante observe en LPNA un minéral souvent en section de baguette, d’aspect sale ou poussiéreux, puis des zébrures en LPA. Quel minéral reconnaît-elle ?

Le plagioclase
L’orthose
Le quartz
Le verre volcanique

Le plagioclase

Explication

Le plagioclase peut présenter une section en baguette et un aspect sale ou poussiéreux en LPNA, ainsi que des zébrures en LPA. L’orthose est caractérisée par l’absence de zébrures, le quartz est limpide et incolore en LPNA, et le verre volcanique ne correspond pas à cette description du feldspath.

5. Qu’appelle-t-on une étude pétrographique d’une roche ?

Une démarche qui compare la composition chimique de la roche à celle des matériaux du manteau terrestre
Une démarche qui observe la roche, identifie ses minéraux et consigne les résultats dans un tableau et un schéma
Une démarche qui classe la roche selon sa résistance mécanique et son comportement lors de l’érosion
Une démarche qui mesure la profondeur de formation de la roche et détermine son âge à partir de ses cristaux

Une démarche qui observe la roche, identifie ses minéraux et consigne les résultats dans un tableau et un schéma

Explication

L’étude pétrographique comprend l’observation de la roche à l’œil nu et à la loupe, l’examen des minéraux au microscope polarisant, puis la consignation des observations. La mesure de la profondeur et de l’âge ne constitue pas la définition de cette démarche.

6. Lors de la formation d’une roche sédimentaire par des processus physiques, quelle succession décrit la voie sédimentaire ?

Altération, subduction, précipitation et cristallisation
Fusion, transport, refroidissement et dépôt
Érosion, cristallisation, transport et enfouissement
Altération, érosion, transport et dépôt

Altération, érosion, transport et dépôt

Explication

La voie sédimentaire physique associe l’altération, l’érosion, le transport puis le dépôt des matériaux. La cristallisation caractérise la formation de roches magmatiques plutôt que cette succession de processus.

7. Quel rôle joue l’eau à température élevée dans le métamorphisme hydrothermal ?

Elle provoque la fusion complète d’une roche enfouie en profondeur.
Elle refroidit un magma en surface et forme des cristaux non jointifs.
Elle entraîne des sédiments avant leur dépôt en milieu aquatique.
Elle transforme une roche préexistante sous l’action de fluides chauds.

Elle transforme une roche préexistante sous l’action de fluides chauds.

Explication

Le métamorphisme hydrothermal correspond à la transformation d’une roche sous l’action d’eau à température élevée. Le transport de sédiments par l’eau relève de processus sédimentaires et non de ce type de métamorphisme.

8. Lors de quelle étape de la mise en place d’une roche volcanique se forment la texture microlithique et ses microlithes ?

Après la solidification, sous l’effet de la pression des roches voisines
Pendant le refroidissement rapide du magma à la surface
Pendant le refroidissement lent du magma en profondeur
Avant la remontée du magma, lors de sa cristallisation complète

Pendant le refroidissement rapide du magma à la surface

Explication

Le refroidissement rapide du magma en surface favorise la formation des microlithes et de verre volcanique. Le refroidissement lent en profondeur produit plutôt une texture grenue, caractérisée par des minéraux jointifs.

9. Quelle comparaison distingue la texture grenue de la texture microlithique par l’aspect des cristaux dans la roche ?

La texture grenue présente des microlithes non jointifs, tandis que la texture microlithique présente de grands minéraux jointifs.
La texture grenue présente une matrice vitreuse abondante, tandis que la texture microlithique est dépourvue de verre.
La texture grenue présente des minéraux jointifs visibles à l’œil nu, tandis que la texture microlithique présente des minéraux non jointifs.
La texture grenue se compose de minéraux invisibles à l’œil nu, tandis que la texture microlithique présente des cristaux tous visibles.

La texture grenue présente des minéraux jointifs visibles à l’œil nu, tandis que la texture microlithique présente des minéraux non jointifs.

Explication

La texture grenue se reconnaît à ses minéraux jointifs et visibles à l’œil nu, contrairement à la structure microlithique, où les minéraux ne sont pas jointifs. Une matrice vitreuse peut caractériser une roche microlithique, mais elle ne distingue pas la texture grenue comme le fait l’agencement des cristaux.

10. Quelle conséquence de l’état solide et ductile de l’asthénosphère la distingue de la lithosphère ?

Elle forme une enveloppe rigide limitée à environ 120 km de profondeur.
Elle constitue une couche liquide située sous le noyau externe.
Elle peut se déformer sans se fracturer comme une enveloppe cassante.
Elle empêche les roches du manteau inférieur de rester solides.

Elle peut se déformer sans se fracturer comme une enveloppe cassante.

Explication

L’asthénosphère est solide mais ductile, ce qui lui permet de se déformer, contrairement à la lithosphère solide et cassante. La lithosphère atteint environ 120 km de profondeur, mais cette caractéristique ne décrit pas l’asthénosphère.

11. Une région continentale commence à s’écarter, puis l’écartement se poursuit jusqu’à former une dorsale océanique. Comment interpréter ces deux étapes successives ?

La divergence cesse d’abord, puis des séismes provoquent l’ouverture d’une fosse océanique.
L’océan s’ouvre d’abord, puis l’expansion océanique se poursuit au niveau de la dorsale.
Une subduction océanique commence, puis la convergence forme une chaîne de montagnes.
Une collision continentale débute, puis le plancher océanique s’enfonce dans l’asthénosphère.

L’océan s’ouvre d’abord, puis l’expansion océanique se poursuit au niveau de la dorsale.

Explication

Au début de la divergence continentale, un océan s’ouvre, et sa poursuite entraîne l’expansion océanique à une dorsale. La subduction proposée dans un distracteur relève d’une convergence, et non de l’écartement des plaques.

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En quoi la LPA diffère-t-elle de la LPNA dans le trajet de la lumière ?

En LPA, la lumière passe aussi par l’analyseur.

Qui élabore vers 1912 la théorie de la dérive des continents ?

Alfred Wegener.

En quelle année la dérive des continents devient-elle la tectonique des plaques ?

En 1968.

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